Tazmalt

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Tazmalt
Mairie de Tazmalt (2007)
Mairie de Tazmalt (2007)
Blason de Tazmalt
Noms
Nom arabe تازمالت
Nom berbère ⵜⴰⵣⵎⴰⵍⵜ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Kabylie
Wilaya Béjaïa
Daïra Tazmalt
Président de l'APC Smaïl Mira
2012-2017
Code postal 06006
Code ONS 0627
Indicatif +213 (34 31)
Démographie
Gentilé Tazmaltais, Tazmaltaise (s)
Population 28 891 hab. (2008[1])
Densité 859 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 23′ 04″ nord, 4° 23′ 57″ est
Altitude Min. 225 m – Max. 450 m
Superficie 33,64 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

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Tazmalt

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Tazmalt

Tazmalt (en arabe تازمالت; en Kabyle X.ж[.II+) est une commune algérienne et le chef-lieu éponyme de la daïra de Tazmalt de la wilaya de Béjaïa, en Kabylie. Située à 80 kilomètres au sud-ouest de chef-lieu de la wilaya de Béjaïa.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Tazmalt, une des plus importantes de Kabylie, pour avoir été un bastion du mouvement identitaire berbère, et à l'instar de toute la daira de Tazmalt, fait partie géographiquement de la vallée du Sahel, une vallée qui abrite toutes les plaines du massif du Djurdjura. Bâtie à une moyenne de 300 mètres d'altitude, la commune est située à 170 km au sud-est d'Alger (145 km par l'autoroute est-ouest), soit la ville de toute la wilaya de Béjaïa la plus proche de la capitale et de Bouira (seulement 45 km), et 80 km au sud de Tizi Ouzou(mais seulement 50 km à vol d'oiseau) et à quelques 80 kilomètres au sud-ouest de chef-lieu de la wilaya de Béjaïa.

Communes limitrophes de Tazmalt
Aghbalou (Bouira) Beni Mellikeche Ighram
Chorfa (Bouira) Tazmalt Akbou
Aït-R'zine
Ath Mansour (Bouira) Boudjellil Aït-R'zine

Relief, géologie, hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Tazmalt est située dans la vallée du « Sahel-Djurdjura », autrement dit la vallée qui englobe toutes les plaines du Djurdjura.

Transports[modifier | modifier le code]

  • RN 26
  • CW 7 Bouira, Tizi ouzou (Ath_ Hamdoune, Ivahlal, Beni M'likeche)
  • RN 106 BBA (Ighil Ali, Boudjellil, Aït R'zine depuis allaghane)

Tazmalt est reliée au réseau de la SNTF (ligne pénétrante Beni Mansour-Béjaïa).

Lieux-dits, quartiers et hameaux[modifier | modifier le code]

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Outre son chef-lieu Tazmalt-ville, la commune de Tazmalt est composée des localités suivantes[2] : Idriqen, Rruda, Hiruch, Laâzib, Ixerban, Lbir Leqser, Mzerzour, Ichiqer, Tazribt, At Lewkil, At Lyutna, At Lhadj, Allaghen, Tablazt, Tignatin, Riki, (plus grand village)[3], Laâzib Sidi Ali, Timetdit, Tasergant, Twila, Bu Bellud, Tigwnatin, Tabâalt, At Mohend Waâli...

Tazmalt-ville est composée essentiellement des quartiers suivants : Lkumi Oufella, Lkumi n wadda, la cité, Merlot (1, 2 et 3), Tiwririn, Tineswin Ibehlal, les 4 chemins, l'Horloge, le centre-ville, et Axxam Yerghan.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

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L'ancienne ville de Tazmalt, édifiée par les colons français est un village qui ne dépassait pas 5000 âmes, et ne représente que la rue principale (actuellement rue Abderrahmane MIRA) qui va des 4 chemins vers l'ancien centre de santé sur une distance d'environ 800 m, où l'on peut apercevoir une école primaire, une mairie, et une poste limitrophe d'un jardin, et derrière la mairie se trouvent l'ancienne medersa, une mosquée et une église aujourd'hui inexistante. La rue principale dessert trois autres rues qui se trouvent en parallèle. La place de l'horloge est aussi l'une des anciennes places de Tazmalt.

