Aarberg
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| Aarberg | ||
La place centrale d'Aarberg |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | Suisse | |
| Canton | Berne | |
| Arrondissement | Seeland | |
| Langue | Allemand | |
| N° OFS | 0301 | |
| Géographie | ||
| Superficie | 7,91 km²[1] | |
| Altitude maximale | 542 m | |
| Altitude moyenne | 463 m | |
| Altitude minimale | 438 m | |
| Coordonnées | ||
| Démographie | ||
| Population | 4 088 (31 décembre 2010)[2] | |
| Densité | 516,8 hab./km² | |
| Localisation | ||
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Localisation de la commune en Suisse. |
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Aarberg est une ville et une commune suisse du canton de Berne, située dans l'arrondissement administratif du Seeland.
Sommaire |
[modifier] Géographie
Bourg moyenâgeux avec au centre une très grande place, Aarberg est située à 20 km au nord-ouest de Berne, dans la plaine du Seeland. Son altitude est de 456 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Selon l'Office fédéral de la statistique, Aarberg mesure 7,92 km2[1]. 23,5% de cette superficie correspond à des surfaces d'habitat ou d'infrastructure, 44,3% à des surfaces agricoles, 29,5% à des surfaces boisées et 2,7% à des surfaces improductives[1].
Elle se situe sur le cours de l'Aar, qui, depuis la correction des eaux du Jura s'écoule par le canal de Hagneck pour se jeter dans le lac de Bienne. L'ancienne Aar y prend son cours pour rejoindre le canal de Nidau-Büren à Büren an der Aare.
La commune est limitrophe de Bargen, Kappelen, Lyss, Seedorf et Radelfingen.
[modifier] Histoire
La ville, qui faisait partie du district du Seeland avec Cerlier, Nidau et Büren, est construite sur une île vers 1027 par le duc de Souabe Ernest II à l'occasion de la guerre qu'il faisait à son beau-père Conrad II le Salique. Ernest II avait fait creuser un canal latéral à la rivière pour défendre le camp retranché qu'il avait établit sur l'îlot. Il fallait attendre 1271 pour voir une ville s'y élevée sous l'impulsion d'Ulrich II d'Aarberg, comte d'Aarberg, seigneur de Valangin et de Willisau, petit-fils d'Ulrich III de Neuchâtel. Ulrich II lui donnait à cette occasion ses franchises laissant au choix du comte l'avoyer ou le châtelain alors que les habitants pouvaient nommer le maître d'école, le gardien des portes de la ville et l'huissier. Les comtes d'Aarberg s'allièrent très vite avec Berne qui permettait la libération de Guillaume lorsque celui-ci, qui était en guerre avec son fils Pierre, fut fait prisonnier par ce dernier[3].
Lors de la guerre de Laupen les terres d'Aarberg furent ravagé par les Bernois qui ne pouvaient pas déloger Pierre d'Aarbeg de sa forteresse. Ce dernier devait décéder de la lèpre, c'est pourquoi la château d'Aarberg fut délaissé par les baillis successifs qui par ce fait résidaient à Berne. En 1379 la seigneurie d'Aarberg était définitivement annexée à la ville de Berne. Un siècle plus tard, en 1477 la ville était entièrement détruite par un incendie[3].
Généalogie de la maison d'Aarberg.
Ulrich III de Neuchâtel. Comte de Neuchâtel et de Fenis (qui comprenait Nidau, Strassberg et Büren et avait pour capitale Cerlier) de 1164 à sa mort en 1209. Il est le fils de Rodolphe II de Neuchâtel. Il épousait en premières noces Ermengarde De Neubourg, puis Berthe dite "de Samarie" qui lui apportait le comté d'Aarberg.
Sa succession :
- Rodolphe III (ou Raoul), comte de Neuchâtel et de Fenis de 1209 à 1213, il aura Berthold Ier,
- Ulrich IV qui suit,
- Berthold, évêque de Lausanne.
Ulrich IV de Neuchâtel. (?- 1248). Seigneur de Valangin, comte Aarberg sous le nom d'Ulrich Ier et comte de Nidau. Il épouse en premières noces, en 1202, Yolande de Fribourg (? - 1217) (fille d'Egon de Furstenberg et nièce de Bertold V de Zähringen) puis en secondes noces, en 1222, Varenne de Nidau (fille de Louis de Neuchâtel, comte de Nidau, donc sa cousine).
