Royaume de Tunisie
مملكة تونس
–
(1 an, 4 mois et 5 jours)
Drapeau de la Tunisie |
Armoirie de la Tunisie |
| Devise | arabe : حرية، نظام، عدالة (ḥuriyya, niẓām, ʿadāla, « Liberté, ordre, justice ») |
|---|---|
| Hymne | Hymne beylical |
| Statut | Monarchie constitutionnelle |
|---|---|
| Capitale | Tunis |
| Langue(s) | Arabe |
| Religion | Islam |
| Monnaie | Franc tunisien |
| 1956-1957 | Lamine Bey |
|---|
| 1956 | Tahar Ben Ammar |
|---|---|
| 1956-1957 | Habib Bourguiba |
Entités précédentes :
Entités suivantes :
Le royaume de Tunisie (arabe : مملكة تونس ou el-Mamlka et-Tūnsīya) est le régime politique de jure de la Tunisie du , date de la signature du protocole franco-tunisien qui reconnaît l'indépendance de la Tunisie, au , date à laquelle l'Assemblée constituante vote la fin de la monarchie incarnée par Lamine Bey.
Fonctionnement
[modifier | modifier le code]Dans la pratique, l'exercice du pouvoir par le bey, « possesseur du royaume de Tunisie », est limité et symbolique. Il s'engage, en signant le décret promouvant l'Assemblée constituante, à approuver par avance la Constitution qui en résultera. C'est Habib Bourguiba qui dirige, à partir du , le premier gouvernement de la Tunisie indépendante, mais qui a également l'exercice du pouvoir réglementaire, ôté au bey par un décret du . Par ailleurs, « un décret du 21 juin 1956 a modifié les armoiries du royaume et supprimé, dans les nouvelles armoiries, toute allusion à la dynastie »[1].
Abolition
[modifier | modifier le code]Le , Bourguiba déclare à l'Assemblée constituante : « Je dis qu'il faut mettre fin à la monarchie et la remplacer par une République, ce qui signifie l'instauration d'un nouveau régime »[2]. Après la fin de ce discours, les anciens ministres de Moncef Bey, indignés par ces propos, rappellent, alors que la famille husseinite est accusée de tous les maux par Bourguiba, le cas de du souverain nationaliste qui a perdu son trône pour s'être attaché à la cause du mouvement national[3]. Par ailleurs, s'il n'y a jamais eu un parti politique ou un courant idéologique qui réclamait une République, le discours ne suscite aucune émotion au sein de la population[4].
Dès lors, la délégation chargée d'annoncer à Lamine Bey sa destitution se rend au palais de Carthage, s'introduit dans la salle du trône et trouve le souverain vêtu d'une jebba, la tête découverte sans chéchia, en train de faire les cent pas[5]. Sans préambule ni introduction, Ali Belhouane entame la lecture de la résolution de l'Assemblée constituante abolissant la monarchie et proclamant la République. Lorsque le photographe veut saisir cet instant, Lamine Bey refuse[6].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Victor Silvera, « Du régime beylical à la République tunisienne », Politique étrangère, vol. 22, no 5, , p. 594-611 (lire en ligne).
- ↑ [vidéo] « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale », sur YouTube, film de Mahmoud Ben Mahmoud, Alif Productions, Paris, 2007, 34:35.
- ↑ [vidéo] « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale », sur YouTube, film de Mahmoud Ben Mahmoud, Alif Productions, Paris, 2007, 35:00.
- ↑ [vidéo] « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale », sur YouTube, film de Mahmoud Ben Mahmoud, Alif Productions, Paris, 2007, 36:55.
- ↑ [vidéo] « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale », sur YouTube, film de Mahmoud Ben Mahmoud, Alif Productions, Paris, 2007, 37:30.
- ↑ [vidéo] « Les Beys de Tunis, une monarchie dans la tourmente coloniale », sur YouTube, film de Mahmoud Ben Mahmoud, Alif Productions, Paris, 2007, 38:20.