Tichy

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Tichy (homonymie).

Tichy
Tichy
Mairie de Tichy
Noms
Nom arabe تـيــشــي
Nom berbère ⵜⵉⵛⵉ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Béjaïa
Daïra Tichy
Président de l'APC Hamid Aissani (FFS)
2017-2022
Code postal 06023
Code ONS 0611
Démographie
Gentilé Tichissois, Tichissoise
Population 16 546 hab. (2008[1])
Densité 292 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 40′ 03″ nord, 5° 09′ 36″ est
Altitude Min. 0 m
Max. 435 m
Superficie 56,66 km2
Localisation
Localisation de Tichy
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

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Tichy

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Tichy

Tichy est une commune algérienne située dans la Wilaya de Béjaïa et la région de Petite Kabylie.

En plus du centre ville, Tichy est composée des deux âarchs, Aït Amrous et Aït Melloul. Elle est une importante station balnéaire du littoral méditerranéen, connaissant une grande affluence touristique durant la saison estivale[2].

Ses habitants sont les Tichissois(es)[3]. La commune comptait 16 546 habitants en 2008[1].(l'article d'El-watan ne peut être une référence dans ce domaine pour appeler les gens de Tichy par les Tichiotes)

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située au nord de la wilaya de Béjaïa, la commune de Tichy est limitée par la mer Méditerranée au nord, la commune de Boukhelifa à l'ouest, les communes d'Aokas et de Tizi N'Berber à l'est et la commune d'Aït Tizi (dans la wilaya de Sétif) au sud.

Communes limitrophes de Tichy
Boukhelifa Mer Méditerranée (Golfe de Béjaïa) Aokas
Boukhelifa Tichy Tizi N'Berber
Boukhelifa Aït Tizi (Sétif) Tizi N'Berber

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

Le relief de la commune de Tichy se compose de deux zones bien distinctes : la plaine côtière d'une longueur de 4 km s'étend du village de vacances Capritour à l'Ouest à l'embouchure de l'oued Djamaa à l'Est.

La zone montagneuse occupe les trois quarts de la superficie de la commune, avec des pentes partout supérieures à 25 %.

La Commune de Tichy reçoit en moyenne de 600 à 1 100 mm de pluie par an.

Les températures sont adoucies sur le littoral (hiver doux, été chaud). La zone montagneuse voit au contraire des gelées fréquentes, les vents dominants sont les vents du Nord-Ouest (marins).

Quelques paramètres climatologiques :

  • Pluviométrie :
    • Hauteur (en mm) : 752,4
    • Nombre de jours de pluies : 115
  • Température :
    • Température moyenne de l'année (°C) : 19,90
    • Moyenne de température minimale (°C) : 11,90
    • Moyenne de température maximale (°C) : 23,50

Forêt[modifier | modifier le code]

La superficie forestière totale est de 20 hectares, dont :

  • 6 hectares de forêt.
  • 12 hectares de maquis.

Essences dominantes : Chêne-liège, Chêne zeene afares, Pin d'Alep, Sapin de Numidie.

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est traversée d'est en ouest par la route nationale 9 reliant Béjaïa à Sétif[2].

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

Vue de la rue principale de la localité de Cité Ben Saïd.

Outre son chef-lieu Tichy-ville, la commune de Tichy est composée des localités suivantes[4] : Izoumam, Tala Meloulte, Taourirt Ikhelafène, Taount, Boumeloul, Tagouba, Ikherbane, Tibizelt, Ighil Isly, Turkine, Amalou, El Mizab, Lemaâden, Cité Ben Saïd (Vaccaro), Tizi Ahmed, Leftel, Tikhribt, Berber, Ihaloufène, Tizi Khelaf, Boukherou, Mahoui, Taourirt Ifouzar, Boussoumar, Tahalket, Boukharoubène, Larbaa, Afalou (complexe touristique), Club hippique et Targa.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Tichy, d'origine berbère, viendrait soit du mot ticci, diminutif du mot icc signifiant « corne », soit du mot ticci, signifiant « lumière » ou « éclat de lumière »[5]. Toutefois, au sud de cette commune, en face de la commune Tizi n Berbar, existe une forêt nommée également "Tichy", pour certains, notamment les anciens, le mot Tichy signfie tout simplement forêt ou maquis.