Sa succession :
- De Yolande de Fribourg :
- Ulrich II qui suit,
- De Varenne de Nidau ;
- Rodolphe, seigneur de Nidau,
- Othon, prévôt des chanoines de Soleure
- Henri, bailli de Bienne puis évêque de Bâle sous le nom d'Heinrich III. von Neuenburg-Erguel de 1262 à 1274,
- Yolande, elle épouse Louis de Châlon, fils d'Othon Ier baron de Grandson,
- N..., elle épouse Diethlem, comte de Toggenbourg,
- Adélaïde, elle épouse Ulrich, baron de Regensberg et de Gruiningen,
- N..., elle épouse Burckard, marquis de Hochberg,
- N..., elle épouse Albert de Falkenstein.
Ulrich II d'Aarberg. (? - 1276). Comte d'Aarberg, seigneur de Valangin, de Willisau et d'Arconcié. Petit-fils d' d'Ulrich III de Neuchâtel. Il bâtissait, en 1271, la ville et les deux ponts d'Aarberg ; c'est à cette occasion, pour remercier les habitants de leur contribution aux travaux, qu'il accordait des franchises[4].
Sa succession[4] :
- Guillaume qui suit,
- Conrad, il meurt avant son père laissant trois fils : Jean seigneur de Valangin, Ulrich, Thiérry (ou Diétric),
- Vauthier,
- Jordane, elle épouse Amédée Ier de Neuchâtel.
Guillaume d'Aarberg. (? - 1323), comte d'Aarberg. Il concluait, en 1278, un traité avec Henri, bailli de Bienne puis évêque de Bâle son oncle, et les bourgeois de Neuchâtel. il eu Pierre qui suit.
Pierre d'Aarberg. (? - 1376), comte d'Aarberg. Il participait à la guerre de Laupen le 21 juin 1339 qui voyait s'affronter les troupes de Louis IV de Bavière contre les Bernois. Il s'alliait avec son cousin Girard d'Aarberg-Valangin en lui accordant d'héberger ses troupes avant qu'elles ne se livrent à des incursions dans les terres Bernoises. Victorieux sur le champs de bataille où Girard d'Aarberg-Valangin devait perdre la vie, Pierre regagnait l'abri des remparts de sa ville non sans avoir amené avec lui un important butin. Ne pouvant l'en déloger les Bernois ravagèrent les environ d'Aarberg. Ayant contracté la lèpre il devait finir ses jours à l'extérieur de la ville après avoir engager son fief auprès de la ville de Berne qu'il avait combattu. Le comté d'Aarberg revenait dans la maison de Valangin en la personne de Jean II d'Aarberg-Valangin[3].
En 1687, 111 personnes se noyèrent lorsque deux bateaux chargés à bloc coulèrent dans l'Aar, près d'Aarberg.
[modifier] Démographie
Selon l'Office fédéral de la statistique, Aarberg possède 3 954 habitants en 2008<[2]. Sa densité de population atteint 499 hab./km².
Le graphique suivant résume l'évolution de la population d'Aarberg entre 1850 et 2008[5] :

[modifier] Transports
- Autoroute A6 Bienne-Wimmis, sortie 6 Lyss-Sud
- Ligne postale Berne- Aarberg
- Ligne postale Bienne- Aarberg
[modifier] Curiosités
- Château, probablement construit à la fin du XVIIe siècle en style post-gothique pour servir de résidence aux baillis.
- Église réformée, construite en 1484 en style gothique tardif; clocher de 1529.
- Pont de bois datant de 1566 ; il est supporté par des piles en pierre et il est partiellement au sec depuis la construction du canal de Hagneck.
[modifier] Industrie
- Une raffinerie de sucre est implantée à Aarberg. Elle a été fondée en 1912. Chaque année, des betteraves sucrières provenant de la Suisse occidentale sont traitées entre fin septembre et fin décembre. Elle occupe 180 collaborateurs. Site des sucreries suisses
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avénement de la maison de Prusse, Frédéric-Alexandre de Chambrier, imprimerie de C. Attinger, 1840, p. 16, 34, 42, 50 Google livres
- La Suisse illustrée, Ferdinand Albert Flocon, Albert Vouga, Alexandre Daguet, Jakob Lorenz Rüdisühli, édition C. Krüsi, p. 522, 537, 538, 539 Google livres
[modifier] Notes et références
- Statistique de la superficie 2004/09 : Données communales sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 23 septembre 2010
- Population résidante permanente et non permanente selon la région, le sexe, le lieu de naissance et l'état civil, en 2010 sur Office fédéral de la Statistique. Consulté le 15e décembre 2011
- La Suisse illustrée
- Histoire de Neuchâtel et Valangin jusqu'à l'avénement de la maison de Prusse
- [zip] Evolution de la population des communes 1850-2000 sur Office fédéral de la statistique. Consulté le 13/01/2009
[modifier] Liens externes
- Site communal
- Anne-Marie Dubler, « Aarberg » dans le Dictionnaire historique de la Suisse en ligne, version du 23 juin 2009