Salons (Diderot)

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Les Salons sont des écrits de Denis Diderot, qui y critique des oeuvres d'art dans un style épistolaire.

À partir de 1759, Melchior Grimm, qui s'en chargeait jusqu'alors, demande à Denis Diderot d'écrire les comptes rendus des expositions de l'Académie royale de peinture et de sculpture qu'il destine aux lecteurs de la Correspondance littéraire. Diderot modifie radicalement la nature et l'envergure de ce qui devait n'être que la rubrique artistique d'une revue littéraire : chacun de ses Salons est présenté sous la forme d'une lettre à Grimm, où ce dernier insère parfois quelques commentaires.

Pris au jeu et convaincu de la fonction morale de l'art et du développement du goût, Diderot rédigera en tout neuf Salons de 1759 à 1781. Ses connaissances techniques, en se développant, enrichiront progressivement la teneur de ses comptes rendus, jusqu'en 1767. À partir de 1769, les Salons sont plus brefs, Diderot y consacre moins de temps. Ces Salons, restés manuscrits du vivant de Diderot, et lus en principe par les seuls abonnés de la Correspondance littéraire, loin de la France, ne furent publiés qu'à partir de l'édition posthume des œuvres de Diderot établie par Jacques-André Naigeon en 1798. Cette confidentialité permit à Diderot le ton très libre et sans concession de sa critique, qui valut aux Salons leur succès.

Aujourd'hui l'importance de ces écrits est largement reconnue et Diderot est considéré comme l'un des pionniers de la critique d'art. S'il n'est pas le premier critique d'art, c'est lui qui la transforme en genre littéraire.

Le présent article porte sur la critique de Diderot en tant qu'œuvre littéraire et pas sur l'exposition en tant que telle. Diderot n'a d'ailleurs pas évoqué toutes les œuvres présentées.

Salon de 1759[modifier | modifier le code]

Analyse

Salon de 1763[modifier | modifier le code]

D'abord une revue manuscrite, La Correspondance littéraire, philosophique et critique que dirige Melchior Grimm, se donne pour mission d'instruire les quelques abonnés éparpillés en Europe de la vie culturelle parisienne du xviiie siècle. À partir de 1759, la rubrique des Arts est confiée à Diderot, pour laquelle il rédige jusqu'en 1781 des comptes-rendus sur les salons, expositions régulières de l'Académie royale de peinture et de sculpture. Tous les deux ans, ces derniers diffusent et affirment un art français qui veut rivaliser avec l'école italienne, dont les artisans sont jugés sans distinction de naissance ou de richesse. Seul le mérite prévaut. Sous forme de lettres, Diderot présente donc les pièces du Salon, triées par artiste. Il doit alors montrer par l'écriture, son art littéraire, les tableaux, les sculptures que les abonnés ne verront pas. La revue n'est pas illustrée, le texte est seul. Tout le problème de l'écriture du philosophe réside dans ce paradoxe, cette contrainte évidente Dans ce salon de 1763 , son écriture s'affine et porte les traces de ce que deviendra, après lui, la critique d'art, c'est-à-dire, le jugement d'un homme éclairé comme guide de goût. Car dès le départ, les Salons se démarquent ; ce n'est pas un livret qui catalogue les œuvres en présence et fourni un texte explicatif. Il y a un choix, un tri opéré par l'auteur. Dans ce sens, l'interprétation d'une visée didactique est à exclure, il faut se pencher sur la forme et les procédés d'un discours implicitement épidictique. Les stratégies utilisées seront une forme de narration qui le place lui-même comme personnage dont les sentiments et les réactions sont décrites sur le vif, la conception d'un art qui imite la nature et finalement la mise en relief de l'école "Moderne" singularisée par une mise à distance vis-à-vis des "Anciens" dans un but commun, rendre vivant la visite et faire figurer aux yeux du lecteur, les pièces de l'exposition: "De l'image naît le texte[1]".

