Saut à l'élastique

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Départ d'un saut à l'élastique depuis le viaduc de la Souleuvre en Normandie.

Le saut à l'élastique, aussi appelé benji, bungie, bungy jumping ou encore bungee, est une activité ludique et sportive de plein air qui consiste à se jeter dans le vide avec une corde élastique accrochée aux chevilles et/ou au torse, destinée à ralentir puis à stopper la chute.

Le but recherché est de restituer :

  • les sensations fortes des airtimes procurés par la chute libre suivie de remontées et oscillations successives et
  • les effets du vertige dû à la hauteur.

Selon certaines personnes, le saut à l'élastique ne peut être considéré comme un sport car il ne nécessite a priori aucun entrainement physique, ni de technique particulière, excepté éventuellement pour les sauts plus perfectionnés[1].

Origine[modifier | modifier le code]

À l’origine du saut à l’élastique se trouve un rite initiatique pratiqué depuis des siècles, au cœur du Pacifique (actuel Vanuatu) au cours duquel de courageux sauteurs se lancent dans le vide du haut d’une tour de bambous, les pieds liés par des lianes. Par cet acte ils accèdent à l’âge adulte. Plus récemment, dans les années trente, l’aristocratie Londonienne jouait à sauter de petits ponts sur la Tamise accrochée à des bandes de latex.

Lancement de l'activité par AJ Hackett[modifier | modifier le code]

Au cours des années 1980, Alan John Hackett (AJ Hackett (en)), néo-zélandais, s'inspire alors d'une activité traditionnelle du Vanuatu, où un rite initiatique gol consiste à sauter de 25 mètres en se freinant à l'aide d'une liane nouée à la cheville. Ce sont en particulier les Saa qui pratiquent ce rituel[2].

Il crée en utilisant une formule mathématique développée par le Département de la recherche scientifique et industrielle de la Nouvelle-Zélande, un cordon élastique très extensible. Cette matière, écologique et recyclable, provient de la sève de l’hévéa (hévéa brasiliensis), arbre originaire de la forêt amazonienne et dont la culture a été répandue dans toutes les régions tropicales[3].

En 1987, il saute du Pont de la Caille d'une hauteur de 147 mètres, puis le 26 juin, effectue son célèbre saut depuis la Tour Eiffel à Paris, popularisant malgré un bref emprisonnement pour illégalité, l'histoire du saut à l'élastique pour tout public.

La société AJ Hackett est aujourd'hui la principale entreprise de saut du monde avec notamment des sites en Nouvelle-Zélande, Australie, France, Macau et Russie. À partir de 1988, plusieurs millions de personnes dans le monde ont osé franchir le pas… Le benji, ou Bungee (l’élastique) est composé d’environ 1 000 fils de latex.

Saut à l'élastique à vélo

Au XXIe siècle, le saut à l'élastique est pratiqué le plus souvent à partir d'un pont, mais il est également possible aux amateurs de sensations fortes de sauter d'une grue, d'un téléphérique ou d'une tour de télévision.

Depuis le début de l'année 2009, un Français, Jean François Michelin, a déposé un brevet permettant de sauter à l'élastique lancé depuis un tremplin[4] en luge, skis, surf, vélo ou encore en courant, été comme hiver. Le premier site a été ouvert à Saint-Jean-de-Sixt.

Normalisation[modifier | modifier le code]

Une réglementation du Ministère de la Jeunesse et des Sports existait depuis 1989 mais celle-ci était clairement insuffisante. En octobre 2001, à la demande de plusieurs équipes suite à une série d'incidents et d'un accident à Néris-les-Bains[5], le Ministère de l'Intérieur et le Ministère de la jeunesse et des Sport ont chargé l'AFNOR de réunir l'ensemble des équipes pratiquant le saut à l'élastique en France, afin de préparer une Norme de service et une Norme de fabrication, plus complètes, visant à renforcer les textes de 1989, et si possible, la sécurité.

