Table de l'unité démocratique

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Table de l'unité démocratique
Présentation
Secrétaire général Jesús Torrealba (es)
Fondation
Siège Caracas, District capitale
Idéologie Anti-chavisme
Coalition de partis de multiples idéologies :
social-démocratie
conservatisme
démocratie chrétienne
libéralisme
néolibéralisme
Couleurs Bleu
Site web http://www.unidadvenezuela.org/
Représentation
Assemblée nationale
109 / 167
Gouverneurs
5 / 23
Maires
81 / 335

La Table de l'unité démocratique (Mesa de la Unidad Democrática, MUD), est une coalition politique vénézuelienne fondée en 2010[1]. Elle rassemble des partis politiques d'obédiences idéologiques diverses, qui entendaient s'unir pour représenter une force électorale potentiellement capable de remporter un scrutin après douze ans de « Révolution bolivarienne » et de victoires électorales successives pour le PSUV et le Mouvement Cinquième République, qui le précédait.

Constituée de partis politiques de positionnements très divers, allant de la droite conservatrice à une partie de la social-démocratie tout en intégrant la démocratie chrétienne et les libéraux, le caractère très hétéroclite de la coalition, qui se retrouve uniquement dans le rejet du chavisme et de la politique gouvernementale, n'a jamais permis à un programme politique d'émerger formellement[2].

En novembre 2012 trois de ses députés se retirent de la coalition, jugeant son fonctionnement antidémocratique et arbitraire, pour former le parti social-démocrate Alianza para el Cambio (es). Celui-ci rallie le Grand Pôle patriotique Simón Bolívar en 2015, après avoir évolué trois années en dehors des deux grands blocs politiques du Venezuela.

Les débuts électoraux de la coalition sont difficiles et elle se trouve battue aux élections présidentielles 2012 et 2013, aux législatives 2010, aux régionales 2012 et aux municipales 2013. Cependant, la MUD parvient pour la première fois à remporter une élection lors des législatives 2015.

Le 3 mai 2016, la MUD dépose une pétition de deux millions de signature, dont 700 000 sont attribuées après vérification par le Conseil national électoral à des personnes décédées ou dépourvues de droits politiques (mineures ou emprisonnées) et rejetées à ce titre, pour enclencher la destitution du président Nicolás Maduro[3]. Le 26 juillet, le maire d'une municipalité de Caracas demande la dissolution de la MUD qu'il juge coupable de « la plus grande fraude électorale de l’histoire du pays »[4][5].

Le , le GPP obtient 17 États contre 5 pour la MUD lors des élections régionales[6]. Le 23 octobre, les quatre gouverneurs issus d'Action démocratique, Antonio Barreto Sira, Ramón Guevara, Alfredo Diaz et Laidy Gómez, prêtent finalement serment devant l'Assemblée nationale constituante, tandis que Juan Pablo Guanipa, membre de Primero Justicia, refuse de le faire et reçoit le soutien du chef de son parti Henrique Capriles Radonski[7]. Henry Ramos Allup, chef d'AD, annonce que ces gouverneurs s'étaient « exclus d'eux-mêmes » sans toutefois décider de les exclure du parti[8]. Ensuite, Capriles ajoute que « tant qu'Henry Ramos Allup y figurerait », il ne resterait pas à la MUD, ajoutant que « pas un crayon ne bouge sans que Ramos Allup ne l'autorise » au sein d'AD[8]. Par ailleurs, il estime que « quand on est malade, il faut opérer et enlever la tumeur. Dans la MUD, il faut faire pareil »[9]. Enfin, Primero Justicia et Voluntad popular condamnent une « action de trahison et de tromperie »[9]. Laidy Gomez, élue gouverneure de Tachira estime que « Dans nos Etats, il y a beaucoup de familles dans la misère. Nous assumons le coût politique pour défendre le vote de nos électeurs »[9]. Le , Juan Pablo Guanipa est formellement destitué par l'Assemblée constituante et une élection partielle est fixée en même temps que les élections municipales, en décembre 2017[10]. En attendant, Magdely Valbuena, présidente du Conseil législatif de l'État, assure l'intérim[11].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Venezuela : l'opposition s'unit, Le Figaro, 24 avril 2010.
  2. lefigaro.fr, « Au Venezuela, la déroute historique du chavisme » (consulté le 26 juin 2016)
  3. Pierre Jova, « Venezuela : près de deux millions de signatures pour destituer le président », Le Figaro, 2 mai 2016
  4. François-Xavier Gomez, « Et maintenant, Maduro veut dissoudre l'opposition vénézuelienne », Libération, 28 juillet 2016
  5. « Jorge Rodríguez solicitó cancelación de la MUD como partido político », sur www.el-nacional.com
  6. Le Parisien avec AFP., « Venezuela : Nicolas Maduro remporte les élections régionales, colère de l'opposition », sur Le Parisien, (consulté le 16 octobre 2017)
  7. « Venezuela: quatre gouverneurs d'opposition prêtent serment devant la Constituante ».
  8. a et b RadioFranceInternationale, « Venezuela: la coalition d'opposition au bord de la crise existentielle - Amériques - RFI », sur RFI, RadioFranceInternationale, (consulté le 25 octobre 2017).
  9. a, b et c Le Point, magazine, « Au Venezuela, Maduro renforcé face à une opposition divisée », sur Le Point, lepoint.fr, (consulté le 25 octobre 2017).
  10. « Venezuela: un gouverneur révoqué, l'Assemblée convoque de nouvelles élections ».
  11. RadioFranceInternationale, « A la Une: Au Venezuela, un gouverneur de l’opposition «déchu» de ses fonctions - Amériques - RFI », sur RFI, (consulté le 29 octobre 2017).