Tyson Fury

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Tyson Fury
Image illustrative de l’article Tyson Fury
Fiche d’identité
Nom complet Tyson Luke Fury
Surnom The Gypsy King
Nationalité Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Naissance (31 ans)
Manchester, Angleterre
Taille 2,05 m (6 9)
Catégorie Poids lourds
Palmarès
Professionnel Amateur
Combats 31 35
Victoires 30 31
Victoires par KO 21 26
Défaites 4
Matchs nuls 1
Titres professionnels Champion du monde poids lourds WBA, WBO et IBO (2015-2016), IBF (2015) et WBC (depuis 2020)

Champion d'Europe poids lourds EBU (2014-2015)
Titres amateurs Champion d'Angleterre en 2008 (poids super-lourds)
Dernière mise à jour : 22 février 2020

Tyson Fury est un boxeur britannique né à Manchester le . Il est cousin de l'ancien champion du monde de boxe poids moyen Andy Lee. Il remporte les quatre ceintures de champion du monde poids lourds des quatre organisations principales, tout d'abord WBO, WBA et IBF en 2015 en battant Wladimir Klitschko, puis WBC en en battant Deontay Wilder.

Carrière[modifier | modifier le code]

Amateur[modifier | modifier le code]

Né dans une famille de travellers irlandais, Tyson aurait un lointain lien de parenté avec Bartley Gorman, « roi des Gitans » et champion de Grande-Bretagne et d'Irlande de combats clandestins à mains nues. Son père John, a été condamné à onze années de prison pour avoir crevé l'œil d'un homme lors d'une rixe ; John Fury a été boxeur professionnel dans les années 1980 et au début des années 1990, avec un palmarès de 8 victoires pour 4 défaites (dont une contre le futur champion du monde Henry Akinwande) et un nul. Il appelle son fils Tyson en référence au champion du monde poids lourds au moment de sa naissance, Mike Tyson. Né avant terme de 3 mois, Tyson ne pèse que 500 g à sa naissance, ce qui ne l'empêche pas d'atteindre les 2 mètres à l'âge adulte[1]. Tyson Fury s'initie à la boxe à Belfast.

En amateur, il combat en poids super-lourds. Il a représenté l'Angleterre et l'Irlande. En 2006, il remporte la médaille de bronze aux Championnats du monde junior. En 2007, il remporte le championnat junior de l'Union Européenne mais échoue en finale du championnat d'Europe la même année. Bien que classé no 3 mondial chez les juniors, il n'est pas qualifié pour les Jeux olympiques de Pékin 2008. Il devient toutefois champion d'Angleterre, et commence sa carrière professionnelle en fin d'année 2008. Son palmarès en amateur est de 31 victoires dont 26 par KO, pour quatre défaites.

Débuts professionnels[modifier | modifier le code]

Fury combat pour la première fois en tant que professionnel le , à l'âge de 20 ans. Après 14 victoires consécutives dont 10 par KO, le , il remporte une large victoire aux points contre un autre espoir britannique, Dereck Chisora[2] et s'empare ainsi des titres de champion britannique et de champion du Commonwealth. Fury affronte un autre adversaire invaincu le , le canadien Neven Pajkic. Ayant été au tapis au deuxième round, Fury envoie son adversaire deux fois au tapis au 3e round, l'arbitre arrêtant le combat. Le , il remporte le titre de champion d’Irlande en battant Martin Rogan par KO technique au 5e round. Il bat ensuite Vinny Maddalone par KO technique en 5 reprises, pour le titre WBO inter-continental.

En , il rencontre l'ancien challenger mondial Kevin Johnson. Il remporte le combat par décision unanime, avec une large avance sur les cartes des juges[3]. Il ne combat qu'une fois en 2013, le , contre l'ancien champion du monde des poids lourds-légers Steve Cunningham. Ce dernier est plus âgé et beaucoup plus petit, donné perdant à 5 contre 1 mais il parvient à mettre en difficulté son adversaire : un crochet au corps envoie Fury à terre au début 2e round. À la mi-combat, deux juges donnent Cunningham en tête, un autre juge le combat ex-æquo. À la 7e reprise, un crochet du droit envoie Cunningham à terre pour le compte.

