Miguel Ángel Félix Gallardo

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Miguel Ángel Félix Gallardo
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Biographie
Naissance
Pseudonyme
Jefe de jefes, el Padrino y o el FlacoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Fratrie
María Elena Félix Gallardo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
María Elvira Murillo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfants
Miguel Jr. Félix Murillo (d)
Abril Félix Murillo (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
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Miguel Angel Félix Gallardo né le dans l'État de Sinaloa au Mexique est un trafiquant de stupéfiants mexicain, ex-chef du cartel de Guadalajara. Surnommé El Padrino ("Le Parrain"), il a été condamné à 37 ans de prison à la fin des années 1980 pour diverses charges, dont l'assassinat de l'agent de la DEA Enrique Camarena en 1985.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Né dans un ranch à Bellavista dans les environs de Culiacán, la capitale du Sinaloa, Félix Gallardo vit son enfance dans une famille d'exploitants agricoles. Son père Ramón Félix et sa mère, Justina Gallardo Gastelum eurent neuf enfants [1]. Jouissant d'une bonne éducation, il décroche un diplôme dans les cours préparatoire de l'Université de Culiacán puis entame des études de commerce. Avant de rejoindre la Police Fédérale Judiciaire dans le Sinaloa en 1966, il est gérant d'un petit commerce de pneus à Bellavista. Il travaille également comme garde du corps pour le gouverneur Leopoldo Sánchez Celis (1963-1968), son parrain de noces qui devint son protecteur [2],[3],[4]. Les liens politiques du gouverneur permettront par la suite à Félix Gallardo de construire et de fiabiliser son organisation. Il est également le parrain de l'un des fils de Celis, Rodolfo[5].

Carrière criminelle[modifier | modifier le code]

Début[modifier | modifier le code]

Le mandat du gouverneur Celis se déroule de 1963 à 1968 et à son terme, Gallardo se retrouve sans emploi en même temps qu'un autre garde du corps du gouverneur, Pedro Avilés Pérez. Avilés introduit son collègue dans le monde des trafiquants de drogue et bientôt Gallardo fait faire la connaissance d'un trafiquant d'opiacés, Eduardo Fernández.

Au sein de cette organisation, il recrute des membres pour étendre les activités et envoyer des cargaisons d'héroïne et de marijuana en direction des États-Unis. Gallardo établit des liens avec le nouveau gouverneur du Sinaloa, Alfredo Valdés Montoya (es) (mandat de 1969 à 1974). Ces divers appuis politiques lui permettront d'échapper aux diverses procédures à son encontre. La première en 1971 pour trafic de drogue est classée sans suite. Malgré 14 mandats d'arrêts délivrés durant sa carrière criminelle, Gallardo ne sera jamais vraiment inquiété jusqu'à la seconde moitié des années 1980 et l'affaire Camarena.

Les activités de Gallardo oscillent entre les états du Sinaloa et de Jalisco mais son influence va s'étendre notamment grâce à des prises de contact avec les Colombiens entreprises dès 1975 et une série d'évènements qui lui permettront de reprendre des parts du marché.

Liens avec la Colombie[modifier | modifier le code]

Grâce à Juan Ramón Matta Ballesteros, un chimiste hondurien associé au trafic de cocaïne depuis Medellín vers Miami, Gallardo s'introduit progressivement dans le trafic de cette substance en plein boom. Toutefois la DEA s'intéresse de près à ces nouveaux narcotrafiquants et dès la fin de 1975, le nom de Gallardo apparaît sur les rapports de l'agence même s'il n'est encore qu'un rouage intermédiaire. En parallèle, Gallardo utilise ses qualités d'entrepreneur pour fonder une société immobilière, Immobiliaria Delia et acquérir une série d'entreprises à Culiacán et Guadalajara qui lui serviront de façades pour le blanchiment d'argent. Il s'associe également avec des institutions bancaires comme la Banco Mexico Somex où il est actionnaire et conseiller régional[2],[3]. Celle-ci était dirigée par Mario Ramón Beteta (PRI), qui fut ministre du Budget, directeur de l'entreprise d'État pétrolière Pemex et gouverneur de l'État de Mexico [2]. Félix Gallardo était aussi lié à Arcadio Valenzuela, président de l'Association des banquiers du Mexique de 1980 à 1982, et actionnaire de la banque Banpacífico de Guadalajara, contrôlée par Valenzuela[2].

