Robert Poujol

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Robert Poujol
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Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 80 ans)
MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Robert Charles René PoujolVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Père
Pierre Poujol (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Enfant
Olivier Poujol (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
Membre de
Société des lettres, sciences et arts de la Lozère (d)
Académie des sciences et lettres de Montpellier ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Archives conservées par
Archives nationales (F/1bI/513 et F/4/3302)Voir et modifier les données sur Wikidata

Robert Poujol, né le à Toulon et mort le à Montpellier, est un haut fonctionnaire et historien français. Il est l'auteur d'ouvrages historiques sur les Cévennes protestantes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Robert Poujol est le fils de Pierre Poujol, professeur de lettres classiques dans plusieurs lycées provençaux et parisiens, l'un des dirigeants du mouvement du christianisme social et auteur de publications sur les Cévennes protestantes[1] et de Marie Teissier de Caladon, descendante d'une famille vébronnaise. Il est le deuxième d'une fratrie de quatre enfants, qui compte notamment Jacques Poujol, résistant et historien[2], la sociologue Geneviève Poujol et Denise Poujol.

Il fait des études de droit et science politique à Paris, qu'il interrompt pour échapper aux réquisitions du STO en et rejoint son frère Jacques au maquis d'Ardaillès, qui fusionne en avec trois autres groupes pour former le maquis Aigoual-Cévennes[3]. En , il est élève officier à Saumur puis participe à l'occupation de l'Allemagne jusqu'en [2]. Il se marie en 1946 avec Martine Breton, le couple a cinq enfants.

Il occupe plusieurs postes administratifs, comme chargé de mission au cabinet d’André Philip alors ministre de l'Économie, au ministère de l’Intérieur (1951-1958). Il est sous-préfet dans l'Aisne, à Vervins, secrétaire général de la préfecture de Médéa, puis de Bône, en Algérie de 1959 à 1962, période durant laquelle il appuie l'action de la Cimade qui s'élève contre les camps de regroupement[2]. Après les accords d'Évian, il aide également la Cimade à rapatrier en Algérie les membres du FLN encore détenus en France.

Parmi d'autres fonctions, il est secrétaire général de la préfecture du Gard ou encore préfet des Pyrénées-Orientales[4]. Il est membre du conseil d'administration du parc national des Cévennes et membre du conseil d'administration du Club cévenol à partir de 1982[2]. Il participe à la création de la revue trimestrielle du Club cévenol, Causses et Cévennes et à celle du Lien des chercheurs cévenols et est membre de la Société des lettres, sciences et arts de la Lozère, reçu membre non résidant de l'Académie de Nîmes en 1987[5] et élu membre de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier en 1995[6].

Il publie en 1981 Vebron, histoire d'un village cévenol, consacré au village d'origine de sa famille, puis en 1992, Basville. Roi solitaire du Languedoc : intendant à Montpellier de 1685 à 1718[7] et en 2001, L'Abbé du Chaila 1648-1702 : Du Siam aux Cévennes[8].

Il meurt à Montpellier et est inhumé au cimetière protestant de Vebron, en Lozère[2].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Vebron, histoire d'un village cévenol, Edisud/Club cévenol, Aix-en-Provence, 1981 (ISBN 2857440987)
  • Basville : Roi solitaire du Languedoc : intendant à Montpellier de 1685 à 1718, Nouvelles presses du Languedoc, , 332 p. (ISBN 2859981012).
  • L'Abbé du Chaila 1648-1702 : Du Siam aux Cévennes, Nouvelles presses du Languedoc, , 320 p. (ISBN 2859982507).
  • Les Châteaux de l'arrondissement de Florac, 1958.
  • Les Églises fortifiées de la Thiérache, 1959, rééd. coll. Trésors de Picardie, Res Universis, 1993

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • Le Paris protestant de la Réforme à nos jours, Les Bergers et les Mages, .

Articles[modifier | modifier le code]

  • « La surveillance des protestants en Hautes-Cévennes (1705-1760) », Dix-Huitième Siècle, no 17,‎ , p. 129-139 (lire en ligne, consulté le 4 août 2020).

Distinctions[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Girault, « Pierre Louis Poujol », sur maitron.fr, màj 28 octobre 2014 (consulté le 4 août 2020).
  2. a b c d e f et g Jean Nougaret, « Éloge de Robert Poujol », Bulletin de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, no 38,‎ , p. 295-312 (lire en ligne, consulté le 4 août 2020).
  3. Robert Poujol, Aigoual 44 : Journal d'un maquisard cévenol, Presses du Languedoc, rééd. Ampelos, (ISBN 2859982981).
  4. Journal officiel, 1973 [1].
  5. « Sabine Teulon-Lardic — Réception à l'Académie de Nîmes », (consulté le 5 août 2020).
  6. « Académie des sciences et lettres de Montpellier — Robert Poujol (1923-2003) » (consulté le 5 août 2020).
  7. [compte rendu] Claude Lauriol, « Basville, roi solitaire du Languedoc, intendant à Montpellier de 1685 à 1718. 1992 », Dix-huitième Siècle, no 28,‎ , p. 611 (lire en ligne, consulté le 4 août 2020).
  8. [compte rendu] Jean Pirotte, « Robert Poujol, Bourreau ou martyr ? L'abbé du Chaila (1648-1702). Du Siam aux Cévennes », Revue théologique de Louvain, vol. 20, no 2,‎ , p. 250 (lire en ligne, consulté le 4 août 2020).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • [éloge] Jean Nougaret, « Éloge de Robert Poujol », Bulletin de l'Académie des sciences et lettres de Montpellier, no 38,‎ , p. 295-312 (lire en ligne, consulté le 4 août 2020).
  • « L'esprit des camisards: Jacques et Robert Poujol dans le maquis cévenol », dans Dominique Missika et Dominique Veillon (dir.), Résistance: Histoire de familles 1940-1945, Armand Colin, (ISBN 2200350457), p. 118-125.

Liens externes[modifier | modifier le code]