La ville compte 25 000 habitants environ. Elle s'étend sur 4 kilomètres du nord au sud (d'Ichiqer jusqu'à idriqen), et environ 3,5 kilomètres de l'est à l'ouest (du pont d'asif Ugentur) jusqu'à la limite de la commune de Chorfa (wilaya de Bouira). La nouvelle ville est composée de deux lotissements essentiels : Merlot (I-II et III) et Tiwririn (I et II), auxquels s'ajoutent d'anciens quartiers tels que : Lkoumi n wadda, Lkoumi ufella, La cité, Lejnan, Saâa(l'horloge), Axxam yerghan…

Toponymie[modifier | modifier le code]

Nom d'origine berbère, c'est à tort que Tazmalt est parfois expliquée par l'arabe zmala (devenu « smala » en français) et désignant au Maghreb un campement de tentes réunies autour de celle du chef[4].

Tazmalt serait selon une première hypothèse un microtoponyme lié à la topographie ou à une caractéristique particulière du lieu considéré et signifiant « celle qui contraint »[5].

Il s'expliquerait, selon une deuxième hypothèse, par le pluriel kabyle izumal, signifiant « grande quantité, foule » ; en touareg, ahammal ou azammal désignent « un petit troupeau de chameaux (et de chamelles) », et en tamazight du Maroc central, tazmmalt désigne « un groupe de guerriers réunis pour une expédition »[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

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Pendant l'ère coloniale (1857-1962), le marché hebdomadaire (du mercredi), du douar Tazmalt, érigé à Larbaa Taqdimt, commune de Boudjellil, a été déplacé vers Tazmalt au début du XXe siècle. Quelques années plus tard[Quand ?], le jour de marché fut changé du mercredi au jeudi. Ce marché a tout de même conservé son nom référentiel Tazmalt, désignant aujourd'hui, non seulement un marché d'envergure nationale, mais aussi une des deux villes (avec Bouira) en pleine expansion dans la vallée du Sahel. L'Administration coloniale aurait ainsi créé une petite ville, dans un endroit très stratégique[réf. nécessaire] aux abords de la vallée du Sahel. Selon la tradition orale, les premières familles pionnières de Tazmalt d'avant 1920 étaient issues de la tribu d'At Mlikech. Selon l'histoire de la région du Sahel-Djurdjura[évasif], la ville de Tazmalt a été fondée en tant qu’agglomération coloniale à la suite de la loi Warnier (1873), qui dépossédait les paysans de leurs terres et cantonnait les tribus dans les montagnes. Les premières familles qui s'y sont installées lors de la naissance de Tazmalt (avant 1920) sont des authentiques Ath M'likech[réf. nécessaire]. La première école libre de la commune a fait son apparition au début des années 1950[réf. nécessaire], à côté de la mosquée faisant face à l'église.

Entre 1914 et 1918, beaucoup de jeunes Mellikech furent enrôlés dans l’armée française pour participer à la première guerre mondiale. La tradition orale garde en mémoire ces mobilisations exprimées sous forme de poèmes ou de complaintes, colportés par des femmes.[réf. nécessaire]

Entre 1939 et 1945, durant la Seconde Guerre mondiale, beaucoup de Mellikech ont combattu aux côtés des Alliés. Cette guerre « sera le catalyseur de l’esprit nationaliste. La région des At Mellikech fut un bastion pour les indépendantistes du PPA-MTLD sous la direction de Larbi Oulebsir, l’un des compagnons de Messali Hadj.[réf. nécessaire]

Au début de 1955, Abderrahmane Mira organisa les premières sections de maquisards. Les Mellikech renouèrent avec leur tempérament belliqueux. Il y a 956 chouhada au cimetière de Tazmalt.[réf. nécessaire]

Démographie[modifier | modifier le code]

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Historiquement, géographiquement et ethniquement parlant, la commune de Tazmalt fait partie intégrante de la tribu des At Mlikech, adossée au versant sud du Djurdjura, et depuis sa création vers 1875, les habitants de la commune étaient toujours issus du massif du Djurdjura, de ses versants aussi bien septentrional que méridional. Sa population forme un groupe presque homogène. Globalement, il s'agit d'une région qui s'étend des limites Est de la commune d'Akbou à celles de la commune de Chorfa à l'ouest, à Boudjellil au sud et à la commune de Ain El Hammam au nord. Depuis l'installation des At Mlikech dans cette région de Kabylie vers 1393; chassés de la Mitidja par la tribu arabe des Taalba, sa population ne cesse de s'accroitre par la venue d'autres familles soit pour des raisons économiques ou politiques.[réf. nécessaire]

Selon le dernier recensement général de la population d'avril 2008, la commune de Tazmalt compte 28 891 habitants. Son taux d'accroissement est de 1,1 %. La ville de Tazmalt proprement dite compte pour sa part 24 559 habitants[1], ce qui fait d'elle la cinquième ville de Kabylie[réf. nécessaire], après Béjaïa- 154 000hab., Tizi Ouzou- 104.000 hab., Bouira- 70.000hab, Akbou- 38.000hab..