Un parrain, Alberto Sicilia Falcón, tombe dans les radars de la DEA et connaît des déboires judiciaires dès 1975. Falcón qui a des liens avec la Colombie et écoule la marchandise vers les États-Unis est définitivement mis hors-circuit lors de l'opération "CENTAC 12" durant l'été 1976. Gallardo se rend vite compte que la culture et le transport de marijuana n'est pas pratique et que la cocaïne a un potentiel commercial nettement supérieur. De plus, les expéditions policières contre les récoltes dans le nord du Mexique avec l'opération Trizo puis Condor mettent en péril l'approvisionnement. L'appui de Matta Ballesteros permet à Gallardo de faire une première commande de cocaïne auprès des Colombiens en 1977. Cette cargaison d'environ 300 kilos, destinée au marché de la Californie et de l'Arizona, transitera pour moitié par Tijuana où une saisie record pour l'époque de 141 kilos sera effectuée par la DEA. L'agence américaine ne fera le lien entre cette saisie et Gallardo qu'en 1979.

L'implication de Gallardo dans les nouvelles routes apparaît toutefois de plus en plus visible même s'il ne reste qu'un intermédiaire dans la nébuleuse des narco-trafiquants. Pour s'assurer une meilleure protection à la suite de cette opération de la DEA, il décide de déménager de Culiacán à Guadalajara. A la fin de l'année 1977 à Altata, Gallardo invite en grande pompe l'un des membres du cartel de Medelin, José Gonzalo Rodríguez Gacha. Les Colombiens sont satisfaits des propositions de Gallardo et apprécient sa discrétion et son expérience. De plus Gallardo a déjà en place des filières pour la partie ouest des États-Unis alors que les cartels colombiens n'avaient accès au travers de Falcón qu'à la Floride et la côte est avec New York. Les deux parties conviennent de livraisons d'environ 2 tonnes par mois transitant par le Mexique vers les États-Unis avec des commissions allant jusqu'à 30%, la distribution finale en terrain américain revenant aux Colombiens.

Les autorités continuent à mettre la pression au travers de l'opération Condor [6] et le , Avilés est tué dans une fusillade avec la police à Culiacán. Gallardo profite de cette disparition pour s'associer avec Rafael Caro Quintero et Ernesto Fonseca Carrillo, un employé d'Avilés surnommé Don Neto. Les trois associés vont désormais pouvoir reprendre intégralement en main les axes laissés par la dissolution du réseau de Falcón et Avilés. Cette étape essentielle assure les fondations pour l'organisation qui va devenir le puissant cartel de Guadalajara.

Fondation du cartel de Guadalajara[modifier | modifier le code]

Avec la relocalisation des trafiquants sur Guadalajara, le Sinaloa étant devenu moins propice au développement serein de leurs activités, la fin de l'année 1978 annonce le début du cartel de Guadalajara. Compte tenu de l'importance de la voie mexicaine pour l'acheminement des cargaisons en provenance de Colombie et face à la menace accrue de la DEA et des autorités mexicaines, Gallardo se rend compte qu'un tel trafic ne peut perdurer si des ententes entre les différentes organisations présentes au Mexique ne sont pas établies. Avec Caro et Fonseca, il met d'accord les différents chefs et les associe dans une organisation informelle qui ne porte pas encore le nom de cartel de Guadalajara, même si les principaux intervenants sont déjà présents. Les familles déjà en place gardent le contrôle de leurs territoires avec des rétributions en fonction des marchandisants transitant par leur zone. A la tête d'une fortune déjà conséquente de part son statut d'homme d'affaires, possédant des appuis politiques vitaux et des contacts privilégiés avec la Colombie, Gallardo endosse naturellement le rôle de chef de cette nouvelle entité.

En plus de Fonseca et Caro [2], le cartel compte des membres de première importance :

Ayant la main mise sur les territoires jouxtant la moitié ouest de la frontière entre le Mexique et les États-Unis, le cartel de Guadalajara assure ainsi l'écoulement de la cocaine fournie par le cartel de Medellin de Pablo Escobar. Le cartel du Golfe de Juan García Ábrego, l'autre principale organisation de narcotrafiquants du Mexique, s'est quant à elle associée avec les concurrents d'Escobar, le cartel de Cali. Le cartel de Guadalajara ne délaisse toutefois pas totalement les autres substances puisque Caro continue à gérer d'immenses champs de marijuana.

