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María Corina Machado

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María Corina Machado
Illustration.
María Corina Machado en 2023.
Fonctions
Députée à l'Assemblée nationale

(3 ans, 2 mois et 16 jours)
Biographie
Nom de naissance María Corina Machado Parisca
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Caracas (Venezuela)
Nationalité Vénézuélienne
Parti politique Vente Venezuela
Diplômée de Université catholique Andrés-Bello
Institut d'études supérieures d'administration du Venezuela
Profession Ingénieure industrielle
Distinctions Prix Nobel de la paix (2025)

Signature de María Corina Machado

María Corina Machado, née le à Caracas, est une femme politique vénézuélienne.

Figure de l'opposition, elle crée en 2002 le mouvement Súmate[1], puis le parti politique Vente Venezuela (es) en 2012. Elle est députée de 2011 à 2014 dans la deuxième circonscription de l'État de Miranda.

Menacée, elle vit dans une semi-clandestinité depuis 2024, habitant un lieu tenu secret tout en continuant ses tournées dans le pays pour propager son message contre le pouvoir. Elle reçoit en 2024 le prix Vaclav-Havel de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et le prix Sakharov du Parlement européen, puis le prix Nobel de la Paix 2025 le .

Enfance et études

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George W. Bush accueille María Corina Machado dans le bureau ovale, le .

María Corina Machado Parisca ([maˈɾi.a koˈɾina maˈtʃaðo paˈɾiska][a]) naît à Caracas, la capitale du Venezuela, le . Elle est l’aînée d'une famille de quatre enfants[2]. Son père, Henrique Machado Zuloaga, est un homme d’affaires, héritier d’une famille ayant fondé la compagnie d’électricité Electricidad de Caracas et les entreprises sidérurgiques Sivensa (en) (plus grand producteur d’acier privé du Venezuela) et Sidetur (en) (ancienne filiale de Sivensa, nationalisée en 2010)[2]. Sa mère, Corina Parisca (es), est psychologue[2].

María Corina Machado fréquente une école catholique d'élite pour filles à Caracas et un pensionnat à Wellesley, dans le Massachusetts[3]. Dans une interview accordée au New York Times, elle qualifie sa jeunesse d'« enfance protégée du contact avec la réalité »[4].

Diplômée de l'université catholique Andrés-Bello en ingénierie et d'un master en finance de l'Institut d’études supérieures d’administration (es), María Corina Machado commence sa carrière au sein de l'entreprise familiale Sivensa (en) avant de travailler avec sa mère dans un foyer pour enfants abandonnés[2],[3].

Carrière politique

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Elle devient militante politique en 2002, en contribuant à la création d'un groupe de défense des droits des électeurs, Súmate, qui mène au coup d'État de 2002 – tentative avortée de destituer le président Hugo Chávez[3]. Maria Corina Machado est présente au palais présidentiel lors de l'investiture du « président par intérim », Pedro Carmona, à la suite du coup d'État[3]. Elle est signataire du « décret Carmona », qui dissout l'Assemblée nationale et destitue les responsables politiques élus[5].

En 2004, elle réunit trois millions de signatures demandant le départ d'Hugo Chávez, ce qui lui vaut une interdiction de sortie du territoire[6]. En 2005, elle est accusée avec d'autres représentants de l'association Súmate de trahison pour avoir reçu des fonds de la part du National Endowment for Democracy (NED), une organisation américaine promouvant la démocratie libérale. Ces fonds (31 150 US $) étaient destinés à favoriser la destitution du président Hugo Chávez lors du référendum de 2004 (en)[7]. Des menaces de mort sont proférées à l'encontre de sa famille, aussi envoie-t-elle ses enfants encore très jeunes chez sa mère qui vit aux États-Unis[6].

En , elle quitte son poste à Súmate et annonce sa candidature à l'Assemblée nationale du Venezuela. Elle est élue députée en 2010 dans la deuxième circonscription de l'État de Miranda[8]. Le , à l'Assemblée nationale et en direct à la télévision nationale, María Corina Machado lance une Rendición contre Chávez et le traite directement de voleur[6], affirmant que « exproprier, c’est voler »[9]. Lors des primaires de l’opposition de 2012, elle remporte 3,81 % des voix contre 64,33 % pour son adversaire Henrique Capriles[9]. En 2012, son suppléant se retire de la Table de l'unité démocratique (MUD), coalition de partis d'opposition à Chávez, déplorant l'autoritarisme qui prévaut dans son fonctionnement interne et sa « déconnexion sociale »[10].

