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Zodiaque de Dendérah

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Le zodiaque de Dendérah est un bas-relief célèbre de l'Égypte antique représentant la voûte céleste et ses constellations. Il était placé au plafond d'une chapelle dédiée à Osiris, située sur le toit du temple d'Hathor à Dendérah.

C'est une œuvre de la période ptolémaïque sculptée dans un bloc de grès et mesurant 2,55 mètres sur 2,53. Au XIXe siècle, Jean-François Champollion avait daté le relief de la période gréco-romaine, mais nombre de ses contemporains ont postulé qu'il datait du Nouvel Empire. Aujourd'hui, la date la plus acceptée est autour de 50 avant notre ère[1]. Transporté en France en 1821, il est aujourd'hui exposé au musée du Louvre à Paris.

Zodiaque de Dendérah - Musée du Louvre

Historique de la découverte

Le zodiaque est découvert, lors de l'expédition d'Égypte (1798-1801) de Bonaparte, par le général français Desaix [2]. (1768-1800) qui poursuivait les Mamelouks, prés de Thèbes, en novembre 1798[3].

Dominique Vivant Denon revient dessiner le zodiaque. En 1799, les ingénieurs des Ponts et Chaussées Prosper Jollois et Édouard de Villiers du Terrage font un nouveau relevé, plus précis. Leur dessin servira aux études ultérieures. On laissera au savant Joseph Fourier le soin d'interpréter le zodiaque[3].

En 1821, le roi Louis XVIII achète le zodiaque au pacha Mehemet Ali. Découpé par le maître-maçon Claude Lelorrain[4], il sera rapporté en France et exposé à la Bibliothèque Royale (puis actuelle Bibliothèque Nationale) jusqu'à son transfert au Louvre en 1922[3].

Les circonstances de l'acquisition du zodiaque par la France sont relatées par plusieurs sources[4],[5].

Auguste Mariette, en 1875[6], décrit très précisément le temple. Le zodiaque n'est plus là; il ne pourra donc pas l'analyser. Cependant, Mariette y fait allusion (page 28) : « Tout le monde connait le temple d'Hathor, ne fut-ce que par le zodiaque qui a donné lieu à des controverses si retentissantes » puis (page 275), il situe le zodiaque dans la chambre n° 2 du sud du groupe du sud du temple d'Osiris : « Chambre du sud. La chambre n° 2 n'a aucune ouverture au plafond; le jour n'y entre que par les fenêtres ouvertes sur la cour que nous venons de décrire. La partie du plafond où était sculpté le zodiaque circulaire a été enlevée il y a cinquante ans et transportée à Paris. C'est à cette opération assez brutalement exécutée qu'on doit les mutilations dont ont souffert les tableaux des oiseaux symboliques des nomes qui font l'objet de quatre de nos planches. ». Il décrit ensuite le reste de la chambre. Mariette, sur la datation des vestiges visibles précise bien (page 35) : « Nous verrons plus tard que Dendérah remonte par ses origines jusqu'aux plus lointaines époques de la monarchie égyptienne. Mais on ne trouvera pas dans les ruines actuelles de la ville une pierre debout qui ne soit ptolémaïque ou romaine. ». Étrangement, Mariette, comme d'autres, commet l'erreur d'orienter le temple avec une entrée à l'est (et donc la chapelle du zodiaque au sud), peut-être parce que le temple fait face au fleuve (qui à cet endroit ne coule pas du sud vers le nord mais de l'est vers l'ouest).

Datation

Sylvie Cauville, directeur de recherche au CNRS et l'astrophysicien Éric Aubourg ont daté le zodiaque de 50 av. J.-C. Cette datation procède de l'examen de la disposition des planètes (cinq étaient connues des Égyptiens), selon une configuration qui se produit tous les mille ans et demie, et de l'identification de deux éclipses.

