Gyé-sur-Seine

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Gyé-sur-Seine
Carte postale ancienne représentant le château avant la guerre.
Carte postale ancienne représentant le château avant la guerre.
Blason de Gyé-sur-Seine
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Aube
Arrondissement Troyes
Canton Bar-sur-Seine
Intercommunalité Communauté de communes du Barséquanais
Maire
Mandat
Christian Brement
2014-2020
Code postal 10250
Code commune 10170
Démographie
Population
municipale
500 hab. (2014)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 01′ 48″ nord, 4° 25′ 47″ est
Altitude Min. 169 m – Max. 333 m
Superficie 23,66 km2
Localisation

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Gyé-sur-Seine est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Map commune FR insee code 10170.png

Située à 171 mètres d'altitude, sur le cours de la Seine Gyé-sur-Seine s'étend sur 23,7 km². La commune appartient à l'arrondissement de Troyes, distante de 40 kilomètres au sud-est et au canton de Bar-sur-Seine. Les agglomération voisines sont Courteron, Neuville-sur-Seine, Buxeuil, Celles-sur-Ource, Plaines-Saint-Lange, la ville la plus proche Bar-sur-Seine

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Neuville-sur-Seine Landreville Loches-sur-Ource Rose des vents
Les Riceys N Courteron
O    Gyé-sur-Seine    E
S
Mussy-sur-Seine Plaines-Saint-Lange

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du nom de personne latin Gaius + acum.

Histoire[modifier | modifier le code]

Relevant du comté de Champagne, la seigneurie-châtellenie de Gyé (ou Gié) appartient aux seigneurs de Chappes. Béatrice de Chappes épouse vers 1270 Jean de Til-Châtel seigneur de Coublanc : mais ils ont de gros problèmes d'argent et doivent céder de nombreux biens : ainsi Gyé est engagé (1277, 1278, 1293) puis vendu (vers 1296-99) au duc Robert II de Bourgogne. Ensuite, Gyé passe aux Capétiens par le mariage de Marguerite de Bourgogne fille de Robert II avec Louis X le Hutin, puis à la branche capétienne cadette d'Evreux-Navarre, Jeanne, fille de Marguerite, ayant épousé son cousin Philippe comte d'Evreux (le tuteur de Jeanne était son oncle maternel le duc de Bourgogne Eudes). Leur fille Jeanne de Navarre transmet Gyé aux Rohan-Guéméné par son mariage avec le vicomte Jean Ier de Rohan, avec succession dans la branche cadette des Rohan-Guéméné.

(Mais avec une interruption à la fin du Moyen Âge pendant la Guerre de Cent Ans : le chancelier Rollin, fidèle à sa politique d'acquisitions avides pas toujours très honnêtes avec l'appui du duc de Bourgogne son protecteur, maître de fait d'une bonne part de la Champagne, spolie Charles Ier de Rohan-Guéméné et reçoit Gyé confisqué, avec la forteresse. Nicolas Rolin eut aussi Ricey-le-Bas dans le voisinage. Puis les Rolin doivent restituer Gyé aux Rohan-Guéméné sous Louis XI).

Le petit-fils de Charles Ier fut le célèbre maréchal de Gié Pierre de Rohan, vicomte de Fronsac puis comte de Guise par ses deux mariages. Françoise, l'arrière-petite-fille du maréchal, fit passer Gyé aux Balzac d'Entragues par son mariage avec François de Balzac († 1613, gouverneur d'Orléans, arrière-petit-fils de Robert (1440-1503) ; de son second mariage avec Marie Touchet, l'ancienne favorite de Charles IX, il eut ensuite Catherine-Henriette marquise de Verneuil, favorite d'Henri IV, et Marie-Charlotte maîtresse du maréchal de Bassompierre). César de Balzac d'Entragues, † vers 1629, fils de Françoise de Rohan-Gyé et François de Balzac, donc demi-frère de la marquise de Verneuil, légua Gyé à son neveu Léon d'Illiers de Balzac d'Entragues († 1664 ou 1669), fils de son autre sœur, germaine celle-ci, Catherine-Charlotte (femme de Jacques d'Illiers, de la Maison de Vendôme-Montoire). Les Illiers de Balzac d'Entragues sont faits marquis d'Illiers et de Gié, et souvent appelés marquis d'Entragues.

Il y avait une maladrerie à Gyé en 1397[1], qui accueillait aussi les habitants de Courteron et Neuville. Avec les guerres en Champagne, elle est citée comme ruinée en 1609 et sa remise en état coûta 400 Livres ; elle fut réunie à l'hôpital de Bar-sur-Aube en 1695 et existait encore en 1830.

Le château de Gyé : Il est difficile de dire ce qu'il en était ; il est cité une tour en la forteresse pour des réparations en 1278, 1293, qui furent autorisées par le duc de Bourgogne, et il possédait une chapelle où était dite journellement la messe. Il y avait un pont-levis sur des fossés. Le duc en acheta une partie à Jean et Renaud de Gyé avant d'en avoir toute la jouissance par l'abandon de la terre et seigneurie par Béatrice dame de Gyé et Coublant en 1299. Ladite forteresse fut occupée de 1358 à 1360 par les troupes anglo-navarraises qui durent l'évacuer après le Traité de Brétigny. , il n'en subsiste plus qu'un pavillon carré en 1770 dans l'inventaire de la vente de M. de Montmort. Les habitants avaient l'entretien du pont car ils vivaient entre les deux enceintes de la forteresse et François Ier leur permit de relever les murs de la cité[2].

En 1789, le village dépendait de l'intendance et de la généralité de Châlons, de l'élection de Bar-sur-Aube, et était le siège d'un bailliage seigneurial.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Bailliage seigneurial[modifier | modifier le code]

Gyé relevait du bailliage de Sens et comprenait une partie de Courteron, Gyé, Neuville-sur-Seine, Vitry-le-Croisé.

Le Nouveau régime[modifier | modifier le code]

Gyé devint chef-lieu de canton en l'An IX.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2014 Alain Deroin[3] UDF puis NC-UDI Conseiller général (1985-2011)
mars 2014 en cours Christian Brément DVG Retraité Fonction publique
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 500 habitants, en diminution de -5,48 % par rapport à 2009 (Aube : 1,56 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 212 1 243 1 293 1 243 1 324 1 280 1 237 1 274 1 237
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 123 1 161 1 189 1 196 1 116 1 085 1 096 1 063 1 025
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 056 1 014 812 818 824 695 692 553 609
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
576 513 470 489 485 513 520 516 500
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Activités[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Henri d'Arbois de Jubainville, Voyag. paléograp., 178.
  2. abbé Paul Chauvet, Précis historique de la seigneurie de Gyé depuis le XIIIe siècle jusqu'à la Révolution de 1789, Dufour-Bouquot, Troyes, 1878, p1(.
  3. Site officiel de la préfecture de l‘Aube
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Lien externe[modifier | modifier le code]

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