Le , il bat Joey Abell par KO technique en 4 rounds. La même année, une revanche contre Dereck Chisora prévue en été est remise au pour cause de problèmes personnels de Fury. 3 ceintures sont en jeu : celle de champion de Grande-Bretagne, de champion d'Europe EBU, et la ceinture internationale WBO. Chisora se montre peu actif et Fury qui multiplie les jabs domine le combat, Chisora renonce à l'appel du 11e round. En 2015, il bat Christian Hammer qui ne répond pas à l'appel de la 9e reprise.

Tyson Fury contre Wladimir Klitschko[modifier | modifier le code]

Après 24 victoires dont 18 par KO, Fury aura sa première occasion de titre mondial, affrontant le champion du monde WBO, WBA et IBF des poids lourds Wladimir Klitschko, à Düsseldorf. Le combat est repoussé du au pour cause de blessure de Klitschko. Le , il bat Wladimir Klitschko par décision unanime des juges (115-112, 115-112, 116-111) et met ainsi fin à la surprise générale aux 9 années de règne de ce dernier.

Pause[modifier | modifier le code]

Le contrat du combat contre Wladimir Klitschko possédait une clause imposant un match retour en cas de victoire du britannique. En , alors que les négociations sont en cours, la IBF impose au tout nouveau champion de défendre son titre face au challenger Vyacheslav Glazkov. Mais Fury décide de décliner ce combat pour se concentrer sur le match retour. La IBF lui retire donc son titre après seulement 1 mois de possession pour ne pas l'avoir défendu. Glazkov affronte alors Charles Martin pour le titre vacant, et c'est Martin qui le remporte avant de le perdre quelques mois plus tard face à Anthony Joshua.

Après plusieurs mois de négociations, le match retour contre Klitschko est annoncé le , il est prévu à Manchester la ville de Fury le . Mais au mois de juin Fury repousse le combat en invoquant une blessure à la cheville. Peu de temps après, il est suspecté de dopage par l'agence anti-dopage britannique sur la base d'échantillons prélevés en  ; ce dont le champion se défend. Le , Fury repousse encore une fois la date du combat après avoir été déclaré "médicalement inapte" alors que le média sportif américain ESPN révèle que le boxeur a échoué à un test anti-dopage la veille.

Le , il annonce sur les réseaux sociaux qu'il quitte le monde de la boxe à 28 ans à cause de ses problèmes médicaux, et après avoir été contrôlé positif à la cocaïne qu'il prétend consommer "pour soigner une dépression qui l'aspire au fond du trou". Il décide de prendre du temps pour remonter la pente et pour s'occuper de sa famille. Sans surprise, il se voit néanmoins suspendre sa licence professionnelle de boxe à cause de ce test positif. Il laisse ainsi ses titres WBA et WBO vacants.

Après l'annulation du match retour, les titres WBA et IBO sont disputés entre Klitschko et le champion IBF Anthony Joshua au stade Wembley de Londres le . Avec une victoire par KO au 11e round, Joshua remporte les titres alors que Wladimir Klitschko met un terme à sa longue carrière à l'issue de ce combat. Le titre WBO est disputé entre le prétendant (no 1 du classement WBO) Joseph Parker et le challenger (no 3 du classement WBO) Andy Ruiz Jr. le au Auckland en Nouvelle-Zélande. C'est Parker qui remporte le titre aux points par décision majoritaire des juges.

Le , Joshua bat Parker aux points récupérant et réunifiant ainsi tous les titres de champion du monde que Fury avait pris à Klitschko avant de les laisser vacants. Lors de son court règne, Fury n'a jamais défendu aucun de ses titres. Il faut également noter que le titre de champion du monde poids lourds décerné par Ring magazine à Tyson Fury en ne lui a pas été retiré avant , cela malgré son inactivité.