L'éclipse solaire indique la date du 7 mars 51 av. J.-C.: elle est représentée par un cercle contenant la déesse Isis tenant par la queue un babouin (le dieu Thoth). L'éclipse lunaire indique la date du 25 septembre 52 av. J.-C.: elle est représentée par un œil d'Horus enfermé.

Selon Sylvie Cauville, la configuration céleste présentée par le zodiaque coïncide volontairement avec la date d'inauguration des chapelles du temple[7].

Historiographie

Au XIXe siècle, Jean-François Champollion avait daté le temple (et donc le zodiaque) à la période gréco-romaine, à partir des inscriptions et des cartouches indiquant le nom d'Auguste et de plusieurs de ses successeurs.

En 1822, il écrit et publie sa Lettre à M. le rédacteur de la Revue encyclopédique, relative au zodiaque de Dendérah parue dans la Revue encyclopédique, XV, juillet 1822, p. 232-239, dans laquelle, sans s’avancer à donner une date, il contredit celle de Jean-Baptiste Biot, à savoir l'an 716 avant notre ère.

Ennius Quirinus Visconti estime que les deux zodiaques de Dendérah « sont postérieurs à l'âge d'Alexandre [le Grand], et que, peut-être même, on doit les rapporter à celui d'Auguste et de Tibère ». Il penche vers la deuxième hypothèse [8](page 54).

Charles-Hippolyte de Paravey, en 1821, dans sa démonstration devant une société d'érudits, expose une étude sur l'origine chaldéenne du zodiaque (en général). Il étudie les deux zodiaques de Dendérah et celui d'Esnéh. Son avis est que les zodiaques égyptiens sont une adaptation des conceptions astrologiques grecques, elles-même issues de traditions chaldéennes[8].

Jacques-Joseph Champollion-Figeac (Égypte Ancienne[9], éditions Firmin Didot, 1839, réédité / pages 107-111) se pose la question de la datation du zodiaque et fait l'hypothèse d'une copie de documents plus anciens, sans préciser plus. Il compare plusieurs zodiaques et aborde le sujet de la précession des équinoxes.

Description et interprétation

Le dessin de Devilliers et Jollois fut imprimé avec la déesse semblant debout sur ses pieds à droite du zodiaque[10] mais ce zodiaque ne doit pas être observé de face, en effet, sa position originale le positionne au-dessus de la tête de l'observateur. La majorité des représentations de la déesse Nout (le Ciel) la représente courbée au dessus du dieu Geb (la Terre). C'était ainsi que la « déesse du ciel » était représentée dans la salle où fut trouvé le zodiaque, soit au-dessus de l'observateur, avec la bouche de la déesse à l'Ouest lorsqu'elle avale le soleil couchant et son entrejambe à l'Est d'où elle accouche du soleil levant. Lorsque Claude Lelorrain a réussi à extraire le zodiaque de Dendérah, un morceau du plafond vint avec le bloc de grès sculpté, morceau que l'on peut voir au Musée du Louvre sur un des côtés du zodiaque (voir image[11]), ce morceau illustré par des petites « vagues » permet de replacer le zodiaque dans le bon sens dans le plafond du temple où l'on peut voir l'emplacement du morceau du plafond manquant.

Le zodiaque de Dendérah est un planisphère, carte représentant le ciel étoilé en projection plane, avec les douze constellations de la bande zodiacale, les constellations formant les 36 décans (de dix jours chacun) et les planètes. Ces décans sont des groupes d’étoiles de premier ordre dans le ciel nocturne. Ils sont utilisés dans le calendrier égyptien, fondé sur les cycles lunaires d'environ trente jours et la récurrence annuelle du lever héliaque de l'étoile Sothis (Sirius).

Cette représentation d'un zodiaque circulaire est unique dans l'Égypte antique. Un autre zodiaque, rectangulaire, orne le plafond du pronaos du temple[réf. souhaitée].

La voûte céleste est représentée par un disque soutenu par quatre piliers du ciel représentés sous la forme de quatre femmes, aidées par des hommes à tête de faucon[1].

