Programme des Illégaux

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Le Programme des Illégaux, tel qu'il est désigné par le Département de la Justice des États-Unis, était un réseau d'agents dormants soviétiques non-officiels. L'arrestation de dix agents de ce réseau, après enquête du FBI, a mené à un échange de prisonniers entre la Russie et les États-Unis le 9 juillet 2010.

Le Canada était un endroit courant pour les illégaux soviétiques, puis russes, où se rendre afin d'y créer leur histoire de citoyens occidentaux avant d'être déployés dans les pays-cible, souvent les États-Unis ou le Royaume-Uni[1]. Les espions étaient implantés aux États-Unis par le SVR[2]. Vivant durant des années comme de simples citoyens américains, ils essayaient de nouer des contacts avec des professeurs, industriels et décideurs politiques pour obtenir des informations. Ils ont été la cible d'une enquête de longue durée du FBI, appelée "Operation Ghost Stories", qui a mené fin juin 2010 à l'arrestation de dix personnes aux États-Unis et d'une onzième à Chypre[2]. Dix agents dormants ont été accusés de « missions sous couverture à long-terme sur le sol des États-Unis pour le compte de la Russie »[3],[4],[5].

Le suspect arrêté à Chypre a été libéré sous caution le lendemain de son arrestation[6]. Une douzième personne, un citoyen russe travaillant pour Microsoft, a également été appréhendée à la même période et extradée le 13 juin 2010[7]. Les documents de justice russes ont été rendus publics le 27 juin 2011, révélant que deux autres agents russes ont pu fuir les États-Unis avant d'être arrêtés[8].

Dix des agents ont été transférés le 9 juillet 2010 à Vienne, peu après avoir plaidé coupable des charges de fausse déclaration de citoyenneté. Le même jour, les agents ont été échangés contre quatre citoyens américains, trois d'entre eux ont été condamnés et emprisonnés en Russie pour haute trahison[9].

Le 31 octobre 2011, le FBI a révélé publiquement plusieurs douzaines d'images de surveillance vidéo et des documents liés à l'enquête suite à des demandes faites au nom du Freedom of Information Act[3],[10].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The day we discovered our parents were Russian spies » (consulté le 7 mai 2016)
  2. a et b (en) « The Russian Spy Ring of 2010, The Use of Ciphers and Radio Messages », The NSRIC (consulté le 31 janvier 2015)
  3. a et b "Operation Ghost Stories: Inside the Russian Spy Case' (October 31, 2011). Federal Bureau of Investigation.
  4. Ten Alleged Secret Agents Arrested in the United States Monday, June 28, 2010, United States Department of Justice official web site.
  5. Shifrel, Scott; Kennedy, Helen; and Sherisan, Michael. "Russian spy ring: 11th suspect arrested in Cyprus; Moscow calls spy claims 'baseless and improper'", Daily News (New York), June 29, 2010. Retrieved July 7, 2010.
  6. Staff. "Russian spy suspect missing in Cyprus, say police", BBC News, June 30, 2010. Retrieved July 7, 2010.
  7. (en) Jerry Markon, « U.S. deports alleged 12th Russian spy », The Washington Post,‎ (lire en ligne)
  8. (en) « Дело Потеева: предатель нанес ущерб в 50 млн долларов, но не смог обмануть начальство украинской любовницей », NEWSru,‎ (lire en ligne)
  9. "Russia, U.S. swap 14 in Cold War-style spy exchange", Reuters, July 9, 2010.
  10. "FBI releases video, papers on Russian spy ring" (October 31, 2011). Associated Press.