Une nouvelle circulaire ministérielle est en vigueur depuis le 15 décembre 2005, où les prescriptions techniques de 1989 sont abrogées et remplacées par les Normes NF S52-501 et NF S52-502[6]

Préparation et équipement[modifier | modifier le code]

Fabrication des élastiques[modifier | modifier le code]

Les élastiques sont formés par tout un ensemble de fils souples de latex réunis ensemble parallèlement dans une gaine en tissu (et non torsadés comme un câble, une corde ou un ou fil électrique), et fermement resserrés et ficelés à intervalles réguliers[7].

Les mousquetons sont solidement accrochés à leur extrémité[8].

Un élastique peut durer jusqu'à 1500 sauts, mais est remplacé en pratique au bout de 150 sauts. Il est souvent confectionné manuellement, les brins étant tendus mécaniquement[9] [10].

Test de départ[modifier | modifier le code]

Avant le saut du premier participant de la journée, un test préalable est effectué après mise en place de la grue ou des installations depuis le pont, en faisant tomber un ensemble de poids lestant l'élastique, d'un total plus lourd que celui prévu pour les sauts.

Pesée des participants[modifier | modifier le code]

Pour les mineurs de moins de 18 ans, une autorisation parentale est nécessaire. L'enfant ou l'adolescent peut alors selon les autorisations de l'organisme sauter même parfois très jeune (5 ans depuis une grue), du moment qu'il est en tandem avec un adulte[11].

Comme pour les sauts en parachute, il n'y a pas de limite d'age maximal, mais à partir de 100 mètres environ, un certificat médical, notamment pour le cœur, peut-être demandé au dessus de 50 ans[12].

Avant tout saut, la personne est tout d'abord pesée afin d'évaluer le choix de l'élastique et son réglage nécessaires pour réaliser son saut dans les conditions optimales de sécurité et de sensations. Son poids est alors écrit au feutre pour mémorisation sur la paume de sa main.

Si les participants sautent en tandem, voire à trois, leur poids total est pris en compte.

Choix de l'élastique par le personnel d'encadrement[modifier | modifier le code]

Selon le poids total de la ou des personnes sautant ensemble, deux élastiques de grosseurs différentes sont généralement utilisés.

Pour un viaduc, il est fréquent d'en utiliser un plus mince en dessous de 80 kg, un plus gros entre 80 et 120 kg, et de réunir les deux élastiques ensemble entre 120 et 200 kg, notamment pour les sauts en tandem.

Attaches au baudrier et aux pieds[modifier | modifier le code]

La ou les personne(s)(si elles sautent à plusieurs) est (sont) au départ attachée(s) solidairement à l'élastique par deux mousquetons :

  • Le premier à l'ensemble des deux pieds, ceux-ci étant reliés par enroulement velcro, soit indépendamment, soit globalement en étant joints, et
  • Le deuxième au torse, par l'intermédiaire d'un baudrier qu'elle(s) enfile(nt) par les jambes jusqu'à la ceinture et éventuellement les épaules.

Saut[modifier | modifier le code]

Trajectoire parcourue[modifier | modifier le code]

Lors de la première descente de départ, le(s) sauteur(s) en l'absence de maintien sont en chute libre proche de l'apesanteur jusqu'à atteindre le bas de l'élastique, occasionnant un premier airtime.

Comme dans toute activité extrême à sensations, attraction ou montagnes russes, plusieurs personnes accompagnent souvent leur adrénaline et peur associée au plaisir par un ou plusieurs cris plus ou moins importants durant la descente et/ou les oscillations.

En continuant la descente, l'élastique en tension retient de plus en plus le(s) passager(s), et l'accélération négative va se réduire jusqu'à zéro puis devenir positive vers le haut.

Au point le plus bas sous l'effet du poids du ou des passagers ajouté à celui de l'énergie cinétique acquise, l'accélération positive vers le haut devient maximale avant la phase de remontée, et l'élastique tendu d'environ trois fois sa longueur d'origine à vide.

A sa demande, si un étang ou lac se trouve en dessous, la personne peut toucher l'eau par la tête ou les pieds lors de cette tension maximale.