Certains ont identifié les quatre femmes à la déesse Isis, et les huit hommes au dieu Osiris [8](note page 56).

D'autres identifient les quatre femmes à la déesse Hehet. Elles symboliseraient les quatre points inter-cardinaux. Entres elles, les quatre paires d'hommes à tête de faucon symboliseraient chaque point cardinal et seraient la représentation du dieu Heh, l'époux de Hehet. Le hiéroglyphe du dieu Heh est le même hiéroglyphe que pour le nombre indiquant le million ou au-delà dans les mathématiques dans l'Égypte antique[réf. souhaitée].

Une autre hypothèse propose que ces directions cardinales, liées aux « oiseaux » du zodiaque, seraient confirmées par la fête de Min du Ramesséum qui se déroulait suivant un certain nombre d’étapes rituelles dont le lâcher de quatre oiseaux (oies ou faucons), volant vers les quatre points cardinaux. Helmuth Jacobsohn, qui décrit cette cérémonie, ne fait cependant pas mention du Zodiaque[12].

Sur le cercle extérieur, trente six personnages symbolisent les 36 décans[1]. On y trouve la représentation de divinités, telles que Sobek, Anubis, Horus (adulte et enfant) et d'autres aussi importantes[réf. souhaitée].

Sur le cercle intérieur, on trouve l'écliptique, sur lequel sont placées les constellations du zodiaque. Leur représentation est proche de leur désignation actuelle comme le Bélier, le Taureau, Scorpion, Capricorne. En revanche, le Verseau a une iconographie plus égyptienne : il est représenté comme le dieu de l’inondation Hâpy, tenant deux vases d’où jaillit de l’eau. Au centre se trouvent les constellations du ciel du Nord, dont la Grande Ourse, sous la forme d'une patte avant de taureau. Une déesse hippopotame, en face de la Petite et de la Grande Ourse, figure la constellation du Dragon[1].

Les autres personnages représenteraient des constellations. On a pu en identifier un certain nombre avec certitude (en plus des douze constellations de l'écliptique) : Orion, Draco, Lupus, Aquila, Cassiopea, Equuleus, Ursa Major, Ursa Minoretc.[13].

Les deux éclipses

Une certaine confusion peut apparaître dans les dates « avant notre ère » car certains utilisent les deux calendriers « historiques » (julien puis grégorien) alors que d'autres utilisent le calendrier « astronomique » de Cassini (1740) qui a créé une « année zéro ». Le calendrier « astronomique » ajoute une année au calendrier « historique », ainsi l'année zéro astronomique correspond à l'an 1 avant notre ère, l'année -1 astronomique correspond à l'an 2 avant notre ère, etc. Les logiciels d'astronomie professionnels (NASA, Stellarium) utilisent le calendrier « astronomique ».

Selon l'indication du Musée du Louvre : « Deux éclipses ont été représentées à l'endroit précis [du ciel] où elles se sont produites[1]. »

L'éclipse de lune (25 septembre -52)

L'éclipse lunaire du 25 septembre 52 avant notre ère est un « Œil oudjat » (qui signifie être intact, car une éclipse lunaire a toujours lieu à la pleine lune)[1]. »

Certains pensent que cet Œil oudjat, plutôt qu'une éclipse lunaire, serait la représentation stylisée de la galaxie d'Andromède. Cette galaxie se trouve dans la constellation d'Andromède (d'où son nom) à proximité de la constellation des poissons, de la même manière que l'Œil oudjat sur le zodiaque[réf. souhaitée]. Elle est difficilement visible à l'œil nu et elle a d'abord été appelée « nébuleuse d'Andromède » par les astronomes modernes.

L'éclipse de soleil (7 mars -51)

L'éclipse solaire du 7 mars 51 avant notre ère est figurée sous l'aspect de « la déesse Isis retenant un babouin par la queue, c'est-à-dire empêchant la lune, sous la forme du dieu Thot, de cacher le soleil[1]. »

Certains astronomes auraient prétexté que cette éclipse totale n'était pas visible à Dendérah le 7 Mars -51[réf. souhaitée].

