Pierre-Yves Le Borgn'

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Pierre-Yves Le Borgn’
Image illustrative de l'article Pierre-Yves Le Borgn'
Fonctions
Député de la 7e circonscription des Français établis hors de France

(5 ans)
Élection 17 juin 2012
Législature XIVe législature
Groupe politique SRC puis SER
Prédécesseur circonscription créée
Successeur Frédéric Petit (MODEM)
Biographie
Date de naissance (53 ans)
Lieu de naissance Quimper
Nationalité Drapeau de France Français
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Dolores Dominguez Perez
Diplômé de Université de Nantes
IEP de Paris
Collège d’Europe
Profession Juriste international
Résidence Cologne (Allemagne)

Pierre-Yves Le Borgn’, né le à Quimper (Finistère) est un juriste international et homme politique français membre du Parti socialiste et du Parti socialiste européen. Il est député de la septième circonscription des Français de l'étranger de juin 2012 à juin 2017[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines, études et famille[modifier | modifier le code]

Pierre-Yves Le Borgn’ est né de parents instituteurs d'Ergué-Gabéric[2] et de grands-parents cheminots et boulangers. Après un baccalauréat littéraire à Quimper, il a obtenu une licence en droit à l'Université de Nantes puis le diplôme de l’Institut d'études politiques de Paris et un LLM en droit de l'Union européenne au Collège d’Europe à Bruges. Durant ses études, il a également été récompensé par une première mention honorable au Concours général de science politique de premier cycle, puis de second cycle universitaire[3].

Il est marié à Dolores Dominguez Perez, fonctionnaire à la Commission européenne. Le couple a trois jeunes enfants. Pierre-Yves Le Borgn' parle cinq langues (français, espagnol, anglais, allemand, portugais).

Parcours professionnel[modifier | modifier le code]

Étudiant, Pierre-Yves Le Borgn' a travaillé plusieurs étés comme journaliste au Télégramme de Brest. Il attache une grande importance à cette première expérience professionnelle et reste très attaché à la presse locale.

À l'issue de ses études, sa vie professionnelle l'a mené aux États-Unis, au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne. C'est à Los Angeles qu'il a débuté en 1990, travaillant durant deux années pour le compte des filiales américaines de Go Sport. De retour en Europe, Pierre-Yves Le Borgn’ a effectué un stage au sein du service de la recherche de la Cour de justice de l'Union européenne[4]. Il a ensuite rejoint Bruxelles, travaillant dans les fonctions legal et corporate affairs de plusieurs entreprises multinationales. Ces responsabilités l’ont également conduit en Allemagne, en France et en Asie. Il a présidé durant trois ans la commission du droit de l’environnement de la confédération européenne de la chimie (CEFIC)[3]. Sa dernière fonction avant son élection à l’Assemblée nationale était vice-président, Corporate Affairs, Europe du groupe américain First Solar et président de l'une des sociétés de développement de projets de First Solar en France[5],[6].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Son engagement à gauche s’est construit à l’adolescence. Pierre-Yves Le Borgn’ décrit l’élection de François Mitterrand le 10 mai 1981 comme un moment fondateur pour lui. Il cite Pierre Mendès France, Michel Rocard et Stéphane Hessel comme les hommes qui l’ont inspiré. En 1988, il adhère au PS dans la foulée de la réélection de François Mitterrand. Adhérent de la Fédération socialiste du Finistère, il transfère son adhésion à la Fédération des Français à l’Etranger (FFE) au moment de rejoindre Los Angeles en 1990. Il entre au Bureau fédéral de la FFE en 1994, puis en deviendra le Premier secrétaire en 2003, mandat qu’il conservera jusque 2012.

Dès son éveil politique, l’Europe et l’international présentent un intérêt central pour Pierre-Yves Le Borgn’. Il était candidat aux élections européennes en 1994 sur la liste PS menée par Michel Rocard (en 72e place) [4]. En 2000, il est élu délégué au Conseil supérieur des Français de l’étranger (aujourd’hui Assemblée des Français de l'étranger) pour la circonscription de Belgique[3]. Réélu en 2006, il démissionne de son mandat en 2010, ses engagements professionnels le conduisant en Allemagne et en France.