Le sauteur remonte pendant que l'élastique se redétend, puis se retrouve de nouveau en apesanteur durant la décroissance de vitesse de remontée puis redescente. L'élastique ne remonte toutefois pas jusqu'au sommet de départ (heureusement pour la sécurité !), ceci étant du à la perte d'énergie progressive due à l'élasticité non totale et des pertes d'énergie par frottement.

Si le sauteur ne part pas le corps tout à fait droit ou se retourne en cours de saut, les "rebonds" peuvent être en conséquence d'autant plus en biais, rajoutant quelques balancements horizontaux aux oscillations verticales successives.

Le cycle d'oscillations en montées et descentes s'effectue en va et vient plusieurs fois de suite, les oscillations se réduisant progressivement en amplitude jusqu'à l'arrêt, où le sauteur se retrouve suspendu et est descendu à terre à vitesse réduite soit par la grue solidairement à la benne, soit depuis le pont.

Réception en fin de saut[modifier | modifier le code]

Pour la plupart des sauts, depuis une grue comme d'un pont ou d'un viaduc, lorsque les oscillations sont devenues faibles, un responsable situé en bas demande à voix haute au sauteur en suspension d'attraper le filin de la corde du baudrier qui le relie à l'élastique, afin de faciliter la réception au sol dont il se charge par le dos.

Le participant doit ensuite éventuellement effectuer toute la remontée par des chemins ou marches d'escalier permettant de rejoindre le haut du viaduc. Dans certains cas de réception impossible en bas ou de sauts très hauts, un câble vient s'accrocher au bas de l'élastique pour remonter le sauteur mécaniquement.

Vidéo[modifier | modifier le code]

Comme pour un saut en parachute, souvent une vidéo, voire des photos du saut sont visualisées depuis la guérite, puis proposées à la vente en souvenir.

Le saut à l'élastique ou pendulaire est souvent l'occasion, à l'instar majoritairement des parcours aventure en forêt, voire du saut en parachute en tandem, d'une activité de "bravoure" et de sensations, les jeunes filles ou les jeunes hommes se regroupant à plusieurs pour effectuer leur enterrement de vie de célibataire avant de se marier.

Accélérations et vitesses atteintes[modifier | modifier le code]

Durant la première chute avant de commencer à être retenu par l'élastique, h étant la hauteur de l'élastique à vide et g l'accélération de la pesanteur de 9,81 m/s², la vitesse atteinte est de :

V=\sqrt{2 g h}, soit environ =\sqrt{20 h}, et le temps de chute de :

t=\sqrt{2 h / g}, soit environ =\sqrt{0,2 h}

En prenant pour exemple le Viaduc de la Souleuvre, l'élastique à vide mesurant environ 20 m, la vitesse avant freinage atteint donc environ 20 m/s (72 km/h), avec un airtime total de 2 secondes, mais augmente encore tant que l'accélération se poursuit en diminuant lors de la tension de l'élastique.

Dans l'hypothèse que l'accélération négative se soit progressivement réduite à zéro lorsque l'élastique s'est tendu à moitié avant de devenir positive, en prenant une moyenne de 5 m/s² sur cette moitié de longueur de tension d'élastique, à peu près équivalente à 20 m, cette vitesse s'accroîtra donc encore au maximum de 10 m/s durant les 2 secondes 1/2 suivantes, atteignant donc environ 108 km/h à ce niveau avant de freiner durant les 20 m suivants jusqu'à l'arrêt en tension et accélération positive maximales au point le plus bas[13].

Des études graphiques de l'accélération du sauteur théorique et pratique en fonction du temps ont été réalisées, montrant une accélération positive en tension maximale atteignant 20 m/s², soit 2 G, équivalente à une force propulsant le passager vers le haut en augmentant de deux fois son poids[14].

Tremplins[modifier | modifier le code]

Sauts depuis un viaduc, pont ou barrage[modifier | modifier le code]

La longueur de l'élastique à vide est d'environ le tiers de sa longueur à tension maximale lors de la première descente du sauteur.

