Paul Troubetzkoy

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Paul Troubetzkoy
Serov Trubetskoy.jpg

Valentin Serov, Portrait de Paul Troubetzkoy,
localisation inconnue.

Naissance
Décès
(à 71 ans)
Pallanza
Nom dans la langue maternelle
Paolo Petrovich TroubetzkoyVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Maître
Lieux de travail


Le prince Paul Troubetzkoy (en russe : Павел Петрович Трубецкой, Pavel Petrovitch Troubetskoï[1]), né le à Intra (près du lac Majeur en Italie) et mort le à Pallanza (actuellement Verbania), est un sculpteur russe. Il est surnommé le « Rodin russe » [2], [3].

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Troubetzkoy est le fils du prince Pierre Troubetzkoy, diplomate russe, et de la pianiste américaine Ada Winans. Il se forme dans les ateliers de Giuseppe Grandi à Milan[4]. Il fréquente les ateliers de sculpteurs, voyage en Russie et à Paris où il rencontre Auguste Rodin.

Il expose pour la première fois à l'Accademia di Brera en 1886 en y envoyant une statuette de cheval. Il expose ensuite aux États-Unis. Il sculpte les enfants de son cousin Sergueï Troubetskoï chez qui il passe ses vacances d'été en 1895 au château d'Ouzkoïe. À Milan, dans les années 1890-1894, il est l'ami de l'ébéniste Carlo Bugatti et contribue à inspirer les débuts du sculpteur animalier Rembrandt Bugatti.

En Italie, encore, il participe à des projets de monuments et, entre 1897 et 1906, il enseigne à Moscou à l'École de peinture. Il installe son atelier rue Gutenberg à Boulogne-sur-Seine, voisinant d'autres artistes comme Paul Landowski. En 1914, Troubetzkoy vit à Paris et sculpte des bustes : Anatole France, George Bernard Shaw, Rodin, Fédor Chaliapine, la princesse M. Gagarina.

Il exécute également des sculptures animalières. En 1911, il séjourne aux États-Unis, à Hollywood pendant la Première Guerre mondiale. En 1932, il se fixe en Italie à Pallanza au bord du lac Majeur, où il continue à œuvrer et à exposer[5].

Il exécute le Monument à Alexandre III qui soulève une grande polémique. Cette statue équestre est inaugurée en 1909, démontée en 1937, puis réérigée en 1990.

Il participe à de nombreuses expositions en Russie, en Europe : Sécession à Berlin, Salon d'automne à Paris, Venise, Dresde, Vienne, Rome.

Paul Troubetzkoy était végétarien[6].


Le peintre et graveur Anders Zorn l'a représenté travaillant à un buste dans une eau-forte de 1908 qui a figuré dans une vente aux enchères publiques à Paris les 13 et 14/12/2017 (reprod. coul. dans "La Gazette Drouot" n°42 du 1/12/2017, p 151)


Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

En France
En Russie

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Il s'agit de la transcription normalisée du nom russe. L'usage a imposé Paul (ou Paolo[réf. nécessaire]) Troubetzkoy.
  2. « Paul Troubetzkoy, le Rodin russe, Drouot »
  3. « Paul Troubetzkoy, le Rodin russe, geneanet »
  4. Catalogue de vente Tajan à Paris, 9 décembre 2004.
  5. Russes, catalogue du musée de Montmartre, Fragments éditions, 2003 (ISBN 2-912964-48-2).
  6. (en) Dagmar Godowsky, First Person Plural: The Lives of Dagmar Godowsky, Viking Press, 1958, p. 105.
  7. Robert de Montesquiou (1855-1921) fut l'un des modèles de Marcel Proust pour le baron de Charlus dans À la recherche du temps perdu.
  8. Médecin et gynécologue de renom, Samuel Pozzi servit de modèle à Marcel Proust pour camper le docteur Cottard, habitué du salon de Madame Verdurin dans À la recherche du temps perdu.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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