Mise en forme stylistique[modifier | modifier le code]

  • L'expérience de la visite

* Diderot opère une véritable mise en scène de lui-même, devant les tableaux, sur sa table d'écriture[2] : « Et puis encore une petite digression, s'il vous plaît. Je suis dans mon cabinet, d'où il faut que je voie tous ces tableaux. Cette contention me fatigue, et la digression me repose. » Il rapporte d'abord certaines réactions du public mais aussi les siennes : « Je sentis, […], mon âme s'attendrir et des pleurs prêts à tomber de mes yeux. » Ainsi, des anecdotes au passé simple d'aspect bref et ponctuel renforcent l'idée de narration d'une action soudaine. Dans ce même but de rapprocher le lecteur au moment décrit, Diderot recourt à une certaine forme de dialogue qui procède à l'actualisation du propos. Certains déictiques comme « vous », « mon ami », qui s'adressent à M. Grimm (commanditaire des Salons), peuvent également s'élargir aux lecteurs qui recevaient la revue sous forme de lettre.Car en effet, les Salons gardent une dimension épistolaire. Les nombreuses apostrophes à son ami ou aux « modernes » mettent en avant la présence d'un destinataire[3]. Comme dit plus haut, l'auteur montre qu'il rédige dans son cabinet, dans un temps qui suit la visite du salons, mais use tout de même du présent de narration. Le caractère posthume de la rédaction est ici un fait reconnu : « Venons à la description que vous m'en demandez. »

Il faut noter aussi la modalité exclamative qui est peut-être l'outil le plus adapté aux objectifs de Diderot qui en use savamment pour transmettre ses impressions, faire vivre via la littérature l'admiration ressentie, et inclure le lecteur dans sa contemplation. Cette modalité dénote une réaction du sujet parlant devant l'événement ; l'intonation, la portée de la voix est plus forte. C'est le cas de notre corpus. L'auteur rend vivant ses sentiments, sa surprise devant les œuvres avec la présence ponctuelle d'emphase. Ce ne sont pas des énoncés propositionnels mais des groupes de mot qui marquent l'empressement comme marque de vivacité.

Boucher :

« Quel abus du talent ! Combien de travail perdu ! »[4]

Ici, le trop, le gâchis, l'abus sont des indices de la forme emphatique qui dénote le fond, illustre le jugement et l'étonnement vécu par Diderot.

Vernet :

« Quelle immense variété de scènes et de figures ! Quelles eaux ! Quels ciels ! Quelle vérité ! Quelle magie! Quel effet ! »

Cette accumulation est la même que la foule de détails et de scénettes que représentent les tableaux de Vernet. Il y a donc corrélation de forme et de fond, du texte et du sujet.

Deshays

« Ô les belles figures !»

Falconnet

« Ô la chose précieuse que ce petit groupe de Falconnet ! »

« Quelle est belle, cette gorge ! Qu'elles sont belles, ces épaules ! »

Ces dernières propositions opèrent une mise en saillance du référent par une construction clivée qui met en relief les sujets.

Cette représentation permanente du philosophe permet de faire la narration de la visite, afin que le lecteur puisse vivre celle-ci à ses côtés. De telle sorte que l'idée d'une ekphrasis, avec l'utilisation de verbes d'action plutôt que de descriptions, concernant certains tableaux s'installe tant l'expérience décrite se rapproche d'une narration[5].

  • L'imitation de la nature

Dans le Salon de 1763, on observe la récurrence du thème de la ressemblance dans le travail de l'artiste, une isotopie de l'imitation du monde. À travers un retour sur les origines de la peinture et son but[6], l'auteur porte une réflexion sur l'art du portrait qu'il estime devoir d'abord correspondre au modèle, mais aussi avoir un certain trait de beauté « pour la postérité » : « Il faut qu'un portrait soit ressemblant pour moi, et bien peint pour la postérité[7]. »

Le procédé le plus flagrant de la volonté de Diderot de vouloir dénoter son goût pour un art mimant le monde est l'usage du verbe « être », parfois dans son sens plein, celui d'exister, de nommer les choses, mais aussi dans le sens de la perception, la propriété entre le sujet et le prédicat :« C'est la nature même. » Sur le même plan, le présent, qui est le mode de la description, est le plus utilisé mais prend une valeur laudative, voir de vérité générale. « Le Mariage de la Vierge est la plus belle composition qu'il y ait au Salon. » (Deshays) Il en est de même avec des adverbes ou des propositions nominales comme « parfaitement », « imite la nature ».