En , elle est destituée de son mandat pour avoir figuré dans la délégation d'un autre État, le Panama, devant l'Organisation des États américains, ce qui était interdit par la constitution vénézuélienne aux élus parlementaires. Elle est interdite d'entrée à l'Assemblée nationale le , ses partisans sont dispersés par les autorités à coups de bombes lacrymogènes tandis que sa destitution est confirmée par la Cour suprême : pour elle, cela constitue « une preuve qu'il y a une dictature au Venezuela, c'est un coup brutal porté à la Constitution »[11].

Elle lance en 2014, avec Leopoldo López, le mouvement « La Salida » pour promouvoir des manifestations contre le gouvernement de Nicolas Maduro, successeur d'Hugo Chavez, dont elle ne reconnaît pas l'élection[5].

Elle milite pour le boycott de l'élection présidentielle vénézuélienne de 2018, estimant que la participation aux élections tendait à légitimer un pouvoir autoritaire, et qualifie de « répugnante et indigne » la démarche de conciliation du candidat de l'opposition Henri Falcón[12]. À partir de 2019, elle soutient activement Juan Guaidó pour son accession à la présidence du Venezuela[6].

Le , elle remporte avec 93,13 % des voix[13], les primaires organisées par l'opposition en vue de l'élection présidentielle de 2024[14], renforçant par ce vote sa notoriété[15]. Cependant, le contrôleur général de la République, organe de surveillance des comptes publics, avait interdit en à Machado d’exercer toute fonction publique jusqu'en 2030[16], l'accusant de fraude fiscale et de soutenir les sanctions économiques imposées par les Etats-Unis au Venezuela[13]. Le , le Tribunal suprême de justice interdit sa candidature et la rend inéligible[17]. Le , María Corina Machado annonce qu’elle est représentée par Corina Yoris (es) à la présidentielle du [18], mais celle-ci est également interdite de se présenter. Finalement, Edmundo González Urrutia représente la Plateforme unitaire à cette élection, María Corina Machado lui apporte son soutien. Dans un sondage de l’institut Datincorp, réalisé en , il obtient 50 % des intentions de vote, contre 18 % pour le président Nicolas Maduro[19],[20]. Menacée dans son pays, María Corina Machado décide toutefois d'y rester mais d'y vivre dans une semi-clandestinité, habitant un lieu tenu secret tout en continuant ses tournées dans le pays pour propager son message contre le pouvoir[21],[15].

Le Conseil de l'Europe lui décerne le le prix Vaclav-Havel récompensant des défenseurs des droits de l'homme[22]. Le , le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit lui est attribué par le Parlement européen, en même temps qu'à Edmundo González Urrutia, « pour leur lutte courageuse en faveur du rétablissement de la liberté et de la démocratie au Vénézuéla »[23].

Considérée comme une figure centrale de l'opposition au régime socialiste d'Hugo Chávez, puis de Nicolás Maduro, et ayant déjà été récompensée pour son engagement en faveur de la démocratie et contre l'autoritarisme[24],[25], María Corina Machado reçoit le prix Nobel de la paix le , pour ses efforts « en faveur d’une transition juste et pacifique de la dictature à la démocratie »[15],[26]. Elle dédie ce prix à Donald Trump, le président américain, pour « son soutien décisif »[27]. La Maison-Blanche a pour sa part affirmé dans un communiqué que le comité du Nobel de paix avait fait passer la « politique avant la paix » en attribuant la récompense à María Corina Machado plutôt qu’à Donald Trump, qui convoitait ouvertement ce prix[9]. Le choix a en revanche été applaudi par nombre de chefs d’État, qui saluent le courage de la lauréate et voient dans cette distinction « un coup dur pour Nicolas Maduro ». Au Venezuela, sur les réseaux sociaux, les défenseurs du président ont attaqué le prix Nobel, « instrument de l’impérialisme occidental », tandis que les opposants sont divisés sur ce choix[9].

