Wilaya de Sétif

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Wilaya de Sétif
Wilaya de Sétif
Paysages estival dans les montagnes de la wilaya.
Image illustrative de l’article Wilaya de Sétif
Localisation de la Wilaya de Sétif
Administration
Pays Drapeau de l'Algérie Algérie
Région Hauts Plateaux, Petite Kabylie
Chef-lieu Sétif
Daïras 20
Communes 60
Président d'APW HAMIDECHE Noureddine
2017- à ce jour
Wali Nacer Maskri[1]
Wilaya depuis 1962
Démographie
Population 1 489 979 hab. (2008[2])
Densité 229 hab./km2
Rang 2e
Géographie
Superficie 650 400 ha = 6 504 km2
Rang 25e
Liens
Site web http://www.wilayasetif.dz

La wilaya de Sétif (en arabe : ولاية سطيف, en berbère : Tawilayt n Zḍif, en tifinagh : ⵜⴰⵡⵉⵍⴰⵢⵜ I ⵣⵟⵉⴼ [3]), est une wilaya algérienne, située à l'est d'Alger. La wilaya de Sétif compte 60 communes, s'étendant sur 6 500 km2, pour une population de 1 489 979 habitants en 2008[2] ce qui la classe au 3e rang après la wilaya d'Alger et d'Oran.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le territoire de la wilaya est recouvert de forêts de sapins au nord. Elle est traversée par l'Atlas tellien, le point culminant de la wilaya étant le mont Babor à 2 004 m d'altitude au nord de la wilaya en Petite Kabylie.

La wilaya de Sétif a une superficie de 6504 km² soit 0,27 % du territoire national avec un découpage naturel composé de trois grandes zones : une zone montagneuse au nord représentée par la chaîne des Babors qui s'étend sur une centaine de kilomètres couvrant pratiquement le nord où on rencontre des cimes élevés dont la montagne de Babors 2004 m (commune de Babor), Sidi Mimoune 1646 m (commune de Beni Aziz) et Tilioune 1698 m (commune d'Aït Tizi), une zone des hautes plaines : elle occupe la région centrale dont l'altitude varie entre 800 et 1300 m.

Au niveau de cette zone émergent quelques massifs montagneux :

  • au nord : djebel Megress, 1737 m (Ain Abessa) ;
  • à l'est : djebel Braou, 1263 m (Bazer Sekra) ;
  • au sud : djebel Boutaleb Aferhane, 1886 m (Boutaleb) ;
  • au centre : djebel Youcef Aferhane, 1442 m (Guedjal, Bir Haddada).

Une lisière au sud renferme des cuvettes où dorment des chotts comme chott El Beïdha-Hammam Essoukhna près de Hammam Sokhna, chott El Frein près de Ain Lahdjar et chott Melloul près de Guellal.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est continental avec des étés chauds et secs et des hivers rudes. Le mois le plus pluvieux est avril et le plus sec est juillet.

Histoire[modifier | modifier le code]

D'abord rattachée au département du nom de Constantine (93) créé en 1848, dont elle est une sous-préfecture, Sétif devient, en 1956 le chef-lieu de l'un des 12 nouveaux départements français d'Algérie.

Population[modifier | modifier le code]

En raison de sa localisation, la wilaya de Sétif connaît une mosaïque de cultures et de traditions. Le nord de la wilaya situé dans les Babors est peuplé par des Kabyles berbérophones, le centre reflète la culture sétifienne, et en général celle des Hauts Plateaux de l’Est algérien. Enfin l’extrême sud de la wilaya est peuplé de Chaouis.

Organisation de la wilaya[modifier | modifier le code]

Walis[modifier | modifier le code]

Le poste de wali de la wilaya de Sétif a été occupé par plusieurs personnalités politiques nationales depuis sa création le par le décret no 63-189 qui organise le territoire algérien en un nombre de quinze wilayas.

