Xavier Dor

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Xavier Dor
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Biographie
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Xavier Dor, né le à Marseille, est un médecin retraité français, engagé dans la lutte contre l'avortement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille bourgeoise — son père a été directeur de la Transatlantique à Cuba —, Xavier Dor est veuf, catholique pratiquant et a eu quatre enfants avec son épouse, Françoise Dugé de Bernonville, fille de Jacques de Bernonville[1]

Docteur en médecine spécialisé en embryologie, Dor a exercé à l'hôpital de la Pitié-Salpétrière où il a aussi été maître de conférences[2] ; il a été chercheur en embryologie cardiaque à l'INSERM.

Engagement contre l'avortement[modifier | modifier le code]

Fondateur et président depuis 1986 de l'association SOS tout-petits, Xavier Dor est un des initiateurs des « commandos anti-IVG ». Dans le cas de son association, les actions menées consistaient, pour ces militants antiavortement et catholiques, à s'introduire dans des hôpitaux ou cliniques où étaient pratiquées des IVG, parfois dans des parties interdites au public, à détruire les dossiers médicaux, à s'enchaîner et chanter des cantiques, et à menacer le personnel et les patientes[2]. Il a ainsi participé à plusieurs dizaines d'opérations au moins[3], jusqu'en 1995. Son association fut par ailleurs, surtout jusqu'en 1997, à l'origine de manifestations contre l'avortement. Par la suite, avec l'adoption de la loi créant le délit d'entrave, les méthodes ont évolué et les destructions de biens abandonnées.

Condamnations[modifier | modifier le code]

Le docteur Dor a été condamné à 11 reprises pour ses actions[4],[2], notamment après l'adoption en 1993 de la loi Neiertz, créant le délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, et pour avoir organisé des manifestations sans autorisation. Il est condamné à 8 mois de prison, dont cinq avec sursis, sous le régime de la peine aménagée par la Cour d'Appel de Versailles en mars 1996[2].

Le 16 septembre 2013, il est condamné en première instance à dix mille euros d'amende pour délit d'entrave à l'interruption volontaire de grossesse, notamment pour avoir exercé des « pressions » sur une candidate à l'avortement dans un centre de planning familial du fait qu'il lui avait remis des chaussons tricotés et une médaille représentant la Vierge Marie[5].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Le Crime contre Dieu, Perrin & Perrin, Paris, 1998 (ISBN 2911005147)
  • Le Livre blanc de l'avortement en France, chap 8, par le collectif 30 ans, ça suffit Tequi, Paris, 2006 (ISBN 2740312423)
  • L'Opposition à l'avortement : du lobby au commando, Éditeurs Berg International, Paris, 1995 (ISBN 2911289021)

Notes et références[modifier | modifier le code]