Idéologie et prises de position

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Elle se définit comme « centriste » lors des primaires de 2023 de l'opposition vénézuélienne, mais son programme économique libéral et son projet de privatiser la compagnie pétrolière PDVSA la situent sur l'aile droite de l’opposition selon Le Monde[13]. Tenante d'une ligne dure face au gouvernement vénézuélien, elle soutient les sanctions économiques prises par Washington contre le pays[28] et plaide pour une intervention de l'armée américaine pour renverser le président Nicolás Maduro, ce que critiquent d'autres dirigeants de l'opposition[29]. Selon un sondage de Datanalisis réalisé en 2025, seuls 3 % des Vénézuéliens soutiennent une éventuelle intervention militaire des États-Unis[30]. Elle apporte son soutien à Iván Duque lors de l'élection présidentielle colombienne de 2018, que celui-ci remporte. Elle est intervenue à ses côtés lors de meetings de campagne, affirmant que l'élection du candidat de gauche, Gustavo Petro, ferait prendre à la Colombie le même chemin que le Venezuela et Cuba[31]. Elle est signataire de la charte de Madrid lancée en 2020 par le parti d’extrême droite espagnol Vox afin de rassembler les extrêmes droites d'Espagne et d’Amérique latine contre le « narco-communisme, la gauche et le crime organisé »[32]. Elle félicite Javier Milei pour sa victoire à la présidentielle argentine de novembre 2023, la qualifiant de triomphe de la lutte pour le « changement » et la « liberté » en Amérique latine[33]. Elle soutient l'annexion par le Venezuela de l'Essequibo, une région du Guyana, mais pas par la force militaire[34]. Elle accuse l'ancien président vénézuélien Hugo Chávez d'avoir « abandonné de manière irresponsable la récupération active de l'Essequibo pour des raisons purement politiques »[35].

Controverses

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Les prises de position internationales de María Corina Machado, notamment en faveur d'Israël et de dirigeants de droite, ont suscité des réactions contrastées.

Elle soutient le « droit d’Israël à se défendre » lors de la guerre de Gaza (2023-2025) et affirme que le terrorisme doit être vaincu, quel qu'en soit le prix[36]. Elle a des liens étroits avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, dont elle félicite « ses actions au cours de la guerre »[37], tandis que son parti, Vente Venezuela, a signé en 2020 un accord d'association avec le Likoud[38].

L’attribution du prix Nobel de la paix à María Corina Machado en 2025 a également suscité plusieurs réactions controversées dans la presse internationale.

Le , peu après l’annonce du prix, la lauréate publie sur le réseau social X :

« I dedicate this prize to the suffering people of Venezuela and to President Trump for his decisive support of our cause!

Je dédie ce prix au peuple du Venezuela et au président Trump pour son support décisif pour notre cause ![39],[40],[41]

Cette dédicace au président américain Donald Trump, présenté par Machado comme un « soutien décisif » à la cause démocratique vénézuélienne, a provoqué de nombreuses réactions dans les milieux diplomatiques et médiatiques.

Des analystes ont estimé que ce geste risquait d’accentuer la polarisation politique autour de sa figure, en l’associant davantage à la politique étrangère des États-Unis[42].

Le , l’agence Reuters rapporte que María Corina Machado a eu un échange téléphonique avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au cours duquel elle a exprimé son soutien à Israël[43].

Le Comité Nobel norvégien n’a pas commenté publiquement ces controverses.