Walis dans la wilaya de Sétif.
Wali Début Fin
1
2
3
4 Abdelghani Akbi
5 Mohamed Sadek Benyahia
6 Abdelkader Niar [4]
7 Abdelaziz Boulkroun
8 Abdelwahab Guedmani
9 Mohamed Lamine Gherieb
10
11 Hachemi Djiar
12 Khélifa Bendjedid
13 Mustapha Hidouci
14 Ahmed Horri
15 Abdelkader Benhadjoudja [5]
16
17 Mohamed Chérif Djebbari
18 Abdelkader Ouali 1995
19 Abdelwahab Nouri
20 Noureddine Bedoui
21 Abdelkader Zoukh
22 Mohamed Bouderbali
23 Nacer Maskri [6]
24 Mohamed Belkateb[6] [6]
25 Kamel Abla[7]. en cours

Économie[modifier | modifier le code]

La wilaya de Sétif possède un potentiel en sol assez important, une superficie agricole de 360.968,07 hectares et dont 23.994,64 hectares de terres irriguées. Cette agriculture repose essentiellement sur la céréaliculture. L'existence d'une base industrielle héritée des plans quadriennaux notamment dans le domaine du plastique auquel s'ajoutent quelques industries diverses créées par le privé dans la transformation alimentaire, textiles, matériaux de construction et ce grâce à la création de deux zone d'entrepôts et d'activité, peut permettre d'assurer la diffusion et l'essaimage des activités industrielles.

Sétif recèle un important potentiel touristique constitué par le nombre important de sources thermales ainsi que des sites archéologiques et naturels peut être un élément dynamique pour développer l'activité touristique. Par sa position géographique et le réseau routier dont elle dispose, elle relie les espaces dynamiques à l'Est Constantine à l'Ouest Alger au Sud Est la Wilaya de Batna au Nord les ports de Jijel et de Bejaia. En outre la ville est traversée par une ligne de chemin de fer. Sétif possède un important potentiel de formation presque 9000 postes de formation professionnelle et spécialisée qui peuvent être réadapter au contexte actuel, et de deux pôles universitaires avec 5249 étudiants ; ainsi les demandeurs d'emploi se présenteront sur le marché de travail avec une qualification diversifiée et de plus en plus élevée.

Par contre, la région se trouve face à plusieurs contraintes, dont les contraintes naturelles comme la faiblesse et l'irrégularité de la pluviométrie, l'importance des gelées, la fréquence des vents chauds (sirocco), etc. Ces éléments ont des effets sur la végétation et les ressources en eau et agissent sur les rendements agricoles. Ainsi que des contraintes économiques, telles que l'élévation des coûts des investissements dans les régions accidentées de la zone montagneuse.

Agriculture[modifier | modifier le code]

L'élevage ovin est très répandu dans la région de Sétif. Nous avons recensé trois catégories d'éleveurs: des éleveurs naisseurs, des éleveurs naisseurs et engraisseurs et des éleveurs spécialisés dans l'engraissement. L'effectif des troupeaux naisseurs varie de 10 à 50 reproductrices et plus rarement, jusqu'à 100 par éleveur et dépend directement des disponibilités en ressources pastorales. Ces ovins valorisent les produits de la céréaliculture (paille, orge, chaumes), pâturent la jachère et parfois des champs de céréales sinistrés. L'effectif ovin représente environ 85 % de l'effectif global avec environ 90000 brebis.

L'élevage bovin est très développé dans les zones périurbaines les plus favorables où l'on observe des cultures fourragères irriguées ou des prairies le long des oueds qui traversent l'agglomération du nord au sud, c'est notamment le cas de l'oued Boussallem. Il constitue une source de revenus conséquents pour les agro-éleveurs qui compensent les faibles revenus de l'agriculture. Il est traditionnellement orienté sur la viande, mais on observe la tendance à transformer le système bovin allaitant en système bovin laitier dans le cadre de la nouvelle politique agricole, qui stimule par des aides la production laitière. La structure de l'élevage bovin fait apparaître une prédominance des génisses (38 %) et des veaux (31 %), qui, à eux seuls, forment les 2/3 de l'effectif total; les vaches laitières viennent en troisième position avec près de 20 %, suivies des taurillons (7 %) et des taureaux reproducteurs (5 %). Les effectifs varient de 2 à 5 en moyenne, et jusqu'à 10 vaches laitières dans les élevages les plus structurés; ils représentent environ 15 % du total des effectifs gros bétail de la commune. La production laitière alimente les unités de transformation et les laitiers privés de la ville de Sétif.

