Secours en montagne

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Les secours en montagne sont l’ensemble des moyens mis en œuvre pour porter secours aux malades et victimes d’accidents ou de malaises en montagne.

La montagne est un milieu difficilement prévisible et dangereux :

  • risque d’avalanche en hiver ;
  • risques d’éboulement et de chutes de pierres ;
  • présence de crevasses, de précipices, de falaises, de pentes abruptes ou de sentiers vertigineux pouvant occasionner des chutes ;
  • temps changeant rapidement, avec des risques de vent et d’orage violents, de changements de température rapide.

Ce milieu est d’autant plus propice aux accidents qu’il est fortement fréquenté en fin de semaine et en périodes de vacances par des personnes peu habituées et donc en connaissant mal les dangers.

Les secours en montagne nécessitent une grande connaissance de la montagne de la part des sauveteurs, ainsi qu’une grande autonomie en raison de l’éloignement des structures de soins et des difficultés d’accès pour amener personnel et matériel. L’utilisation de l’hélicoptère est très fréquente, et souvent le seul moyen de porter secours.

Les secours en montagne en France[modifier | modifier le code]

Véhicule de la Police nationale destiné aux interventions en montagne

En France, les secours en montagne sont assurés essentiellement par trois organismes publics :

Les plans de secours départementaux peuvent organiser l’alternance.

Le département de la Haute-Savoie conserve dans son plan de secours les « Sociétés de secours en montagne ». Ces SSM (au nombre de neuf couvrant tout le département) sont constituées de bénévoles formés et entrainés (pour la plupart professionnels de la Montagne) qui viennent en renfort des Unités PGHM, CRS ou sapeurs-pompiers dans les opérations de recherche de personne ou de sauvetage sur avalanche.

Lorsque l’évacuation est héliportée, la victime peut être déposée directement sur l’héliport de l’hôpital, ou bien sur une zone de dépose pour être prise en charge par une ambulance, en général privée.

Ainsi dans les Alpes françaises, sept hélicoptères, quatre de la gendarmerie et trois de la sécurité civile, en alerte 24 heures sur 24, alternent selon le rythme de huit jours de garde et huit jours de repos. Tous les équipages utilisent des hélicoptères EC145 et des treuils électriques pouvant hisser des brancards à la vitesse de 0,50 mètre à la seconde.

Sur les domaines skiables, les secours sont sous la responsabilité des maires et sont assurés par les pisteurs-secouristes, alpins ou nordiques.

Histoire du secours en montagne en France[modifier | modifier le code]

Secours héliporté en montagne

Des sociétés de secours en montagne se sont créées au début du XXe siècle, comme la Société dauphinoise de secours en montagne en 1910 ou la Société chamoniarde de secours en montagne (SCSM).

L’accident de Jean Vincendon et François Henry entraîna la création du peloton spécialisé de haute montagne en , qui deviendra le PGHM de Chamonix ainsi que des compagnies républicaines de sécurité.

Ainsi les PGHM/PGM et les compagnies républicaines de sécurité (Alpes et Pyrénées) travaillent en alternance sur certains départements. D'autres départements sont exclusivement sous le ressort d'un PGM ou PGHM. De plus les sapeurs pompiers (GMSP) participent dans certains départements (en alternance ou en mixité) aux opérations de secours en montagne.

Les secours en montagne en Suisse[modifier | modifier le code]

En Suisse, hors Valais, les secours en montagne sont effectués par la Rega (acronyme formé des mots allemand et français Rettungsflugwacht et garde aérienne). La Rega est la Garde aérienne suisse de sauvetage, une fondation privée à but non lucratif : elle ne reçoit aucune subvention de l’État. Les secours de la Rega sont déclenchés en appelant le « 1414 » par téléphone.

La Rega fut créée en 1952, sous le nom de Garde aérienne suisse de sauvetage (GASS), par des membres de la Société suisse de sauvetage (SSS). Depuis 1965, elle est « organisation d’aide associée à la Croix-Rouge suisse » (CRS), dont elle est membre corporatif depuis 1981.

La Rega dispose de dix-sept hélicoptères répartis sur dix bases permettant d’accéder à tout point du territoire en quinze minutes (à l’exception du Valais dont les secours de montagnes sont assurés par Air Glaciers et Air Zermatt) : Bâle, Berne, Erstfeld, Gsteigwiler, Lausanne, Locarno, Samedan, Saint-Gall, Untervaz et Zurich. Elle dispose également de trois avions stationnés à Zurich pour les rapatriements sanitaires.

Le Canton du Valais a décidé d'être indépendant en matière de secours en montagne pour des raisons pratiques (géographie particulière du Valais) et de fréquentation : deux tiers des cimes suisses se trouvent en Valais, une très importante région touristique. C'est l’Organisation cantonale valaisanne des secours (OCVS) qui depuis 1997 et grâce à une loi cantonale coordonne le travail des sauveteurs en montagne. Les secours de l'OCVS sont déclenchés en appelant le « 144 » par téléphone.

Les secours en montagne en Italie[modifier | modifier le code]

Vallée d'Aoste[modifier | modifier le code]

Le Secours alpin valdôtain est le service public chargé des secours en montagne et de la protection civile pour la région autonome Vallée d'Aoste, selon la loi régionale no 5 du 17 avril 2007.

Les missions de sauvetage s'activent surtout par hélicoptère à partir de l'aéroport Conrad Gex à Saint-Christophe.

Les interventions concernent toutes les activités liés au milieu alpin, non seulement sportives, mais aussi pour les travailleurs, les résidents et les touristes.

Radio[modifier | modifier le code]

Les secours peuvent utiliser le canal européen des secours en montagne désigné Canal E, dont la fréquence radioélectrique est 161,300 MHz[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. canal emergency 161,300 MHz

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Secours en montagne et en milieu vertical » de Marcel Pérès et Philippe Poulet (Éditions Mission Spéciale Productions - 2008)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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