Sergueï Skripal

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Sergei Skripal
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Biographie
Naissance
Nom dans la langue maternelle
Сергей Викторович СкрипальVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Domicile
Salisbury (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Enfant
Julia Skripal (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Armes
Condamné pour
Haute trahison (), espionnage (en) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Sergueï Viktorovitch Skripal (en russe Серге́й Ви́кторович Скрипаль), né le dans l'Oblast de Kaliningrad, est un ancien officier russe du renseignement militaire et un ancien agent double pour les services de renseignement du Royaume-Uni, victime avec sa fille d'un empoisonnement en mars 2018.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il agit comme agent double pour les services de renseignement du Royaume-Uni durant les années 1990 et au début des années 2000[1].

Recruté par les Britanniques au milieu des années 1990[2], Sergueï Skripal a vendu des informations au MI 6, le service de renseignement britannique[3]. En , il est arrêté par le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) et en 2006, jugé, reconnu coupable de haute trahison et emprisonné dans un camp de prisonniers en Mordovie[4]. Le 9 janvier 2010, Sergueï Skripal est gracié par le président Medvedev et échangé contre des espions russes arrêtés en Occident dans le cadre du « Programme des Illégaux ». Il est débarqué en Grande-Bretagne où il sera récupéré par les Britanniques[5].

Il s'installe à Salisbury. Selon un article du Telegraph, il y est proche d'un consultant de sécurité (« security consultant ») employé par Christopher Steele. Christopher Steele, directeur de Orbis Business Intelligence, a constitué le dossier concernant une alléguée compromission du président Donald Trump avec la Russie[6],[7].

Le 4 mars 2018, Skripal et sa fille Ioulia, qui était venue en visite de Moscou, sont empoisonnés avec un agent neurotoxique de type Novitchok[8].

Le 9 mars 2018[9], ils restent dans un état critique à l’hôpital du district de Salisbury[10],[11]. Le 29 mars 2018, la BBC annonce que Ioulia Skripal a repris connaissance et a retrouvé l'usage de la parole, même si l'on ignore encore les éventuelles conséquences à long terme sur sa santé[12],[13].

Le 6 avril 2018, la presse annonce que Sergueï Skripal se rétablit lui aussi et n'est plus dans une condition critique[14].

L'empoisonnement est classé comme une tentative de meurtre. Le 12 mars 2018, Theresa May, alors Première ministre du Royaume-Uni, juge « très probable » que la Russie soit responsable de l'empoisonnement de Skripal et de sa fille[15].

Le 18 mai 2018, on annonce que Sergueï Skripal a lui aussi quitté l'hôpital[16] et a été conduit en lieu sûr[17].

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Who is former Russian intelligence officer Sergei Skripal? », BBC News,‎ (lire en ligne)
  2. « 9 juillet 2010 : l'échange d'espions digne de la Guerre froide », Atlantico.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  3. « Sergueï Skripal, l’ex-espion empoisonné, voulait obtenir le «pardon» de Poutine », leparisien.fr,‎ 2018-03-25cest08:35:35+02:00 (lire en ligne)
  4. Ana Pouvreau et Mark Porter, Empoisonnement au Royaume-Uni: bons baisers de Russie ?, causeur.fr, 19 mars 2018
  5. « 9 juillet 2010 : l'échange d'espions digne de la Guerre froide », Atlantico.fr, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne)
  6. Robert Mendick, Hayley Dixon, Patrick Sawer et Luke Heighton, « Poisoned Russian spy Sergei Skripal was close to consultant who was linked to the Trump dossier », The Telegraph, 7 mars 2018, en ligne.
  7. « A hundred grand and hundreds of betrayed agents What was former GRU Colonel Sergey Skripal's treason against Russia? », Meduza, 6 mars 2018, en ligne.
  8. Vikram Dodd et Luke Harding, « Sergei Skripal: former Russian spy poisoned with nerve gas, say police », The Guardian, (consulté le 8 mars 2018)
  9. Vikram Dodd, « Sergei Skripal attack: investigators wear protective suits at cemetery », The Guardian,‎ (lire en ligne)
  10. « Critically ill man 'former Russian spy' », BBC News,‎ (lire en ligne)
  11. « Russian spy: Russia 'has no information' on Sergei Skripal collapse », BBC News,‎ (lire en ligne)
  12. « Russian spy: Yulia Skripal 'conscious and talking'  », BBC News, 29 mars 2018, en ligne.
  13. John Chapman, « Poisoned Russian Yulia ‘conscious and talking’  », Express, 30 mars 2018, en ligne.
  14. Luke Harding, Andrew Roth et Ben Quinn, « Sergei and Yulia Skripal recovering as UK row with Russia intensifies », ¨¨The Guardian]], 6 avril 2018, en ligne.
  15. Philippe Bernard, « Espion empoisonné : Londres juge "très probable" que la Russie soit responsable », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  16. Le Monde avec AFP et Reuters, « L’ex-espion russe Sergeï Skripal est sorti de l’hôpital », 18 mai 2018, en ligne.
  17. « Ex-spy Sergei Skripal discharged after poisoning », BBC, 18 mai 2018, en ligne.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]