Tissot (entreprise)

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Tissot
Description de l'image Tissot Logo.svg.
Création 1853
Fondateurs Charles-Félicien Tissot & Charles-Emile Tissot
Personnages clés Nicolas Hayek, François Thiébaud
Forme juridique Société anonyme
Slogan Innovateur par Tradition
Siège social Drapeau de Suisse Le Locle (Suisse)
Direction François Thiébaud
Activité Horlogerie
Produits Montres
Société mère Swatch Group
Site web www.tissot.ch
www.t-touch.com

Tissot est une marque de montres suisse fondée en 1853 et depuis 1925 un des premiers membres qui forment le groupe Swatch. Basé au Locle, en Suisse, Tissot propose des montres automatiques et à quartz. L'entreprise est dirigée depuis 1996 par François Thiébaud.

Historique[modifier | modifier le code]

En 1853 au Locle, dans le canton de Neuchâtel, par Charles-Félicien Tissot, monteur de boîtes en or, et son fils Charles-Emile Tissot, horloger, s'associent pour fonder le comptoir Ch. Félicien Tissot & Fils[1]. L'entreprise fonctionne alors comme un comtoir d'établissage[1], autrement dit, les ouvriers fabriquent à domicile les pièces qui composent la montre et les livrent au comtoir pour l'assemblage et la vente. Entre 1860 et 1875, le comtoir Tissot livre non seulement des montres terminées mais également les fournitures de rechanges, des outils, des clés et des huiles grâce à un solide réseau de fournisseurs[2]. Durant les premières années de l'entreprise, Charles-Emile Tissot parcourt l'Europe et notamment la Russie afin d'y établir des comptoirs de vente favorisant le développement de la marque à l'étranger[3].

Charles-Emile Tissot prend la succession de la maison en 1901. Désireux de moderniser l'entreprise, il engage Charles-Ferdinand Perret, horloger, dans le but de moderniser le travail. Sous son égide débute les premiers pas de la mécanisation de la production[3]. En 1907, une fabrique moderne est construite permettant à la fois la fabrication mécanique et l'établissage. À partir de 1916, plusieurs indices indiquent le virage pris vers le statut de manufacture. Les archives témoignent notamment d el'engagement de personnels qualifiés, de plans de construction de montres[3]; de plus, l'équipement est modernisé[3]. L'arrivée de la Première Guerre mondiale et la paralysie du marché russe à la suite de la révolution de 1917 obligent l'entreprise à chercher de nouveaux débouchés concrétisés par la fabrication de montres-bracelets destinées à un public plus large et l'organisation définitive en manufacture avec la fabrication sur place des ébauches[3][4].

Dès 1925, l'entreprise s'associe avec Omega pour conclure un partenariat commercial qui évoluera vers la création du holding Société suisse pour l'industrie horlogère (SSIH)[1], plus tard associé à ASUAG puis fusionnée avec celle-ci en 1983. Enfin ce consortium fut inséré dans la Société suisse de microélectronique et d'horlogerie (SMH) en 1985 pour enfin changer de raison sociale en 1998 et devenir The Swatch Group[1].

En parallèle au rapprochement avec Omega, l'entreprise adopte les principes de la rationalisation pour la fabrication des calibres au début des années 1930[5]. Cette rationalisation se traduit par un assortiment de produits réduit avec cependant un choix de cadrans interchangeables[5]. La publicité est axée sur les modèles à succès ainsi que sur la montre antimagnétique. Dès 1938, les modèles étanches attestent du caractère innovant de l'entreprise[5].

Le modèle Tissot Seastar automatique (1977)

Dès 1956, Edouard-Louis Tissot ouvre un bureau de recherches techniques permettant le développement du calibre unique[6] permettant un renouvellement rapide des collections Tissot. L'innovation technique des années 1970 permet à Tissot de proposer un mouvement sans usinage en matières synthétiques, c'est le modèle Astrolon. Modèle complété par la montre Sytal disposant d'un palier autolubrifiant[6]. Le quartz apporte lui aussi de nouveaux progrès aves la sortie de plusieurs modèles mais également la crise horlogère. Dans les années 1975 à 1980, Tissot restructure et cesse la fabrication d'ébauche[7]. L'automatisation de la production est encore développée permettant de meilleurs rendements et l'assortiment est à nouveau dynamisé avec la sortie de nouveaux modèles[7]. Tissot renoue le succès avec la PR 100, sélectionnée en 1980 comme montre officielle des équipes olympiques d'Allemagne, d'Autriche et de Suisse. La production continue de montres de poche permet également à l'entreprise de se positionner sur d'autres marchés[4]. En 2000, Tissot présente le modèle T-Touch, première montre suisse tactile comportant de nouvelles fonctions telle qu'une boussole, un altimètre, un baromètre, etc[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 13-53
  2. Estelle Fallet, Tissot: 150 d'histoire 1853-2003,‎ , p. 53-63
  3. a, b, c, d et e Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoie 1853-2003,‎ , p. 63-69
  4. a et b Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 69-76
  5. a, b et c Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 85-98
  6. a et b Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 98-110
  7. a et b Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 119-136
  8. Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003,‎ , p. 136-138

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Estelle Fallet, Tissot: 150 ans d'histoire 1853-2003, Le Locle, Tissot SA,‎
  • Estelle Fallet, Le roman d'une fabrique de montres, Le Locle, Tissot SA,‎
  • Estelle Fallet, « Tissot s'affiche: une histoire en images », Chronométrophilia, no 53,‎ , p. 11-28
  • Lucien F. Trueb, Zeitzeugen der Quartzrevolution, La Chaux-de-Fonds, Institut l'Hommes et le Temps,‎ (ISBN 2-940088-17-9)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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