Toutefois la DEA suit de plus en plus les agissements de Gallardo dans le cadre de la lutte contre la drogue lancée par le président Ronald Reagan. Une poignée d'agents de la DEA dont Enrique Camarena est envoyée au consultat des États-Unis à Guadalajara au début de l'année 1982. Leur mission consiste dans un premier temps à collecter un maximum d'informations sur le réseau de Gallardo qui est une figure publique du Janisco avec des ramifications dans un grand nombre de secteurs. Dans un deuxième temps, la DEA avec la participation des autorités locales intensifie ses efforts et tente de saper l'économie du cartel en s'attaquant aux champs de marijuana de Caro au nord du Mexique : celui de Fresnillo au printemps 1984 puis à Búfalo le 9 novembre 1984 où le plus grand champ de marijuana jamais cultivé est détruit par les autorités mexicaines dans le cadre de l'opération Pacifico. Une véritable armada composée de 500 hommes et 15 hélicoptères mettent un terme à cette exploitation employant 11000 paysans et produisant une valeur marchande de près de 8 milliards de dollars US [7].

L'affaire Camarena[modifier | modifier le code]

Caro, excédé par les coups menés par la DEA, veut obtenir des informations sur l'avancée des investigations. L'agent Enrique Camarena est enlevé par des hommes du cartel le , interrogé et torturé pendant près de 30 heures avant d'être assassiné. Le rôle exact de Gallardo et la nature des ordres qu'il a donné dans le cadre de cette disparition demeurent à ce jour incertains. Il aurait néanmoins participé à plusieurs réunions où le problème de la DEA a été évoqué, dont une à la fin janvier 1985 où le nom de Camarena aurait été mentionné. Il est donc vraisemblable que Gallardo ait été au moins au courant des projets funestes de son associé.

L'affaire provoque l'indignation aux États-Unis après la découverte du corps de Camarena en mars 1985 et la DEA, extrêmement remontée, ne lâchera plus le cartel de Guadalajara. Elle lance l'opération Leyenda destinée à venger son agent et mettre un terme aux agissements de Gallardo et ses sbires [8]. La panique s'empare des membres du clan de Guadalajara : Fonseca et Caro prennent la fuite mais sont arrêtés quelques semaines après. Gallardo reste intouchable, fort de ses appuis politiques dans les hautes sphères de l'administration mexicaine. Il perd dans la bataille un allié crucial, la DFS, qui lui servait de service de renseignements et qui est dissoute en novembre 1985.

Chute[modifier | modifier le code]

Fortement affaibli par les efforts conjoints des autorités mexicaines et de la DEA, le cartel géré par Gallardo s'effrite progressivement entre luttes internes, arrestations et pertes de soutiens politiques. Se faisant de plus en plus discret, il se réfugie dans sa contrée natale du Sinaloa à Mazatlán avant de revenir à Guadalajara au début du printemps 1987. Espérant pouvoir continuer à bénéficier de la clémence de ses amis au sein du gouvernement, il hésite à se rendre puis se ravise sur les conseils de son avocat. Mais l'empire de Gallardo se réduit de jour en jour et les autorités lui tendent un piège. Le secret de l'opération nommée Taurus, planifiée pendant près de trois mois, est précieusement gardé entre la DEA et un petit groupe d'officiels mexicains [9].

Le dimanche 8 avril 1989, Guillermo González Calderoni, commandant de police dans le Janisco, qu'il connaît depuis longtemps, doit le rencontrer dans un restaurant de Guadalajara. Gallardo, ne se doutant pas de sa chute imminente, se prépare pour ce rendez-vous au domicile de l'un de ses amis au 2718 Cosmos dans le quartier Jardines del Bosque. Sa femme et deux de ses fils sont présents. Soudainement, des agents de la police judiciaire fédérale débarquent et arrêtent Gallardo qui n'oppose aucune résistance. Calderoni arrive quelques instants après, devant le parrain âgé de 43 ans et médusé par cette trahison. Une quarantaine de grammes de cocaïne, une grande quantité d'armes et de grenades ainsi que du matériel de communication sophistiqué seront découverts lors de la perquisition[10]. Gallardo est un homme malade : stressé par la longue traque, il souffre d'ulcères, a abusé de la cocaïne et reçoit des perfusions de glucose[11]. Il tente une dernière fois de soudoyer l'équipe chargée de son arrestation et malgré une offre de 5 millions de dollars US, Calderoni refuse [9].