Diderot fait parfois preuve d'« athéisme pictural », en parlant de la beauté dans la nature, notamment dans les paysages de Vernet, et en affirmant une large préférence de la scène mythologique, ou des motifs plus triviaux par rapport aux sujets sacrés.

En effet, l'article qui est dédié à Vernet se construit par un enchaînement anaphorique de « s'il » qui lui attribue le pouvoir d'imiter les substances et les textures au plus proche du réel. Dans les Pensées détachées sur la peinture, l'auteur résume : « Le talent imite la nature. » Ce que Vernet semble faire de manière spectaculaire : « S'il élève un brouillard, la lumière en est affaiblie, et à son tour toute la masse vaporeuse en est empreinte et colorée. » Son art, comme pour d'autre, est de reproduire le monde tant et si bien que les sujets de ses tableaux prennent vie. Il devient une figure divine, un maître créateur : « S'il met des hommes en action, vous les voyez agir. »

Le propre de l'art de Vernet est aussi de reproduire des paysages qui racontent une histoire par la multiplicité des personnages, des situations et des détails illustrée par l'accumulation d'exemple en « s'il » de Diderot : « Quelle immense variété de scènes et de figures ! »

Le rapport de l'imitation de la nature avec l'ambition descriptive se tient surtout dans le lien que peut faire le lecteur à partir d'un référent connu. Lorsque Diderot écrit : « La robe de chambre de l'artiste fait la soie à merveille. » (Louis-Michel Van Loo) le lecteur se figure le tissu qu'il connaît et s'imagine plus aisément les détails de l'œuvre.

Comparer un tableau avec un ensemble d'objet connu apporte la certitude au philosophe de toucher son lecteur de manière simple et directe. Lorsque les mots manquent, la comparaison reste un moyen détourné mais suffisamment imagé pour se faire comprendre du plus grand nombre et c'est ainsi qu'il montre ce que ses propres yeux ont vu.

  • Défendre l'école moderne

Le recours à des références partagées, exophores mémorielles[8], permet au lecteur de la revue de situer le sujet. De fait, Diderot peut situer le tableau dont il parle par l'opposition à ces références collectives qu'il regroupe dans « les Anciens », de manière à le détacher de ceux-là et en accentuer la nouveauté, la singularité. « Avec tout cela me direz-vous, quelle comparaison avec Van Dyck pour la vérité ; avec Rembrandt pour la force ? » (Van Loo) ; « La France peut se vanter de son Vernet à aussi juste titre que la Grèce de son Apelle et de son Zeuxis, et que l'Italie de ses Raphaëls, de ses Corrèges et de ses Carraches. »

« N'est-ce pas une façon de juger bien étrange que de ne regarder les Anciens que par leurs beaux côtés, […] et que de fermer les yeux sur leurs défauts, et de n'avoir au contraire les yeux ouverts que sur les défauts des Modernes, et que de les tenir opiniâtrement fermés sur leurs beautés ?»(Van Loo) Ce chiasme très travaillé met en avant la mauvaise foi que subissent les artistes par la constante comparaison avec leurs prédécesseurs. La subjectivité permanente de Diderot se fait sentir dans la défense qu'il prend dans la querelle des anciens et des modernes, où pour détacher l'un de l'autre, il en souligne les différences. Ainsi, les tableaux que les lecteurs de la revue reconnaissent et se figurent servent de référentiel pour placer ceux dont parle Diderot dans une esthétique autre et les démarquer.

D'autre part, les questions rhétoriques peuplent grandement les Salons. Leur valeur implicitement affirmative, amène le public à prendre une décision, même à adhérer à l'avis de Diderot. Ces questions visent à pointer une évidence, un point qui tombe sous le sens dans l'esprit de l'auteur et donc incite le lecteur à rejoindre la pensée de l'auteur. C'est une sorte de rhétorique de la défense.

