Max Leenhardt

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Michel Maximilien Leenhardt
Max Leenhardt.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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MontpellierVoir et modifier les données sur Wikidata
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Maître

Michel Maximilien Leenhardt, né à Montpellier le et mort le , est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Max Leenhardt est le deuxième d'une famille de huit enfants dont le père est banquier.

Il entre en 1872 à l'école des beaux-arts de Montpellier, dans l'atelier d'Ernest Michel. En 1872, un an après la mort de son père, il effectue un voyage en Autriche où il exécute des dessins et se lie d'amitié avec Marianne Preindelsberger (Stokes). Dès 1877, il suit les cours d'Alexandre Cabanel à l'école des beaux-arts de Paris et retrouve son cousin Eugène Burnand et fréquente les peintres suisses et les gérômistes[réf. souhaitée]

Il s'installe dans une pension de famille, au 3 bis de la rue des Beaux-arts à quelques pas de l'ENBA, avant de prendre une chambre-atelier où il accueille ses amis. Il complète sa formation académique dans des académies libres, où il se lie avec Fernand Khnopff. Dès lors, sa peinture se charge d'un certain symbolisme. Il descend dans la maison familiale son atelier de Montpellier au 16, rue Saint-Roch.

Il expose au Salon des artistes français de 1879 à 1939.

En 1877, il voyage en Normandie avec le peintre Evert van Muyden et visite le mont Saint Michel, ainsi que Dinan en Bretagne.

Dès 1878, il partage son temps entre Paris et Clapiers (Hérault, France).

En 1880-1881, il voyage en Europe, puis séjourne quelques mois à Constantinople. À son retour il passe par Le Caire, Le Pirée avant de débarquer à Marseille et de regagner Montpellier. Lors de son séjour à Constantinople, il se lie d'amitié avec le peintre ottoman Osman Hamdi Bey.

Installé à Paris, il fait de fréquents séjours à Montpellier, où il épouse Marie Castan (1867-1893) en 1890. Elle est la fille d'Alfred Castan, professeur à la faculté de médecine de Montpellier. De leur union naissent deux garçons : Jean (1891-1967) et Georges (1893-1962).

Il participe activement à des commandes officielles de décors de bâtiments publiques (mairies, théâtres, gare...) dont notamment le buffet de la gare de Lyon à Paris dans le cadre de l'exposition universelle de 1900.

Durant les années 1900-1922, il brosse une série de portraits des professeurs de l' université de Montpellier en médecine, pharmacie et droit.

Prisonnières huguenotes à la Tour de Constance

Une facette de son œuvre est d'inspiration religieuse protestante, avec des sujets tels que "Un prêche au Désert" (collection du Musée du Désert) ou "Les Prisonnières de la Tour de Constance" ; elle a fait l'objet d'une exposition en 2011 à Alès[1].

Max Leenhardt meurt le . Il est inhumé au cimetière protestant de Montpellier.

Œuvres et expositions[modifier | modifier le code]

Dessins, aquarelles, pastels, gravures, eau-forte
Peintures
  • Faculté de médecine de Montpellier
    • Déjeuner sur l'herbe d'étudiants devant la cathédrale de Maguelonne, vers 1884
    • Portrait d'Alfred Castan, 1890
    • Portrait de Joseph Marie Eugène Grasset, 1920
    • Portrait de Paul Louis André Kiener
    • Portrait de Georges Rauzier
    • Portrait d'Eugène Derrien
    • Portrait d'Albert Mairet
    • Portrait d'Étienne Leenhardt
    • Portrait de Joseph Vires
Estampes, lithographies, affiches
  • 5e prix au concours d'affiches Byrrh

Ouvrages illustrés par Max Leenhardt[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Présences, Librairie Plon, Paris, 1945.

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Michel Maximilien Leenhardt et Jean Aristide Rudel, galerie Hambursin-Boisante à Montpellier, du 19 septembre au 20 octobre 2007.
  • Max Leenhardt, octobre 2011, Château d'Assas & Musée du Vigan, commissariat de Numa Hambursin
  • Les Camisards, entre fuite et clandestinité, musée du Colombier à Alès du 8 mars au 28 mai 2012.
  • Le XIXe siècle, un âge d'or de la peinture montpelliéraine, juin 2017, Espace Dominique Bagouet, Montpellier], commissariat de Numa Hambursin

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Une place de Montpellier porte son nom, ainsi qu'un escalier Leenhardt au musée Fabre

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, Le Train Bleu, éditions Presse Lois Unis Service, Paris, 1990, 114 p. (ISBN 978-2-9085-5701-5)
  • Louis Dulieu, La Médecine à Montpellier, tome 4 : De la première à la 3e République, 2e partie, Avignon, LPU, 1990 (ISBN 978-2-9500-2410-7)
  • Philippe Kaenel, Eugène Burnand : la peinture d'après nature, 1850-1921, Yens sur Morges, Éditions Cabedita, 2006, 302 p. (ISBN 978-2-8829-5469-5)
  • Numa Hambursin :
    • Max Leenhardt, Une collection d’œuvres, catalogue de l'exposition au Château d'Assas, Le Vigan, octobre 2011.
    • Max Leenhardt, Artcurial, Toulouse, décembre 2015.
  • Isabelle Laborie :
    • « Vendanges et peinture languedocienne. Max Leenhardt, illustrateur du renouveau de la viticulture »', 2019, [lire en ligne]
    • Max Leenhardt (1853-1941) : vie et œuvres, mémoire de DEA d'histoire de l'art, université Paul Valéry-Montpellier III, octobre 1995.
    • « Schiste et réalisme pictural. Max Leenhardt : le peintre de la vérité », 2013, [lire en ligne].
    • « Sur les pas d'Alexandre Cabanel. Max Leenhardt : Le meurtre au village (1881) », 2016, [lire en ligne].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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