Trolleybus optimisation du système d'alimentation

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Bus TOSA aux Palettes, sur la ligne 23.
Potence de recharge à l'arrêt Pré-Monnard de la ligne 23 des TPG.

Le trolleybus optimisation du système d'alimentation abrégé TOSA est un système de bus articulé électrique sur batteries, avec recharge périodique aux arrêts du parcours. Il dispose d'une plus grande autonomie qu'un bus électrique conventionnel sans être tributaire d'une ligne aérienne de contact comme les trolleybus.

Signification du nom[modifier | modifier le code]

À l'origine, le sigle TOSA fait référence aux quatre partenaires : les Transports publics genevois, l'Office de la promotion industrielle, les Services industriels de Genève et le groupe ABB. Le terme est maintenant un rétroacronyme pour trolleybus optimisation du système d'alimentation.

Description[modifier | modifier le code]

Les batteries situées sur le toit sont d'une capacité plus réduites que pour un bus électrique traditionnel. Elles sont rechargées au terminus en 3 à 4 minutes (200 kW). Un dispositif de charge complémentaire est installé dans une potence qui surplombe chaque arrêt ; il est utilisé en fonction des besoins, pendant 15 secondes.

À son terminus, il se recharge en 3 - 4 minutes en puissance de 200 kW et en 30 minutes lorsqu'il se trouve au centre de maintenance.

Il est capable de rouler sur une distance de 10 à 15 kilomètres sans aucune recharge de ses batteries, ce qui lui est fort utile en cas de déviations de son parcours ou pour rejoindre son centre de maintenance[1].

Les coûts pour ce type de trolleybus s'approchent donc du bus diesel, avec des coûts de maintenance inférieurs[2],[3],[4],[5].

Dans le monde[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

Première mondiale[modifier | modifier le code]

En 2014, TOSA est présenté en première mondiale à l’exposition de l’Union internationale des transports publics (UITP). Son prototype TOSA, fabriqué par ABB Sécheron sur un bus Hess, a circulé jusqu'en mars 2014 sur un tronçon de ligne entre l’aéroport de Genève et Palexpo desservi par les transports publics genevois où s'est tenue l’exposition de l’UITP.

Ce système de bus électrique, appelé Gyrobus, a déjà circulé en Suisse entre les villes d'Yverdon-les-bains et Grandson de 1953 à 1960.

Exploitation commerciale[modifier | modifier le code]

En 2016, les Transports publics genevois (TPG) signent deux contrats pour 28 millions de francs suisses au total, dont 13,9 millions pour l'entreprise Hess et 10,1 millions pour ABB afin d'équiper sa ligne 23 (Carouge-Tours-Vernier-Le Grand-Saconnex-Aéroport-P47) de douze nouveaux bus électriques, et treize stations de recharge rapide, ont été inaugurés le [6] et deux véhicules sont mis en service le [7],[8]. Des problèmes de fiabilité ont nécessité de retirer du service les deux véhicules afin que le constructeur puisse procéder à des tests et de fiabiliser le TOSA ; trois véhicules seront mis en service le , la totalité de la série le sera à la fin du mois de mars[9].

France[modifier | modifier le code]

Le constructeur français Power Vehicle Innovation a développé le Watt System, semblable au précédent[10].

Vers 2019, la SEMITAN mettra en service à Nantes des bus TOSA (construits par Hess, articulés, d'une longueur de 24 m) sur la ligne de BusWay no 4[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]