Deshays

« Avez-vous rien vu de plus voluptueux ? »

Ceci dit, l'héritage antique n'est pas nié. Dans l'introduction, le philosophe prend l'exemple de l'antiquité comme âge d'or de la culture et des arts, où la concurrence stimulait l'artiste et faisait progresser l'art. Diderot reste attaché à l'éducation par les arts, aux bien-faits de la concurrence artistique. Cependant, une différence qui fait poids réside dans le sujet.

Pour Diderot, Greuze surtout illustre la vertu : « D'abord le genre me plaît. C'est la peinture morale », mais pas n'importe laquelle, celle du peuple, des gens simples, des villageois. Il est ainsi en parfaite corrélation avec l'esprit des Lumières et son idéal d'égalité entre les hommes. Pour exemple de la morale de Greuze, La Piété filiale, qui met en scène une famille de condition simple et humble de richesse, réunit autour d'un père mourant. Les expressions et les positions des autres personnages montrent la compassion de ceux-ci et développent l'idée de la bonne nature de l'Homme.

La Nouvelle Héloïse de Rousseau, publié en 1761 puis, plus tard Les Confessions (1782), amorcent un sentiment d'émotivité, de lyrisme simple et de sentiments sincères. Les scènes de Greuze bouleversent quand bien même elles ne sont pas des épisodes tragiques ou épiques de la mythologie ou de la bible. Ce que relève et apprécie Diderot, c'est le mélange, ou plutôt l'abolition des classes sociales face à l'art. Aux Salons, gratuits pour tous, l'aristocrate peut se tromper et « [les gens du monde] [jettent] un regard dédaigneux et distrait sur les grandes compositions » (Salon de 1763). L'homme plus modeste, du moins le curieux, l'humble amateur[9], est à l'égal de l'autre car, selon lui,le goût est une chose partagée.

Finalement, dans le Salon de 1763 comme dans les autres, l'écriture se substitue à la peinture. D'abord, en rendant le texte vivant jusqu'à se rapprocher du genre de l'ekphrasis, puis par d'autres stratégies littéraires comme le jeu sur la référence, et le rappel d'élément connu du monde, Diderot donne l'équivalent à lire des œuvres de l'exposition parisienne. Le compte rendu journalistique se détache de l'ekphrasis, évolue aussi, il en fait un objet de narration, au point de livrer une subjectivité évidente, il y a très peu de critique négative. Le Salon de 1763 fait l'objet d'un tri qui sera atténué par la suite dont l'écriture épidictique ne se limitera pas à l'éloge des pièces appréciées.

Salon de 1765[modifier | modifier le code]

Les Essais sur la peinture[modifier | modifier le code]

Texte disponible sur Gallica

Salon de 1767[modifier | modifier le code]

Le Salon de 1767 contient un commentaire de 7 tableaux de Vernet, composé par Diderot comme une promenade. Par son unité et ses qualités littéraires, critiques, esthétiques et philosophiques, cette Promenade Vernet est considérée comme un texte indépendant et un des textes majeurs de l'écrivain.

Le Salon de 1767 était au programme du concours d'entrée 2009 de l'École normale supérieure lettres et sciences humaines pour l'épreuve de français.

Salon de 1769[modifier | modifier le code]

Les Regrets sur ma vieille robe de chambre sont parfois considérés comme une introduction au Salon de 1769[10].

Salon de 1771[modifier | modifier le code]

La paternité du Salon de 1771 est contestée. Une part seulement du texte serait de Diderot[11].

Artistes et œuvres évoqués[modifier | modifier le code]

Chardin[modifier | modifier le code]

  • Jeune dessinateur
  • La Brioche
  • Le Bénédicité
  • Le Bocal d’abricots
  • Le Bocal d’olives
  • Le Melon entamé
  • Le Panier de fraises des bois
  • Panier de pêches avec un rafraîchissoir
  • Panier de prunes avec un verre d’eau
  • Théière blanche avec raisin blanc et noir

Deshays[modifier | modifier le code]

Avis de Diderot dans le Salon de 1761.

