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The Moody Blues

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The Moody Blues
Description de cette image, également commentée ci-après
Les Moody Blues en 1970. De gauche à droite :
John Lodge, Graeme Edge, Mike Pinder,
Justin Hayward et Ray Thomas.
Informations générales
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Rock progressif[1], art rock[2], rock psychédélique[1], pop rock[3], rock symphonique[4], rhythm and blues[5]
Années actives 1964-1972, 1978 - 2018
Labels Decca, Deram, Threshold, Polydor, Universal
Site officiel http://www.moodybluestoday.com
Composition du groupe
Anciens membres Denny Laine (†)
Clint Warwick (†)
Ray Thomas (†)
Mike Pinder (†)
Graeme Edge (†)
Rod Clark (†)
Justin Hayward
John Lodge (†)
Patrick Moraz

The Moody Blues est un groupe britannique de rock, formé à Birmingham en mai 1964. Initialement composé de Graeme Edge (batterie), Denny Laine (guitare et chant), Mike Pinder (claviers et chant), Ray Thomas (flûte et chant) et Clint Warwick (basse et chant). Issu de la scène beat et R&B britannique du début et du milieu des années 1960, le groupe se fait connaître grâce au single Go Now, numéro 1 au Royaume-Uni et classé dans le Top 10 américain, fin 1964, début 1965.

Laine et Warwick quittent le groupe en 1966. Le second est brièvement remplacé par Rodney Clarke, avant qu'Edge, Pinder et Thomas recrutent deux nouveaux membres : Justin Hayward (guitare et chant) et John Lodge (basse et chant). Les Moody Blues adhèrent alors au mouvement rock psychédélique de la fin des années 1960 avec leur deuxième album, Days of Future Passed (1967), fusion de rock et de musique classique (interprété avec le London Festival Orchestra) qui fait du groupe un pionnier du développement du rock artistique et du rock progressif. Cet album est qualifié de « repère » et de « l'un des premiers albums conceptuels à succès ».

Le groupe sort six autres albums - In Search of the Lost Chord (1968), On the Threshold of a Dream (1969), To Our Children's Children's Children (1969), A Question of Balance (1970), Every Good Boy Deserves Favour (1971) et Seventh Sojourn (1972) - et fait de nombreuses tournées jusqu'à sa pause en 1974. Ses disques de cette période sont parmi les plus réussis du genre rock progressif, avec des tubes sur les radio FM tels que Nights in White Satin (1967, à nouveau classé en 1972 et 1979)[6], Tuesday Afternoon (1968), Question (1970), The Story in Your Eyes (1971), Isn't Life Strange (1972) et I'm Just a Singer (In a Rock and Roll Band (1973).

Après avoir repris ses activités en 1977, Mike Pinder quitte le groupe l'année suivante et est remplacé par Patrick Moraz, ancien claviériste de Yes. Dans les années 1980, le groupe adopte un son plus synth-pop, avec des tubes comme Gemini Dream (1981), The Voice (1981), Your Wildest Dreams (1986) et I Know You're Out There Somewhere (1988). Your Wildest Dreams fait des Moody Blues le premier groupe à atteindre le Top 10 des États-Unis pour chacun de ses trois premiers singles en trois décennies différentes[7].

Patrick Moraz quitte le groupe en 1991, suivi de ray Thomas en 2002. Bien que le groupe ait arrêté de sortir des albums après December (2003), il continue à tourner tout au long des années 2000 et ses musiciens se réunissent périodiquement pour des événements, des concerts ponctuels, de courtes tournées et des croisières, jusqu'à ce que Graeme Edge, le dernier membre original restant, prenne sa retraite en 2018. Après les morts de Clint Warwick (2004), Ray Thomas (2018), Graeme Edge (2021), Denny Laine (2023), Mike Pinder (2024), Rodney Clarke (2025), et John Lodge (2025), Justin Hayward et Patrick Moraz sont les seuls ex membres du groupe encore en vie.

Les Moody Blues ont vendu 70 millions d'albums dans le monde[8], dont 18 disques de platine et d'or. Ils ont produit 16 albums studio, dont six ont atteint le Top 20 américain (deux atteignant la première place) et huit le Top 20 britannique (trois atteignant la première place)[9]. Ils sont intronisés au Rock and Roll Hall of Fame en 2018.

Origines (1958-1964)

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En 1958, le groupe Rock 'n'roll El Riot & the Rebels se forme à Birmingham, en Angleterre, avec le chanteur et harmoniciste Ray Thomas (« El Riot ») et le bassiste John Lodge. Au début de 1963, ils sont rejoints par le claviériste Mike Pinder, qui vient de rentrer chez lui après son service militaire[10],[9]. Parmi les autres groupes de rock and roll de Birmingham à cette époque on trouve Danny King & the Dukes (formé en 1958), avec le bassiste Clint Warwick[11], Gerry Levine & the Avengers (formé en 1959), avec le batteur Graeme Edge et le futur membre de Move et de l'Electric Light Orchestra Roy Wood à la guitare[12], et Denny & the Diplomats (formé en 1962), avec le chanteur et guitariste Denny Laine et un autre futur membre de Move et d'ELO, le batteur Bev Bevan[13]. En 1963, El Riot & the Rebels et Denny & the Diplomats jouent tous deux en première partie des Beatles, le premier au Riverside Dancing Club à Tenbury Wells le 15 avril[14], et le second au Plaza Ballroom à Old Hill le 5 juillet[15].

En septembre 1963, El Riot & the Rebels se séparent lorsque John Lodge entre à l'université. Ray Thomas et Mike Pinder forment alors un nouveau groupe, les Krew Kats[9]. À la fin de l'année, après un séjour décevant à Hambourg, en Allemagne, ils envisagent de fonder un nouveau groupe[16]. Entre-temps, début 1964, Clint Warwick, Graeme Edge et Denny Laine quittent leurs groupes précédents pour former un nouveau groupe, les R&B Preachers[9].

Premières années (1964-1967)

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Formation et premiers succès (1964)

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La brasserie Mitchells & Butlers à Birmingham en 2005. Son éventuel parrainage ne s'est jamais concrétisé.

Ray Thomas et Mike Pinder forment leur nouveau groupe en mai 1964, recrutant Grame Edge et Denny Laine avec la formation complétée par Clint Warwick après que John Lodge a refusé leur offre. Les membres ont l'intention de déménager à Londres en tant que groupe professionnel après quelques concerts locaux, alors que Lodge est encore à l'université et déterminé à terminer ses études[17],[18].

Le nouveau groupe espère recevoir le parrainage de la brasserie locale Mitchells & Butlers (qui possède de nombreux clubs de musique en concert), se nommant même le M&B5, bien que le parrainage ne se soit pas concrétisé[9]. Le M&B5 donne son premier concert quelques jours après sa formation, au Carlton Ballroom (qui deviendra plus tard la salle de concert rock Mothers) sur Erdington High Street, où il devient le groupe en résidence[19],[20].

Le nom du groupe évolue rapidement, passant de M&B5 à The Moody Blues[19],[9]. Outre l'incorporation des lettres M&B[9], le nom est aussi une référence subtile à la chanson Mood Indigo de Duke Ellington[21]. Mike Pinder déclare également dans une interview ultérieure qu'à l'époque, il s'intéressait à la façon dont la musique pouvait influencer et modifier l'humeur des gens[21],[9]. Le « Blues » fait également référence au style musical du groupe, composé principalement de Rhythm and blues. Durant leur première année, en plus de donner leurs propres concerts et d'enregistrer leurs propres disques, les « Moodies » (comme les surnomment souvent les fans et le groupe lui-même) accompagnent aussi divers artistes de blues en tournée en Angleterre, dont Sonny Boy Williamson et Memphis Slim[9].

The Moody Blues s'installent à Londres à l'été 1964. Peu après son arrivée, le groupe trouve une société de management, Ridgepride, fondée par Alex Wharton (plus tard connu sous le nom d'Alex Murray), ancien directeur artistique de Decca Records. Il signe un contrat d'enregistrement avec Ridgepride, qui loue ensuite leurs enregistrements à Decca. Le groupe sort son premier single, une reprise de Steal Your Heart Away de Bobby Parker, avec en face B, la chanson originale de Laine/Pinder Lose Your Money (But Don't Lose Your Mind) en face B, en septembre 1964. Malgré une certaine publicité, notamment une apparition dans l'émission culte Ready Steady Go!, le single n'entre pas dans les hit-parades. Le groupe connaît un véritable succès avec son deuxième single, une reprise de Go Now de Bessie Banks, sorti en novembre 1964. Promu à la télévision grâce à l'un des premiers films promotionnels de l'ère du rock et de la pop, il atteint la première place en Grande-Bretagne (où il reste leur seul single numéro 1) et la dixième place aux États-Unis[22], où il est publié par London Records. À cette époque, tous les Moodies, à l'exception de Clint Warwick, le seul membre marié, commencent à vivre ensemble dans une maison louée à Roehampton[23].