Gallardo est embarqué à un poste de la police judicaire où il lui sera indiqué que l'ordre d'arrestation a été donné par le président en personne, Carlos Salinas de Gortari. Pour éviter tout risque d'évasion, le procureur Javier Coello Trejo organise le transfert immédiat du parrain par avion vers Mexico City où il est incarcéré dans la prison de haute sécurité de Reclusorio Sud. Les autorités fédérales vont l'interroger pendant plusieurs jours. L'arrestation de Gallardo n'est pas sans conséquence pour les membres corrompus des différents polices. Un vaste coup de filet a lieu en même temps dans le Sinaloa et d'autres provinces pour arrêter des officiels affiliés au cartel. L'armée cerne simultanément la prison de Culiacán et ses 1500 prisonniers pour éviter toute mutinerie et investit les locaux de la police pour empêcher une rébellion.

Après son arrestation[modifier | modifier le code]

L'arrestation de Félix Gallardo provoque une guerre interne, les frères Arellano Félix prenant alors le contrôle de Tijuana. Les tensions avaient commencé avant : en 1988, Félix Gallardo aurait ordonné l'assassinat, en 1989, de l'épouse et des deux fils du parrain Héctor Luis El Güero Palma, ce qui conduisit à leur rupture[2]: Palma, aujourd'hui incarcéré, devint membre du cartel de Sinaloa. Dans sa lettre de 2009, Félix Gallardo nie toutefois avoir ordonné cet assassinat [3].

Il y nie également être l'oncle de Sandra Ávila Beltrán, une autre mafieuse incarcérée, ainsi que d'avoir des liens familiaux avec les frères Arellano Félix, dirigeants du cartel de Tijuana[3]. Vraies ou non, ces allégations sont souvent rapportées par la presse, Time le présentant par exemple comme l'oncle des frères Arellano Félix [12].

Derrière les barreaux, Félix Gallardo continue à gérer les opérations par téléphone portable, au moins jusqu'à son transfert dans la prison de haute sécurité de l'Altiplano. Son organisation se serait alors scindée en deux factions, qui auraient mené au cartel de Sinaloa d'un côté, et au cartel de Tijuana et de Sonora de l'autre. En 2003, après 15 ans de litiges, Gallardo se voit dans l'obligation de restituer des biens saisis [13]. Dans cet inventaire figure près de 200 éléments disseminés dans les provinces du Jalisco et de Veracruz : terrains, lots, bâtiments, maisons et véhicules.

Selon une lettre de 2009, écrite dans la prison de haute sécurité de l'Altiplano (en), il arriva à Guadalajara, avec sa famille, en [3]. Selon sa lettre de 2009, toutefois, González Calderoni, qui fut par la suite accusé de corruption, avait entretenu auparavant des contacts avec lui, et l'aurait, dit-il, « trahi »[3]. Félix Gallardo nie avoir ordonné l'assassinat d'Enrique Camarena, prétendant s'être fait extorquer des aveux sous la torture [3]. Lui, et deux de ses adjoints, Ernesto Fonseca Carrillo et Rafael Caro Quintero, furent condamnés pour ce meurtre.

Liens avec la CIA[modifier | modifier le code]

Avec l'approbation de Ronald Reagan en novembre 1981, la CIA mena des opérations dans l'Amérique centrale afin d'apporter son soutien aux Contras et à la lutte contre les Sandinistes du Nicaragua [14]. Ce mouvement fut en partie financé par le trafic de drogue en provenance de Colombie. D'après Werner Lotz, le pilote de Félix Gallardo, celui-ci était un fervent supporter des Contras. Le pilote indiquera à la DEA que le chef du cartel donna à une occasion 150'000 dollars US aux Contras.