Le nom de Tichy autrefois appelée Tichchit signigfie en Kabyle la petite corne de vache.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les AIT AMROUS qui paraissent avoir une origine fort ancienne ne peuvent que vaguement la délimiter et préciser l'époque à laquelle ils auraient apparue dans la contrée qu'ils habitent aujourd'hui. Beaucoup d'entre eux expliquent cette origine par les uns à une époque très reculée, plusieurs familles originaires de SAKIAT-EL-HAMRA près de FEZ au Maroc vinrent s'établir aux environs de Bougie (Actuellement Béjaia), à leur arrivée dans le pays, ils se partagèrent en trois fraction, l'une d'elles s'installa sous le nom TESLENT près de TOUDJA, l'autre devint la souche d'une tribune du cercle de Sétif qui se nomme aujourd'hui ILLOULA-ASSOUMER, la troisième enfin sous la conduite d'un certain AMROUS, vint asseoir son camp près d'un col nommé TIZI-SAN, la naissance d'un ruisseau qui se jette dans la méditerranéen, sous le nom de IGHZER N'JENNED. AMROUS et quelques familles qui l'avaient suivi s'allièrent aux premiers occupants du sol et finir par former qu'une seule et même tribu sous le nom de AIT-AMROUS. La soumission du pays à la France vint seule y mettre un terme dans le courant de l'année 1847, le passage de la colonne du maréchal BUGEAUD dans les environs de Bougie avait déterminé celles des tribus les plus rapprochées de cette ville à faire leur soumission. Les AIT BOU MESSAOUD et les AIT VIMOUNE l'avaient effectué devant le chef d'escadron d'état Major commandant supérieur du cercle de bougie, alors les AIT AMROUS suivirent leur exemple peu de jours après. Pendant la période de 18ans, ils ont observé leur parole de rester fidèles à la France, mais en 1865 ils se sont laissés gagner par deux kabyles de l'annexe de TAKITOUNT nommé SAID OU AROUCH et MOHAMED OU BAKIR, pour prendre part à une insurrection. Ils se joignirent aux tribus Kabyles insurgées lors de l'attaque du cou de la colonne de Bougie, située près de CAP AOKAS, et y perdirent quelques hommes, une pression prompte qu'énergique ne tarde pas à les faire rentrer dans le devoir. Le territoire de la tribu des AIT AMROUS qui s'étend du Nord au Sud depuis la méditerranée jusqu'à l'Oued Djamaâ et de l'Ouest à l'Est depuis le territoire des AIT VIMOUNE jusqu'à celui des AIT OUARET OU-ALI à une superficie de 2268 Ha 16 Ares. Au point de vue topographique, cette superficie se divise en deux grandes parties au versant séparées par une cote où l'on remarque des points culminants d'ADHRAR YAHIA, d'ADHRAR N'ZEQA et le col de TIZI SAN. Le premier de ces deux versants dit septentrional comprend environ la moitié du territoire de la tribu, le deuxième dit méridional renferme l'autre moitié sur les 2268 hectares 16 ares qui composent la superficie de cette tribu, 724 hectares 34 ares 66 ca sont cultivés, le reste est couvert de chênes liége concédés en partie et de broussailles qu'il serait peut aisé de convertir en termes cultivables vu la configuration accidentée du sol.  Les AIT AMROUS ont été lors de l'organisation première du pays devisé en trois fractions sous le nom : AIT DRISS, AIT BOUR'BAÂOUN et AIT MOUSSA.  La tribune des AIT AMROUS depuis sa soumission à la France a été subdivisée en trois fractions sous le commandement d'un seul Chef investi qui réside au village de TIZI-AHMED. Il existait chez les AIT AMROUS, 18 groupes de maisons, 398 âmes se divisent ainsi qu'il soit : 108 hommes, 116 femmes, 174 enfants.  Les trois fractions des AIT AMROUS ont la même origine, parlent la langue kabyle et sont depuis un temps immémorial liées par des communs intérêts. Elles ont toujours vécus en bonne intelligence et sont en résumé très désireuse de conserver les limites que la nature a si nettement déterminées.  Bien plus la tribu des AIT AMROUS renferme une population homogène qui est ainsi préparer à former un Douar unique lequel succédera à la tribu sous le même nom et sans aucune perturbation. Pour ses raisons, la commission tous d'une vois a proposée de constituer la tribu des AIT AMROUS on un seul douar qui conservera son nom à ce jour. Une portion de son territoire a été concédée par décret impérial du 26 avril 1862 pour une durée de 90 ans à M.M de CHABANNES, du PEREX et communal pour l'exploitation du chaîne liége. Cette concession présente une superficie de 949 Ha 34 Ares 52 Ca. Une autre concession de la contenance de 1 Hectare 9 Ares 21 Ca a été donné au sieur FABET pour l'exploitation du plâtre par décret impérial du 1er mai 1863. La forêt appartient de plein droit à l'état qui est libre d'en disposer à son gré après rachat des droits d'usage des indigènes. Quant à la concession FABET la mauvaise qualité, la minime importance du terrain prélevé ne montre nullement l'allocation de compensation en faveur de la tribu. 