Sylvie Cauville (L'Oeil de Ré , éditions Pygmalion, 1999, page 65) : « Le 7 mars (-) 51, l’Éclipse fût totale à Alexandrie, seul un croissant était visible à Denderah »[réf. à confirmer]

Selon Youri Volokhine, cet animal ne serait pas un babouin mais un porc ou un sanglier. Ce porcin serait confirmé par un autre bas-relief du temple d'Hathor, au rez-de-chaussée, là où se trouve la salle hypostyle; il est tenu par ce qui semble être un pharaon debout dans la même posture que la déesse, et également placé dans un cercle[14]. Le porc, incarné par Seth, tient lui-aussi une place importante dans la religion égyptienne. Le sanglier était célébré lors de la fête du mois Pachon qui avait lieu au mois de mars[15]. Cette femme tenant un sanglier par une de ses pattes arrière pourrait être une constellation superposée sur la lune et non pas directement la lune qui, elle, n'est bien évidement pas « fixe » dans le ciel étoilé puisque la lune est « errante »[réf. souhaitée].

Les constellations

Selon Sextus Empiricus, les Babyloniens étaient à l'origine de la division en douze parties égales. « Les douze constellations des Grecs portaient les mêmes noms que celles des Chaldéens »[8](page 40-41).

L'observation des zodiaques de Dendérah et d'Esné montre que « les signes du zodiaque égyptien sont les mêmes que ceux des Grecs ». Il y a cependant une différence : Chaldéens et Égyptiens appellent Balance ou joug le signe que les Grecs appellent les serres ou les pinces du Scorpion. « La même chose est attestée par [Claude] Ptolémée pour ce qui concerne les Chaldéens et par Achille Tatius pour ce qui touche les Égyptiens. ». Claude Ptolémée, qui vivait en Egypte, ne parle que des Chaldéens. Il ne dit rien du zodiaque des Égyptiens, ni ne rapporte aucune observation de leurs prêtres [8](page 41-43).

constellations identifiées

Jacques-Joseph Champollion-Figeac (1778-1867 / frère de Champollion le Jeune) dans son ouvrage Egypte ancienne (page 106a à 111a) donne la liste des douze signes du zodiaque[9].

  • « [...] un peu au-dessous du centre du disque, vers la gauche, un lion suivi d'une femme et marchant sur un serpent : c'est réellement le signe du Lion dans ce zodiaque.
  • Derrière le groupe du lion marche une femme portant dans sa main gauche une tige de blé : c'est la Vierge.
  • Après elle, on retrouve successivement, en allant de droite à gauche, la Balance avec ses deux plateaux; le Scorpion, le Sagittaire, sous la forme d'un centaure ailé; le Capricorne, moitié chèvre et moitié poisson; un homme répandant l'eau contenue dans deux vases qu'il tient dans ses mains : c'est le Verseau; les Poissons unis par un triangle, et le signe figuratif eau; un bélier, un taureau, deux figures humaines marchant ensemble, ou les Gémeaux; enfin le Cancer, qui les suit immédiatement. Voilà bien les douze signes du Zodiaque. ». Champollion-Figeac précise bien que le premier signe est le Lion; le dernier étant le Cancer qui se place au-dessus de la tête du Lion. Les douze signes forment une spirale et non un cercle. Cet ordre est confirmé par le second zodiaque du temple, le rectangulaire, qui lui aussi commence avec le Lion : « En tous ces points, le zodiaque rectangulaire du portique du temple de Dendérah est semblable au zodiaque circulaire »
  • Comparant le zodiaque de Dendérah avec celui d'Esnéh (où c'est la Vierge qui commence la série),, Champollion-Figeac fait l'hypothèse qu'à Dendérah, le soleil était dans le Lion alors qu'à Esnéh, il était dans la Vierge.

