Volontariat MEP

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Volontariat des Missions Etrangères de Paris
Cadre
But Servir les Eglises d'Asie et de l'Océan Indien
Zone d’influence Asie et Océan Indien
Fondation
Fondation 2003
Origine Drapeau de la France France
Identité
Siège Paris,Drapeau de la France France
Personnages clés Georges Colomb, MEP
Affiliation internationale Église catholique
Financement Dons privés
Membres 200
Employés 4
Site web http://volontariat.mepasie.org

Le Volontariat MEP, ou Service de Volontariat des Missions Etrangères de Paris, est un service de volontariat proposé aux jeunes étudiants ou professionnels de l'Église catholique en France pour les églises d'Asie et de l'Océan Indien.

Fondé en 2003, le programme envoie aujourd'hui près de 200 volontaires par année[1].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le programme de volontariat des Missions Etrangères de Paris offre à des jeunes de paritr entre deux mois et deux ans au service des Eglises et des peuples d'Asie et de l'Océan Indien.

Les missions confiées aux volontaires sont très diversifiées, principalement :

  • Enseignement ( français, anglais, allemand, mais aussi mécanique ou informatique)
  • Animation ( aumônerie francophones ou anglophones, foyers de lycéens ou d'étudiants, centres pour handicapés ou enfants de la rue )
  • Soins ( lépreux, tuberculeux, personnes âgées, malades du Sida)
  • Gestion ( comptabilité de diocèses, conduite de projets dans des ONG, projets de développement ruraux)[2]

Si la plupart des volontaires sont auto-financés, certains ont recours au parrainage, et d'autres sont homologués par la Guilde européenne du Raid[3].

Le programme de volontariat, parmi les premiers en son genre[4], attire de jeunes de nombreuses régions de France[5].

Inspiration[modifier | modifier le code]

L'engagement des laïcs au sein des Missions Etrangères de Paris existe dès ses origines, et même s'il a pu causé des difficultés de gestion[6], les chapitres fondateurs en présence de Pierre Lambert de La Motte et François Pallu insistent sur la nécessité de former les catéchistes et les chrétiens afin de pouvoir avoir une Église stable qui s'appuie sur les laïcs[7].

Cette inspiration a reçu un nouveau souffle avec le création du programme de volontariat au XXIe siècle.

L'alliance par l'ouverture et le service d'autres peuples et cultures[modifier | modifier le code]

La première préoccupation du programme de volontariat est l'ouverture à une nouvelle culture et le service d'un peuple. Il s'agit ainsi de continuer le "pont déjà commencé" entre la France et l'Asie que les premiers missionnaires avaient à cœur[8].

Face à la mondialisation et au développement du tourisme de masse, il s'agit donc de confier des missions de longue durée à des jeunes pour permettre de nouer des relations humaines fortes comme une "alliance" par le défi du dialogue quotidien [9].

La radicalité évangélique de la jeunesse[modifier | modifier le code]

L'entreprise du volontariat correspond à un désir de la jeunesse chrétienne au XXIème de renouer avec la radicalité évangélique[10]. Il s'agit d'"approfondir sa conscience de disciple du Christ au contact d'une culture éloignée et faire bénéficier de cette expérience" dans son église locale[11].

Pour le supérieur des Missions Etrangères de Paris, Georges Colomb, il s'agit d'être fidèle à la radicalité évangélique annoncée par Jésus Christ, dans son appel à ses disciples[12]:

« Allez, de toutes les nations faites des disciples ! (Mt 28, 19) »

La martyria, dimension de témoignage[modifier | modifier le code]

La vie avec des missionnaires, des prêtres et des religieuses autochtones, des chrétiens d'Asie et de l'Océan Indien, constitue dans l'expérience des volontaires la dimension de témoignage, la martyria. Les échanges, le partage de la vie commune et la prière quotidienne permettent une meilleure connaissance de la vie missionnaire[13]. En ce sens, le volontariat a été pour de nombreux jeunes un lieu d'éveil vocationnel[14].