Sa vie professionnelle récente a été consacrée à l’économie verte et au développement de l’industrie photovoltaïque. Pierre-Yves Le Borgn’ cite cette expérience comme une passion personnelle, qui lui fait découvrir l’écologie politique.

Député de la septième circonscription des Français de l'étranger[modifier | modifier le code]

Pierre-Yves Le Borgn’ est élu député des Français de l’étranger avec 56,9 % des voix le 17 juin 2012. Candidat du Parti socialiste, il était également soutenu lors de cette élection dès le premier tour par Europe Écologie Les Verts. Sa circonscription comprend l’Allemagne et 15 autres pays d’Europe centrale et des Balkans. Sitôt élu, il installe sa permanence parlementaire à Cologne.

Dans son programme électoral, il s’était fixé comme objectif, entre autres, une action consulaire de proximité, le développement d'une action sociale améliorant l'accès aux soins à l'étranger et l’encouragement du bilinguisme[4].

À l’Assemblée nationale, il s’est spécialisé sur les questions internationales touchant à l’énergie, au réchauffement climatique, à la fiscalité, au droit de la famille et aux droits de l’homme. Il a siégé durant un an à la Commission des Lois, avant de rejoindre la Commission des Affaires étrangères à compter de 2013. Il présidait le groupe d’amitié France-Allemagne et était membre de tous les groupes d’amitié avec les pays de sa circonscription ainsi qu’avec le Portugal, l’Islande et les États-Unis. Il présidait le groupe d’étude sur la coordination des droits européens. Il était également membre des groupes d’études « Arctique, Antarctique et Terres australes et antarctiques françaises » et « Zones et travailleurs frontaliers »[7].

Battu au deuxième tour en 2017, il a cédé son siège à Frédéric Petit le 21 juin 2017.

Activité parlementaire[modifier | modifier le code]

Pierre-Yves Le Borgn’ est l’auteur de six rapports parlementaires portant sur le régime matrimonial franco-allemand, la ratification de l’amendement au Protocole de Kyoto, le régime des privilèges et immunités de la COP 21, la politique de voisinage de l’Union européenne, la ratification de la Convention du Conseil de l’Europe sur le financement du terrorisme et la ratification de l’avenant à la Convention fiscale franco-allemande. Il a également préparé deux rapports pour avis sur le budget du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie [7].

Il a posé quatre questions orales au gouvernement depuis le début de son mandat. Ces questions portaient sur la relation franco-allemande, les négociations avec l’Iran sur la prolifération nucléaire, la situation dans la Bande de Gaza et les 25 ans de la chute du Mur de Berlin.[réf. nécessaire]

Membre de l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE)[modifier | modifier le code]

Pierre-Yves Le Borgn’ est aussi membre titulaire de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe depuis 2014. Il y est le rapporteur général sur l’exécution des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme et l’un des membres de la commission de sélection des juges à la Cour. Il est élu président de la sous-commission de la culture, de la diversité et du patrimoine de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe en janvier 2016.

Synthèse des mandats et appartenances[modifier | modifier le code]

Mandat actuel[modifier | modifier le code]

  • candidat au mandat de commissaire aux droits de l'Homme au Conseil de l'Europe. Sa candidature est sélectionné par le comité des ministres le 21 novembre 2017 pour être présentée à l'Assemblée Parlementaire du Conseil de l'Europe en janvier 2018, tout comme celles de deux autres candidats.

Anciens mandats[modifier | modifier le code]

Fonctions anciennes à l'Assemblée nationale[modifier | modifier le code]

  • Membre de la Commission des Affaires étrangères
  • Président du groupe d’étude sur la coordination des droits européens
  • Membre du groupe d’étude « Arctique, Antarctique et Terres australes et antarctiques françaises »
  • Membre du groupe d’étude « Zones et travailleurs frontaliers »
  • Président du groupe d’amitié France-Allemagne
  • Vice-président du groupe d’amitié France-Albanie

Appartenances[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]