Pierre-François Néron

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Pierre-François Néron
Image illustrative de l’article Pierre-François Néron
Portrait du bienheureux dans la crypte des MEP
Martyr du Viêt Nam
Naissance le
à Bornay (Jura)
Décès le (à 42 ans) 
à Sơn Tây dans la Province de Hà Tây au Viêt Nam
Béatification 1909
par Pie X
Canonisation 19 juin 1988 Rome
par Jean-Paul II

Pierre-François Néron (1818-1860), est né à Bornay (Jura) le , admis au Séminaire des Missions Étrangères de Paris le , ordonné prêtre le et mort martyr au Tonkin (Viêt Nam) le , est le seul martyr du Jura[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et vocation missionnaire[modifier | modifier le code]

Né en 1818 à Bornay, il mène d'abord une vie insouciante. À 19 ans, empêché par son père d'aller danser, il passe la nuit à une lecture qui provoque sa conversion[1]. Il s'agit du traité spirituel Pensez-y bien ou Réflexions sur les quatre fins dernières du P. Paul de Barry, s.j., qui connaît un grand succès auprès des jeunes catholiques de son époque. Aidé par son curé, il se met alors à l'étude[2].

Pierre-François Néron a vingt ans lorsqu’il entre au petit séminaire de Nozeroy. De là, il passe au petit séminaire de Notre-Dame, à Vaux-sur-Poligny, puis au grand séminaire de Lons-le-Saunier. Entré laïque le au Séminaire des Missions étrangères de Paris, il reçoit l'ordination sacerdotale le [3].

Activité missionnaire[modifier | modifier le code]

Il part le pour le Tonkin occidental, aujourd'hui au nord du Viêt Nam. Arrivé à sa destination le , il étudie la langue au collège de Ke-vinh, puis est affecté à la paroisse de Hanoï. En 1852, il est chargé du district de Kim-son ; en 1854, nommé supérieur du séminaire de Ke-vinh. En 1855, il administre la région de Son-tay. Sa présence ayant été signalée aux autorités, il est obligé de se cacher. En 1859, il passe tout son temps à la recherche d’un asile. Le , il est arrêté à Yen-tap, et emprisonné à Son-tay. Ayant déclaré devant les juges qu’il était venu au Tonkin « dans le but d’y prêcher l'Évangile », il est condamné à mort[4].

Martyre[modifier | modifier le code]

Il vit trois mois enfermé dans une cage minuscule, atrocement battu de verges, privé de tout aliment pendant trois semaines avant d'être décapité[5]. Le , il est décapité près de Son-tay[4]. Avant de mourir, il reçoit les excuses de ses amis vietnamiens qui l'ont dénoncé aux autorités, et il leur donne son pardon :

« C’est bien. Je vous pardonne tout ! »[6]

Postérité[modifier | modifier le code]

Il a été déclaré vénérable par Léon XIII le , et bienheureux par Pie X, le  ; les solennités de sa béatification ont été célébrées à Saint-Pierre de Rome le suivant. Il est canonisé le par le Pape Jean-Paul II[7].

La Paroisse Saint Pierre-François Néron à Macornay dans le Jura porte aujourd'hui son nom.

En 1928 l'AVE, qui réunit depuis 1912 les anciens des séminaires de Vaux-sur-Poligny et du Jura, a décidé de faire du bienheureux Pierre François son patron et lui a érigé en 1931 un autel en l’église de Vaux-sur-Poligny, chapelle du petit séminaire. L'autel est surmonté d'un socle qui portait la seule statue le représentant dans le diocèse. Cette statue a été empruntée temporairement pour la Paroisse Saint Pierre-François Néron à l'occasion des vingt ans de sa canonisation par le Pape Jean-Paul II[7].

Références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]