Théramène

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Théramène en grec ancien Θηραμένῆς est un homme politique athénien, originaire de Céos, mort en 404 av.J.-C., élève en éloquence de Prodicos ; Athénée dit que Prodicos de Céos l’a initié à la débauche.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’Hagnon, l’un des chefs du parti conservateur hostile à Périclès, il est l’un des instigateurs de la révolution de 411 av. J.-C. à Athènes, aux côtés de Phrynicos et de Antiphon. Il participe au coup d'État anti-démocratique de 411 av. J.-C. qui aboutit à la prise du pouvoir par les Quatre-Cents et participe activement à la rédaction de la constitution, cette année-là. Cependant, Théramène est un conservateur modéré qui craint les dérives de son propre camp. Aussi obtient-il, après la révolte de l’île d’Eubée, la désignation des Cinq Mille, qui remplace l’Ecclésia.

Bon général, il contribue à la victoire de Cyzique et à la reconquête de Bosphore (-410). Après le désastre d'Aigos Potamos et la victoire spartiate dans la guerre du Péloponnèse, il est l’un de ceux qui négocient avec Lysandre, général spartiate vainqueur, la reddition d’Athènes en -404. Sous pression de Lysandre, une commission de 30 membres est créée par l’Assemblée. Il devient naturellement l’un des Trente, mais sa modération le rend insupportable à Critias, qui le fait condamner à mort. Il boit la ciguë en -404 av. J.-C., en parodiant le jeu de cottabe : il lance les dernières gouttes de ciguë en s’exclamant : « À la santé du beau Critias ! »[1]

Il a essayé d’agir de la meilleure façon qu'il pouvait dans l'intérêt du peuple athénien. On trouve l’affrontement entre Critias et Théramène à la Boulé dans les Helléniques de Xénophon, ouvrage qui continue l’Histoire de la guerre du Péloponnèse de Thucydide.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Κριτίᾳ τοῦτ' ἔστω τῷ καλῷ » Xénophon, Helléniques [lire en ligne] (II, 3, 56).

Sources[modifier | modifier le code]