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le programme de volontariat des Missions Etrangères de Paris s'inscrit dans une plus large dynamique de l'Église catholique au XXIe siècle qui a vu de nombreuses initiatives émaner de la jeunesse pour le service des pauvres et la mission. Cette dynamique a reçu une reconnaissance officielle du pape Benoît XVI en 2005:

« Un phénomène important de notre temps est l’apparition et l’expansion de diverses formes de bénévolat, qui prennent en charge une multiplicité de services. Je voudrais ici adresser une parole de reconnaissance et de remerciement à tous ceux qui participent, d’une manière ou d’une autre, à de telles activités. Le développement d’un pareil engagement représente pour les jeunes une école de vie qui éduque à la solidarité, à la disponibilité, en vue de donner non pas simplement quelque chose, mais de se donner soi-même. À l’anti-culture de la mort, qui s’exprime par exemple dans la drogue, s’oppose ainsi l’amour qui ne se recherche pas lui-même, mais qui, précisément en étant disponible à «se perdre» pour l’autre (cf. Lc 17, 33 et par.), se révèle comme culture de la vie. »

— Benoît XVI, Deus Caritas Est[15]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Mot d'accueil du P. Alain Bourdery, Site officiel du Volontariat MEP, consulté le 10-04-2013
  2. Foire aux Questions, Site officiel du Volontariat MEP, consulté le 10-04-2013
  3. Volontariat, La Guilde Européenne du Raid, consulté le 10-04-2013
  4. Les bonnes adresses de Famille Chrétienne, Magazine Famille Chrétienne, consulté le 10-04-2013
  5. Coopération missionnaire et service de Volontariat avec les Missions Etrangères de Paris, Diocèse de Clermont, consulté le 10-04-2013
  6. Françoise Fauconnet-Buzelin, Pierre Lambert de La Motte : le père inconnu de la mission moderne, premier vicaire apostolique de Cochinchine : 1624-1679, Paris, Archives des Missions étrangères, SPM, 2006, 639 pages (ISBN 2-9514983-8-1), p. 269
  7. Gilles Van Grasdorff, La Belle Histoire des Missions étrangères : 1658-2008, France, Perrin, , 490 p. (ISBN 978-2-262-02566-3), p.104
  8. « Voilà le pont commencé ; trop heureux si nos carcasses et nos os, aussi bien que ceux de nos cher fils, peuvent servir de pilotis pour affermir et faire un chemin plein et ouvert à de braves missionnaires », Louis Baudiment, François Pallu : Principal fondateur des Missions étrangères, Paris, Archives des missions étrangères, , 532 pages p., p.174
  9. Catherine Marin, La société des Missions étrangères de Paris: 350 ans à la rencontre de l'Asie, 1658-2008. : Colloque à l'institut catholique de Paris, 4 et 5 avril 2008, France, KARTHALA, coll. « Mémoires d'Église », , 278 p. (ISBN 978-2-811-10455-9), p.261
  10. “Il y a chez les jeunes catholiques une nouvelle génération qui monte, très structurée intérieurement et très enthousiaste. La première question qu’elle nous pose, c’est: “nous voulons évangéliser, comment fait-on ?”, Jeunes cherchent cœurs pour semer Dieu, La Vie, 20-08-2011, consulté le 10-04-2013
  11. Témoignages: Partir avec les Missions Etrangères de Paris, InXL6 Portail des jeunes catholiques en France, consulté le 10-04-2013]
  12. Catherine Marin, La société des Missions étrangères de Paris: 350 ans à la rencontre de l'Asie, 1658-2008. : Colloque à l'institut catholique de Paris, 4 et 5 avril 2008, France, KARTHALA, coll. « Mémoires d'Eglise », , 278 p. (ISBN 978-2-811-10455-9), p.262
  13. Catherine Marin, La société des Missions étrangères de Paris: 350 ans à la rencontre de l'Asie, 1658-2008. : Colloque à l'institut catholique de Paris, 4 et 5 avril 2008, France, KARTHALA, coll. « Mémoires d'Eglise », , 278 p. (ISBN 978-2-811-10455-9), p.104
  14. La vocation:une question qui s'est posée naturellement et mystèrieusement, par Matthieu Saur, séminariste MEP, Volontariat MEP, consulté le 10-04-2013]
  15. Benoît XVI, Deus Caritas Est, 30, b.

Liens[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Vidéos[modifier | modifier le code]