Beni Maouche

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Cet article est une ébauche concernant la Kabylie et une commune algérienne.

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Beni Maouche / Aït Maouche
Mairie de Beni Maouche
Mairie de Beni Maouche
Noms
Nom arabe بني معوش
Nom berbère ⴰⵢⵜ ⵡⴻⵎⵄⵓⵛ
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Wilaya Béjaïa
Daïra Beni Maouche
Chef-lieu trouna
Président de l'APC Loudjani Khaled
2012-2017
Démographie
Population 13 412 hab. (2008[1])
Densité 141 hab./km2
Géographie
Coordonnées 36° 28′ 41″ nord, 4° 38′ 18″ est
Altitude 1 000 m
Superficie 94,86 km2
Localisation
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.
Localisation de la commune dans la wilaya de Béjaïa.

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Beni Maouche / Aït Maouche

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Beni Maouche / Aït Maouche

Beni Maouche ou Aït Maouche (en kabyle : At Wemɛuc, en arabe : بنى معوش) est une commune algérienne, située dans la wilaya de Béjaïa, en Kabylie.

Cette commune se situe au pied de la montagne Achtougue. L'activité principale de cette région est agricole (ovins, caprins et quelques bovins). De plus, la production de la figue sèche et de l'huile d'olive est également une des activités de cette commune.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Beni Maouche
Seddouk M'cisna • Beni Djellil Ferraoun
Amalou Beni Maouche Beni Mouhli (Sétif)
El Main (Bordj-Bou-Arreridj) Beni Ouartilene (Sétif) Beni Chebana (Sétif)

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

Village Tizekht

Beni Maouche est composée des localités suivantes[2] : Trouna, Bouikni, Tizeght, Aguemoune , Aït Ouamar, Taourirt, Tiouel, Ighil Ouatou, Igheldène, Djabia Kelaa, Akour, Tagounith Ighil, Boubirek, Iamarène, Iboudraane, Ibaazizène, M'Zita, Laazib Oualouache, Idjedarène, Amegroud, Aourir, Tiksarine, Taazibt, Tala Tinzar, Laazib Sidi Sadek, Ighzer Oubelout et Aït Boudjellah.

Histoire[modifier | modifier le code]

À l'origine de la région avant coloniale l'appellation "LARACH" composée des principaux tribux d'AGUMOUNE BENI KHYAR, Trouna, TIZEKHT et ATH ADJISSA. Après la colonisation, la localité a été rattachée à la commune mixte de GUERGOUR. L'administration coloniale a donnée au départ le nom de el caf beni kheyar ensuite BENI MAOUCHE (Ath Maouche) en hommage au Caïd EL MAOUCHI du village ATH MAOUCHE, bel hommage au Caïd.[3]. La commune est créée suite au découpage administratif de 1984 avec comme chef lieu le village de Trouna (voir Décret N84-365 du 01/11/1984 Jo 67 fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes).

Trouna prend la dimension d'une petite ville et grandit sans cesse par la constitution de nouveaux quartiers regroupant des personnes ou des familles venant des quatre coins de la commune suivant certains critères comme l’appartenance à une même famille, possession de terres voisines, propriétés de la commune offertes à quelques familles, baraques laissées par les Français et occupées par quelques familles (à l'exemple de la cité Ch'hima, lemraj Rabeh) achat de lots de terrains pour construction collective.

Le passé historique et révolutionnaire de Beni Maouche est important, elle compte à elle seule pas moins de 1014 chahids, connue pour être le fief des moudjahidines et la terre natale de valeureux combattants tels que Si Arezki l'aures, Si Hmimi et autres.

Le 10 novembre 2000, la région a été ébranlée par un séisme d'une magnitude de 5.4 sur l'échelle de Richter dont l'épicentre était localisé à Beni Ourtilane.

La région est connue pour la qualité de la figue sèche de Beni Maouche et sa région. Il aura suffi d’une participation, en 1986, à la foire de Cherbourg pour que la figue de la région obtienne la reconnaissance des spécialistes et remporte le premier prix au concours organisé lors de la foire[4]. Alors que l’exportateur Tamzali exportait ce produit, jusqu’à la fin des années 1960, dans quatorze pays européens. Une surface de près de 1000 ha est consacrée exclusivement à la culture biologique de la figue sèche, la récole annuelle est estimée à 9000 quintaux.