Administration et politique[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1975 1984 Oukaci Lakhdar    
2007 2012 Amara Bouzid[6] FFS  
2012 en cours Smaïl Mira[7] « Correction de la trajectoire » (indép.) Instituteur

Économie[modifier | modifier le code]

Son économie repose essentiellement sur l'agriculture, fondée principalement sur l'oléiculture. La daïra de Tazmalt compte 1 500 000 oliviers sur 15 000 hectares[8].

Industrie[modifier | modifier le code]

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L'industrie y est très peu développée, de par l'absence de zones d'activités, malgré sa situation géographique. En effet Tazmalt est géographiquement située au centre de la Kabylie et en est le carrefour le plus important de la région. Étant seulement à 170 kilomètres de la capitale du pays, Alger, cela fait d'elle la ville de la wilaya de Béjaia la plus proche de la capitale. Cependant son marché hebdomadaire, qui attire de nombreux algériens, participe grandement à l'activité économique de la ville.

Environnement[modifier | modifier le code]

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Abdelaziz Yessad, écrivain, né à Tazmalt en 1953[9]
  • Malek Houd, poète d'expression kabyle, y est né en 1957 et vit[10] ;
  • Djamel Arezki, écrivain d'expression kabyle et française, y est né en 1966 et y vit. Il a publié Akal d wawal, recueil de nouvelles aux éditions Tira de Béjaia en 2009 et Contes et Légendes de Kabylie, Éditions Flies France, Paris 2010[11], Mohand Said Amlikech, (1812-1877) poète et résistant, éditions Tira, Béjaia, 2012 (cosigné avec Bellil Yahia).
  • Brahim Tazaghart, poète et romancier d'expression kabyle, y est né en 1966 et vit[12].
  • Rachid Oulebsir, romancier, y est né en 1953 et il y vit. Il a publié trois livres : Les Derniers Kabyles, roman, éditions Tira, Béjaia, 2009, Le Rêve des Momies, roman, L’Harmattan, Paris, 2011, L'Olivier kabyle, entre mythes et réalités', essai, L'Harmattan, 2008[13].
  • Hamou Amirouche, ancien secrétaire d'Amirouche, y est né en 1937, et a vécu plus de la moitié de sa vie. Il a publié un livre intitulé : Akfadou, un an avec le colonel Amirouche, 2011[14]. Il vit aux États-Unis.
  • Abderrahmane Mira, militant de la cause de l'indépendance de l'Algérie, né en 1922, tombé au combat en 1959. Commandant de la wilaya III (Kabylie), surnommé le tigre de la Soummam.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Rachid Oulebsir, L'Olivier en Kabylie entre mythes et réalités, L'Harmattan, 2008

Sources, notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ , p. 1485 (lire en ligne).
  3. Pluriel du mot berbère allaγ, signifiant « sommet » et par extension « tête », « cerveau » (Foudil Cheriguen, p. 166).
  4. a et b Mohand Akli Haddadou, Glossaire des termes employés dans la toponymie algérienne, Alger, ENAG Éditions, (ISBN 9789931000402), p. 507.
  5. Foudil Cheriguen, Toponymie algérienne des lieux habités (les noms composés), Alger, Épigraphe, , p. 38.
  6. N. Maouche, « Tazmalt les responsables de l’APC tirent la sonnette d’alarme : Des égouts à ciel ouvert menacent la santé publique », La Dépêche de Kabylie, 13 mars 2011 (Lire en ligne).
  7. Lahlou Achiou, « Smaïl Mira, installé à Tazmalt », La Dépêche de Kabylie, 13 décembre 2012 (Lire en ligne).
  8. Rachid Oulebsir, L'Olivier en Kabylie entre mythes et réalités, L'Harmattan, 2008, p. 115
  9. books.google.fr
  10. Abdelaziz Yessad, Malek Houd, la poésie comme destin, Le Midi Libre, 31 août 2007.
  11. K. Mejdoub, Café littéraire - Akal d wawal- Un recueil inspiré d'anciens récits, El Watan, 23 septembre 2009.
  12. Larbi Graine, «La société kabyle a évolué, mais les gens ne le reconnaissent pas», Le Midi Libre, 6 juin 2010.
  13. http://francais.enseignement.over-blog.com/article-le-reve-des-momies-de-rachid-oulebsir-l-elegie-des-ancetres-81609476.html
  14. http://www.liberte-algerie.com/entretien/akfadou-un-an-avec-le-colonel-amirouche-68118