Abdelmalek Benhabylès

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Abdelmalek Benhabylès
عبد المالك بن حبيلس
Image illustrative de l'article Abdelmalek Benhabylès
Fonctions
1er président du Conseil constitutionnel algérien
12 avril 198912 avril 1995
(&&&&&&&&&&&021916 ans, 0 mois et 0 jour)
Prédécesseur Poste créé
Successeur Saïd Bouchair
Biographie
Date de naissance 27 avril 1921 (93 ans)
Lieu de naissance Arbaoun (Algérie)
Nationalité algérienne
Religion Islam sunnite
Résidence Conseil Constitutionnel (Alger)

Abdelmalek Benhabylès

Abdelmalek Benhabylès (né 27 avril 1921 à Arbaoun dans l'actuelle wilaya de Sétif) est un avocat, artiste-peintre, diplomate et homme d'État algérien. Président du Conseil constitutionnel de 1989 à 1995. Il signe la déclaration du 11 janvier 1992 constatant la vacance définitive du pouvoir de la présidence de la République suite à la démission du président Chadli Bendjedid. Il est surnommé Socrate[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Abdelmalek Benhabylès est diplômé en droit et est l'un des fondateurs du Parti populaire algérien (PPA). Membre du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il avait à diriger le journal L'Étoile algérienne. Il s'engage dans la lutte indépendantiste avec le Front de libération national (FLN) durant la guerre d'Algérie. En 1960, il est responsable des affaires extérieurs au sein du gouvernement provisoire de la République algérienne[2]. Après l'indépendance, il devient en 1963 secrétaire général du ministère des Affaires étrangères jusqu'en 1964, lorsqu'il est nommé comme ambassadeur d'Algérie au Japon puis en Tunisie.

En 1971, Abdelmalek Benhabylès est rappelé en Algérie, nommé secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, puis ministre de la Justice en 1977. Le président Chadli Bendjedid le nomme en 1979 secrétaire général de la Présidence. Après sa démission, il est désigné ambassadeur en Suisse et au Vatican durant quatre années, ensuite il milite dans la ligue des droits de l'homme à Alger. Puis en 1989, il est désigné à présider le Conseil constitutionnel nouvellement créé[3] et le centre des archives algérien.

Après la démission du président Chadli Bendjedid le 11 janvier 1992, il aurait pu assumer la charge de chef de l'État par intérim mais un cas non prévu par la la Constitution l'en a empêche, ce dont il est fait référence dans la déclaration qu'il a signé en tant que président du Conseil Constitutionnel où considérant que la Constitution n’a pas prévu dans ses dispositions le cas de conjonction de vacances de l’Assemblée Populaire Nationale par dissolution et de la Présidence de la République par démission dans son article 84, il est déclare qu’il appartient aux institutions investies de pouvoirs constitutionnels, visées aux articles 24, 75, 79, 129, 130 et 153 de la Constitution, de veiller à la continuité de l’Etat et de réunir les conditions nécessaires au fonctionnement normal des institutions et de l’ordre constitutionnel[4].

Le 12 avril 1995, son mandat de président du Conseil constitutionnel achevé, il est remplacé par Said Bouchair.

Il est sollicité pour être président de l’Académie de la société civile algérienne[5] en 2004. À la fin de son mandat, il est remplacé par Djafri Djadi Chemai. Abdelmalek Benhabylès a également été président d'honneur de la relations Algérie-Japan.

Le 17 décembre 2012, Abdelmalek Benhabyles reçoit le Grand Cordon de l'Ordre du Soleil Levant par l'ambassade du Japon à Alger [6].

Socrate[modifier | modifier le code]

Une de ces citations sur l'histoire algérienne, Abdelmalek Benhabylès disait que « depuis la conquête de l’Algérie, l’idée de conscience nationale a existé déjà et que la lutte du peuple algérien n’a jamais cessé. »[7] lors d'une conférence sur le militantisme politique et révolutionnaire en Algérie, du PPA au FLN organisé par l'Association Machaâl Chahid.

Sa vision fut reprise par un membre de la Fondation de 8 mai 1945, il dira que « Le conflit mondial s’achevait avec la victoire des Alliés. La participation conséquente des Algériens à ce conflit à leur côté, mais à titre d’anationaux et de non-citoyens dans le cadre d’une souveraineté française disloquée, devait mener la logique de la tutelle coloniale jusqu’au bout de l’absurde ; le colonisé appelait à la libération de son propre colonisateur »[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Jacques Lavenue, Algérie: la démocratie interdite, p. 218, 1992
  2. Benjamin Stora, Dictionnaire Biographique de Militants Nationalistes Algériens, p. 104, 1985
  3. Dispositif constitutionnel de 1989
  4. Déclaration du 11 janvier 1992, site du Conseil constitutionnel algérien.
  5. Elwaten. Sur initiative de L’ASCA. 7 décembre 2004. Salah Eddine Belabes
  6. Ambassade du Japan
  7. Le PPA, un mouvement révolutionnaire authentique, Mohamed Bouraïb, 11 mars 2010
  8. un crime est resté impuni, Elwaten, 6 mai 2009, Aouli Makhlouf

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachid Benyoub, L'Annuaire politique de l'Algérie 2002, éd. ANEP, Alger, 2001.