Difficultés à percer (1965-1966)

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Le groupe peine à prolonger le succès de Go Now. Il obtient un petit succès britannique avec une reprise de I Don't Want to Go On Without You des Drifters, atteignant la 33e place en février 1965. Souhaitant capitaliser rapidement sur ce succès, Decca sort le single en urgence avant même que le groupe n'ait terminé son enregistrement (comme Graeme Edge le rappellera dans une interview de 1978 à propos du morceau : « Il y a un gros passage au milieu où rien ne se passe, c'était censé être Ray qui jouait de la flûte[24] »). I Don't Want to Go On Without You figure également sur un EP de quatre titres, sobrement intitulé The Moody Blues, sorti en avril 1965, qui atteint la 12e place du classement des EP britanniques. Les autres titres y figurant sont : Go Now, Steal Your Heart Away et Lose Your Money.

À cette époque, Alex Wharton quitte la société de management, et le single suivant du groupe, From the Bottom of My Heart (I Love You), un original de Laine/Pinder, est produit par Denny Cordell, qui restera leur producteur jusqu'en 1966. Le single sort en mai 1965 et fait mieux que I Don't Want to Go On Without You, atteignant la 22e place au Royaume-Uni. En juin 1965, les Moodies doivent entamer leur première tournée américaine, en première partie des Kinks, mais ils sont contraints de déclarer forfait, faute de permis de travail en règle[25].

Panneau publicitaire le 30 janvier 1965

En juillet 1965, le groupe sort son premier album, The Magnificent Moodies, qui est un mélange de reprises de Rhythm and blues et de compositions originales de Laine/Pinder, davantage influencées par le Merseybeat. L'album comprend également une reprise du standard de George et Ira Gershwin, It Ain't Necessarily So. Le dos de la pochette présente un poème en prose spécialement écrit par Donovan. Le groupe organise une soirée de lancement de l'album, avec notamment des invités comme George Harrison, Paul McCartney et Marianne Faithfull[25].

Le lendemain de la fête, comme Laine le racontera plus tard, « on a appelé le bureau de Ridgepride et on a dit qu'on avait besoin de 100 £ pour payer les boissons. Ils nous ont dit qu'ils viendraient nous voir tout de suite, mais ils ne sont jamais venus. En allant au bureau, on a découvert qu'ils avaient fermé et qu'ils s'étaient enfuis, nous laissant en plan[6],[25] ! » Ridgepride laisse le groupe en faillite avec de nombreuses dettes, emportant avec eux tous les bénéfices de leurs albums jusque-là, y compris le tube numéro 1 Go Now[6].

Désormais privé de Ridgepride, le groupe signe directement chez Decca Records au Royaume-Uni et London Records aux États-Unis, le manager des Beatles, Brian Epstein, prenant en charge le management des Moody Blues. Son single suivant, Everyday, une autre création de Laine et Pinder, sort en octobre 1965. Il stagne à la 44e place au Royaume-Uni, où le groupe ne sortira plus d'album pendant un an.

ll est néanmoins toujours très demandés pour des concerts, notamment plusieurs spectacles en première partie des Rolling Stones lors de leur tournée britannique d'automne 1965, aux côtés du groupe de Birmingham, le Spencer Davis Group[26]. Alors que le succès des Moodies dans les charts décline au Royaume-Uni et aux États-Unis, ils ont encore du succès dans d'autres pays à cette époque, notamment en France où leur reprise de Bye Bye Bird de Sonny Boy Williamson, extrait de The Magnificent Moodies, atteint la 3e place lors de sa sortie en single en décembre 1965.

Début décembre 1965, les Moody Blues assurent la première partie des Beatles lors de ce qui sera finalement leur dernière tournée britannique. Les Moodies donnent ensuite fin décembre 1965 à janvier 1966 leur première tournée en Amérique du Nord[6],[25]. Ce qui aurait pu être une apparition grandiose au Ed Sullivan Show a été réservé avant la tournée ; cependant, des problèmes de visa à son arrivée à New York empêchèrent le groupe de faire des apparitions télévisées aux États-Unis pendant la tournée, bien que les concerts aient lieu.

Départs de Clint Warwick et Denny Laine (1966)

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En juillet 1966, Clint Warwick se retire du groupe et de l'industrie musicale[27]. Après des tentatives infructueuses pour recruter Klaus Voormann (qui accepte simultanément une offre de rejoindre Manfred Mann) [28] et John Entwistle des Who[29], le groupe engage Rodney Clark comme remplaçant de Warwick à la basse.

Début octobre, Denny Laine quitte également le groupe[30],[31], suivi par le nouveau membre Rod Clark quelques jours plus tard[32].

Peu après le départ de Laine et Clark, Brian Epstein annonce qu'il ne managerait plus les Moody Blues[30].

Alors que les Moodies semblaient se désintégrer, Decca sortit leur nouveau single, Boulevard de la Madeleine, avec This Is My House (But Nobody Calls) en face B, quelques jours seulement après l'annonce du départ de Laine (le single sort aux États-Unis en juin 1966, bien que les faces A et B ont été interverties pour la sortie au Royaume-Uni). Un autre single, Life's Not Life, sort en janvier 1967. La sortie de ce single est souvent indiquée dans les discographies comme annulée, bien que des copies promotionnelles et des copies standard aient été vues au fil des ans.

Dans le numéro de novembre 1966 de Hit Week, les journalistes néerlandais Hans van Rij et Emie Havers écrivent un article affirmant qu'au moment du départ de Laine et Clark, les Moody Blues sont en train d'enregistrer leur deuxième album, intitulé Look Out![33], toujours produit par Denny Cordell. L'album est mis de côté et Really Haven't Got the Time est le seul titre mentionné dans l'article.

En 2014, Cherry Red Records, sous son label Esoteric Records, sortira une édition double CD de The Magnificent Moodies, reprenant plusieurs titres de l'album de 1966. La plupart des chansons de ce deuxième album sont des compositions originales de Laine et Pinder, Hang On to a Dream de Tim Hardin étant la seule reprise.

Après son départ, Denny Laine rejoint le groupe post-Beatles de Paul McCartney, Wings, en 1971[34]. Avec Paul et Linda McCartney, Laine est l'un des trois membres à demeurer dans Wings depuis sa formation jusqu'à sa séparation en 1981[34].

Arrivées de Justin Hayward et John Lodge (1966)

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Les trois membres restants des Moody Blues, Mike Pinder, Ray Thomas et GraemeEdge, forment une nouvelle formation en octobre 1966. Les nouveaux membres sont le bassiste et chanteur (et ancien membre d'El Riot & the Rebels) John Lodge et le guitariste et chanteur Justin Hayward[35],[36]. Hayward a fait partie des Wilde Three avec le célèbre chanteur britannique Marty Wilde (père de la future pop star Kim Wilde). Il a été recommandé à Pinder par Eric Burdon des Animals : Pinder téléphone à Hayward et est impressionné lorsque ce dernier lui fait écouter son single London Is Behind Me (sorti en janvier 1966) lors de leur trajet en voiture pour rejoindre les autres membres à Esher[37].

En février 1967, le groupe est de retour au Royaume-Uni. Incapable d'obtenir des concerts, il n'a d'autre choix que de se produire dans des cabarets. Cela ne dure que peu de temps et, après une altercation avec un spectateur lors d'un concert, qui est allé en coulisses pour critiquer le groupe sur sa performance[37], le groupe réalise que continuer à jouer des reprises de Rhythm and blues sans Denny Laine, dont la voix était la plus adaptée à ce style, ne fonctionne pas (dans une interview de 2005, Justin Hayward déclarera que le groupe a continué à jouer son plus grand succès Go Now après l'arrivée de Lodge, avec ses différents membres essayant de chanter en solo, mais que cela ne sonnait jamais bien[37]).

Bien que le groupe n'ait sorti que des chansons originales sur disque après The Magnificent Moodies en juillet 1965, les reprises R&B sont toujours au centre de ses concerts jusqu'à ce moment-là, après quoi ses musiciens se concentrent principalement sur l'interprétation de leurs propres chansons originales, Justin Hayward apportant une nouvelle influence musicale au groupe avec son style d'écriture inspiré du folk[25].