L'élevage caprin seul est plus répandu loin de la ville, dans les zones boisées et accidentées. On le retrouve, particulièrement chez les agriculteurs privés. Dans ces élevages périphériques, le caprin est associé aux ovins; en revanche, la taille des effectifs est très faible et elle ne dépasse pas 10 têtes par éleveur. On le trouve davantage chez les éleveurs privés; il est destiné à la production marchande de viande, le lait étant autoconsommé.

L'élevage de volailles (l'aviculture) connaît un développement rapide, mais avec des systèmes d'élevage très dépendants des intrants, importés en grande partie. Elle est le fait d'élevage domestique, possédé et géré par les femmes et destiné à participer à la couverture des besoins alimentaires de la famille; l'excédent (poulets et œufs) est vendu au marché de la ville pour répondre aux besoins en trésorerie familiale; et d'élevage industriel, plus concentré sur la périphérie de la ville et détenu en grande partie par le privé. L'élevage de la poule pondeuse occupe près de 62 % des structures de cette activité, suivi de l'élevage du poulet de chair. Il est important de signaler que malgré la forte présence du privé, la Coopérative Avicole de la Wilaya (COOPAWI) tient une place importante dans le fonctionnement de cette activité. En plus de son activité de production, elle assure l'approvisionnement en poussins et aliments des aviculteurs privés de la commune et des autres régions.

L'élevage apicole est très peu présent dans le paysage agricole de Sétif. Il ne constitue, le plus souvent, qu'une activité de diversification auprès des agriculteurs. L'absence d'apiculteurs professionnelles est très remarquable dans le secteur privé, néanmoins toute l'activité de cet élevage est concentrée autour d'une seule coopérative spécialisée en apiculture (CASAPICOLE) qui assure l'approvisionnement des apiculteurs en moyens de production (ruches, produits de traitement, etc.).

Ressources hydriques[modifier | modifier le code]

Cette wilaya comprend les barrages suivants :

  • barrage à Mahouane[8] ;
  • barrage ain zada ;
  • barrage de Draâ Diss[9].

Ces barrages font partie des 65 barrages opérationnels en Algérie[10] alors que 30 autres sont en cours de réalisation en 2015[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Au-dessus de Sétif chef-lieu de la wilaya.
  • Centre hospitalo-universitaire Saadna Abdenour de Sétif ;
  • Hôpital d'El Eulma ;
  • Hôpital de Bougaa ;
  • Hôpital de Aïn El Kebira ;
  • Hôpital de Aïn Oulmène ;
  • Hôpital de Béni Ourtilène ;
  • Hôpital de Aïn Abassa ;
  • Hôpital de Ras El Ma.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Nacer Maaskri nouveau Wali de la wilaya de Sétif », sur Setif Info, (consulté le 4 octobre 2016).
  2. a et b « Population résidente des ménages ordinaires et collectifs selon la wilaya de résidence et le sexe et le taux d’accroissement annuel moyen (1998-2008) ». Données du recensement général de la population et de l'habitat de 2008 sur le site de l'ONS.
  3. « Clavier amazigh en ligne - Langue berbère ou tamazight - Alphabet tifinagh - LEXILOGOS >> », sur www.lexilogos.com (consulté le 2 février 2020)
  4. http://www.joradp.dz/FTP/Jo-Francais/1970/F1970075.pdf
  5. http://www.joradp.dz/FTP/Jo-Francais/1992/F1992069.pdf
  6. a b et c Mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués, agence APS, 23 avril 2019.
  7. « Un mouvement partiel dans le corps des walis et des walis délégués », sur aps.dz, .
  8. « Le stress hydrique conjugué au passé composé Grands transferts hydrauliques à Sétif », sur www.eldjazaircom.dz (consulté le 2 février 2020)
  9. http://www.aps.dz/regions/8331-jijel-le-syst%C3%A8me-de-transfert-hydraulique-vers-le-barrage-de-dra%C3%A2-eddis-s%C3%A9tif-achev%C3%A9-%C3%A0-90
  10. http://www.aps.dz/economie/16069-le-taux-de-remplissage-des-barrages-d%C3%A9passe-les-72-minist%C3%A8re
  11. liberte-algerie.com, « Plus de 5 milliards de m3 d’eau des barrages déversés en mer !: Toute l'actualité sur liberte-algerie.com », sur http://www.liberte-algerie.com/ (consulté le 2 février 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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