Agostino Chigi

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Agostino Chigi

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Naissance 28 août 1466
Sienne
Décès 11 avril 1520 (à 53 ans)
Rome
Profession
Banquier

Agostino Andrea Chigi, dit il Magnifico (Sienne, 28 août 1466 – Rome, 11 avril 1520), est un banquier siennois qui fut un des plus importants mécènes de la Renaissance.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de Mariano Chigi, un marchand de Sienne, Agostino Chigi fonde une banque et une maison de commerce qui prospèrent rapidement. En 1485, il s'installe à Rome, Il obtient en 1501 le monopole de l'exploitation des mines d'alun dans les monts de la Tolfa. Il possédait sa propre flotte de commerce. Il entretenait des relations commerciales avec les principales villes d'Europe et jusqu'en Turquie. Au faîte de sa puissance, sa banque comportait 100 succursales et employait 20 000 personnes[1]. Il fut le banquier des souverains pontifes Alexandre VI, Jules II et Léon X et de différents cardinaux.

Il fut également un généreux mécène, soutenant des artistes comme artistes Le Pérugin, Giovanni da Udine, Giulio Romano, Baldassarre Peruzzi, Sebastiano del Piombo, Le Sodoma et Raphaël qu'il commissionna plusieurs fois (chapelle Santa Maria della Pace, chapelle Chigi à l'église Sainte-Marie-du-Peuple).

Il demanda à l'architecte Antonio da Sangallo le Jeune de dessiner les plans d'une somptueuse villa, dans le Trastevere sur les bords du Tibre. On y donna des fêtes fastueuses, où l'on vit d'ailleurs le pape Léon X. Laissée à l'abandon après 1520, pillée par les lansquenets en 1527. Cette villa Chigi est devenue en 1579 propriété de la famille Farnèse, raison pour laquelle on la connaît aujourd'hui sous le nom de villa Farnesina.

Agostino Chigi fut également le protecteur de l'écrivain Pietro Aretino.

Après son décès, ses successeurs laissèrent ses affaires péricliter et la banque Chigi disparut de même que la maison de commerce qui lui était rattachée.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Mandell Creighton, A History of the Papacy, from the great Schism to the sack of Rome, Kassinger Publishing, 2005 (réédition de l'édition de 1882), tome 6, p. 196.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

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