Champollion-Figeac ne donne qu'une seule autre constellation : « [...] on a généralement reconnu dans l'animal monstrueux, marchant debout, qui occupe à peu près le centre du disque, une ancienne personnification de la Grande Ourse; de sorte que, près d'elle, se trouverait la place du pôle septentrional. »

Ophiuchus

Le zodiaque de Dendérah montrerait la constellation Ophiuchus (aussi appelée « le Serpentaire »): cette constellation serait représentée par le dieu-soleil , assis sur une barque dont les extrémités sont représentées par la queue et la tête d'un serpent[réf. souhaitée]. Ophiuchus, situé entre le Scorpion à l'ouest et le Sagittaire à l'est (certains l'ont considéré comme le treizième signe du zodiaque), est représenté par un homme portant un serpent à bout de bras. Du fait que le serpent passe dans son dos, ce dernier n'a pas de continuité; la constellation du Serpent est donc divisée en deux parties (de part et d'autre d'Ophiuchus) : la tête (Serpens Caput) et la queue (Serpens Cauda).

Les planètes (15 juin au 15 août -50)

Les cinq planètes connues à l'époque sont associées avec certains signes zodiacaux. Leur disposition parmi les constellations du ciel ne se reproduisant à l'identique que tous les mille ans environ, celle-ci a pu être datée précisément entre le 15 juin et le 15 août 50 avant notre ère par un astrophysicien[1].

  • Vénus, « le-dieu-du-matin », est derrière le Verseau.
  • Jupiter, « Horus-qui-dévoile-le-mystère », est près du Cancer.
  • Mars, « Horus-le-rouge », est sur le dos du Capricorne.
  • Mercure, « l'Inerte ».
  • Saturne, « Horus-le-taureau ».

Copies et inspirations

Copie en plâtre bitumé posée en 1920 à la place de l'original

Rares sont les copies graphiques fidèles à l'original. De nombreuses erreurs ont été commises par Édouard de Villiers du Terrage, Jean-Baptiste Jollois et d'autres auteurs. La copie d'Édouard de Villiers du Terrage et Jean-Baptiste Jollois a été, malgré tout, la plus internationalement reproduite et diffusée. Cette copie graphique, datant de l'expédition de Bonaparte, est encore utilisée par le Musée du Louvre qui s'en sert sur le panneau explicatif de l'original exposé au plafond de la salle 12 bis du musée, où est exposé le zodiaque de Dendérah[réf. à confirmer].

En 1920, une copie en plâtre du zodiaque fut installée à la place de l'original au plafond de la chapelle du temple de Dendérah[16].

Une autre copie en plâtre du zodiaque se trouve au musée égyptien de San José (Californie, USA) fondé en 1930 par Harvey Spencer Lewis[17],[18] dans le cadre de l'ordre rosicrucien qu'il avait fondé en 1915 (nommé AMORC, Ancien et Mystique Ordre de la Rose-Croix). Cette copie aurait été donnée en 1925 par Henri Verne, directeur des musées nationaux et du Musée du Louvre.[réf. souhaitée].

Le British Museum expose une copie en marbre élaborée par Jean-Jacques Castex sur la base du dessin des ingénieurs Édouard de Villiers du Terrage et Jean-Baptiste Jollois[19].

Le zodiaque de Dendérah fut aussi reproduit en dessin sur un des plafonds de la salle mythologique du musée égyptien de Berlin, le Neues Museum[20].

Il fut aussi reproduit sur un des plafonds de la Loge Maçonnique de Saint-Nicolas (Liège) en Belgique. Contrairement au Neues Museum, le kasteel Moeland offre la vision d'un zodiaque coloré[21].

Une autre copie en plâtre est exposée au Musée du Louvre-Lens[22] (inauguré en 2012).

Bibliographie

  • 1719 : Bernard de Montfaucon, L' antiquité expliquée et représentée en figures, de la Cour Royale, 1719[23].
  • 1807 : Domenico Testa (abbé) et Gaultier de Claubry, Dissertation sur deux zodiaques, nouvellement découverts en Égypte[24].
  • 1819 : Jacques MacCarthy, Voyage à Tripoli ou relation d'un séjour de dix années en Afrique, Mongié, 1819.
  • 1822 : Sébastien Louis Saulnier, Claude Lelorrain, Notice sur le voyage de M. Lelorrain en Égypte, éditions Sétier, 1822.
  • 1822 : Nicolas Halma, Examen et explication du zodiaque de Dendérah comparé au globe céleste antique d'Alexandrie, éditions Merlin, 1822.
  • 1822 : J. Chabert, L. D. Ferlus, Mahmoud Saba, Explication du zodiaque de Dendérah (Tentynis), éditions Guiraudet", 1822.
  • 1822 : Jean Saint-Martin, Notice sur le zodiaque de Dendérah, éditions C.J. Trouvé, 1822.
  • 1822 : mr l'abbé Halma, Examen et explication du zodiaque de Denderah, Paris, Merlin, 1822[25].

Note : C'est en 1822 que Champollion perce le mystère des hiéroglyphes.

  • 1823 : Jean Baptiste Biot, Recherches sur plusieurs points de l'astronomie égyptienne appliquées aux monuments astronomiques trouvés en Égypte, Firmin Didot, 1823
  • 1824 : Charles de Hesse, La Pierre Zodiacale du Temple de Dendérah, éditions André Seidelin, 1824.
  • 1832 : Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Égypte ancienne, éditions Firmin Didot, 1832.
  • 1834 : Jean Baptiste Prosper Jollois, René Édouard de Villiers du Terrage, Recherches sur les bas-reliefs astronomiques des Égyptiens, éditions Carilian-Goeury, 1834.
  • 1835 : Charles Hippolyte Paravey (chevalier de), Illustrations de l'astronomie hiéroglyphique et des planisphères et zodiaques retrouvés en Égypte, en Chaldée, dans l'Inde et au Japon, ou, Réfutation des mémoires astronomiques de Dupuis, de Volney, de Fourier et de M. Biot, Treuttel et Wurtz, et Bachelier, 1835
  • 1855 : Antoine-Jean Letronne, Analyse critique des représentations zodiacales de Dendéra et d'Esné, Imprimerie Royale, 1855.
  • 1865 : Franz Joseph Lauth, Les zodiaques de Dendérah, éditions C. Wolf et Fils, 1865.
  • 1990 : Sylvie Cauville, Le temple de Denderah, Institut français d'archéologie orientale, Le Caire; 1990[26].
  • 1995 : Éric Aubourg, La date de conception du temple d'Hathor à Dendérah, BIFAO, 1995.
  • 1999 : Sylvie Cauville[27],[28], L'Œil de Ré, Pygmalion, 1999.
  • 2001 : Colette Le Lay, Le zodiaque de Dendérah, CLEA_CahiersClairaut_094_08.pdf[3]./ note biblio : chronologie des publications faites sur le zodiaque de Dendérah (après sa découverte en 1798) jusqu'en 1822-1834.
  • 2003 : Anne-Sophie von Bomhard, Le calendrier égyptien. Une œuvre d'éternité, Periplus, 2003.
  • 2005 : Florimond Lamy et Marie-Cécile Bruwier, L’Égyptologie avant Champollion, Versant Sud, 2005.
  • 2011 : Buchwald, Jed Z. et Diane Greco Josefowicz, Le zodiaque de Paris : controverse au sujet d'un artefact égyptien antique qui a suscité un débat moderne entre la Science et la Religion, éditions Princeton University Press, 2011.
  • 2014 : Youri Volokhine, Le porc en Égypte ancienne, Presses Universitaires de Liège, 2014.

