Saut à l'élastique

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Départ d'un saut à l'élastique depuis le viaduc de la Souleuvre en Normandie.

Le saut à l'élastique, aussi appelé benji, bungie, bungy jumping ou encore bungee, est une activité ludique et sportive de plein air qui consiste à se jeter dans le vide avec une corde élastique accrochée aux chevilles ou au torse, destinée à ralentir puis à stopper la chute. L'objectif visé est de restituer les sensations ressenties lors d'une chute libre.

Selon certaines personnes, le saut à l'élastique ne peut être considéré comme un sport car il ne nécessite a priori aucun entrainement physique[1].

Origine[modifier | modifier le code]

Cette activité s'est développée à partir des années 1980. Elle s'inspirait alors d'une activité traditionnelle du Vanuatu, où un rite initiatique gol consiste à sauter de 25 mètres en se freinant à l'aide d'une liane nouée à la cheville. Ce sont en particulier les Saa qui pratiquent ce rituel[2].

Il semble que le saut à l'élastique a proprement parler fut créé par l'entrepreneur Neo Zelandais Alan John Hackett, qui, après un séjour initiatique aux Vanuatu, ramena l'idée. Il développa par la suite ce sport et créa les normes et standards au début des années 1980. En decoulera le premier saut commercial depuis le Kawarau Bridge en novembre 83. Popularisé par son saut depuis la Tour Eiffel en 83, Hackett surfera sur la vague depuis ce jour et est aujourd'hui le patron de la plus florissante, la plus répandue et l première entreprise de saut du monde avec des sites en NZ, Australie, France, Macau et Russie.

Saut à l'élastique à vélo

Au XXIe siècle, le saut à l'élastique est pratiqué le plus souvent à partir d'un pont, mais il est également possible aux amateurs de sensations fortes de sauter d'une grue, d'un téléphérique ou d'une tour de télévision.

Depuis le début de l'année 2009, un Français, Jean François Michelin, a déposé un brevet permettant de sauter à l'élastique lancé depuis un tremplin[3] en luge, skis, surf, vélo ou encore en courant, été comme hiver. Le premier site a été ouvert à Saint-Jean-de-Sixt.

En France[modifier | modifier le code]

Une réglementation du Ministère de la Jeunesse et des Sports existait depuis 1989 mais celle-ci était clairement insuffisante. En octobre 2001, à la demande de plusieurs équipes suite à une série d'incidents et d'un accident à Néris-les-Bains[4], le Ministère de l'Intérieur et le Ministère de la jeunesse et des Sport ont chargé l'AFNOR de réunir l'ensemble des équipes pratiquant le saut à l'élastique en France, afin de préparer une Norme de service et une Norme de fabrication, plus complètes, visant à renforcer les textes de 1989, et si possible, la sécurité. Une nouvelle circulaire ministérielle est en vigueur depuis le 15 décembre 2005, où les prescriptions techniques de 1989 sont abrogées et remplacées par les Normes NF S52-501 et NF S52-502[5].

Saut à l'élastique depuis le viaduc de la Souleuvre

Les sites les plus hauts de France desquels le saut à l'élastique est pratiqué sont :

Il est également pratiqué depuis un téléphérique à la station des Deux Alpes (140 mètres).

Saut à l'élastique à partir de grues

Le saut à l'élastique à partir de grues est très répandu. L'un des meilleurs exemples : les Solidays (pour la lutte contre le SIDA) où chaque année depuis 2002, deux grues en batterie, mises en place par une association exclusivement bénévole, font sauter pendant trois journées plus de 1 500 festivaliers.

Le premier tremplin de saut à l'élastique ouvert en 2009 se trouve à Saint-Jean-de-Sixt (longueur 28 mètres, hauteur 40 mètres).

Espagne[modifier | modifier le code]

Suisse[modifier | modifier le code]

  • Barrage de Verzasca : 220 mètres: Ce saut est aussi appelé Goldeneye Jump, car il fait référence à l'épisode Goldeneye de James Bond où le héros saute de ce même barrage au début du film.
  • Pont de l'araignée à Niouc en Valais : 193 mètres

Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Dans le Monde[modifier | modifier le code]

Last resort bridge, près de Kodari, Népal, sur la Bothe-Kosi river
  • Royal Gorge Bridge (États-Unis, Colorado) : 321 mètres
  • Tour de Macau (Chine) : 233 mètres
  • Le Pont de Chaulière (France) :182 mètre
  • Bothse-Kosi river (Népal) : 162 mètres
  • Nevis (Nouvelle-Zélande) : 134 mètres

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cela rentre donc dans les nombreux débats sur les limites du terme « sport ». Certains considèrent que l'existence des sauts "extrêmes" (figures) demandant une certaine préparation, plus technique que physique, ferait entrer l'activité dans les sports même si chacun(e) est capable d'effectuer un saut sans être essoufflé(e).
  2. Margaret Jolly, Kastom as Commodity: The Land Dive as Indigenous Rite and Tourist Spectacle in Vanuatu, in LINDSTROM, Lamont et WHITE, Geoffrey M., Culture, Kastom, Tradition: Developing Cultural Policy in Melanesia, Suva : University of the South Pacific, 1994, ISBN 982-02-0102-0, p. 131-144.
  3. Présentation du saut à l'élastique avec tremplin. Consulté le 26 mai 2010.
  4. senat.fr consulté le 6 novembre 2009
  5. uneidee.asso.fr. Consulté le 23 mars 2009
  6. Pont D'Azkoitia description et caractéristiques du pont
  7. Sauts pendulaires et sauts à l'élastique à Azkoitia: vidéos de sauts à Azkoitia
  8. Pont du Río Cofiodescription et charactèrístiques du pont
  9. Sauts pendulaires et sauts à l'élastique à Madrid: vidéos de sauts à Madrid
  10. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à Gundián: description du pont de Gundián
  11. vidéos de sauts à la touche de l'eau en Gundiánvidéos de sauts à Gundián
  12. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à El Grado: vidéos de sauts à El Grado
  13. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à La Salve vidéos de sauts à La Salve
  14. Saut à l'élastique à Caín: vidéos de sauts à Caín
  15. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à Puente Nuevo vidéos de sauts à Puente Nuevo
  16. Saut du Bloukrans Bridge

Articles connexes[modifier | modifier le code]

  • force de choc : explique l'évaluation de la sécurité de la corde.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • saut-elastique-securite.fr : site associatif traitant le sujet de la législation et la sécurité en matière de saut à l'élastique. Celui-ci donne en plus les coordonnées et les références de toutes les équipes connues de saut à l'élastique en France. Rédigé et mis en page par l'un des corédacteurs des normes AFNOR NF S 52-501 et 502.