Les hauteurs indiquées ci-dessous sont celles depuis le tremplin de départ par rapport au sol, mais celles de chute, correspondantes à la tension maximale de l'élastique sont soit identiques ajoutées de 50 centimètres si un plan d'eau se situe au dessous et que la personne souhaite un "toucher l'eau", soit seulement d'environ les trois quart de la hauteur ou moins, afin de maintenir une marge de sécurité en cas de sol compact situé en dessous.

Par exemple pour le Pont de Ponsonnas, l'élastique à vide a pour longueur 25 mètres et 75 mètres en tension maximale sous le poids du sauteur. Pour le viaduc de la Souleuvre avec toucher d'eau, il est à vide d'environ 20 mètres pour atteindre la totalité des 61 mètres (équivalent en comparaison à la hauteur d'un immeuble de 20 étages, du 1° étage de la Tour Eiffel, ou de deux fois l'une des grandes attractions à bras articulés (boosters) de fêtes foraines).

Les prix du premier saut sont souvent assez élevés, entre 50 et 120 €, mais tous les sauts suivants par le même organisme d'un site, même effectués à des dates ultérieures, sont avec une réduction d'environ 50 %, soit autour de 25 à 60 €.

En France[modifier | modifier le code]

Les sites les plus hauts de France desquels le saut à l'élastique est pratiqué sont :

  • Le pont de l'Artuby (Gorges du Verdon, Var) (182 mètres),
  • Le 107 dans les Gorges du Tarn à La Malène (48) (107 mètres)
  • Le pont de Ponsonnas (Gorges du Drac, Isère) (103 mètres),
  • Le pont Napoléon de Luz saint-Sauveur (Hautes Pyrénées) (90 mètres)
  • Le pont de la Mariée (Gorges de Daluis, Alpes maritimes) (80 mètres),
  • Le viaduc de Saint-Gervais Mont Blanc (Gorges du Bonnant) (90 mètres jusqu'au fond des gorges, 66 mètres jusqu'à la passerelle de réception située au-dessus de la cascade du Bonnant),
  • Le viaduc de la Recoumène (Gorges de l'Allier) (65 mètres),
  • La tour de saut d'Audincthun dans le Pas-de-Calais (65 mètres),
  • Le viaduc de la Souleuvre à La Ferrière-Harang (Calvados) (61 mètres).

En Espagne[modifier | modifier le code]

En Suisse[modifier | modifier le code]

  • Barrage de Verzasca : 220 mètres: Ce saut est aussi appelé Goldeneye Jump, car il fait référence à l'épisode Goldeneye de James Bond où le héros saute de ce même barrage au début du film.
  • Pont de l'araignée à Niouc en Valais : 193 mètres

En Afrique du Sud[modifier | modifier le code]

Dans le Monde[modifier | modifier le code]

Last resort bridge, près de Kodari, Népal, sur la Bothe-Kosi river
  • Royal Gorge Bridge (États-Unis, Colorado) : 321 mètres
  • Le Pont de Chaulière (France) :182 mètres
  • Bothse-Kosi river (Népal) : 162 mètres
  • Nevis (Nouvelle-Zélande) : 134 mètres

Sauts depuis le sommet d'une tour[modifier | modifier le code]

Ils présentent la particularité d'être reliés à un câble vertical parallèle à la paroi.

  • Tour de Macau (Chine) : 233 mètres
  • Stratosphere Las Vegas : 253 mètres : Le freinage de la chute est toutefois effectué progressivement jusqu'au sol par l'inertie d'une bobine émettrice d'un câble un peu moins élastique.

Sauts depuis une grue[modifier | modifier le code]

Saut à l'élastique à partir de grues

Le saut à l'élastique à partir d'une grue, où la personne saute de la nacelle en étant montée au préalable à une hauteur d'environ 50 mètres, l'élastique ayant pour longueur 10 mètres et 30 mètres sous tension, est très répandu, notamment en région parisienne, pour une somme modique, voire gratuite.

  • À titre d'exemple, l'association « Une idée en l'Air » qui depuis 2002, durant les Solidays, propose chaque année deux grues en batterie mises en place par des bénévoles, permettant à plus de 1 500 festivaliers de sauter pendant les trois journées, les fonds étant récoltés de manière caritative au profit de la lutte contre le sida[26].
  • Autre exemple, l'association « Elastique Fly » avec plus de 40000 sauts encadrés ces 15 dernières années, à partir de grues en Île-de-France et dans tout l'hexagone[27].