Rencontre avec Tony Clarke et évolution vers le psychédélisme (1967)

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En avril 1967, les membres du groupe rencontrent Tony Clarke, producteur chez Decca. Ce dernier produit le single suivant du groupe, son premier avec Justin Hayward et John Lodge, Fly Me High (écrit et chanté par Hayward), avec Really Haven't Got the Time (écrit et chanté par Mike Pinder) en face B, sorti en mai 1967. Parfois surnommé par les fans « the Sixth Moodie », Clarke reste le producteur du groupe pendant les onze années suivantes. Fly Me High est diffusé à la radio et reçoit des critiques élogieuses, mais ne parvient pas à se classer au Royaume-Uni. Le morceau intègre des éléments du folk rock et des styles psychédéliques qui imprègnent le rock à cette époque.

Le groupe poursuit sa progression vers le psychédélisme avec son single suivant, Love and Beauty de Mike Pinder, sorti en septembre 1967. Ce titre ne connaît pas non plus de succès au Royaume-Uni, mais il est important car il s'agit du premier morceau de Moody Blues à utiliser le mellotron, joué par Pinder. Avant la formation de Moody Blues, ce dernier a travaillé pour la société qui fabrique le mellotron, mais il n'a pu s'en offrir un avant 1967. Son travail sur cet instrument va devenir un élément majeur du son du groupe pendant plusieurs années.

Jouant principalement de l'harmonica jusqu'à présent, Ray Thomas tient la flûte sur certains des premiers enregistrements du groupe ; cependant, elle devient un instrument beaucoup plus présent à partir de ce moment-là, car les influences psychédéliques sont devenues plus fortes dans la musique du groupe.

Période classique (1967-1974)

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Days of Future Passed (1967)

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Panneau publicitaire le 17 Février 1968

À l'automne 1967, le contrat des Moody Blues avec Decca Records arrive à échéance et ils doivent plusieurs milliers de livres sterling d'avances au label. Ils bénéficient toutefois du soutien de Hugh Mendl, directeur artistique de Decca, qui a joué un rôle déterminant dans la récente création de Deram Records, la nouvelle filiale londonienne de Decca. Avec le soutien de Mendl, les Moody Blues se voient proposer un contrat pour réaliser une version rock de la Symphonie du nouveau monde d'Antonín Dvořák afin de promouvoir le nouveau format audio Deramic Stereo Sound de la société, en échange de quoi le groupe serait exonéré de sa dette[6],[38].

Les Moody Blues acceptent, mais insistent pour qu'on leur donne le contrôle artistique du projet, et Mendl (en tant que producteur exécutif) peut leur fournir malgré l'attitude notoirement radine de Decca envers ses artistes[39]. Selon le groupe, Peter Knight, qui a été chargé d'arranger et de diriger les interludes orchestraux, est venu les voir jouer en direct avant l'enregistrement et a tellement aimé leurs chansons nouvellement écrites qu'il a préféré travailler sur un album avec celles-ci plutôt que sur la mission de Dvořák[6],[37]. Un album des Moody Blues avec de nouvelles compositions est entrepris à la place, les dirigeants de Decca/Deram n'ayant découvert le changement de plan qu'une fois l'album terminé[6],[37].

Les dirigeants de Decca/Deram sont initialement sceptiques quant au style hybride de l'album conceptuel qui en résulte[38]. Sorti en novembre 1967, Days of Future Passed culmine à la 27e place du classement britannique des LP[40]. Cinq ans plus tard, il atteint la 3e place du classement Billboard aux États-Unis[41].

L'album établit le groupe comme pionnier dans le développement du rock artistique et du rock progressif[6],[42]. Il est décrit comme un « jalon » et « l'un des premiers albums conceptuels à succès ». Le LP est un cycle de chansons qui se déroule au cours d'une seule journée. Il s'inspire dans la production et l'arrangement de l'utilisation pionnière de l'instrumentation classique par les Beatles, auxquels Pinder a recommandé le mellotron en 1965 (les Beatles ont utilisé l'instrument pour la première fois sur leur album Revolver de 1966, en particulier la chanson Tomorrow Never Knows, et continueront à l'utiliser sporadiquement pendant les deux années suivantes, tandis que les compagnons de label Decca/Londres des Moodies, les Rolling Stones, ont beaucoup utilisé le mellotron sur leur album de 1967 Their Satanic Majesties Request et son single précédent We Love You).

L'album porte l'idée de la fusion rock/classique à de nouveaux sommets, en utilisant le London Festival Orchestra[43] pour fournir un cadre de liaison orchestral aux chansons déjà écrites et interprétées du groupe, ainsi que des sections d'ouverture et de conclusion sur l'album, y compris le soutien des poèmes d'ouverture et de clôture de Graeme Edge.

L'orchestre et le groupe ne jouent jamais ensemble pendant l'enregistrement. À l'exception des cordes surimprimées sur la dernière partie de Nights in White Satin de Justin Hayward, les sonorités orchestrales des chansons du groupe sont jouées par Mike Pinder au mellotron[6]. Malgré son riche concept album, il est enregistré avec une grande rigueur : le groupe enregistre une chanson en particulier, puis le morceau est présenté à Peter Knight, qui rapidement compose une partie orchestrale de liaison appropriée, qu'il enregistre ensuite avec l'orchestre. L'album est autant une œuvre originale de Knight lui-même que du groupe[6]. Le crédit de composition pour l'album entier est répertorié comme Redwave/Knight (Redwave étant un nom collectif inventé pour les cinq Moody Blues), bien que les titres Nights in White Satin et Tuesday Afternoon sont écrits par Justin Hayward, Dawn Is a Feeling et The Sun Set par Mike Pinder, Another Morning et Twilight Time par Thomas, Ray Peak Hour et Evening (Time to Get Away) par John Lodge, et les poèmes d'ouverture et de clôture, Morning Glory et Late Lament, sont de Graeme Edge[6]. La voix principale sur chaque piste tenue par son auteur, à l'exception de Dawn Is a Feeling, qui est chanté par Hayward[6], bien que Pinder assure la partie principale sur le pont, et les deux poèmes qui sont récités par ce dernier[6].

Avec Tony Clarke, l'ingénieur Derek Varnals contribue aussi largement à la création du son classique en studio des Moody Blues, en travaillant avec Pinder et Clarke pour créer un son superposé plus symphonique sur le mellotron par opposition à la coupure nette que l'instrument produisait normalement, en partie obtenue en supprimant toutes les bandes d'« effets sonores » (trains, sifflets, chant du coq, etc.) puis en « doublant » les bandes de sons des instruments d'orchestre, ce qui, combiné la connaissance de l'instrument de Pinder et à sa capacité à en jouer, et les compétences d'enregistrement de Clarke et Varnals, crée un son orchestral de « vague » qui caractérisera la musique des Moody Blues par la suite.19e

Nights in White Satin — bien qu'il soit finalement devenu un classique légendaire — met très longtemps à gagner en popularité[6],[36]. Il sort en single de l'album et atteint la 19e place au Royaume-Uni fin 1967, début 1968[6],[36]. Il atteindra finalement la 9e place au Royaume-Uni lors de sa réédition en décembre 1972 et la 14e place des charts lors d'une autre réédition fin 1979 - date à laquelle il est repris par plusieurs artistes, dont Eric Burdon et War, Giorgio Moroder, The Dickies et finalement par divers artistes non anglophones, dont Franck Pourcel, Dalida, Tommy Körberg et I Nomadi [36], et l'Américaine Bettye LaVette. De même, aux États-Unis, Nights in White Satin ne fait pas le Billboard Hot 100 lors de sa sortie originale en single en 1968 (« bouillonnant sous » au n°103[36]), bien qu'il atteindra la n°2 lors de sa réédition en 1972[6]. Il est maintenant considéré comme la chanson signature des Moody Blues[6]. Aux États-Unis, Tuesday Afternoon sort également en single et connaît plus de succès lors de sa sortie initiale, atteignant la 24e place du Billboard Hot 100.

In Search of the Lost Chord (1968)

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Les Moody Blues sur la couverture de Cash Box du 26 octobre 1968

L'album suivant du groupe, In Search of the Lost Chord (1968), comprend Legend of a Mind, une chanson écrite par Ray Thomas en hommage au gourou du LSD Timothy Leary, comprenant un solo de flûte interprété par lui-même – quatre membres du groupe ont pris du LSD ensemble pour la première fois début 1967. John Lodge compose une chanson en deux parties, House of Four Doors, de chaque côté de la pièce épique de Thomas. Justin Hayward commence à jouer du sitar et l'intègre avec les Moody Blues (Voices in the Sky, Visions of Paradise, Om), inspiré par George Harrison. Voices in the Sky de Hayward se classe en single au Royaume-Uni (27e), tout comme Ride My See-Saw de John Lodge (42e, 15e en France), dont la face B comprend un morceau hors album, A Simple Game de Mike Pinder.

