Polisot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Polisot
Polisot
L'église Saint-Denis à Polisot.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais en Champagne
Maire
Mandat
Laurent Guilbaud
2020-2026
Code postal 10110
Code commune 10295
Démographie
Gentilé Polisotins, Polisotines
Population
municipale
323 hab. (2019 en diminution de 2,42 % par rapport à 2013)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 04′ 21″ nord, 4° 22′ 22″ est
Superficie 10,52 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Bar-sur-Seine
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Bar-sur-Seine
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Polisot
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Polisot
Géolocalisation sur la carte : Aube
Voir sur la carte topographique de l'Aube
City locator 14.svg
Polisot
Géolocalisation sur la carte : Grand Est
Voir sur la carte administrative du Grand Est
City locator 14.svg
Polisot

Polisot est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Polisot
Bar-sur-Seine
Villemorien Polisot Celles-sur-Ource
Arrelles Polisy

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Polisot est une commune rurale[Note 1],[1]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Bar-sur-Seine, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 7 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (57,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (58,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (44 %), forêts (33 %), cultures permanentes (8,4 %), zones urbanisées (6,7 %), zones agricoles hétérogènes (5,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,8 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il existait des moulins : le moulin de la Besace et le moulin Buton. Ce dernier était au lieu éponyme et appartenait aux seigneurs de Polisy. En 1544 il était loué par Jean Bouchard[8] puis repris par Nicolas son fils. Ensuite plusieurs personnes sont cités papetiers à Polisot sans qu'il soit possible de dire qu'ils exploitent la moulin : Solene Champeigne, Jean Rasle Edme Pourille ce dernier vendait, en 1625 des rames au libraire Noël Landreau à Troyes. Marie de Choiseul louait, en 1674, deux moulins à blé et un à foulon à Jean Joly, charpentier à Bar-sur-Seine. La même année Guillaume Passenesse et Antoine Febver commercent du papier fabriqué au moulin de Polisot.

Histoire ferroviaire de la commune[modifier | modifier le code]

Carte postale de la gare des chemins de fer de l'Est vers 1910.
>Carte postale de la gare des chemins de fer de l'Aube vers 1910 .
Les deux lignes séparées par une barrière.
Le café-restaurant des deux gares vers 1910.
Horaire de la ligne de Bar-sur-Seine à Châtillon-sur-Seine en 1914.

Polisot a été un important carrefour de lignes de chemin de fer:

La ligne de chemin de fer de Troyes à Gray
De 1882 au , la commune a été traversée par la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray, qui, venant du nord-est de la gare de Bar-sur-Seine, passait à l'est et se dirigeait ensuite vers la gare de Gyé-sur-Seine.
L'horaire ci-dessus montre qu'en 1914, 4 trains s'arrêtaient chaque jour à la gare de polisot dans le sens Troyes-Gray et 4 autres dans l'autre sens.
À une époque où le chemin de fer était le moyen de déplacement le plus pratique, cette ligne connaissait un important trafic de passagers et de marchandises.
À partir de 1950, avec l'amélioration des routes et le développement du transport automobile, le trafic ferroviaire a périclité et la ligne a été fermée le au trafic voyageurs puis désaffectée.

La Ligne de Polisot aux Riceys et à Cunfin
Cette ligne à voie métrique a fonctionné de 1897 à 1952. Venant de Polisy, au sud, elle longeait les voies de la ligne de chemin de fer de Troyes à Gray et se dirigeait ensuite vers Celles-sur-Ource.
La ligne a été fermée en 1952.
Les deux gares de Polisot Polisot a eu la particularité de posséder deux gares qui se faisaient face:

Comme le montrent les cartes postales ci-dessus, les deux gares étaient séparées par une barrière; l'écartement des rails n'étant les mêmes pour chaque ligne (1,435 m pour la voie normale et 1 m pour la voie métrique), les marchandises devaient être déchargées en gare de Polisot pour changer de ligne.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1854 1858 Nicolas Piollot    
1858 1860 Henri Victor Dieudonné Denis    
mars 2001 2008 Jacques Marchal    
mai 2008 2014 Gérard Guenin[9]    
2014 En cours Philippe Lacaille DVD Agriculteur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2019, la commune comptait 323 habitants[Note 3], en diminution de 2,42 % par rapport à 2013 (Aube : +1,19 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
526503512541508460494520555
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485454444486447471422403383
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
392384370283277280295275292
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
286295336285304306331334328
2017 2019 - - - - - - -
326323-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en , en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. Archives départementales de l'Aube, B1831.
  9. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :