Rue du Mont-Cenis

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18e arrt
Rue du Mont-Cenis
Image illustrative de l’article Rue du Mont-Cenis
La rue du Mont-Cenis à hauteur
de la place Albert-Kahn.
Situation
Arrondissement 18e
Quartier Clignancourt
Début Rue Azaïs, rue Saint-Éleuthère
Fin 37-41, rue Belliard
Morphologie
Longueur 1 304 m
Largeur 12 m
Historique
Création 23 mai 1863
Ancien nom Rue Saint-Denis
Géocodification
Ville de Paris 6392
DGI 6467

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue du Mont-Cenis
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La rue du Mont-Cenis est une voie du 18e arrondissement de Paris.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

La rue du Mont-Cenis au croisement de la rue Lamarck.

Voie en forte déclivité, longue de 1 304 mètres et large de 12[1], elle débute au croisement de la rue Saint-Éleuthère et de la rue Azaïs dans le quartier de Montmartre, longe l'église Saint-Pierre de Montmartre à proximité de la place du Tertre, traverse la rue Saint-Vincent, la rue Lamarck, la place Jules-Joffrin, la rue Marcadet, la rue Ordener, la rue Championnet et le boulevard Ornano pour se terminer rue Belliard.

Elle comprend de nombreux escaliers : 52 marches entre les rues Custine et Lamarck, 54 entre les rues Paul-Féval et Saint-Vincent, 81 entre cette dernière et la rue Cortot.

Elle est desservie par la ligne (M)(12) à la station Jules Joffrin et par la ligne (M)(4) à la station Porte de Clignancourt, à l'extrémité nord.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

En raison de sa forte déclivité, la rue du Mont-Cenis doit son nom au massif du Mont-Cenis situé dans les Alpes du Nord [1].

Historique[modifier | modifier le code]

Estampe, vers 1750 : Vue perspective de la procession de M.M. les Bénédictins de l'Abbaye Royale de S. Denis en France à celle aussi Royale de Montmartre, qui se fait tous les 7 ans le 1er May.

Cette rue est une voie ancienne du village, puis de la commune, de Montmartre.

Elle apparaît déjà sur le plan d'Albert Jouvin de Rochefort, dessiné en 1672. L'emplacement de l'ancienne ferme de la seigneurie de Clignancourt serait actuellement situé dans l'îlot compris entre les rues du Mont-Cenis, Marcadet et Hermel, tandis que le manoir de cette seigneurie se trouvait en face.

La rue du Mont-Cenis en 1911.

Ancien chemin du pèlerinage de Saint-Denis[2]jusqu'en 1784, la rue se situe, plus au nord, dans le prolongement exact de la rue Adrien-Lesesne à Saint-Ouen[3],[4] qui rejoint le chemin des Poissonniers au niveau du cimetière parisien de Saint-Ouen.

Tous les sept ans, à l'emplacement de l’actuelle station de métro Jules Joffrin, des représentants de l’abbesse de Montmartre venaient à la rencontre des moines de l'abbaye de Saint-Denis, pour les accompagner jusqu’au sommet de la butte[5]. Ce chemin fut appelé « chemin de la Procession », puis « petite rue Saint-Denis » entre les rues Norvins et Marcadet, et « chaussée Saint-Denis » au-delà.

Après le rattachement de Montmartre à Paris en 1859, la rue Saint-Denis est classée officiellement dans la voirie parisienne le 23 mai 1863[6] et prend son nom actuel par décret du 20 juillet 1868[1].

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Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

  • Au no 2, l'église Saint-Pierre de Montmartre, ancienne église abbatiale construite entre 1133 et 1147 sur un ancien lieu de dévotion du VIe siècle.
  • Au no 14, le château d'eau de Montmartre au centre d'un petit square, le square Claude-Charpentier.
  • Au no 13, la galerie Rousard, sur le lieu de l'ancien cabaret de Patachou.
  • Au no 19 vécut à partir de 1934 le couple d'artistes peintres Bernard Lorjou et Yvonne Mottet.
  • Au no 22 se situe une maison où demeura Hector Berlioz[7].
  • Aux nos 28, rue du Mont-Cenis et 22, rue Lamarck, dispensaire édifié en 1896 par l'architecte William Hémet pour le comte Chambon de Brailles.
  • Aux nos 65, rue du Mont-Cenis et 108, rue Marcadet, ancien immeuble Louis-Philippe remarquablement conservé, bâti avant le rattachement du village de Clignancourt à la ville de Paris.
  • Au no 67, emplacement de l’ancienne chapelle de la Trinité, bâtie en 1579 par Jacques Liger ou Legier, trésorier de Charles Ier de Bourbon[8]. Elle servait, pendant les processions septennales[9], à assister à la messe les jours d'intempéries[10]. Elle fut fermée en 1783, abrita ensuite un poste de pompiers en 1860, puis un débit de vins, puis se transforma en cabaret à l'enseigne de La Belle Gabrielle, et fut finalement détruite vers 1920. On disait que c'était l'ancienne bergerie de Gabrielle d'Estrées[11].
  • Aux nos 75, rue du Mont-Cenis et 2-6, rue Duc, immeuble HBM de la ville de Paris, construit entre 1922 et 1925, par l'architecte Léon Besnard.
  • À hauteur de la place Jules-Joffrin, la rue longe la mairie du 18e arrondissement et l'église Notre-Dame de Clignancourt.
  • Au no 143, Eugène Dabit vécut quelques années de son enfance.

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Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c « Rue du Mont-Cenis », www.v2asp.paris.fr.
  2. « Promenade sur la butte Montmartre », www.parisrevolutionnaire.com.
  3. « Saint-Ouen, site officiel de l'office de tourisme ».
  4. « Une partie de Montmartre devint le quartier Debain ».
  5. Montmartre : Golgotha-sur-Seine.
  6. Adolphe Alphand (dir.), Adrien Deville et Émile Hochereau, Ville de Paris : recueil des lettres patentes, ordonnances royales, décrets et arrêtés préfectoraux concernant les voies publiques, Paris, Imprimerie nouvelle (association ouvrière), (lire en ligne), « Classement de rues dans la zone annexée à Paris », p. 342.
  7. « Berlioz à Paris ».
  8. Dictionnaire historique de la Ville de Paris et de ses environs, Hurtaut et Magny, 1779 « Copie archivée » (version du 29 mai 2014 sur l'Internet Archive).
  9. La chapelle de la Trinité, rue du Mont-Cenis (vers 1870), www.hervedavid.fr.
  10. « Claude François Panet (1733-1801) », jacques.colliard.pagesperso-orange.fr.
  11. « Cartes postales anciennes. Rue du Mont-Cenis à Montmartre », www.cparama.com.

Voir aussi[modifier | modifier le code]