Prokópis Pavlópoulos

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Prokópis Pavlópoulos
Προκόπης Παυλόπουλος
Prokópis Pavlópoulos en 2008.
Prokópis Pavlópoulos en 2008.
Fonctions
10e président de la République hellénique
En fonction depuis le
(5 mois et 20 jours)
Élection 18 février 2015
Premier ministre Aléxis Tsípras
Vassilikí Thánou
Prédécesseur Károlos Papoúlias
Ministre de l'Intérieur

(5 ans 6 mois et 1 jour)
Premier ministre Kóstas Karamanlís
Gouvernement Karamanlís I et II
Prédécesseur Kóstas Skandalídis
Nikólaos Alevizátos (intérim)
Successeur Spyridon Flogaitis (intérim)
Yánnis Ragoússis
Porte-parole du gouvernement

(4 mois et 19 jours)
Premier ministre Xenophón Zolótas
Gouvernement Zolótas
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance Kalamata (Grèce)
Nationalité grecque
Parti politique Nouvelle démocratie
Conjoint Vlassίa Peltsemí
Diplômé de Université d'Athènes
Université Panthéon-Assas
Profession Juriste
Religion Église orthodoxe
Résidence Palais présidentiel
d'Athènes

Prokópis Pavlópoulos
Présidents de la République hellénique

Prokópis Pavlópoulos (en grec : Προκόπης Παυλόπουλος), né le à Kalamata, est un homme politique grec, membre de la Nouvelle démocratie.

Juriste de formation, il mène une carrière universitaire en France, puis en Grèce ; durant cette période, il rédige un nombre conséquent de publications juridiques et institutionnelles. Il travaille au service du président Mikhaíl Stasinópoulos, lequel en fait son secrétaire particulier, avant de reprendre le cours de sa carrière universitaire. Militant de la Nouvelle démocratie, formation de centre-droit, il siège au sein du gouvernement de Xenophón Zolótas, dont il est le porte-parole.

Député d'Athènes, il est nommé ministre de l'Intérieur en 2004, après la victoire de son parti mené par Kóstas Karamanlís à l'issue des élections législatives. Trois ans plus tard, en 2007, la droite conserve le pouvoir et Prokópis Pavlópoulos garde ce portefeuille régalien, qu'il doit quitter en 2009, lorsque le gouvernement sortant perd les élections législatives anticipées.

Élu président de la République hellénique le avec l'appui de la majorité de gauche radicale et de l'opposition conservatrice, il prend ses fonctions le 13 mars suivant, après avoir prêté serment devant le Parlement.

Biographie[modifier | modifier le code]

Juriste et universitaire[modifier | modifier le code]

Diplômé de la faculté de droit de l'université d’Athènes en 1973, Prokópis Pavlópoulos poursuit ses études à la faculté de droit de l'université Panthéon-Assas, en France. Secrétaire particulier du président de la République Mikhaíl Stasinópoulos entre 1974 et 1975, il obtient, cette même année, un DEA à l'université d'Assas-Paris II, puis, deux ans plus tard, un doctorat en droit public.

En 1982, il y est nommé maître de conférence avant de retourner, un an plus tard, à l'université d'Athènes, au sein de laquelle il enseigne désormais comme professeur agrégé.

Durant cette période, il écrit de nombreux ouvrages relatif au droit constitutionnel, politique et civil ; quelques-unes de ses publications sont traduites en langue française.

Premiers portefeuilles ministériels[modifier | modifier le code]

Parallèlement, entre 1978 et 1981, il travaille au service juridique du ministère de la Coordination. C'est en 1989 que Prokópis Pavlópoulos débute réellement sa carrière politique, lorsqu'il est nommé vice-ministre à la présidence du Conseil et porte-parole du gouvernement d'union dirigé par l'économiste Xenophón Zolótas.

L'année suivante, après la démission de ce gouvernement, le président de la République, Konstantínos Karamanlís, le nomme conseiller juridique ; il siège au sein du cabinet présidentiel jusqu'en 1995.

Ministre de l'Intérieur[modifier | modifier le code]

Le , le gouvernement de Kóstas Karamanlís prête serment ; Prokópis Pavlópoulos y siège comme ministre de l'Intérieur, de l’Administration publique et de la Décentralisation. Rapidement, il est contesté par l'opposition socialiste qui lui reproche des nominations partisanes, toutes impliquant des cadres de la Nouvelle démocratie, ce que le ministre lui-même dément.

Néanmoins, Pavlópoulos demeure ministre de l'Intérieur après la constitution du deuxième gouvernement de Karamanlís, constitué après la victoire de la droite aux élections législatives anticipées du , bien qu'il perde le portefeuille de l'Administration publique.

Le débutent les émeutes populaires consécutives à la mort d'un adolescent âgé de quinze ans, Alexandros Grigoropoulos, tué par un policier. Ces épisodes violents amènent Pavlópoulos, durement mis en cause, à proposer sa démission au Premier ministre, qui la refuse, tout en lui apportant le soutien du gouvernement tout entier. Finalement, le ministre de l'Intérieur demeure, mais sa gestion sera largement critiquée par l'opposition de gauche parlementaire, la presse et l'opinion publique[1].

Le , quelques semaines avant la convocation d'élections législatives anticipées qui seront favorables à l'opposition de gauche, Prokópis Pavlópoulos quitte le gouvernement.

Président de la République[modifier | modifier le code]

Le , un peu moins de deux mois après la convocation d'un scrutin présidentiel avorté qui a été suivi d'élections législatives anticipées favorables à la gauche radicale, le nouveau Premier ministre Aléxis Tsípras annonce vouloir désigner Prokópis Pavlópoulos candidat à la nouvelle élection présidentielle. Ce choix surprend, car la presse s'attendait à ce que le commissaire européen Dimítris Avramópoulos soit plutôt désigné.

Le lendemain, le candidat soutenu par SYRIZA, ANEL et la Nouvelle démocratie est élu président de la République hellénique par 233 voix contre 30 pour Nikólaos Alevizátos, un autre juriste soutenu par la Rivière et le PASOK[2]. Le 13 mars suivant, il est investi et succède à Károlos Papoúlias.

Le président Pavlópoulos, contrairement au chef du gouvernement qui soutenait pourtant sa candidature au scrutin présidentiel du mois de février précédent, s'est dit favorable au « oui » concernant le référendum portant sur l'accord proposé par les créanciers du pays, mais le jour du scrutin, le , c'est le « non » qui l'emporte, le gouvernement Tsípras s'en trouvant a priori conforté. Néanmoins, le chef de l'État avait prévenu que si son pays devait être exclu de la zone euro, il renoncerait à son mandat en signant sa démission, malgré la pression du gouvernement et de la majorité des partis représentés au Parlement[3].

Le , il accepte la démission du gouvernement d'Aléxis Tsípras, ce qui devrait le conduire à convoquer des élections législatives anticipées pour le mois de septembre suivant, avant de nommer un Premier ministre intérimaire chargé des affaires courantes[4],[5]. Le 27 août suivant, la présidence annonce qu'après l'échec des négociations menées par le chef de l'État avec les chefs des principaux partis représentants au Parlement, celui-ci a mandaté la présidente de la Cour suprême, Vassilikí Thánou, de la formation d'un gouvernement de transition jusqu'à la convocation d'un scrutin parlementaire anticipé.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Vlassίa Peltsemí, Prokópis Pavlópoulos est le père de deux filles, María et Zoí, et d'un fils, Vasílis.

Il parle couramment l'allemand, l'anglais et le français. D'après la presse italienne, il ferait partie de la franc-maçonnerie[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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