  • Hector exposé sur les rives du Scamandre
  • La Flagellation de saint André
  • La Résurrection de Lazare
  • Le Mariage de la Vierge
  • Saint André refusant d’adorer les idoles
  • Saint Benoît mourant reçoit le viatique
  • Saint Pierre délivré de prison
  • Saint Victor devant le tribunal du préteur
  • Vénus blessée par Diomède

Greuze[modifier | modifier le code]

  • L'Accordée de village
  • L’Enfant gâté
  • La Jeune fille qui pleure son oiseau mort (1765 et 1769)
  • La Marchande de marrons
  • La Piété filiale
  • La Simplicité
  • Le Fils ingrat
  • Le Fils puni
  • Le Miroir cassé
  • Le Repos
  • Le Tendre Ressouvenir
  • Portrait d’Ange-Laurent de Lalive de Jully
  • Portrait de François Babuti
  • Septime Sévère reprochant à Caracalla son fils d’avoir attenté à sa vie dans les défilés d’Écosse
  • Un jeune berger

Noël Hallé[modifier | modifier le code]

  • La Course d’Hippomène et d’Atalante
  • La Force de l’union, ou la flèche rompue par le plus jeune des enfants de Scilurus
  • La Justice de Trajan
  • Le Combat d’Hercule et d’Achéloüs
  • Minerve conduisant la Paix à l’Hôtel de Ville
  • Silène dans sa grotte barbouillé de mûres par Églé
  • Une Bergère qui flatte de la Main un jeune Berger

Lagrenée[modifier | modifier le code]

  • Le Dauphin mourant, environné de sa famille
  • Le Lever de l’Aurore
  • Mars et Vénus surpris par Vulcain et Psyché qui visite l’amour endormi
  • Renaud et Armide
  • Suzanne surprise au bain par les deux vieillards
  • Martyr de Saint Étienne, 1781

Claude Joseph Vernet[modifier | modifier le code]

  • La Bergère des Alpes
  • La Nuit par un clair de lune
  • La Source abondante, Premier site de la promenade
  • Le Soir ou le coucher du soleil (Parties du jour, série du Dauphin)
  • Les Occupations du rivage, Quatrième site de la promenade
  • Marine, Sixième site de la promenade
  • Vue du port de La Rochelle
  • Vue du port de Rochefort

Joseph-Marie Vien[modifier | modifier le code]

  • César face à la statue d’Alexandre
  • Glycère ou la Marchande de Fleurs
  • Guérison d’un infirme à la piscine de Bethesda
  • La Marchande à la toilette
  • Marc Aurèle faisant distribuer au peuple du pain
  • Offrande présentée à Vénus (l’Automne)
  • Proserpine orne de fleurs le buste de Cérès sa mère (l’Été)
  • Saint Denis prêchant la foi en France
  • Une femme qui sort des Bains
  • Une Prêtresse brûle de l’Encens sur un Trépied (L’Hiver)

Carle Van Loo[modifier | modifier le code]

  • Auguste fait fermer les portes du temple de Janus
  • Esquisses pour la chapelle de saint Grégoire aux Invalides
  • Les Baigneuses
  • Les Grâces
  • Mlle Clairon en Médée
  • Un tableau représentant une lecture

Artistes évoqués au moins 5 fois[modifier | modifier le code]