Retour[modifier | modifier le code]

Après 2 ans d'absence, le Tyson Fury annonce son retour sur les réseaux sociaux. Le public et la presse ne le prennent pas au sérieux, notamment à cause de son surpoids ; Anthony Joshua lui adresse d'ailleurs le tweet « get fit you fat fuck » (« maigris gros lard ») à cette occasion. Néanmoins Fury s'entraîne dur pour son retour et perd rapidement du poids. Il combat d'abord des boxeurs de seconde catégorie, l'albanais Sefer Seferi le , et l'italien Francesco Pianeta le  ; les deux fois il remporte facilement la victoire. C'est à l'occasion de ce second combat qu'il défie le champion américain invaincu Deontay Wilder (WBC), en manque de rival puisque Anthony Joshua doit défendre son titre WBA contre Aleksandr Povetkin. Fury compte prouver avec ce combat qu'il est toujours dans la course pour être champion du monde incontesté des poids lourds, course menée par Wilder et Joshua en son absence. Bien que Fury ne soit pas son challenger officiel selon le classement WBC, l'américain accepte le combat, qui est organisé le au Staples Center de Los Angeles. La promotion du combat est ponctuée de nombreux duels de trash-talking, spécialité des deux boxeurs ; néanmoins aucun dérapage n'est à noter, et les duels restent dans une ambiance bon enfant, laissant deviner un certain respect derrière les provocations. Quelques semaines avant le combat, il propose au fameux entraîneur Freddie Roach d'être son homme de coin pour l'occasion, ce qu'il accepte[4].

Tyson Fury domine Wilder tout le long du combat, l'américain n'arrivant pas à trouver de solution face à la défense de son adversaire. Fury prouve ce soir là que malgré ses années d'absence et son poids (bien qu'il ait perdu 60 kg depuis l'annonce de son retour[5]), il reste un adversaire rapide, endurant, capable de bons mouvements du buste, et surtout il prouve qu'il est redevenu un sérieux prétendant au titre de champion du monde des poids lourds. Fury semble également dominer psychologiquement la rencontre : il se montre assuré et cabotine lors de chaque round, en levant les poings en signe de victoire, en mettant ses mains derrière le dos, en invitant son adversaire à le frapper au menton, ou encore en tirant la langue. Cette attitude lui avait été reprochée lors de son combat contre Wladimir Klitschko, champion au style beaucoup plus réservé, ce qui avait été assimilé à du manque de respect et à de l'arrogance. Mais face à Wilder, d'habitude tout aussi provocateur et sûr de lui, l'assurance de Fury, son style offensif et le bruyant soutien des spectateurs britanniques semblent déstabiliser l'américain beaucoup plus hésitant et défensif. Finalement, Wilder reprend confiance en parvenant par deux fois à envoyer Tyson Fury au tapis (9e et 12e reprises) grâce à de puissants coups qui caractérisent son style très particulier. Néanmoins Fury parvient à se relever à chaque fois. Jusqu'à la dernière seconde le dénouement reste incertain. Ces deux voyages au tapis coûtent la victoire à Fury alors qu'il menait la rencontre aux points au début du onzième round. Le combat se solde par un match nul (115-111 ; 114-110 ; 113-113). Dès la fin du combat, les deux boxeurs se prennent dans les bras témoignant de leur profond respect mutuel au-delà des provocations. Chacun estime avoir remporté la victoire, mais Tyson Fury multiplie les honneurs envers Deontay Wilder, lui serrant et lui embrassant les mains, et, après avoir remercié Jésus Christ, en le remerciant grandement de lui avoir permis de revenir sur le devant de la scène en acceptant le combat alors qu'il n'était pas son challenger officiel. Il en profite également pour narguer Anthony Joshua.

Presque 3 ans jours pour jours après son combat contre Klitschko, Tyson Fury parvient tout de même à de nouveau créer la surprise en se montrant à la hauteur d'un combat pour un titre de champion du monde, bien que Deontay Wilder conserve son titre WBC. Après ce match, Ring magazine classe Tyson Fury 2e de son classement des poids lourds, après Anthony Joshua, et avant Deontay Wilder relégué 3e[6].