Depuis le 1er mai 1863 la tribu des AIT AMROUS n'a subi aucune modification de territoire.

Démographie[modifier | modifier le code]

Tichy compte s'étale sur une superficie de 56,66 km2[6] pour une population de 16 546 habitants en 2008[7], soit une densité de 292 hab./km2.

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Protocole d'amitié et jumelage[modifier | modifier le code]

Béjaïa a un protocole d'amitié avec :

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Tichy est réputée dans toute l'Algérie pour sa station balnéaire. Elle est très fréquentée dès les premières chaleurs par les habitants de la région puis dès les vacances scolaires d'été par les habitants des wilaya voisines (Sétif, Constantine…) ou plus éloignées comme Batna ou Oum el Bouaghi. Disposant de nombreux hôtels et de biens immobiliers privés en location à vocation estivale, la ville de Tichy peine toutefois à renouveler son parterre. Les initiatives privées existent mais la part étatique du patrimoine n'est pas standardisée.

En outre, la ville est une station balnéaire.

Non loin de Tichy, à Aokas, se trouve une grotte formée de stalactites et de stalagmites, la grotte féérique, très prisée des touristes.

Agriculture[modifier | modifier le code]

30 % des terres de la commune sont labourables, exploitées en arbres fruitiers, vignobles, prairies naturelles, etc.

Élevage de bovins, ovins, caprins, etc.

Pêche[modifier | modifier le code]

La ville ne disposant ni d'un port de plaisance, ni d'un port de pêche, les pêcheurs utilisent de petites embarcations avec ou sans moteur et les récoltes sont souvent modestes, du poisson blanc et du poisson bleu.

Vie quotidienne[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La commune dispose de[9] :

  • Cinq écoles primaires mixtes de 2 000 élèves environ.
  • Trois écoles fondamentales mixtes de 2 000 élèves environ.
  • Un lycée mixte de 800 étudiants environ.
  • Un CFPA (Centre de formation professionnelle).

Sports[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. a et b A. A. T., Le site accueille des milliers d'estivants chaque année : Tichy là où la nuit ne tombe jamais !, Le Temps d'Algérie, 10 août 2009.
  3. H. Adrar, Tichy : Le FFS monte au créneau, El Watan, 22 juillet 2009.
  4. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ , p. 1562 (lire en ligne).
  5. Mohand-Akli Haddadou, Dictionnaire toponymique et historique de l'Algérie, Tizi Ouzou, Éditions Achab, (ISBN 9789947972250), p. 96.
  6. La wilaya de Béjaïa en quelques chiffres, Service de la planification et de l'aménagement du territoire, wilaya de Béjaïa, 1988, p. 9.
  7. Wilaya de Béjaïa — Répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion. Consulté le 11 août 2011.
  8. « Après trois ans de tractations, la ville est enfin jumelée avec Tichy l'algérienne », leparisien.fr,‎ (lire en ligne).
  9. (Chiffres concernant le centre-ville de Tichy seulement)