Il est souvent effectué dans le cadre d'une animation festive dans une ville, associé à d'autres stands d'exposition ou de jeux d'adresse et quelques autres loisirs pour enfants et adultes tels que parfois benji-Eject, petit parcours aventure sur mâts, murs d'escalade, canoë-kayak sur rivière ou étang, saut d'un tremplin sur matelas gonflable, trampoline, etc.

  • Le saut depuis une grue existe aussi à l'occasion de quelques fêtes foraines, comme ce fut le cas à la Foire du Trône

Autres tremplins de sauts[modifier | modifier le code]

Depuis un téléphérique[modifier | modifier le code]

La station des Deux Alpes propose durant l'été, des sauts à l'élastique depuis le téléphérique du Jandri 2[28], situé à 140 mètres de hauteur, par l'association Voltige Bungy[29].

Avec élan sur un tremplin incliné[modifier | modifier le code]

Le premier tremplin avec élan ouvert en 2009, nommé "Bun-j-ride", est situé à Saint-Jean-de-Sixt. La personne est attachée entre deux élastiques latéraux, similaires à ceux du "benji-eject" d'un reverse bungee.

Le départ a lieu depuis le haut d'une rampe inclinée à 30° de 28 mètres, donnant de l'élan amplifiant les sensations, suivie du saut vertical lui-même de hauteur 40 mètres, au-dessus de la vallée du torrent. Les sauts peuvent s'effectuer de 3 manières [30] :

  • Sur un vélo (fourni et adapté),
  • Sur des skis, une luge ou un snowboard (fournis et adaptés, rappelant ainsi les sensations des sauts olympiques),
  • Directement sans élan, en sautant au préalable d'un trampoline depuis le bord.

Un nouveau tremplin vient d'être installé à Tignes.

Dans les cadre des parcours aventure en forêt[modifier | modifier le code]

Plusieurs parcs de loisirs, voire parcours aventure proposent aussi en l'insérant dans leurs activités, un saut à l'élastique depuis la plate-forme d'une tour ou échafaudage de hauteur relativement modérée (20 mètres environ)[31]

Saut à l'élastique depuis le viaduc de la Souleuvre

Records[modifier | modifier le code]

En 1992, Patrice Traut réalise depuis un hélicoptère un saut de 1200 m de haut, s’arrêtant à 50 cm au-dessus de l'eau, puis effectue le 23 Novembre 2008 une tentative depuis 1700 m pour une chute de 1500 m, mais l'élastique s'est noué en cours de parcours.

Le 18 juillet 2014, Beau Retallick a sauté à l'élastique 158 fois en 24 heures, devenant le nouveau recordman Guinness.

Les âges des plus anciens sauteurs au Viaduc de la Souleuvre par exemple, sont une femme de 84 ans et un homme de 91 ans[12].

Types de sauts[32][modifier | modifier le code]

Le saut traditionnel[modifier | modifier le code]

Ce sont les deux types de saut effectués pour la première fois.

  • Swan Dive (plongeon du "cygne") : Le saut s'effectue tête en avant, comme pour plonger, et l'élastique retient puis remonte la personne par les pieds.
  • Back Dive (plongeon arrière) : Identique au Swan Dive, mais la personne part par l'arrière.

