Belkacem Radjef

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Belkacem Radjef né en 1909 en Kabylie à Larbaâ Nath Irathen, décédé à Alger en 1989 est un homme politique algérien. Il a consacré 32 ans de sa vie à combattre le colonialisme français et à militer pour l'indépendance de l'Algérie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dès 1930 Belkacem Radjef rejoint le premier mouvement indépendantiste algérien créé en France l'Étoile nord africaine (ENA). Le 28 mai 1933 une assemblée générale secrète se tient et élit Messali Hadj, président, Amar Imache, secrétaire général, Belkacem Radjef, trésorier général, et désigne Si Djilani comme directeur du périodique El-Ouma (« La Nation ») dont Imache sera rédacteur en chef. La double appartenance avec le Parti communiste est interdite.

Radjef garde son poste de trésorier lorsque l'ENA est remplacé par le Parti du peuple algérien en 1937. En 1938, Radjef fait un voyage clandestin en Allemagne pour « discuter de nos positions politiques respectives en cas de guerre », mais aucune suite n'est donnée à ce sondage. Durant la Seconde Guerre mondiale, Belkacem Radjef, avec d'autres indépendantistes algériens, pour tenter de faire avancer la cause de l'Algérie, se rapproche du Rassemblement national populaire (parti collaborationniste dirigé par Marcel Déat, 1940-1944), ayant la France coloniale comme ennemie commun. Après l'armistice, les Allemands l'autorisent à faire une émission en kabyle sur Radio-Paris. Les relations seront terminées un an plus tard. En 1946, le PPA est suivi par le Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques en Algérie.

Au début de la guerre d'Algérie, en 1954, les diverses associations du même type se regroupent pour créer le Front de libération nationale dont il devient membre de l'organisation centrale de 1956 jusqu'à l'indépendance de l'Algérie en 1962. Il rejoint alors pour un temps le nouveau gouvernement algérien comme Chargé de Mission au ministère du Travail et des Affaires Sociales de l'époque (Bachir Boumaza). Il se consacre surtout à l'Association du Secours National Algérien qu'il fonde à la même époque et dont le but est de nourrir, éduquer et sortir de la rue tous les petits cireurs de chaussures et les jeunes laissés pour compte de l'époque coloniale. Il partira à la retraite en 1978 et vécut à Alger jusqu'à son décès en 1989.

Références[modifier | modifier le code]

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