Pinder contribue à The Best Way to Travel et à la dernière chanson de l'album, Om. Graeme Edge trouve un rôle secondaire important au sein du groupe en tant qu'auteur de poésie. Tous les albums du groupe de la fin des années 1960 débutent par des récitations de poèmes d'Edge, conceptuellement liés aux paroles des chansons suivantes. Edge narre son bref poème Departure sur Lost Chord, bien que Pinder récite la majorité des poèmes d'Edge, car, selon Edge, il a la voix idéale pour cela, « fumant plus de cigarettes et buvant plus de whisky à l'époque »[6],[44].

In Search of the Lost Chord est le premier album du groupe à présenter une pochette de Phil Travers, dont les images scéniques surréalistes et saisissantes se poursuivront sur tous les albums du groupe jusqu'à Seventh Sojourn en 1972.

Le Moody Blues aux Pays-Bas en 1969

On the Threshold of a Dream (1969)

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Le groupe sort deux albums en 1969. Le premier, On the Threshold of a Dream, devient son premier album numéro un au Royaume-Uni[40]. Il s'ouvre avec Justin Hayward, Grame Edge et Mike Pinder partageant la narration sur In the Beginning d'Edge, menant à Lovely to See You de Hayward.

Son Never Comes the Day sort en single au Royaume-Uni, tandis que Ray Thomas apporte des observations ironiques sur la vie dans Dear Diary et Lazy Day.

Pinder signe le dernier morceau de la face A, So Deep Within You. La face B se termine par Dream Sequence, le poème d'Edge The Dream, menant aux parties I et II de Have You Heard ? de Pinder, séparées par son morceau instrumental à thème classique The Voyage.

To Our Children's Children's Children (1969)

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Le deuxième album de 1969, To Our Children's Children's Children, est un album conceptuel inspiré par le premier alunissage. Il atteint la deuxième place des charts britanniques[40]. La musique du groupe devient de plus en plus complexe et symphonique, avec une forte réverbération sur les pistes vocales.

Le premier morceau, Higher and Higher, voit Mike Pinder simuler le décollage d'une fusée aux claviers, puis narrer les paroles de Graeme Edge. Ray Thomas contribue aux chansons Floating et Eternity Road, tandis que Justin Hayward signe Gypsy. L'album inclut également une collaboration Lodge/Pinder, Out and In. John Lodge compose les deux parties Eyes of a Child et Candle of Life, tandis que Mike Pinder contribue à Sun Is Still Shining. L'album se termine par son unique single, Watching and Waiting, chanté par Hayward et composé par lui-même et Thomas.

Treshold Records (1969)

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Les Moody Blues sont l'un des premiers groupes de rock à créer leur propre label, après Brother Records des Beach Boys et Apple Records des Beatles. En 1969, ils forment Threshold Records, en partie à la suite de litiges avec Decca concernant les coûts de conception des albums (leurs pochettes gatefold et leurs couvertures onéreuses n'étaient pas appréciées des dirigeants de l'entreprise).

Le groupe tente de faire de Threshold un label majeur en développant de nouveaux talents – notamment le groupe de hard rock britannique Trapeze (avec le futur membre de Deep Purple, Glenn Hughes, le futur membre de Whitesnake, Mel Galley et le futur membre de Judas Priest, Dave Holland) et le sextuor classico-acoustique américain Providence – mais ces efforts sont infructueux et les Moodies finissent par arrêter de recruter de nouveaux artistes pour le label, et à la fin des années 1970, ils reviennent à des contrats d'enregistrement plus traditionnels.

ls contribuent cependant à poser les bases, d'autres grands groupes de rock créant leurs propres labels dans les années 1970, notamment les Rolling Stones (Rolling Stones Records), Deep Purple (Purple Records) et Led Zeppelin (Swan Song Records). Tous les disques des Moody Blues de 1969 à 2001 portent le logo « Threshold » sur au moins une de leurs versions.

A Question of Balance (1970)

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Bien que les Moody Blues se soient désormais définis par un style psychédélique luxuriant, atmosphérique et de haute production, qui influence le genre rock progressif alors en plein essor, en 1970, le groupe a du mal à recréer sa sonorité en concert et décide d'enregistrer un album qui pourrait être joué plus facilement sur scène, perdant une partie de sa sonorité luxuriante pour ses premier album des années 1970 : A Question of Balance. Cet album, n°1 au Royaume-Uni [40] et n°3 au Billboard chart aux États-Unis[41], est révélateur du succès croissant du groupe en Amérique.

Le titre Question de Justin Hayward sort en single et atteint la deuxième place au Royaume-Uni[40]. Melancholy Man de Mike Pinder sort en single en France, où il atteint la première place.

Hayward commence une exploration artistique du son de guitare grâce à l'utilisation de nombreuses pédales d'effets et fuzzboxes, et développe un son de solo de guitare très mélodique et bourdonnant.

Les Moody Blues sont désormais devenus un groupe phare à part entière et se produisent aux festivals de l'île de Wight de 1969 et 1970 (un album et un DVD de leur performance de 1970 sortiront en 2008).

Every Good Boy Deserves Favour (1971)

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Le titre de l'album suivant du groupe, Every Good Boy Deserves Favour (1971), est dérivé d'un moyen mnémotechnique utilisé pour se souvenir des notes de musique qui forment les lignes de la clé de sol en notation anglaise : EGBDF (en notation française : Mi Sol Si Ré Fa).

Sur l'un des albums les plus expérimentaux des Moodies, le morceau d'ouverture, Procession, décrit l'évolution de la musique, menant à The Story in Your Eyes de Justin Hayward, sorti en single aux États-Unis où il atteint la 23ee place. Procession est la seule chanson de Moody Blues créditée au groupe entier (sans compter la mention Redwave sur l'album Days of Future Passed).

Parmi les contributions de John Lodge, on trouve Emily's Song, écrite pour sa fille qui vient de naître, tandis que Our Guessing Game et Nice to Be Here de Ray Thomas, méditatifs, contrebalancent la profondeur dramatique de You Can Never Go Home de Justin Hayward, One More Time to Live de Lodge et My Song de Mike Pinder.

Graeme Edge commence à y écrire des paroles destinées à être chantées plutôt que des couplets à réciter ; sur After You Came, chacun des quatre autres membres interprète une partie vocale

Cet album marque l'abandon du mellotron comme instrument principal de clavier, remplacé par le synthétiseur[25]. L'album est également l'un des premiers à intégrer une batterie électronique, jouée par Edge.

Every Good Boy Deserves Favour devient le deuxième album consécutif du groupe, et le troisième au total, numéro 1 au Royaume-Uni et atteint la deuxième place aux États-Unis, le meilleur classement d'album du groupe dans les charts jusqu'à présent.

Seventh Sojourn (1972)

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En 1972, le groupe retrouve le son plus riche de ses albums de la fin des années 1960 avec Seventh Sojourn, premier album à atteindre la première place aux États-Unis[41] et la cinquième au Royaume-Uni[40].

Sur cet album, Mike Pinder utilise un nouvel instrument, le Chamberlin. Sa complainte poignante Lost in a Lost World ouvre l'album, tandis qu'il compose une ode touchante à Timothy Leary, When You're a Free Man.

L'album comprend également l'une des chansons les plus populaires de Ray Thomas, For My Lady.

Les chansons de John Lodge, Isn't Life Strange et I'm Just a Singer (In a Rock and Roll Band) (cette dernière écrite en réponse à certains fans hippies du groupe, qui prennent les Moody Blues pour des chefs spirituels en raison des thèmes philosophiques de beaucoup de leurs paroles)[37], sont tirées en singles, toutes deux atteignant le Top 40 au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Autres réalisations (début des années 1970)

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Dans une interview suite à la sortie de Seventh Sojourn, Edge déclare au magazine Rolling Stone : « Nous avons deux chrétiens, un mystique, un pédant et un désordre, et nous nous régalons tous[45]. »

À cette époque, d'autres groupes reprennent leur travail. Les chansons de Mike Pinder, A Simple Game (1968) et So Deep Within You (1969), sont reprises avec succès par les Four Tops, la première lui valant un Ivor Novello Award. Elkie Brooks reprend plus tard Nights in White Satin de Justin Hayward. Pinder apparait également sur l'album Imagine de John Lennon en 1971, y ajoutant des percussions sur I Don't Wanna Be a Soldier (I Don't Want to Die).