Sauts perfectionnés[modifier | modifier le code]

  • "Elevator" (Backward ou Forward)("ascenseur" avant ou arrière) : La personne n'est généralement plus attachée aux pieds, mais uniquement au torse, ceci lui permettant de sauter les pieds les premiers, soit par l'avant, soit par l'arrière (à l'analogue d'un saut droit non "plongé" dans une piscine). On appelle ce saut "Elevator", par analogie aux ascenseurs, où les personnes sont aussi debout pour un mouvement vertical.
  • Water Touch ("toucher l'eau") : Un étang ou lac se situe généralement en dessous, et l'élastique et/ou la position de grue seront réglés de telle manière que la personne plonge la tête dans l'eau au moment de la tension maximale de remontée de l'élastique lors de la première descente.
  • Tandem : Les sauts en tandem, voire à trois personnes à la fois sont fréquents. Deux grosseurs d'élastiques différents peuvent être utilisés selon le poids total des personnes, admettant généralement jusqu'à 200 kilos maximum.
  • Titanic ou Pendulum (pendule) : Pour créer un effet de surprise supplémentaire, la personne est tenue soit par l'avant, soit par l'arrière par le moniteur, au-dessus du vide, puis lâchée subitement
  • Roof Jump (saut de toiture) : La personne effectue un élan en tant que "tremplin" en s’élançant en courant depuis une plate-forme avant de sauter en "Elevator"
  • Hand Stand et Fruit Bat (chauve-souris) : La personne est retenue au-dessus du vide uniquement par les pieds ou mains par le moniteur ou du bord du tremplin, puis lâchée par les pieds
  • Forward Flip (bascules avant) : Figures de salto effectuées durant le saut pour les initiés
  • BMX : Saut avec un vélo, ou divers équipements
  • Blindford (bandeau) : Saut les yeux bandés, etc.

Sauts de nuit[modifier | modifier le code]

Plusieurs organismes proposent également ce genre d'expérience, procurant des sensations différentes, telles que AJ Hackett, ou même parfois "Une idée en l'Air" depuis une grue en décembre[33].

Association aux sauts pendulaires[modifier | modifier le code]

Le saut à l'élastique depuis un pont ou viaduc, est bien souvent associé à une autre activité d'adrénaline similaire, le saut pendulaire, qualifié de "balançoire géante" ou saut de Tarzan géant, où le(s) passager(s) sont attachés au bout d'une corde accrochée à un câble supérieur relié à deux extrémités fixes.

Le mouvement est circulaire et non purement vertical.

Article détaillé : Saut sur corde.

Le Sky Diving sans élastique dans un filet[modifier | modifier le code]

Une variante du saut à l'élastique, consiste à sauter sans élastique dans un filet très extensible situé entre 30 et 50 mètres plus bas.

La personne est munie d'une combinaison rembourrée dans le dos, puis est accrochée en étant suspendue depuis le haut d'une nacelle de grue ou depuis une plate-forme supérieure en faisant face au ciel, puis lâchée subitement, souvent sans prévenir.

Cette attraction se retrouve notamment :

  • Sur Sky Tower au parc d'attractions Tivoli Frihedenle, situé dans la ville d'Arhus au Danemark[34]
  • Sur Nothin' but Net au parc d'attractions Zéro Gravity situé à Dallas[35]
  • Dans quelques fêtes foraines, telles que la Foire du Trône en 2010.

Comparaisons avec le parachutisme et le saut d'un plongeoir[modifier | modifier le code]

Plusieurs adeptes d'adrénaline hésitent pour un premier saut entre celui d'un saut à l'élastique ou un saut en parachute en tandem.

Les sensations du parachutisme sont pour beaucoup encore plus intenses pendant la chute libre durant toute une minute depuis un avion en passant de 4200 mètres à 1500 mètres d'altitude, bien qu'étant progressivement freiné par l'air, ajouté à l'adrénaline au préalable dans l'avion durant la montée et même ensuite l'ouverture et la descente sous voile, surtout comparé à un saut depuis une grue, bien qu'un premier saut en tandem coûte entre 200 et 250 €, éventuellement 150 € pour les suivants.

Cependant d'autres personnes considèrent que le fait de voir le sol se rapprocher de plus près, ajouté aux oscillations successives, peut être plus impressionnant que de sauter de très haut d'un avion, la notion de référence de hauteur du sol étant moins importante à une telle altitude...