Prix et distinctions

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Notes et références

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Références

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  1. Boustany, Nora. "Signing On To Challenge Hugo Chavez". The Washington Post. Washington, D.C.: 9 July 2004. p. A.15. Consulté le 24 février 2010.
  2. a b c et d (en-US) Alonso Moleiro, « What is in store for María Corina Machado, the ‘iron lady’ of the Venezuelan opposition? », sur EL PAÍS English, (consulté le )
  3. a b c et d (en) Julie Turkewitz et Isayen Herrera, « Meet the Woman Leading Venezuela's Opposition to Maduro », The New York Times,‎ (lire en ligne)
  4. (en) Juan Forero, « The woman who enrages Venezuela's leader », the New York Times,‎ (lire en ligne)
  5. a et b (es) « María Corina Machado, la acusada de un plan magnicida en Venezuela », sur BBC News Mundo,
  6. a b c et d Suzanne Chauvain, « María Corina Machado, 20 ans de lutte contre le chavisme », sur Lepoint.fr, .
  7. (en) « Venezuela: Court Orders Trial of Civil Society Leaders », Human Rights Watch, .
  8. María Corina Machado fue la diputada electa con más votos en todo el país con el 85,28%.
  9. a b c et d « Maria Corina Machado, un prix Nobel de la paix très politique pour une opposante au président vénézuélien, Nicolas Maduro », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  10. « Tres diputados rompieron con la Mesa de la Unidad - Nacional y Política - EL UNIVERSAL », sur www.eluniversal.com (consulté le ).
  11. « Venezuela: la députée d'opposition Machado interdite d'entrée au Parlement », sur lepoint.fr (consulté le ).
  12. Julia Buxton, « Où va l'opposition à Nicolás Maduro ? », sur Le Monde diplomatique, (consulté le )
  13. a b et c « Au Venezuela, la libérale Maria Corina Machado remporte les primaires de l’opposition », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  14. « Présidentielle au Venezuela : Maria Corina Machado remporte les primaires de l'opposition », sur France 24, (consulté le )
  15. a b et c « Le prix Nobel de la paix décerné à Maria Corina Machado, opposante vénézuélienne », sur Le Monde,
  16. « Politique. Au Venezuela, l'opposition “s'unit autour de Maria Corina Machado”… déclarée inéligible », sur Courrier international, (consulté le )
  17. « Présidentielle au Venezuela : la principale opposante écartée, les États-Unis envisagent des sanctions », sur Le Parisien, (consulté le )
  18. Marie Delcas, « Au Venezuela, une universitaire de 79 ans sera la candidate de l’opposition à l’élection présidentielle », sur Le Monde, (consulté le )
  19. (es) Pacífico Sánchez, « Entrevista Dominical. Rafael Ignacio Montes de Oca: Edmundo González Urrutia es intachable, respetuoso y garante de una transición sin traumas #28Abr », sur El Impulso, (consulté le )
  20. Pénélope Quesada, « Au Venezuela, le candidat de l’opposition Edmundo Gonzalez Urrutia en tête des sondages face à Nicolas Maduro », sur Le Monde, (consulté le )
  21. « Trois choses à savoir sur María Corina Machado, prix Nobel de la paix 2025 », sur 20 Minutes, (consulté le )
  22. a et b « L'opposante vénézuélienne Maria Corina Machado récompensée par le prix Vaclav-Havel », sur Le Figaro, (consulté le )
  23. Communiqué de presse, « María Corina Machado et Edmundo González Urrutia lauréats du Prix Sakharov 2024 » Accès libre [html], sur Parlement européen, (consulté le )
  24. « María Corina Machado: nouveau prix Nobel de la paix, mais qui est-elle ? », sur Amnesty International Luxembourg, (consulté le )
  25. François-Xavier Gomez, « A Paris, l’opposition vénézuélienne vante un avenir ultralibéral auprès des expatriés », sur Libération (consulté le )
  26. a et b AFP, « Pas de prix Nobel de la paix pour Donald Trump, la Vénézuélienne Maria Corina Machado récompensée », Le Figaro,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  27. « María Corina Machado dédie son Prix Nobel de la Paix à Donald Trump », sur parismatch.com, (consulté le )
  28. (en) « Venezuela opposition leader Maria Corina Machado supports U.S. sanctions », Reuters,‎ (lire en ligne)
  29. (en) « Venezuela opposition divided over U.S. military option », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  30. (es) « Solo el 3 % apoya una intervención militar en Venezuela, según Datanálisis », El Nacional,‎ (lire en ligne)
  31. (es) « María Corina Machado apoya a Iván Duque en Colombia », El Tiempo,‎ (lire en ligne)
  32. (es) « Vox impulsa la Carta de Madrid contra el avance del comunismo en Iberoamérica », ABC (Espagne),‎ (lire en ligne)
  33. (es) « María Corina Machado felicita a Javier Milei por su victoria electoral », Infobae,‎ (lire en ligne)
  34. (es) « María Corina Machado: “La recuperación del Esequibo no será por la vía militar” », El Universal (Venezuela),‎ (lire en ligne)
  35. (es) « María Corina Machado acusa a Chávez de haber abandonado el reclamo del Esequibo », Tal Cual Digital,‎ (lire en ligne)
  36. (es) « María Corina Machado defiende el derecho de Israel a la autodefensa », El Nacional,‎ (lire en ligne)
  37. (en) « Nobel Peace Prize winner María Corina Machado praises Israel in call with Netanyahu », The Jerusalem Post,‎ (lire en ligne)
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  39. (en) « Venezuelan opposition leader Machado wins Nobel Peace Prize, dedicates to Trump », Reuters,‎ (lire en ligne)
  40. (en) « Nobel Peace Prize winner Machado dedicates award to Trump », South China Morning Post (AFP),‎ (lire en ligne)
  41. (en) « Maria Corina Machado dedicates Nobel Peace Prize to Trump », Politico,‎ (lire en ligne)
  42. (en) « Machado’s Nobel remarks deepen Venezuela’s political divide », Associated Press,‎ (lire en ligne)
  43. (en) « Israel says Venezuela’s Machado voices support in call to Netanyahu », Reuters,‎ (lire en ligne)
  44. (en-GB) « BBC 100 Women 2018: Who is on the list? », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  45. « Prix Sakharov : deux opposants vénézuéliens à Nicolas Maduro distingués par le Parlement européen », sur lemonde.fr, (consulté le ).

Articles connexes

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Liens externes

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