Fin 1972, une réédition de Nights in White Satin, sortie cinq ans plus tôt, devient le plus grand succès américain des Moody Blues, atteignant la deuxième place du Billboard Hot 100 et se vendant à un million d'exemplaires[41],[46], alors que la chanson a frôlé les sommets du Hot 100 lors de sa sortie originale. Elle fait également son retour dans les charts britanniques, atteignant la neuvième place, soit dix places de plus que lors de sa sortie originale en 1967[40].

Post-Seventh Sojourn (1973-1974)

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En septembre 1973, les Moody Blues reçoivent cinq disques d'or en Australie qui à cette époque, n'en décerne que huit[47].

En 1973, le groupe enregistre une nouvelle chanson de Justin Hayward intitulée Island, dans le but de lancer le travail sur leur prochain album. La pièce ne sortira qu'en 2007, lorsqu'elle sera incluse dans la réédition CD/SACD de Seventh Sojourn.

Cependant, au printemps 1974, après une grande tournée mondiale culminant avec une tournée en Asie, le groupe décide de faire une pause prolongée. En 1974, dix ans de collaboration ininterrompue ont conduit à une communication personnelle au plus bas entre les membres du groupe, tandis que certains d'entre eux ont besoin d'une pause après des tournées de plus en plus longues et exigeantes[25].  

Plus tard dans la même année, le groupe supervise la préparation d'une compilation, This Is The Moody Blues, qui sort en octobre 1974[48].

Pause et albums en solo (1974–1977)

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Justin Hayward et John Lodge sortent un album en duo, le célèbre Blue Jays en 1975, suivi d'un single non inclus sur l'album, n°8 au Royaume-Uni, Blue Guitar, sur lequel jouent les musiciens de 10cc[49]. L'album est à l'origine prévu comme une collaboration entre Hayward et Pinder, mais après le retrait de Pinder, John Lodge prend le relais, avec Tony Clarke à la production.

Mike Pinder déclare qu'il espère reformer le groupe cette année-là : « Après avoir déménagé en Californie en 1974, je suis retourné en Grande-Bretagne pour un séjour à l'été 1975. J'essayais de convaincre le groupe de faire un album, mais la réaction était si faible que je suis retourné en Californie avec mes deux nouveaux mellotrons Mk5 et j'ai commencé à travailler sur mon album solo, The Promise[50]. » The Promise sort en 1976.

Graeme Edge sort deux albums sous le nom de Graeme Edge Band, avec Adrian Gurvitz au chant et à la guitare et le frère de ce dernier, Paul, à la basse : Kick Off Your Muddy Boots en 1975 et Paradise Ballroom en 1976.

Ray Thomas sort deux albums solo, tous deux écrits en collaboration avec l'auteur-compositeur Nicky James : From Mighty Oaks en 1975 et Hopes, Wishes and Dreams en 1976.

Après une tournée britannique réussie en duo, soutenue par certains membres de Providence, Justin Hayward et John Lodge sortent tous deux un album solo en 1977 : Songwriter, pour le premier, et Natural Avenue, pour le second.

En 1976, Hayward enregistre Forever Autumn pour Jeff Wayne's Musical Version of the War of the Worlds aux studios Advision de Londres[51]. L'album sort en 1978, la chanson sort en single et atteignant la 5e place du UK Singles Chart en août de la même année[52].

Reformation avec Patrick Moraz (1977-1991)

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Octave et départ de Mike Pinder (1977-1978)

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En 1977, le groupe décide d'enregistrer à nouveau, sa maison de disques Decca préconisant un album de retrouvailles. Decca au Royaume-Uni et Londres aux États-Unis sortent Caught Live + 5 en 1977, un double album composé de trois faces d'un enregistrement en concert de décembre 1969 au Royal Albert Hall et d'une face de cinq titres en studio de la fin des années 1960. Decca/Londres fait publie cet album pour tenter de raviver l'intérêt pour les Moody Blues avant leur nouvel album tant attendu, bien que le groupe lui-même ne soit pas ravi de la sortie de Caught Live + 5, l'ayant déjà jugé insuffisant lors de sa création plusieurs années auparavant[53].

À cette époque, Mike Pinder se remarie et fonde une famille en Californie. Pour l'enregistrement de leurs retrouvailles, les membres du groupe s'installent donc aux États-Unis avec le producteur Tony Clarke. Les séances sont marquées par des divisions entre les membres : d'abord un incendie dans les studios qu'ils utilisent, puis, après un déménagement rapide dans le studio personnel de Pinder, un glissement de terrain consécutif à des pluies torrentielles les isolent complètement, provoquant inévitablement une montée des tensions[37].

Clarke doit quitter le groupe pour des raisons personnelles avant la fin de l'album, mais au printemps 1978, Octave est prêt à sortir. L'album se vend bien et produit deux petits succès : Steppin' in a Slide Zone (39e aux États-Unis) et Driftwood (59e aux États-Unis).

Pinder, invoquant sa jeune famille, se dispense des engagements de tournée qui vont suivre. Sa décision provoque une vive animosité au sein du groupe (notamment chez Graeme Edge). Ray Thomas déclare que Pinder était initialement favorable à une tournée. Son retrait (alors qu'une grande tournée de retour est déjà prévue) est un coup dur pour le groupe. Son management tente de minimiser l'absence de Pinder, notamment lors d'une importante soirée de presse musicale britannique organisée par Decca. Lors de son discours de bienvenue, le dignitaire de Decca, invité de marque, fait ouvertement référence à l'absence de Mike Pinder aux États-Unis, au grand désespoir du groupe[37].

Arrivée de Patrick Moraz (1978) et Long Distance Voyager (1981)

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Patrick Moraz, ancien claviériste de Yes, rejoint les Moody Blues pour la tournée mondiale Octave, laquelle voit les Moody Blues tourner aux États-Unis et en Europe pendant une grande partie de l'année 1979.

En 1980, ils sont prêts à enregistrer à nouveau, cette fois avec le producteur Pip Williams. Patrick Moraz est retenu comme claviériste permanent, bien que Mike Pinder ait initialement compris qu'il continuerait à enregistrer même s'il ne participait pas aux tournées. Ce dernier intente une action en justice pour empêcher la sortie du nouvel album des Moody Blues sans sa contribution, mais sans succès, et ne réintégrera finalement jamais le groupe.

Lors de sa sortie en 1981, Long Distance Voyager devient l'un des albums les plus réussis du groupe, atteignant la première place aux États-Unis [41] et la septième au Royaume-Uni [40].

L'album contient deux tubes du Top 20 américain : The Voice (n° 15) écrit par Justin Hayward et Gemini Dream (n° 12) écrit par ce dernier et John Lodge. Talking Out of Turn de Lodge se classe également aux États-Unis, atteignant la 65e place[41]. Graeme Edge compose 22 000 Days, avec Ray Thomas au chant principal, tandis que ce dernier contribue à la trilogie finale de Painted Smile, Reflective Smile (un poème récité par un ami DJ du groupe) et l'auto-parodie ironique Veteran Cosmic Rocker.

Le mellotron a depuis longtemps été mis de côté comme clavier principal en studio, et le groupe adopte une approche plus high-tech, moins symphonique, tout en conservant un son riche, dominé par les claviers. Patrick Moraz maîtrise parfaitement les synthétiseurs, mais en concert, il utilise encore le mellotron jusqu'au milieu des années 1980, y compris sur des pièces qui ne l'utilisaient pas à l'origine[54].

The Present (1983)

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L'album suivant, The Present (1983), toujours produit par Pip Williams, connaît moins de succès que son prédécesseur, même s'il classe un tube dans le Top 40 britannique avec Blue World et un autre au Top 40 américain avec Sitting at the Wheel. Le groupe commence également à s'intéresser au nouveau phénomène MTV, les clips de ces deux chansons étant diffusés en boucle sur la chaîne.

The Present est publié en collaboration avec Talencora Ltd peu avant le rachat de Decca par Polydor Records. L'album est accompagné d'une tournée en 1983-1984, dont la toute première tournée australienne du groupe en 1984.

The Other Side of Life (1986)

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En 1986, les Moody Blues connaissent à nouveau le succès avec leur album The Other Side of Life, et notamment avec le titre Your Wildest Dreams, un tube classé au Top 10 américain (et numéro 1 du classement Billboard Adult Contemporary pendant deux semaines). Le clip vidéo de la chanson remporte le prix Billboard de la vidéo de l'année après avoir été fréquemment diffusé sur MTV. C'est le premier de trois albums avec le producteur Tony Visconti, connu pour son important travail avec T. Rex et David Bowie, qui, avec le programmeur de synthétiseurs Barry Radman, crée un son moderne que les Moodies recherchent pour rester compétitifs face à leurs contemporains pop. La chanson-titre de l'album se classe également 58e aux États-Unis.