Le saut à l'élastique possède en outre l'avantage de pouvoir s'effectuer, bien qu'étant préférable le plus droit possible, dans presque n'importe quelle position que l'élastique rétablira, à l'inverse du saut en parachute nécessitant de maintenir la position difficile "cambrée" durant la chute pour être sûr d'une bonne résistance au vent puis l'ouverture correcte de la voilure, ou d'un saut depuis le plongeoir d'une piscine devant cette fois être droit, en risquant à l'inverse de faire un "plat" ainsi que d'avaler de l'eau par le nez et la pression sur les oreilles.

Sensations verticales connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cela rentre donc dans les nombreux débats sur les limites du terme « sport ». Certains considèrent que l'existence des sauts "extrêmes" (figures) demandant une certaine préparation, plus technique que physique, ferait entrer l'activité dans les sports même si chacun(e) est capable d'effectuer un saut sans être essoufflé(e), excepté l'essoufflement éventuel dû à la peur et l'adrénaline.
  2. Margaret Jolly, Kastom as Commodity: The Land Dive as Indigenous Rite and Tourist Spectacle in Vanuatu, in LINDSTROM, Lamont et WHITE, Geoffrey M., Culture, Kastom, Tradition: Developing Cultural Policy in Melanesia, Suva : University of the South Pacific, 1994, ISBN 982-02-0102-0, p. 131-144.
  3. http://translate.google.fr/translate?hl=fr&sl=en&u=http://en.wikipedia.org/wiki/A._J._Hackett&prev=search
  4. Présentation du saut à l'élastique avec tremplin. Consulté le 26 mai 2010.
  5. senat.fr consulté le 6 novembre 2009
  6. uneidee.asso.fr. Consulté le 23 mars 2009
  7. http://www.bungee-jump.com/vms.htm
  8. http://saut-elastique-securite.fr/Fabrication.html
  9. http://saut-elastique-paris.fr/fabrication.html
  10. http://www.latitude-challenge.fr/elastique/3-saut-elastique-latitude-challenge-materiel-securite.html
  11. http://saut-elastique-securite.fr/MINEURS.html
  12. a et b http://www.ajhackett.com/normandie/activities/bungy/faq.3/
  13. http://www.klubprepa.fr/Site/Document/ChargementDocument.aspx?IdDocument=6684
  14. http://www.sem-experimentation.ch/~math//spip.php?article210
  15. Pont D'Azkoitia description et caractéristiques du pont
  16. Sauts pendulaires et sauts à l'élastique à Azkoitia: vidéos de sauts à l'élastique
  17. Pont du Río Cofiodescription et charactèrístiques du pont
  18. Sauts pendulaires et sauts à l'élastique à Madrid: vidéos de sauts à Madrid
  19. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à Gundián: description du pont de Gundián
  20. vidéos de sauts à la touche de l'eau en Gundiánvidéos de sauts à Gundián
  21. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à El Grado: vidéos de sauts à El Grado
  22. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à La Salve vidéos de sauts à La Salve
  23. Saut à l'élastique à Caín: vidéos de sauts à Caín
  24. Saut à l'élastique en touchant de l'eau à Puente Nuevo vidéos de sauts à Puente Nuevo
  25. Saut du Bloukrans Bridge
  26. http://uneidee.asso.fr/
  27. http://www.elastique-fly.com/
  28. Ce téléphérique occasionnant lui-même quelques sensations au passages des pylônes.
  29. http://www.voltigebungy.com/
  30. http://www.bun-j-ride.com/
  31. http://www.aventure-parc.fr/nos-activites/saut-à-lélastique
  32. http://www.ajhackett.com/normandie/activities/bungy/jump-menu.2/
  33. http://www.ajhackett.com/normandie/activities/sauts-de-nuit/
  34. http://www.gentside.com/attraction/decouvrez-sky-tower-l-039-attraction-qui-vous-fait-vivre-une-chute-libre-de-35-metres_art63731.html
  35. http://www.gojump.com/things-to-do-dallas/nothin-but-net/

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • saut-elastique-securite.fr : site associatif traitant le sujet de la législation et la sécurité en matière de saut à l'élastique. Celui-ci donne en plus les coordonnées et les références de toutes les équipes connues de saut à l'élastique en France. Rédigé et mis en page par l'un des corédacteurs des normes AFNOR NF S 52-501 et 502.