Sagittaire (astrologie)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sagittaire
Représentation en noir du symbole illustrant le signe Sagittaire en astrologie.
Représentation symbolique du signe Sagittaire.
Période Du 23 novembre[1]
au 21 décembre[1]
Place dans le zodiaque 9e signe
Élément Feu
Polarité Masculin
Mode Mutable
Maison associée Maison 9
Astre(s) gouvernant(s) Jupiter
Opposé polaire Gémeaux

Le signe astrologique du Sagittaire, de symbole ♐︎, est lié aux personnes nées entre le 23 novembre et le 21 décembre en astrologie tropicale[2]. Il correspond pour celle-ci (la plus populaire en Occident) à un angle compris entre 240 et 270 degrés comptés sur l'écliptique (le cercle des signes du zodiaque) à partir du point vernal[3]. Il est associé à la constellation du même nom en astrologie sidérale.

Origine - Mythologie[modifier | modifier le code]

Chez les Mésopotamiens, la constellation du Sagittaire se nomme Pabilsag, ce qui signifie « archer ». Elle affecte l'apparence d'un centaure ailé tirant à l'arc.

Connue des anciens Égyptiens, c'est l'une des 48 constellations identifiées par Claude Ptolémée dans son Almageste. Mais cet emprunt par les Grecs à la civilisation mésopotanienne pose problème. Pour eux, un être aussi grossier et brutal que le centaure, qui ne se bat qu'à renfort de troncs d'arbres et de rochers, ne saurait manier l'arc, arme humaine par excellence[4]. Seuls deux centaures grecs sont sages et pacifiques, donc désarmés : Chiron et Pholos.

Soucieux de résoudre ce paradoxe, certains auteurs tels le grec Eratosthène[5] ou le poète latin Hygin[6] évoquent Crotos. Cet excellent cavalier et chasseur émérite est représenté comme un centaure tenant un arc et une flèche.

Avançant une autre hypothèse, Hygin assimile le Sagittaire à Chiron, qui éduqua Héraclès. L'auteur des douze travaux ayant tué plusieurs centaures devant la grotte de son maître, ce dernier l'aide à nettoyer le carnage. Mais il se blesse grièvement en ôtant d'un des cadavres une flèche imprégnée du sang de l’Hydre de Lerne. Pour mettre fin aux intolérables douleurs provoquées par ce poison, Chiron échange son immortalité contre la vie terrestre de Prométhée et devient une étoile. Toutefois, si cette légende explique la flèche, elle fait l'impasse sur l'arc.

Astrologie[modifier | modifier le code]

Le Sagittaire est un signe mutable lié à l’élément classique de feu, principe d'énergie et d'enthousiasme qu'il partage avec le Bélier et le Lion. Feu qui couve sous la cendre (des préjugés), réchauffe les cœurs, redonne espoir et confiance en soi et se communique généreusement, c’est une « lumière qui brille dans les ténèbres et que les ténèbres ne peuvent saisir… » ; une étoile filante, une flèche qui indique la direction à suivre, « comme un éclair déchire la nuit »[7]. Cependant, l'astrologue André Barbault déclare[8] : « Le Sagittaire n'est pas un signe de feu, mais d'air, voire d'air et de feu. La flèche enflammée qui le caractérise symbolise à la fois le feu et l'air, le Sagittaire étant aussi un centaure ailé ». Il partagerait donc également l'élément air, principe de communication, avec les Gémeaux, la Balance et le Verseau.

Dernier signe d’automne avant le solstice d’hiver, le Sagittaire constitue un trait d’union entre la fin du cycle de vie du Scorpion et la sagesse liée à l'âge du Capricorne. Aussi le voit-on fréquemment associé au coup de foudre (perpétuation) et à l'enseignement (transmission).

Dans son Tetrabiblos, Claude Ptolémée rejette les décans[9], dont les maîtres nous sont toutefois connus par Teukros (Ier siècle apr. J.-C.)[10] : le 1er décan du Sagittaire est gouverné par Mercure, le 2e par la Lune et le 3e par Saturne.

Son signe opposé et complémentaire est celui des Gémeaux.

Par ailleurs, dans le système d'horoscope indien, le signe astrologique correspondant au Sagittaire est le Dhanu[11], chevauchant approximativement la seconde moitié du mois de décembre et la première moitié du mois de janvier dans le calendrier grégorien[12].

Illustrations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b La date exacte variant d'année en année, il est nécessaire de consulter la position du Soleil dans les éphémérides pour le jour-frontière.
  2. Le zodiaque dit tropical est le zodiaque des saisons.
  3. André Barbault, Traité pratique d'astrologie, ed. Seuil, 1961, (ISBN 2-02-001899-3), p. 23 et 26.
  4. Amandine Marshall, Archéologia 551, février 2017, p. 54-59.
  5. Eratosthène de Cyrène, Catastérismes, catastérisme 28.
  6. Hygin, L’astronomie, Livre II, chapitres 27, 1 et 38, 1.
  7. « Le Sagittaire : aperçu astrologique », sur Alexandre de Patmos (consulté le ).
  8. L'astrologie, entretiens avec Michèle Reboul Éditions Pierre Horay, 1978, (ISBN 2-7058-0072-7).
  9. W.E. Peuckert, L'astrologie, Petite Bibliothèque Payot, 1980, p. 100.
  10. W.E. Peuckert, op. cit., page 103.
  11. (en) Bangalore Venkata Raman, Studies in Jaimini Astrology, Motilal Banarsidass, , 10–19 p. (ISBN 978-81-208-1397-7, lire en ligne)
  12. (en) James G. Lochtefeld, The Illustrated Encyclopedia of Hinduism: A-M, N-Z (Vol 1 & 2), The Rosen Publishing Group, , 425 (ISBN 978-0-8239-3179-8, lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gerold Dommermuth-Gudrich, 50 incontournables mythes, les plus célèbres mythes de l'Antiquité, éditions La Martinière 2004
  • Luc Bigé, La symphonie du Zodiaque, traité des douze signes, éditions de Janus, 2000

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]