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Saint-Jean-d'Angle

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Saint-Jean-d'Angle
Saint-Jean-d'Angle
Les halles et le clocher de l'église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Saint-Jean-d'Angle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Charente-Maritime
Arrondissement Rochefort
Intercommunalité Communauté d'agglomération Rochefort Océan
Maire
Mandat
Michel Durieux
2020-2026
Code postal 17620
Code commune 17348
Démographie
Gentilé Anglois
Population
municipale
696 hab. (2021 en augmentation de 1,46 % par rapport à 2015)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 49′ 12″ nord, 0° 56′ 44″ ouest
Altitude Min. 2 m
Max. 32 m
Superficie 21,61 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rochefort
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Marennes
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Saint-Jean-d'Angle
Géolocalisation sur la carte : France
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Saint-Jean-d'Angle

Saint-Jean-d'Angle est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente-Maritime (région Nouvelle-Aquitaine).

Ses habitants sont appelés les Anglois et les Angloises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est une des étapes d'un sentier de grande randonnée balisé, le GR 360.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Au , Saint-Jean-d'Angle est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[2]. Elle est située hors unité urbaine[3]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rochefort, dont elle est une commune de la couronne[Note 1],[3]. Cette aire, qui regroupe 33 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (89 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (70 %), terres arables (8,4 %), zones agricoles hétérogènes (8,3 %), forêts (6,1 %), zones humides intérieures (5,6 %), zones urbanisées (1,7 %)[6]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune de Saint-Jean-d'Angle est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses[7]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[8].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le chenal de Brouage et le canal de la Seudre à la Charente, et par submersion marine. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2010, 2018 et 2020[9],[7].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Jean-d'Angle.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des tassements différentiels[10].

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 99,1 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 299 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 299 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[11],[Carte 2].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[12].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2005 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010[7].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[13].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune fait référence à Jean le Baptiste, à qui la paroisse avait été dédiée[14]. La seconde partie fait soit référence au latin angulus « angle », ou bien aux Angles, peuple germanique.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le village tient sa richesse passée de la proximité des marais salants.
  • En 1825, les communes de Saint-Jean-d'Angle et de Saint-Fort fusionnent.

Administration[modifier | modifier le code]

Site officiel de la commune de Saint Jean d'Angle

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2001 2008 Jack Mounier    
2008 2014 Danielle Hautecoeur    
2014 En cours Michel Durieux   Retraité
14e vice-président de la CA Rochefort Océan (2020 → )
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2021, la commune comptait 696 habitants[Note 2], en augmentation de 1,46 % par rapport à 2015 (Charente-Maritime : +3,35 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
425370307404393577576553651
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
580583556532513546538531539
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
526558571502508403402407373
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
442456431464486510534619690
2021 - - - - - - - -
696--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Les halles, dites « médiévales[19] ». Les premières halles ont été construites au XVIe siècle, mais le bâtiment actuel, inscrit aux monuments historiques, date du XVIIe[20]. Il a été construit vers 1630 et a longtemps servi de marché et de foire aux bestiaux. Devenues propriété de la commune en 1871, ces halles ont été désaffectées pour cause de vétusté au XXe siècle. Elles ont été réhabilitées en 2017 après un chantier de restauration[21].
  • L'église Saint-Jean-Baptiste est construite dès le XIe siècle mais qui subit d'importantes transformations. Son clocher porche gothique début Renaissance, dont la flèche n'a pas été achevée fait 38 mètres de haut, ce qui est rare dans ces marais, est le dernier mis en chantier dans la région[22].
  • Plusieurs maisons du XIIe au XVIe siècle[23].
  • Château de Saint-Jean-d'Angle du XIIe au XVIIe siècle : originairement château de la Mothe. Le fief est cité au XIIe siècle avec Foucher de Saint-Jean-d'Angle, mais on ignore le nom du constructeur de la forteresse ; le 15 janvier 1310, on parle d'un "hébergement" appartenant au chevalier Johan Rémont. En 1406, le domaine est apporté par Yolande Bouchard à son époux Charles de Saint-Gelais. Leur descendante Charlotte de Saint-Gelais (+1652) la faite agrandir en 1624.
  • La ferme fortifiée des Tranquarts[réf. souhaitée].
  • Le caveau de Charles de Comminges, XVIIe siècle, au hameau de Saint-Fort[24] (privé).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D’azur à la croix alésée d’argent[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).
  2. « Cartographie interactive de l'exposition des sols au retrait-gonflement des argiles », sur infoterre.brgm.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  3. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  4. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Rochefort », sur insee.fr (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  7. a b et c « Les risques près de chez moi - commune de Saint-Jean-d'Angle », sur Géorisques (consulté le ).
  8. BRGM, « Évaluez simplement et rapidement les risques de votre bien », sur Géorisques (consulté le ).
  9. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque inondation.
  10. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Mouvements de terrain.
  11. « Retrait-gonflement des argiles », sur le site de l'observatoire national des risques naturels (consulté le ).
  12. « Liste des cavités souterraines localisées sur la commune de Saint-Jean-d'Angle », sur georisques.gouv.fr (consulté le ).
  13. « Dossier départemental des risques majeurs de la Charente-Maritime », sur charente-maritime.gouv.fr (consulté le ), chapitre Risque transport de matières dangereuses.
  14. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Librairie Droz, (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.
  19. Halles médiévales de Saint-Jean-d'Angle sur le site sudcharente.paysrochefortais.fr
  20. Halle, référence PA17000093, sur le site Architecture et patrimoine, (ancienne base Mérimée), Consulté le 31 janvier 2019.
  21. « St-Jean-d'Angle : les halles sont rénovées, découvrez leur histoire », L'hebdo de Charente-Maritime,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  22. Eglise Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-d'Angle sur le site sudcharente.paysrochefortais.fr
  23. Village de Saint Jean d'Angle sur le site sudcharente.paysrochefortais.fr
  24. Caveau des Comminges (Saint-Fort) sur le site sudcharente.paysrochefortais.fr
  25. « Gaso.fr »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]