Alors qu'il était décrié à cause de ses déclarations polémiques et son attitude jugée arrogante, c'est également à cette occasion que le public se fait une nouvelle image de Tyson Fury. Sans pour autant oublier son sens du spectacle et son trash-talking, celui-ci se montre très croyant, très proche de sa famille et ne tarit pas d'éloges pour son adversaire. Il se veut être une source d'inspiration pour toutes les personnes, qui comme lui, souffrent de troubles mentaux tels que la dépression. Il annonce également vouloir reverser ses 9 millions d'euros de primes de match à des associations venant en aide aux démunis et aux sans-abri[7]. En conférence de presse, il fait chanter aux journalistes American Pie, une chanson popularisée par Madonna[8].

Dans les jours qui suivent le combat, les deux boxeurs annoncent vouloir une revanche alors que la WBC donne son feu vert moins d'une semaine après la première rencontre[9],[10]. Le , Tyson Fury bat Deontay Wilder, par arrêt de l'arbitre à la septième reprise et s'empare du titre de champion du monde WBC des poids lourds.

Apparition à la World Wrestling Entertainment[modifier | modifier le code]

Le à SmackDown Live, le boxeur assiste au premier rang des tribunes avec sa famille au Eight-Man Tag Team Match opposant Braun Strowman, le Miz & Heavy Machinery à Randy Orton, AJ Styles, Robert Roode & Dolph Ziggler. Durant le match, il fait la rencontre du Monster Among Men. Ce dernier lui balance volontairement Dolph Ziggler. Après le combat, Tyson Fury veut affronter Braun Strowman mais en est empêché par la sécurité. Le suivant, lors d'une soirée organisée par la Raw, il interpelle Braun Strowman ce qui provoque une bagarre entre les deux hommes[11], qui sont séparés par les autres combattants et la sécurité. La semaine suivante, il signe le contrat du match l'opposant à Braun Strowman lors du Crown Jewel, combat qu'il remporte le en 8 minutes et 4 secondes. Le , lors du SmackDown Live, il le remercie pour leur combat, puis les deux hommes échangent une poignée de mains et s'entendent pour former une équipe. Ils sont ensuite pris à partie par la B-Team mais Tyson Fury envoie une droite à Bo Dallas tandis que Braun Strowman effectue un Running Powerslam sur Curtis Axel...

Controverses[modifier | modifier le code]

Ses déclarations sexistes, antisémites[12] et homophobes sont souvent déplorées ; en 2015 plus de 105 000 personnes ont signé une pétition en Angleterre pour demander à la BBC de retirer Fury de la liste des prétendants au titre de sportif de l'année"[13].

Titres professionnels en boxe anglaise[modifier | modifier le code]

Titres mondiaux majeurs[modifier | modifier le code]

  • Champion du monde poids lourds WBC (depuis 2020)
  • Champion du monde poids lourds WBO (2015-2016)
  • Champion du monde poids lourds WBA (2015-2016)
  • Champion du monde poids lourds IBF (2015)

Titres mondiaux mineurs[modifier | modifier le code]

  • Champion du monde poids lourds The Ring (depuis 2020)
  • Champion du monde poids lourds The Ring (2015-2018)
  • Champion du monde poids lourds IBO (2015-2016)

Titres régionaux/internationaux[modifier | modifier le code]

  • Champion d'Europe poids lourds EBU (2014)
  • Champion poids lourds WBO International (2014-2015)
  • Champion poids lourds WBO Inter-Continental (2012) et (2019)
  • Champion d'Irlande poids lourds BUI (depuis 2012)
  • Champion du Royaume-Uni poids lourds BBBofC (2011) et (2014-2015)
  • Champion du Commonwealth poids lourds CBC (2011)
  • Champion d'Angleterre poids lourds BBBofC (2009-2010)

Distinction[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]