Lors des différents procédures judiciaires, un faisceau d'indices alla dans le sens d'une connaissance des activités de Gallardo par la CIA mais que celle-ci aurait fermé les yeux en contrepartie des dons de Gallardo à destination du Nicaragua. La CIA avait également tissé des liens avec des agents de la DFS à la solde de Gallardo. Lors du procès concernant le meurtre de Camarena, un témoin indiqua que la contribution de Gallardo entre 1983 et 1984 à la lutte armée des Contras permit au mouvement de se renforcer. Il rapporta également la présence d'un camp d'entraînement géré par la CIA dans le Veracruz sur une exploitation appartenant à Caro Quintero. Ces différents éléments laissent planer à ce jour un doute quant à la réelle implication de la CIA dans l'organisation de Gallardo et si l'agence américaine fut au courant des menaces à l'encontre de la DEA. [15]

Vie personnelle[modifier | modifier le code]

Gallardo est décrit par le procureur Coello Trujo comme un "personnage très intelligent, étrange mais direct" [16]. Marié à Maria Elvira Murillo, il aurait eu 17 enfants[17]. Il existe très peu d'informations sur sa première épouse qui serait décédée et ses diverses maîtresses. Sur un mandat d'arrêt à son encontre, il est indiqué qu'il mesure 187 cm, pèse 72 kilos et qu'il a les yeux bruns.[18].

Culture populaire[modifier | modifier le code]

En 2018, la plateforme de vidéo à la demande Netflix lance la série Narcos : Mexico. Sa première saison est consacrée notamment au développement du cartel de Guadalajara et de la montée de puissance de Félix Gallardo, la deuxième aborde la période de l'opération Leyenda et la chute de l'empire fondé par Gallardo. Son personnage est incarné par l'acteur Diego Luna[19]. La série suit dans les grandes lignes la création du cartel mais plusieurs évènements et personnages ont été modifié pour les besoins de l'intrigue.

Références[modifier | modifier le code]

  1. An Encyclopedia of Mexico's Crime and Drug Wars
  2. a b c d e et f Luis Astorgan, « Géopolitique des drogues au Mexique », Hérodote, 1/2004 (N°112), p. 49-65. DOI : 10.3917/her.112.0049.
  3. a b c d e f et g Gustavo Castillo García, Félix Gallardo acusa al extinto González Calderoni de repartir plazas a narcos, La Jornada, 9 février 2009
  4. Astorga, Luis (1999); "Cocaine in Mexico: A Prelude to 'los Narcos in Gootenberg, Paul (ed.) Cocaine: Global Histories; Routledge; p. 187
  5. Mexican Security Failure, Routledge, (ISBN 9781136650505, lire en ligne), « The Mexican State and Organized Crime: An Unending Story », p. 17
  6. https://www.cairn.info/revue-herodote-2004-1-page-49.htm#
  7. Mexican Cartels: An Encyclopedia of Mexico's Crime and Drug Wars - Page 67
  8. https://web.archive.org/web/20130124043013/http://www.justice.gov/dea/about/history/1985-1990.pdf
  9. a et b (en) « Bodyguards eating habits eased capture of drug kingpin », Washington post,‎ (lire en ligne).
  10. Dépêche AFP du 8 avril 1989
  11. Desperados: Latin Drug Lords, U.S. Lawmen, and the War America Can't Win
  12. Ioan Grillo, « Meet the First Woman to Lead a Mexican Drugs Cartel », sur Time, Time (consulté le 23 novembre 2018)
  13. (es) « Ordenan devolver a Félix Gallardo propiedades incautadas - Proceso Portal de Noticias », sur Proceso Portal de Noticias, (consulté le 27 juillet 2020).
  14. « Reagan gives CIA authority to establish the Contras », sur HISTORY (consulté le 27 juillet 2020).
  15. Cocaine Politics: Drugs, Armies, and the CIA in Central America, Updated Edition. Pages 40-41
  16. Mexican Cartels: An Encyclopedia of Mexico's Crime and Drug Wars - Page 115
  17. Mexican Cartels: An Encyclopedia of Mexico's Crime and Drug Wars - Page 110
  18. http://roussev.net/sdhash/tutorial-data/files/431.html
  19. Mustapha Kessous, « « Narcos : Mexico », un « mano a mano » sanglant à Guadalajara », lemonde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 29 janvier 2019)