Usine du Gol

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Usine du Gol
Image dans Infobox.
Une vue de l'usine du Gol.
Installations
Type d'usine
Fonctionnement
Date d'ouverture
1817
Production
Produits
Localisation
Situation
Coordonnées
Localisation sur la carte de La Réunion
voir sur la carte de La Réunion
Factory.svg

L’usine du Gol est une usine sucrière de l’île de La Réunion, un département d'outre-mer français.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette usine fut créée en 1817, après que La Réunion, alors Bourbon, fut rendue à la France par l'Angleterre, par de riches Mauriciens à la recherche d'affaires dans l'île[1] : Auguste Blaize de Maisonneuve (1786-1818), Henry-Marie Salaün de Kerbalanec (1750-1832) et Jean-Baptiste Couve de Murville.

Acquis en 1824 par Jean-François Placide Fortuné Chabrier, l'établissement reste dans cette famille jusqu'en 1904. Les Chabrier en font l'un des établissements sucriers les plus puissants de la colonie. Joseph Martial Wetzell y intervint régulièrement pour y mettre au point des procédés inventés par lui. Robert Le Coat de Kerveguen, puissant sucrier, acquiert l'établissement en 1905, le transforme les années suivantes et le conserve jusqu'en 1920, date à laquelle il cède l'affaire à la Compagnie Foncière de Maurice-Réunion Limited. Mal acceptée par les planteurs locaux, cette société est contrainte de s'en séparer en 1922 au profit de Léonus Bénard. En 1929, sur les 14 usines de l'île, le Gol manipule la plus grande quantité de cannes (76 285 tonnes sur 499 624 tonnes) et produit la plus grande quantité de sucre[1].

Activités[modifier | modifier le code]

Située sur le territoire de la commune de Saint-Louis au cœur de la plaine du Gol, elle constitue l’une des deux dernières installations de ce type encore en fonctionnement sur l’île, l’autre étant l’usine de Bois Rouge à Saint-André. Ce faisant, elle reçoit et extrait le sucre de l’ensemble des cannes récoltées sur la côte-sous-le-vent de La Possession à Saint-Philippe, et transportées par cachalot.

L'usine utilise aussi la bagasse résultant de la transformation de la canne pour produire de la vapeur pour le traitement de la canne mais également de l'électricité pendant la campagne sucrière, selon le principe de la cogénération. Cette production d'énergie à partir de biomasse représente 15 à 18 % de la production annuelle. En dehors de la période sucrière, c'est le charbon qui est utilisé pour produire de l'électricité. Sa puissance installée est de 122 MW et elle a produit 769 GWh en 2007[2]. Le recours au charbon est en cours de conversion à la biomasse, grâce à un partenariat d'Albioma (exploitant de la partie énergétique) avec l'office national des forêts et le recours à l'importation[3]. Son caractère stratégique pour l'économie de l'île explique que des entraînements militaires antiterroristes s'y déroulent[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Le Terrier Xavier, Étude d’archéologie industrielle des usines sucrières à La Réunion, l’usine du Gol des origines au début du XXe siècle (1816-1906), Saint-Denis, Université de La Réunion, , 206 p.
  2. « Séchilienne-SIDEC La Réunion »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).
  3. P.M., « Albioma prend le cap du 100% biomasse », sur clicanoo.re, (consulté le ).
  4. https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/goliath-2-entrainement-anti-terroriste-reunion-800863.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]