Scipion (1801)

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Le Scipion est un navire de guerre français (1798-1805), puis britannique (1805-1819). C'est un vaisseau de 74 canons de la classe Téméraire.

Historique[modifier | modifier le code]

Construction[modifier | modifier le code]

Il fait l'objet d'un contrat conclu le 22 mai 1798[1] entre le gouvernement français et la société des frères Crucy de Nantes. Il est construit à Lorient entre 1798 et 1801 sur le chantier de l'arsenal situé à Caudan, concédé à cette société. Les travaux sont effectués sur les plans de l'architecte Sané et sous le contrôle de l'ingénieur de marine Caro.

Débuts[modifier | modifier le code]

Le Scipion est lancé le 30 mars 1801 et quitte Lorient le 13 décembre sous les ordres de Le Veyer. Il effectue sa première campagne à Saint-Domingue, durant la période de la paix d'Amiens.

Trafalgar[modifier | modifier le code]

Il se trouve sous les ordres du contre-amiral Dumanoir lors de la bataille de Trafalgar.

Dumanoir commande les vaisseaux de l'avant-garde de la flotte franco-espagnole, avec du côté français le Formidable, le Scipion, le Duguay-Trouin, le Mont-Blanc, l’Intrépide et le Neptune.

L'attaque de Nelson laisse ces navires en dehors de la confrontation principale. Dumanoir n'obéit pas immédiatement aux ordres de Villeneuve d'entrer dans la bataille. Lorsqu'ils s'engagent enfin, la plupart des bâtiments ne tirent que quelques coups de canons.

Le 3 novembre 1805, l'amiral britannique Sir Richard Strachan, avec les HMS Caesar, Hero, Courageux, Namur et quatre frégates, capture le reste de l'escadre lors de la bataille du cap Ortegal. Le Scipion est pris par le Phoenix (une frégate de 12) et le Revolutionnaire (une frégate de 18).

Au service de la Royal Navy[modifier | modifier le code]

Devenu le HMS Scipion, le navire est basé à Plymouth jusqu'en 1811. Il devient ensuite le vaisseau-amiral du rear admiral Robert Stopford, dont la flotte est composée de quatre vaisseaux, 13 frégates, 7 corvettes et 8 anciens indiamen de la Compagnie néerlandaise des Indes orientales, capturés sur l'île de Java le 8 septembre 1811.

Il est ensuite basé en mer Méditerranée jusqu'au 29 octobre 1814, date de son retour en Angleterre, à Portsmouth.

Il est retiré du service en 1816 et démantelé en 1819.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cossé 1993, p. 108

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Cossé, Les Frères Crucy, entrepreneurs de constructions navales de guerre (1793-1814), Nantes, autoédition,
  • Michel Vergé-Franceschi, Dictionnaire d'Histoire maritime, Paris, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins », , 1508 p. (ISBN 2-221-08751-8 et 2-221-09744-0)
  • Étienne Taillemite, Dictionnaire des marins français, Paris, éditions Tallandier, , 573 p. (ISBN 2-84734-008-4)
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France, , 428 p. (ISBN 2-7373-1129-2)
  • Rémi Monaque, Une histoire de la marine de guerre française, Paris, éditions Perrin, , 526 p. (ISBN 978-2-262-03715-4)
  • Patrick Villiers, La France sur mer : De Louis XIII à Napoléon Ier, Paris, Fayard, coll. « Pluriel », , 286 p. (ISBN 978-2-8185-0437-6)
  • Alain Demerliac, La Marine de la Révolution : nomenclature des navires français de 1792 à 1799, Nice, Omega, .
  • Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, , 530 p. (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]