Notes et références

  1. a b c d e f g et h « Le Zodiaque de Dendéra », sur Le Louvre
  2. « Zodiaque circulaire de Dendérah », sur Desaix (consulté le 19 juillet 2019)
  3. a b c et d Colette Le Lay, « Le zodiaque de Denderah », CLEA_CahiersClairaut,‎ , note biblio : chronologie des publications faites sur le zodiaque de Dendérah (après sa découverte en 1798) jusqu'en 1822-1834. (lire en ligne)
  4. a et b Sébastien L. Saulnier, Notice sur le voyage de M. Lelorrain en Egypte: et observations sur le zodiaque circulaire de Denderah, Paris, (lire en ligne)
  5. The Zodiac of Paris: How an Improbable Controversy Over an Ancient Egyptian Artifact Provoked a Modern Debate Between Religion and Science, Jed Z. Buchwald, Diane Greco Josefowicz, Princeton University Press, 19 avril 2010 - 428 pages sur google books
  6. Auguste Mariette, Dendérah, description générale du grand temple, Paris, (lire en ligne)
  7. Sylvie Cauville, L'oeil de Ré, histoire de la construction de Dendara, Pygmalion, 1999
  8. a b c d et e Une société d'ecclésiatiques, de littérateurs, de naturalistes, de médecins et de jurisconsultes, Annales de philosophie chrétienne (article : Origine chaldéenne du zodiaque), Paris, Au bureau des annales de philosophie chrétienne, 1832 (procès-verbal de la séance de février 1821) (lire en ligne), tome IV, n° 19 (janvier), pages 39-58 (dont 53-54) / Note biblio. : Contrairement à ce qu'on pourrait penser, l'étude de Paravey par cette société semble avoir été rigoureuse et critique. Il ne s'agit pas d'un catéchisme.
  9. a et b Jacques-Joseph Champollion-Figeac, Egypte ancienne, Paris, Firmin-Didot, 1876 (posthume), 702 p. (lire en ligne), Zodiaque (pages 106b-111a, et planche 11, page 530) / Dendérah (pages 465a-467a)
  10. Zodiaque
  11. Zodiaque de Dendérah
  12. Helmuth Jacobsohn, in Bibliographie analytique des religions de l'Égypte (1939-1943), p. 175-176, sur Persée
  13. Flickr.com
  14. Image sur .presses.ulg.ac.be
  15. Youri Volokhine, Le porc en Égypte ancienne. Mythes et histoire à l’origine des interdits alimentaires
  16. « Les travaux du service des Antiquités de l'Égypte » sur Persee
  17. Copy of the Zodiac from Dendera, rosicrucian museum
  18. « Toutes les tailles | zodiaque de denderah alexandre N.Isis (60) | Flickr : partage de photos ! », sur www.flickr.com (consulté le 9 juillet 2019)
  19. American philosophical society, « Notice sur la belle copie en marbre blanc du zodiaque circulaire de Dendérah »
  20. http://www.neues-museum.de/nm/index.html?r=vestibuel#/mythologischer_saal/">
  21. http://www.koregos.org/fr/eugene-warmenbol_l-egyptomanie-et-l-egyptologie-en-belgique/
  22. Grande galerie sur louvrelens.fr
  23. Bernard ¬de Montfaucon, L' antiquité expliquée et représentée en figures: ¬La religion des Egyptiens, des Arabes, des Syriens, des Perses, des Scythes, des Germains, des Gaulois, des Espagnols et des Carthaginois, Delaulne, (lire en ligne)
  24. M. Testa (abbé Domenico Testa), Dissertation sur deux zodiaques, nouvellement découverts en Égypte, Paris, (lire en ligne)
  25. abbé Halma, Examen et explication du zodiaque de Denderah, Paris, Merlin, libraire, (lire en ligne)
  26. https://www.academia.edu/1900752/Cauville_Le_Temple_de_Dendera_-_Guide_arch%C3%A9ologique
  27. https://data.bnf.fr/fr/11895617/sylvie_cauville/
  28. « Sylvie Cauville », sur www.dendara.net (consulté le 8 juillet 2019)

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