Les Moody Blues se produisent en concert lors du concert caritatif « Birmingham Heart Beat » de 1986, qui permet de récolter des fonds pour l'hôpital pour enfants de Birmingham. Le groupe interprète quatre chansons et assure ensuite les chœurs de George Harrison avec l'Electric Light Orchestra. Parmi les autres artistes présents figurent Robert Plant et l'ancien membre des Moodies Blues, Denny Laine (dont le set comprend Go Now).

Sur la Mer (1988)

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Les Moody Blues poursuivent leur succès sur MTV avec Sur La Mer (1988), dont le single et le clip, I Know You're Out There Somewhere  (n°30 aux États-Unis, n°52 au Royaume-Uni, n°2 du Mainstream Rock américain), suite de Your Wildest Dreams. Leur son gagne en synthétique et en technicité à mesure que Patrick Moraz et Tony Visconti commencent à utiliser des séquenceurs, des échantillonneurs et des boîtes à rythmes modernes. Toutes les chansons sont écrites et chantées par Justin Hayward et/ou John Lodge, le groupe subissant la pression de leur nouvelle maison de disques, Polydor Records, qui les considère comme les membres écrivant les chansons et les voix les plus commerciales. Cette approche contrastait fortement avec l'écriture à cinq plus équitable que le groupe avait adoptée à la fin des années 1960 et dans les années 1970[55].

À ce stade, Ray Thomas joue un rôle moins important en studio d'enregistrement, l'accent étant désormais mis sur Justin Hayward et John Lodge comme chanteurs et auteurs-compositeurs, et le son du groupe ayant évolué vers la synthpop, un genre inadapté à l'utilisation d'instruments comme la flûte et l'harmonica. Thomas ne contribue à aucune chanson de The Other Side of Life ni de Sur La Mer et et principalement relégué au rang de choriste. Cependant, pour Sur La Mer, bien que Thomas ait enregistré des chœurs, de multiples considérations de production conduisent Visconti à les exclure complètement de l'album.

Malgré sa participation réduite aux enregistrements, la grande valeur de Ray Thomas demeure évidente sur scène, notamment grâce à ses chansons des années 1960, 1970 et du début des années 1980, populaires auprès des fans inconditionnels et toujours présentes au répertoire, ainsi qu'aux duos flûte et clavier qu'il compose avec Patrick Moraz, interprétés uniquement lors des concerts de Moody Blues. Le groupe renforce sa sonorité en concert en 1986 avec l'arrivée d'un second claviériste : en premier lieu, Bias Boshell, remplacé en 1987 par Guy Allison, avant son retour en 1990. Le groupe commence également à employer des choristes.

Le 5 mai 1990, Justin Hayward et John Lodge interprètent Across the Universe des Beatles lors d'un concert hommage à John Lennon, rempli de stars à Liverpool.

Poursuite en quatuor après le départ de Patrick Moraz (1991-2001)

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Renvoi de Patrick Moraz et procès sur Court TV (1991-1992)

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En 1991, lors de l'enregistrement du nouvel album studio du groupe, Patrick Moraz accorde une interview au magazine Keyboard et fait quelques commentaires dans l'article, suggérant son mécontentement quant à son rôle au sein des Moody Blues. Ses plaintes vont de la simplification de la structure musicale à la réticence des autres membres à le laisser contribuer significativement à l'écriture des albums du groupe. Moraz est également occupé à organiser un concert pour célébrer le 700e anniversaire de sa Suisse natale au lieu de répéter avec les groupe. De ce fait, il est en est renvoyé avant la fin du projet. Qui plus est, malgré les crédits précédents en tant que « membre officiel », les compilations ultérieures minimisent sa contribution dans le groupe[56].

Bias Boshell et le nouveau claviériste Paul Bliss sont alors engagés pour finaliser les pistes de clavier du nouvel album.

Patrick Moraz intente une action en justice contre le groupe en 1992, affirmant qu'en 1980, lui et les autres membres ont conclu un accord stipulant que, comme eux, il était membre à vie des Moody Blues et ne pouvait être licencié. La plainte est diffusée sur Court TV, mais Moraz n'obtient que 77 175 $ d'arriérés de salaire en raison de retards comptables, au lieu des 500 000 $ réclamés[57].

Keys of the Kingdom (1991)

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L'album Keys of the Kingdom, sorti en 1991, connaît un succès commercial modeste, culminant à la 54e place du classement des albums britanniques[40]. Une fois de plus, les chansons de Justin Hayward marquent le début de l'album, avec les nouveaux singles Say It with Love et Bless the Wings (That Bring You Back. L'album comprend également les premières contributions de Ray Thomas depuis The Present en 1983, avec un morceau d'ambiance à la flûte, Celtic Sonant, et le dernier titre, Never Blame the Rainbows for the Rain, co-écrit avec Hayward. John Lodge contribue à trois chansons : Magic, la ballade Lean on Me (Tonight) et le titre lennonesque Shadows on the Wall. Tony Visconti produit certains titres de l'album, tout comme Christopher Neil et Alan Tarney.

La tournée qui suit voit le groupe jouer au Montreux Jazz Festival de 1991, avec un DVD de leur performance sorti en 2005, suivi d'une sortie d'album en 2021.

Le groupe continue de susciter un vif intérêt lors de ses concerts, et l'album et la vidéo de ses concert Night at Red Rocks de 1992 connaissent un grand succès, notamment grâce à une collecte de fonds pour la télévision publique américaine, où il est diffusé pour la première fois. Ce concert marque la première fois que le groupe se produit en direct avec un orchestre : l'Orchestre symphonique du Colorado, dirigé par Larry Baird, également arrangeur du concert.

Le groupe continue également à faire appel à des musiciens additionnels sur scène et en studio. Après sa contribution comme claviériste sur l'album Keys of the Kingdom, Paul Bliss continue à jouer des claviers pour le groupe en concert, étant promu premier claviériste en 2001 (mais est remplacé en mars 2010 après 19 ans de service continu). Ray Thomas et Paul Bliss perpétuent la tradition du duo flûte/clavier lors de nombreuses tournées. Après la blessure de Graeme Edge en 1991, le batteur Gordon Marshall est recruté pour le seconder ; il reste dans le groupe après le retour d'Edge jusqu'à l'automne 2015, date à laquelle il rejoint un groupe de reprises de Moody Blues, Legend of a Band, et un autre groupe de reprises, Reflections.

Après la sortie de A Night at Red Rocks, le groupe fait une pause dans l'enregistrement et se consacré à perfectionner l'art de la performance en concert avec orchestre. 1994 voit la sortie du coffret rétrospectif du groupe, Time Traveller.

Strange Times (1999)

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En 1999, la pause des Moody Blues dans l'enregistrement prend fin avec la sortie de l'album Strange Times, leur premier depuis près de deux décennies à être bien accueilli par la critique britannique. On murmure que Justin Hayward déclare être déçu par les performances de l'album dans les charts : il reste une semaine au classement des albums britanniques, à la 92e place, avant d'être retiré[40].

Enregistré à Recco, en Italie, à la suggestion de Justin Hayward, il s'agit du premier album autoproduit du groupe. L'album comprend des claviers et des arrangements du musicien italien Danilo Madonia, qui continue de travailler en studio avec le groupe.

L'album s'ouvre avec English Sunset, une chanson pop aux arrangements modernes, presque techno. Strange Times est également le premier album depuis A Question of Balance en 1970 à inclure un nouveau poème de Graeme Edge, Nothing Changes, récité par lui-même. Justin Hayward interprète ensuite la conclusion du morceau, concluant notamment par une citation de la chanson de Mike Pinder de 1968, A Simple Game. Ray Thomas chante aux côtés de Justin Hayward et John Lodge sur Sooner or Later (Walkin' on Air) et sa courte chanson My Little Lovely, et assure également un extrait vocal et les chœurs sur English Sunset.

En 1999, les Moody Blues apparaissent dans l'épisode Viva Ned Flanders des Simpson[58].

L'année suivante, ils sortent Hall of Fame, un nouvel album en concert issu d'un concert au Royal Albert Hall (avec le World Festival Orchestra), accompagné d'un DVD. Ce titre est tiré de la dernière tournée de Bias Boshell, qui quitte la formation de concert en 2001 ; Paul Bliss reprend les fonctions de premier claviériste, son ancien rôle de second claviériste étant assuré par Bernie Barlow, Julie Ragins remplaçant cette dernière lorsqu'elle prend un congé maternité de 2006 à 2009.

