Paléoichnologie

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« Ichnologie » redirige ici. Ne pas confondre avec Ichtyologie.

La paléoichnologie (du grec : palaios, ancien ; ιχνος, ikhnos, empreinte, trace ; logos, étude, discours, science ; il s'agit donc, littéralement, de la science des traces anciennes) est le domaine de la paléontologie étudiant exclusivement les traces d'activité biologique fossilisées (ichnofossiles). Ceci inclut les traces de déplacement, bioturbation, forage, bioconstruction, de prédation, de repos et autres comportements habituels ou occasionnels d'êtres vivants ou tout élément permettant de reconstituer des paléoenvironnements.

Principes et applications[modifier | modifier le code]

Ce domaine de la paléontologie très actif dans la deuxième moitié du XXe siècle (travaux d'Adolf Seilacher) ne se contente pas de la description des traces fossiles.

L'association de ces dernières au sein des roches constitue en effet un moyen privilégié de reconstituer les paléoenvironnements.
Des ichnofaciès sont définis à partir des assemblages les plus caractéristiques d'ichnofossiles ; ces ichnofaciès se retrouvent à différentes époques géologiques mais caractérisent toujours un même environnement. En effet, les comportements des organismes anciens semblent souvent contrôlés par des paramètres tels que le taux de sédimentation, les apports de matière organique, la bathymétrie etc.

La paléoichnologie peut à l'occasion fournir des indications sur les conditions de dépôt d'une roche sédimentaire, et ainsi favoriser la découverte de gisements d'hydrocarbures fossiles. Enfin, les ichnofossiles témoignent de l'évolution du comportement animal au cours des temps géologiques.

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Traces fossiles[modifier | modifier le code]

Classification[modifier | modifier le code]

Les différents types de traces sont classés en ichnogenres et ichnoespèces selon la nomenclature binomiale habituelle en taxonomie.

Ils sont également organisés en grands groupes, nommés d'après le mode supposé de formation des traces :

Outre ces traces, la paléoichnologie étudie aussi les débris de repas, les coprolithes.

Il arrive que les ichnofossiles soient les seules traces d'activité biologique observées dans les roches sédimentaires (exemple de la formation du flysch à Helminthoïdes dans les Alpes). Bien souvent, les organismes à l'origine des traces ne sont pas connus.

On soupçonne par ailleurs, grâce aux travaux sur les traces actuelles, qu'un même ichnofossile peut résulter de l'action d'organismes variés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières traces de déplacement connues ne dataient, jusqu'en 2019, que de 580 Ma (Édiacarien). Cet âge est aujourd'hui repoussé à 2,1 Ga, avec la découverte de 80 galeries traversant les roches sédimentaires du Francevillien (province du Haut-Ogooué, Gabon). Mesurant jusqu'à 170 mm de long et 6 mm de large, ces galeries sont sinueuses et contiennent des restes de matière organique fossilisée[1],[2],[3]. Leur morphologie particulière, explorée par microtomographie X, exclut une origine abiotique[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Découverte des plus vieilles traces de mobilité sur Terre », sur CNRS, (consulté le 16 février 2019).
  2. Jean-Baptiste Veyrieras, « Il y a 2,1 milliards d’années, la vie bougeait déjà », sur Journal du CNRS, (consulté le 16 février 2019).
  3. (en) Abderrazak El Albani, M. Gabriela Mangano, Luis A. Buatois, Stefan Bengtson, Armelle Riboulleau et al., « Organism motility in an oxygenated shallow-marine environment 2.1 billion years ago », PNAS,‎ (DOI 10.1073/pnas.1815721116).
  4. « Reconstitution par microtomographie montrant les structures internes par transparence ainsi qu’une séquence de coupes virtuelles à travers l’échantillon », sur IN2P3, (consulté le 16 février 2019).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]