La figue sèche de Beni Maouche a obtenu le 24 juillet 2016 le label IG (Indication Géographique) en même temps que la Deglet Nour de Tolga.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'administration française, à travers ses « bureaux arabes », procède à l'arabisation des noms des lieux. C'est ainsi que, par exemple, outhrounane devient trouna et ath imaouche est transformé en beni maouche, imazithen devient m'zita ou encore le mont achtoug en djebel trouna. Enfin Beni maouche est la forme arabisée du mon kabyle ath imaouche signifiant « les petit de taille ».

Économie[modifier | modifier le code]

En plus des infrastructures laissées par les colons (quelques habitations, l'ancien siège de Daira), le chef lieu communal Trouna connait un grand développement démographique et économique et contribue fortement aux caisses de la commune par les divers commerces installés par ses habitants originaux et par ceux venant des autres villages de la commune. Le souq n letnayen (marché du lundi) ensuite le mardi est considéré comme l’un des plus importants de la région.

Sa position en fait une étape clé pour les voyageurs souhaitant aller vers Béjaïa, Seddouk, Akbou, Alger et Setif.

L'habitat est également un secteur dynamique (construction de villas, immeubles, etc.) ; tout comme l'agriculture (figues sèches), l'élevage, la production d'huile d'olive et de miel.

La commune est réputée aussi pour ces réparateurs de cardans (mécanique-auto) qui exercent sur tout le territoire national. On recense « pas moins de 100 réparateurs attitrés ». La majorité issue du village Tiwal (hommage aux enfants de ce village).

Le lait coule en abondance dans cette localité classée « première, question production laitière ».

Climat[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune étant d’une manière générale constitué d’un relief accidenté dont les creux et les monts sont très prononcés représentant des crêtes le long desquels sont fondés des villages. L’altitude au chef-lieu Trouna avoisine les 1 000 m, le point culminant est Achtoug 1 389 m d'altitude,l'ancien village Trouna 1136 m, ath kheyar avec 1 054 m, d’altitude, Tizekht 872 m Aguemoune 810 m.ath adjissa 843 m, tiwel 800m, et laazib sidi sadek 470m.

Le réseau hydrographique dont dispose la région est constitué essentiellement de l’oued Bousselam et de plusieurs cours d’eaux temporaires. La commune dispose seulement de deux retenues collinaires opérationnelles, de plusieurs puits et sources à usage surtout domestique. L’indisponibilité d’importants aquifères pose d’énormes problèmes, plusieurs puits arrivent à épuisement en période estivale. Quant au climat de la région, il est en général à tendance continentale semi-aride car la chaîne du DJURDJURA amortit l’influence de la Méditerranée, et les précipitations sont caractérisées par l’irrégularité et l’agressivité ; elles sont suffisantes en hiver et faibles en été. Pour ce qui est des températures, elles sont très variables, avec un hiver rigoureux et un été très chaud et sec.

Culture[modifier | modifier le code]

Fête de la figue sèche, ath kheyar lieu de tournage du premier film kabyle La Colline oubliée, association Imnayen n'thgherma Trouna connu à l'échelle nationale (festivals de théâtre, festival international des jeunes en 2001)...

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • le commandant si hmimi oufadhel natif du village aguemoune chargé par le colonel Amirouche, de la sécurité du Congrès de la Soummam, le 20 août 1956 à Ifri
  • arezki laures natif du village tala n'tinzar faisait partie du groupe de Mustapha Benboulaid activant dans les Aurès. C’est Benboulaïd qui l’a affecté dans la vallée de la Soummam.
  • boukider slimane natif du village tiwel grand maquisard chef de région 3.
  • akli kebaili natif du village tiwel écrivain et militant de la cause berbère.
  • lamari idris (gerard) natif d'aguemoune militant de la cause berbère, il faisait partie des 24 détenus du printemps berbère 20 avril 1980.
  • cherif hamia natif du village ait adjissa champion du monde de la boxe, il a remporté les prestigieux Golden Gloves le 16 juin 1953 au Chicago Stadium (USA).
  • Alaouchiche Laâlla natif du village ath imaouche, propriétaire de la plus grande ferme bovine à l’échelle nationale.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Wilaya de Béjaïa : répartition de la population résidente des ménages ordinaires et collectifs, selon la commune de résidence et la dispersion ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  2. « Décret no 84-365 du fixant la composition, la consistance et les limites territoriales des communes », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, no 67,‎ , p. 1488 (lire en ligne).
  3. Voyage dans l’état civil algérien, aux origines des noms de famille, Rachid Lourdjane
  4. http://www.vitaminedz.com/la-figue-seche-de-beni-maouche-plus-que-bio-un-produit-nat/Photos_383_119827_6_1.html