En 2001, un film IMAX, Journey into Amazing Caves, sort, avec deux nouvelles chansons écrites et interprétées par les Moody Blues. La bande originale présente aussi Justin Hayward au chant et à la guitare. L'une de ces chansons, intitulée Water, est le premier enregistrement instrumental en studio des Moody Blues depuis leur pièce Hole in the World de 1983, extraite de The Present.

En trio après le départ de Ray Thomas (2002-2018)

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Le nouveau millénaire voit les Moody Blues réduire leurs tournées. Fin 2002, le membre fondateur Ray Thomas se retire du groupe, réduisant ainsi le groupe à un trio composé de Justin Hayward, John Lodge et Graeme Edge, ce dernier étant le seul membre original. La flûtiste et guitariste rythmique Norda Mullen est recrutée au début de l'année suivante pour la tournée nord-américaine et travaille ensuite avec le groupe sur scène et en studio.

December (2003)

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Fin 2003, sort un album de Noël, December. Les chansons comprennent des compositions originales et quatre reprises : Happy Xmas (War Is Over) de John Lennon, A Winter's Tale de Mike Batt, When A Child is Born de Johnny Mathis et White Christmas d'Irving Berlin. December sera finalement le dernier enregistrement studio des Moody Blues[59].

Mort de Clint Warwick et rééditions des albums classiques (2004-2007)

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Clint Warwick, le bassiste original du groupe, meurt le 15 mai 2004, à l'âge de 63 ans.

Novembre 2005 apporte un nouvel album en concert et un DVD, Lovely to See You: Live, enregistré et filmé au Greek Theatre de Los Angeles le 11 juin de la même année.

Justin Hayward et John Lodge en concert en 2007

En 2006 et 2007, les « Core Seven » du groupe (les sept albums depuis l'arrivée de Hayward et Lodge en 1966 jusqu'à la pause du groupe en 1974) sont réédités en éditions hybrides CD/SACD, incluant des titres bonus rares et inédits. Les cinq premiers sortent en 2006 : Days of Future Passed, In Search of the Lost Chord et To Our Children's Children's Children en double CD/SACD, tandis que On the Threshold of a Dream et A Question of Balance sont en simple CD/SACD. Every Good Boy Deserves Favour et Seventh Sojourn suivent en 2007, tous deux en simple CD/SACD. Le projet est entrepris par Justin Hayward, qui déclarée avoir écouté des vinyles vierges de ces albums et les avoir utilisés comme références pour les nouveaux mixages. Le 21 mai 2007, les Moody Blues sortent un double CD de sessions de la BBC Radio intitulé Live at the BBC 1967–1970[60],[61].

En 2007, le parc d'attractions Hard Rock Park de Myrtle Beach, en Caroline du Sud, aujourd'hui disparu, annonce la construction d'une attraction sombre intitulée Nights in White Satin: The Trip. L'attraction intègre des expériences multisensorielles ainsi qu'une version réorchestrée de la chanson par Justin Hayward. Une version réenregistrée de Late Lament de Graeme Edge suit, dans laquelle chaque membre du groupe lit un vers du poème[62]. En mars 2009, l'attraction ferme ses portes en raison de sa transformation en Freestyle Music Park, les nouveaux propriétaires souhaitant rendre le parc plus familial.

Le groupe fait une tournée au Royaume-Uni, aux États-Unis et au Canada de 2006 à 2010. De plus, Justin Hayward participe à la tournée britannique de la version musicale de The War of the Worlds de Jeff Wayne en avril 2006, avec une deuxième tournée en novembre 2007 et d'autres dates en 2009. Les Moody Blues font également fune tournée en Australie et en Nouvelle-Zélande en 2005. Le groupe inclue le claviériste Alan Hewitt pour ses tournées au Royaume-Uni et en Amérique du Nord en 2010.

Mort du producteur Tony Clarke et dernières années (2010-2018)

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Les Moody Blues sur scène en 2013.

Le producteur de la formation classique des Moody Blues, Tony Clarke, meurt en janvier 2010[63].

Le groupe sort une nouvelle compilation intitulée Timeless Flight en 2013. Le 19 juillet 2013, il est annoncé que le groupe participera à la deuxième croisière annuelle « The Moody Blues Cruise »[64], du 2 au 7 avril 2014, sur le navire de croisière MSC Divina. Parmi les autres groupes présents figuraient les Zombies et Lighthouse.

Les Moody Blues font une tournée au Royaume-Uni et aux États-Unis en 2015, culminant avec une première apparition au festival de Glastonbury le 27 juin[65],[66]

Le groupe célèbre le 50e anniversaire de Days of Future Passed en 2017 en interprétant l'album dans son intégralité en tournée, ainsi que d'autres chansons de l'histoire du groupe[67]. La tournée 2017 comprend une performance au Sony Centre de Toronto, laquelle est enregistrée, puis publiée en 2018 sous la forme d'un nouvel album en public et d'un DVD, Days of Future Passed Live [67].

L'après Moody Blues et morts de Ray Thomas, Graeme Edge, Denny Laine, Rod Clark et John Lodge (2018-2025)

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Après la séparation des Moody Blues, Justin Haward et John Lodge continuent chacun de leur côté à interpréter la musique du groupe en concert, accompagnés de leurs propres musiciens[68],[69].

Ray Thomas meurt le 4 janvier 2018, à l'âge de 76 ans, quelques mois seulement avant l'intronisation du groupe au Rock and Roll Hall of Fame[70].

Graeme Edge meurt le 11 novembre 2021, à l'âge de 80 ans[71]. À sa mort, Justin Hayward annonce que les Moody Blues étaient devenus inactifs après la retraite d'Edge en 2018[72],[73], ce dernier étain le seul membre à demeurer dans le groupe tout au long de son histoire.

En 2023, John Lodge réenregistre une nouvelle version du célèbre album des Moody Blues de 1967, Days of Future Passed : Days Of Future Passed - My Sojourn, sur lequel il chante, accompagné par son gendre et chanteur de Yes, Jon Davison, et le batteur des Moody Blues, Graeme Edge (mort deux ans auparavant), qui récite les poème d'origine[74].

Denny Laine, chanteur et guitariste original des Moody Blues, décède le 5 décembre 2023, à l'âge de 79 ans[75].

Le 24 avril 2024, Mike Pinder, ancien claviériste et fondateur du groupe, meurt à l'âge de 82 ans. De la sorte, tous les membres fondateurs du groupe en 1964 ne sont plus de ce monde[76].

Rodney Clark, bassiste des Moody Blues pendant une brève période en 1966, meurt le 17 mars 2025[77].

Le 10 octobre, le bassiste et chanteur John Lodge meurt à l'âge de 82 ans[78]. Justin Hayward devient de la sorte le seul membre de la formation classique (1966-1978) encore en vie, et, avec Patrick Moraz, les seuls musiciens survivants du groupe.

Héritage et récompenses

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Les Moody Blues en 1968

La « riche sonorité symphonique » des Moody Blues influence des groupes comme Yes, Genesis, l' Electric Light Orchestra et Deep Purple. Ils ont contribuent également à intégrer les synthétiseurs et la philosophie au courant dominant du rock.

En 2006, les Moody Blues sont intronisés au Panthéon des groupes vocaux. En 2013, les lecteurs de Rolling Stone les désignent parmi les dix groupes qui devraient être intronisés au Panthéon du rock and roll[42]. Ultimate Classic Rock les qualifie de « victimes éternelles d'un mépris inexplicable » et les a intronisés à son propre Panthéon en 2014[79].

Dans un article pour The Guardian en 2015, Rob Chapman décrit le groupe comme « les héros oubliés du psychédélisme ». Il déclare : « Malgré leur succès, les critiques rock prenaient rarement les Moody Blues au sérieux, une tendance qui perdura pendant les 45 années suivantes. » Il écrit également : « Malgré la désapprobation des critiques, le meilleur de la musique des Moody Blues entre 1967 et 1970 était empreint de grâce et de beauté. Comme les Beatles, ils comprenaient comment les chansons pop fonctionnaient comme morceaux d'ensemble. Aucun d'entre eux n'était particulièrement virtuose ou ostentatoire, et leur musique est étonnamment exempte des longueurs noueuses qui caractérisaient la production de leurs contemporains plus égocentriques. »

Rock and Roll Hall of Fame (2017-2018)

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En décembre 2017, le groupe est intronisé au Rock and Roll Hall of Fame[80]. Le 14 avril 2018, ses membres sont intronisés dans la classe 2018, soit Denny Laine, Graeme Edge, John Lodge, Justin Hayward, Mike Pinder et Ray Thomas, ce dernier à titre posthume. Clint Warwick (mort en 2004), membre fondateur, et Patrick Moraz, qui a fait partie du groupe pendant 13 ans, ne sont pas récompensés[81].

