Vol 140 China Airlines

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Vol 140 China Airlines
Un Airbus A300 similaire à celui impliqué dans l'accident
Un Airbus A300 similaire à celui impliqué dans l'accident
Caractéristiques de l'accident
Date
TypeDécrochage causé par une erreur de pilotage
SiteNagoya, Japon
Coordonnées 35° 14′ 43″ nord, 136° 55′ 56″ est
Caractéristiques de l'appareil
Type d'appareilAirbus A300B4-622R
CompagnieChina Airlines
No  d'identificationB-1816
Passagers256
Équipage15
Morts264
Blessés7
Survivants7

Géolocalisation sur la carte : Monde

(Voir situation sur carte : Monde)
Vol 140 China Airlines
Plan des sièges

Le Vol 140 China Airlines est un vol passager de la compagnie aérienne taïwanaise China Airlines reliant, le , l'aéroport international Taiwan Taoyuan, à l'aéroport de Nagoya se situant à Nagoya au Japon avec à son bord 256 passagers et 15 membres d'équipage[1].

Les passagers[modifier | modifier le code]

La plupart des passagers étaient taïwanais et japonais. 153 Japonais et 101 non-Japonais étaient sur le vol. Un responsable de la compagnie aérienne a déclaré que 63 des passagers étaient taïwanais[2].

Déroulement des faits[modifier | modifier le code]

Dans la soirée du , un Airbus A300B4-622R de China Airlines s’approche de l’aéroport de Nagoya au Japon. À son bord, il y a 271 personnes.

L’aéroport situé au nord de la ville ne présente pas de difficulté quelconque même s'il pleuvait légèrement et la visibilité était réduite par des bancs de brouillard. L’approche se déroule normalement pour la piste 34L jusqu’à 1 000 pieds sol où le copilote commet une erreur. Il sélectionne le mode remise des gaz au pilote automatique. Immédiatement, la puissance des réacteurs augmente et l’avion commence à gagner de l’altitude en s’éloignant au-dessus de son plan d’approche.

Avec une situation pareille si près de l’atterrissage, il n’est plus possible de récupérer la piste. Alors que dans une situation pareille la remise de gaz volontaire pour se présenter à l’atterrissage après un tour complet est recommandée, le commandant, voulant récupérer le plan de descente à tout prix, réduit les gaz de force et demande au copilote de pousser sur le manche malgré la résistance. Pendant qu’il fait ce geste, le pilote automatique déroule le compensateur du plan horizontal réglable à cabré. Alors que l’avion est à moins de 300 mètres du sol. La gouverne de profondeur est braquée complètement en piqué alors que le plan horizontal réglable (PHR) est totalement à l’opposé.

Au bout de 42 secondes de lutte, le pilote automatique se désengage et l’avion commence à ralentir en cabrant. Quand la situation devient critique, le système Alpha Floor équipant tous les Airbus entre en action. Celui-ci active la pleine poussée sur les réacteurs pour prévenir un décrochage. Il vient dans ce cas aggraver la situation. Les réacteurs installés sous les ailes créent une tendance à cabrer supplémentaire et l’avion se retrouve avec une assiette positive de près de 53 degrés. Le commandant de bord désactive alors l’Alpha Floor et ramène les réacteurs au ralenti. La vitesse chute immédiatement à 78 nœuds et l’avion, qui se trouve à 1 800 pieds au-dessus de la piste, commence à tomber la queue en premier et s'écrase. Il y a seulement 7 survivants.

Causes[modifier | modifier le code]

La compagnie ne disposait pas de simulateur de vol pour ce type d'appareil, et les pilotes étaient tous deux peu expérimentés sur A300. La recommandation d'Airbus de modification du système de remise des gaz qui datait d'un an auparavant n'avait pas encore appliquée sur les appareils de la compagnie.

Médias[modifier | modifier le code]

L'accident a fait l'objet d'un épisode dans la série télé Air Crash nommé « Virage mortel » (saison 18 - épisode 9).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]