Les noms en italique sont ceux des artistes qui ne sont pas peintre - mais sculpteur, par exemple.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nathalie Kremer, Diderot devant Kandinsky. Pour une lecture anachronique de la critique d’art, Guern, Passage d’encres, coll.«Trace(s)», décembre 2013, 40 p.
  • Stéphane Lojkine, L'œil révolté : les Salons de Diderot, Paris, éditions Jacqueline Chambon, (ISBN 978-2-74277251-3)
  • Geneviève Cammagre, Carole Talon-Hugon, Diderot : l'expérience de l'art : Salons de 1759, 1761, 1763 et Essais sur la peinture, PUF.
  • Arnold Julie Wegner, Art Criticism as Narrative : Diderot's Salon de 1767, New York, Berne, Berlin, Francfort, Paris et Vienne, Peter Lang, coll. «The Age of Revolution and Romanticism : Interdisciplinary Studies», 13, 1995 (ISBN 0-8204-2662-8)
  • Else Marie Bukdahl, Diderot : critique d'art. Copenhague, Rosenkilde et Bagger, 1980 (ISBN 87-423-0347-8)
  • Jacques Chouillet, Gita May, Diderot : Essais sur la peinture, Salons de 1759, 1761, 1763, Hermann, 2007 (ISBN 978-2-7056-6694-1)
  • Dean P, Deux sortes de peintures. In : Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie (ISSN 0769-0886), 1997, no 22, p. 35-69.
  • Diderot et Greuze, Actes du colloque de Clermont-Ferrand (16 novembre 1984) réunis par Antoinette et Jean Ehrard (Université de Clermont II, Centre de recherches révolutionnaires et romantiques), Clermont-Ferrand, Adosa, 1986. (ISBN 2-86639-049-0)
  • Aurélia Gaillard, Pour décrire un salon : Diderot et la peinture : 1759-1766, Presses Universitaires de Bordeaux, , 202 p. (ISBN 978-2-86781464-8)
  • Philippe Déan, Diderot devant l'image, L'Harmattan, , 399 p. (ISBN 9782738491138)
  • Paolo Quintili, Sur quelques sources de Diderot critique d’art. In : Recherches sur Diderot et sur l'Encyclopédie (ISSN 0769-0886), oct. 2002, no 33, p. 97-133.
  • KE Tunstall, Diderot, Chardin et la matière sensible, Dix-Huitième Siècle, 39 (2007), p. 577-593.
  • KE Tunstall, Paradoxe sur le portrait : Auto-portrait de Diderot en Montaigne, Diderot Studies, XXX (2007), p. 197-210.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes[modifier | modifier le code]

  1. Bernard VOUILLOUX, « La description du tableau dans les Salons de Diderot ; la figure et le nom », Poétique, tome 19, février 1988, no 73, p. 27-50.
  2. Développé par Stéphane Lojkine, « Le problème de la description dans les Salons de Diderot », Diderot studies, XXX, 2008, p. 53-72
  3. Par exemple, en en-tête du salon « A mon ami Monsieur Grimm »
  4. La plupart des citations de ce paragraphe viennent du texte lui-même. Diderot, Salons de 1763, Gallimard, folio classique, 2008
  5. Il est souvent mentionné l'idée d'animation d'un tableau ou le sujet sort du cadre : « Le bras pendant sur le dos du fauteuil est tout à fait hors de la toile » Louis-Michel Van Loo, Portrait de l'auteur, accompagné de sa sœur et travaillant au portrait de son père, ou encore chez Greuze « il a tant de peine à parler, sa voix est si faible » La Piété Filiale
  6. « Quelle a été la première origine de la peinture et de la sculpture ? Ce fut une jeune fille qui suivit avec un morceau de charbon, les contours de la tête de son amant dont l'ombre était projetée sur un mur éclairé. » il s'agit de Dibutade de Corinthe d'après Pline l'Ancien.
  7. Usage de la virgule spécifique au XVIIIe siècle employé devant la conjonction de coordination « et »
  8. Il y a exophore si le référent est repérable en situation sans appui contextuel. Il y a endophore si le référent est indispensable comme antécédent (anaphore) ou subséquent (cataphore). Il y a homophore si le référent ne s’appuie ni sur la situation ni sur le contexte verbal. — (Michel Maillard, 1992, « Comment un déictique accède au générique. Du "Ça" français au "Sa" seychellois : La loi des trois états », dans Mary-Annick Morel & Laurent Danon-Boileau (éds), La deixis. Colloque en Sorbonne, 8-9 juin 1990, Paris, PUF, p. 65-74.)
  9. Du peuple, il dira, dans le salon de 1763 : il « regarde tout, et ne s'entend à rien » Mais il croit en une égalité de goût indépendante de toute classe sociale.
  10. Voir l'article consacré à ce texte et en particulier l'article de Samuel Sadaune, L’Ouverture excentrique du Salon de 1769 ou Portrait du Philosophe en robe de chambre. In : Recherches sur Diderot et sur l’Encyclopédie, oct. 2003, no 35, p. 7-23.
  11. Voir Else Marie Bukdahl, Diderot est-il l'auteur du Salon de 1771?, København, Ejnar Munksgaard, , 166 p.