Introduits par Ann Wilson, la cérémonie les présente comme ayant créé « plus de 50 ans de musique exaltante et significative qui a influencé d'innombrables musiciens et ému les fans du monde entier ». Lors de son discours de remerciement à Cleveland, dans l'Ohio, Justin Hayward reconnaît le rôle inspirant des icônes du rock and roll américain, déclarant : « Si vous ne le saviez pas déjà, eh bien, nous ne sommes qu'une bande de Britanniques, mais bien sûr, pour nous et pour tous les musiciens britanniques, c'est la patrie de nos héros et nous le savons tous[82]… » Lors de la cérémonie, Ray Thomas fait partie des hommages aux stars décédées au cours de l'année écoulée.

Après les discours de Denny Laine (qui avoue avoir fondé le groupe pour y jouer du blues, mais qu'il est un grand fan du style de musique que les Moody Blues ont adopté par la suite), Graeme Edge, John Lodge et Justin Hayward, ces trois derniers, accompagnés de leurs musiciens de scène, interprètent les classiques du groupe, I'm Just a Singer (In a Rock and Roll Band), Your Wildest Dreams, Late Lament, Nights in White Satin et Ride My See-Saw[83]. Mike Pinder, présent à la cérémonie, ne s'exprime, ni ne joue pas[81].

Moody Bluegrass

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Le projet Moody Bluegrass est un groupe d'artistes de Nashville qui enregistre deux albums hommage aux chansons de Moody Blues dans le style bluegrass. Le premier, Moody Bluegrass – A Nashville Tribute to the Moody Blues, sort en 2004. Parmi les artistes impliqués figurent Alison Krauss, Harley Allen, Tim O'Brien, John Cowan, Larry Cordle, Jan Harvey, Emma Harvey, Sam Bush et Jon Randall.

Un deuxième album de Moody Bluegrass, Moody Bluegrass Two... Much Love, sort en 2011. En plus de nombreux participants du premier album, un certain nombre de chansons comprennent des prestations comme musiciens invités de Justin Hayward, John Lodge et Graeme Edge (chacun étant crédité comme chanteur principal sur une chanson) ainsi que Ray Thomas et Mike Pinder, ce qui en fait la première fois depuis 1978 que ces cinq musiciens apparaissent tous sur un album nouvellement enregistré[84].

Musiciens de tournée

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  • Janis Liebhart : chœurs (1986-1987)
  • Wenndy McKenzie : chœurs (1986-1987)
  • Bias Boshell : claviers, guitare rythmique (1986, 1990-2001)
  • Guy Allison : claviers (1987-1989)
  • Shaun Murphy : chœurs (1988-1990)
  • Naomi Starr : chœurs (1988-1990)
  • Bekka Bramlett : chœurs (1990-1991)
  • Terry Wood : chœurs (1990-1991)
  • Paul Bliss : claviers, guitare (1991-2010)
  • Gordon Marshall : batterie, percussions (1991-2015)
  • Susan Shattock : chœurs (1991-2000)
  • June Boyce : chœurs (1991-1993)
  • Tracy Graham : chœurs (1993-2001)
  • Danilo Madonia : claviers, arrangements (1999-2018)
  • Bernie Barlow : claviers, chœurs (2001-2006, 2009-2010)
  • Norda Mullen : flûte, guitare, percussions, chœurs (2003-2018)
  • Julie Ragins : claviers, percussions, guitare, saxophone, chœurs (2006-2009, 2010-2018)
  • Alan Hewitt : claviers, chœurs (2010-2018)
  • Billy Ashbaugh : batterie (2016-2018)

Chronologie

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Discographie

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Liste non exhaustive, certains singles sont sortis avec différentes faces B.

  • 1964 : Steal Your Heart Away / Lose Your Money (But Don't Lose Your Mind)
  • 1964 : Go Now / Its Easy Child
  • 1965 : I Don't Want to Go On Without You / Time Is on My SIde
  • 1965 : From the Bottom of My Heart (I Love You) / And My Baby's Gone
  • 1965 : Everyday / You Don't (All The Time)
  • 1965 : Bye Bye Bird / Stop!
  • 1966 : Boulevard de la Madeleine / This Is My House (But Nobody Calls)
  • 1967 : Fly Me High / Really Haven't Got the Time
  • 1967 : Love and Beauty / Leave This Man Alone
  • 1967 : Nights in White Satin / Cities
  • 1968 : Tuesday Afternoon / Another Morning
  • 1968 : Voices in the Sky / Dr. Livingstone I Presume
  • 1968 : Ride My See-Saw / A Simple Game
  • 1969 : Never Comes the Day / So Deep Within You
  • 1969 : Watching and Waiting / Out an In
  • 1970 : Question / Candle of Life
  • 1970 : Melancholy Man / Candle of Life
  • 1971 : The Story in Your Eyes / My Song
  • 1972 : Isn't Life Strange / After You Came
  • 1973 : Im' Just a Singer (In a Rock and Roll Band) / For my Lady
  • 1978 : Steppin' in a Slide Zone / I'll Be Level with You
  • 1978 : Had to Fall in Love / Steppin' in a Slide Zone
  • 1978 : Driftwood / I'm Your Man
  • 1981 : The Voice / 22 000 Days
  • 1981 : Gemini Dream / Painted Smile
  • 1981 : Talking Out of Turn / Veteran Cosmic Rocker
  • 1983 : Blue World / Going Nowhere
  • 1983 : Sitting at the Wheel / Sorry
  • 1986 : Your Wildest Dreams / Talkin' Talkin'
  • 1986 : The Other Side of Life / The Spirit
  • 1988 : I Know You're Out There Somewhere / Miracle
  • 1988 : No More Lies / River of Endless Love
  • 1991 : Say It with Love / Lean on Me (Tonight)
  • 1991 : Bless the Wings (That Bring You Back) / Once Is Enough
  • 1999 : English Sunset (Radio Edit) / English Sunset (Album Version
  • 1965 : The Moody Blues

Albums studio

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Albums en concert

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  • 1977 : Caught Live + 5
  • 1993 : A Night at Red Rocks with the Colorado Symphony Orchestra
  • 2000 : Hall of Fame
  • 2005 : Lovely to See You: Live
  • 2007 : Live at the BBC: 1967–1970
  • 2008 : Live at the Isle of Wight Festival 1970

Compilations

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  • 1974 : This Is The Moody Blues
  • 1978 : The Great Moody Blues
  • 1979 : Out of This World
  • 1984 : Voices in the Sky (The Best of The Moody Blues)
  • 1985 : Early Blues
  • 1986 : The Moody Blues Collection
  • 1987 : Prelude
  • 1989 : Greatest Hits
  • 1994 : Time Traveller
  • 1997 : The Best of the Moody Blues
  • 1998 : Anthology
  • 1999 : Classic Moody Blues: The Universal Masters Collection
  • 2000 : The Best of The Moody Blues: 20th Century Masters the Millennium Collection
  • 2000 : The Singles
  • 2003 : Say It With Love
  • 2003 : Ballads
  • 2005 : Gold
  • 2006 : An Introduction to The Moody Blues
  • 2007 : Collected
  • 2008 : Playlist Plus
  • 2011 : Icon
  • 2013 : Timeless Flight

Albums hommage

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  • 2004 : Moody Bluegrass – A Nashville Tribute to the Moody Blues[85]
  • 2006 : Higher and Higher:A Tribute To The Moody Blues[86]
  • 2011 : Moody Bluegrass Two... Much Love[87]
  • 2023 : John Lodge - Days Of Future Passed - My Sojourn[88]
  • 1991 : Live at Montreux
  • 2005 : Lovely to See You

Notes et références

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  2. (en) Disco, punk, new wave, heavy metal, and more: Music in the 1970s and 1980s, Rosen Education Service, (ISBN 978-1615309085), p. 107.
  3. (en) Nicholas E. Tawa, Supremely American : Popular Song in the 20th Century : Styles and Singers and what They Said about America, Scarecrow Press, , 331 p. (ISBN 978-0-8108-5295-2, lire en ligne), p. 248.
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  56. Plusieurs photos officielles du groupe le recadrent ou l'effacent tout simplement, notamment sur les couvertures de la compilation Gold, sur lequel il n'est même pas mentionné dans les notes du livret, ainsi que sur la compilation plus récente Polydor Years 1986-1992.
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Liens externes

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