Mala Zimetbaum

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Mala Zimetbaum
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Mala Zimetbaum

Alias
Mala ou Malka
Naissance
Brzesko, Pologne
Décès
Auschwitz, Pologne
Nationalité Drapeau : Pologne polonaise
Drapeau : Belgique belge
Pays de résidence Belgique
Profession
Autres activités
Résistante
Ascendants
Pinkhas Zimetbaum
Chaia Schmelzer
Conjoint
Camp de Birkenau - emplacement des baraquements de Mala et d'Edek

Mala Zimetbaum ou Malka, née à Brzesko en Pologne, le et exécutée par les Allemands à Auschwitz, le est une résistante juive polonaise résidant en Belgique qui, déportée à Auschwitz, parvint à s'en évader. Reprise, elle sera exécutée non sans avoir exhorté ses condisciples à la révolte[1].

« Elle était une personne ordinaire. Son style de vie, sa façon de traverser la vie et finalement sa mort, correspondent à ce qu'ont vécu des millions de Juifs européens durant l'Holocauste. Mais plus encore, elle fut une extraordinaire individualité. Son courage, sa dignité, sa fierté, sa façon unique de préserver ses qualités humaines face à la terreur régnant à l’intérieur des clôtures d'Auschwitz, la distinguent de ses millions de contemporains[2]. »

Son personnage est entré dans la légende si bien que plusieurs récits relatant sa bravoure coexistent. Son évasion est cependant bien documentée par de nombreux témoins, ce qui permet aisément de départager un socle invariant d'éléments corroborés des variations liées à l'emphase et au souci d'apporter des détails[3].

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Cour intérieure de la Caserne Dossin à Malines

Mala Zimetbaum est née à Brzesko dans le sud de la Pologne, le [1]. Elle est la cadette d'une famille de cinq enfants. Ses parents sont Pinkhas Zimetbaum-Hartman qui était colporteur et Chaïa Schmelzer qui était manœuvre.

Enfance et prime jeunesse[modifier | modifier le code]

Après quelques allées et venues entre la Pologne et l'Allemagne, la famille émigre, en [Note 1], en Belgique et s'installe à Anvers puis, deux ans plus tard, à Borgerhout[4]. Mala se révèle être une élève brillante, surtout en langues et en mathématiques. Elle parlait couramment Allemand, Russe, Anglais, Polonais, Français, Yiddish et Flamand. En 1933, adolescente, elle rejoint un groupe sioniste, Hanoar hatzioni. C'est à cette époque qu'elle préférera se faire appeler Mala plutôt que Malka. Son papa étant devenu aveugle, elle décide de mettre un terme à ses études pour soutenir sa famille. En 1939, elle travaille alors comme couturière pour la maison Lilian qui tenait une importante boutique de mode à Anvers[5]. À 22 ans, elle se fiance à Karel Sand, Charlotie[6].

Durant la guerre[modifier | modifier le code]

Le , Mala est inscrite au « Registre des Juifs » à Borgerhout. Elle tance : « Vous pensez que les Allemands ne nous feront rien, qu’ils nous donneront du pain et du travail ; mais un jour viendra où, à l’improviste, ils nous jetteront à la rue »[7]. C'est à cette époque qu'elle se rapproche de la résistance et particulièrement de la Brigade blanche (Witte brigade). Elle envisage un temps de fuir avec sa famille vers la Suisse. Début 1942, elle accepte un emploi de tailleuse de diamants (comme Salomon et Jochka) puis est engagée comme secrétaire polyglotte de l’American Diamond Company. En mai 1942, toutes les entreprises diamantaires juives sont contraintes par les autorités à fermer. Elle renonce à suivre l'entreprise et émigrer aux États-Unis pour rester auprès de ses parents[6]. À l'été 1942, Mala et Charles quittent Borgerhout pour Bruxelles, à la recherche d'une cachette qui pourrait héberger la famille. Le , à la descente du train qui la ramène à Anvers, elle est arrêtée. Elle fut parmi la centaine de femmes détenues à Breendonk. Le , elle et une dizaine d'autres femmes employées de bureau sont transférées à la Caserne Dossin où elle s'occupe un temps de la tenue des registres allemands. Le , elle est rejointe par le flot des déportés issus de la troisième rafle à Anvers. Le , les Allemands dressent les listes du Xe convoi. Elle reçoit le matricule X-999 et fut déportée, avec eux, vers Auschwitz par le Convoi n° 10 du 15 septembre 1942[8],[5].

Auschwitz[modifier | modifier le code]

Les baraquements à Birkenau I
Les lits à Birkenau I

À son arrivée, le , après la selektion[Note 2] qui la déclare apte au travail, elle est transférée au camp pour femmes de Birkenau. Désormais tatouée, elle porte le matricule 19880. À Cette époque, elle est assignée à un baraquement de bois, d'anciennes écuries, hébergeant 500 femmes contraintes à partager à six une couchette faite de planches. Elle porte le costume rayé et les sabots des prisonniers et est rasée. Le camp pour femmes venant d'être agrandi, la SS-Lagerführerin, Maria Mandel, est à la recherche de prisonnières pour effectuer des tâches administratives. Elle est remarquée pour sa bonne connaissance des langues et devient interprète et coursière (Läuferin[Note 3]), ce qui lui conféra un statut particulier qu'elle mit au service des autres détenus tentant de leur venir en aide[9]. Ses tâches administratives lui apportaient quelques privilèges tels que de pouvoir porter des habits civils décents, d'être nourrie correctement, de pouvoir se baigner, de pouvoir porter des cheveux longs contrairement aux autres détenus qui étaient tondus toutes les trois semaines. Elle pouvait en outre circuler dans le camp. Elle n'utilisa jamais cependant sa position pour en tirer avantage mais au contraire, elle tenta de venir en aide aux autres en leur fournissant des rations supplémentaires, en transmettant des messages d'autres détenus, des médicaments. Raya Kagan, une survivante, explique ainsi qu'un jour une camarade est venue la trouver : "Des nouvelles pour toi de Birkenau". Elle s'est alors précipitée vers les toilettes, c'était l'endroit convenu pour les réunions secrètes, Mala l'y attendait et lui dit qu'elle avait les salutations de son amie mais qu'elle était malade et avait besoin de médicaments : Digitalis ou Cardiazol. Raya Kagan lui répond désespérée qu'elle n'en a pas mais qu'elle essayera de s'en procurer bien que personne n'ose chaparder dans Birkenau. D'un geste de la main, Mala l'interrompit et lui dit:"Je le ferai" et c'est ce qu'elle fit[10]. Elle les invitait, au sortir d'une maladie, à prendre davantage soin d'eux pour pouvoir survivre. Elle influait également sur les affectations en orientant les plus faibles vers des tâches moins ardues ou vers des groupes où les Kapos étaient moins stricts et moins cruels. Elle tenta d'envoyer des messages cryptés[Note 4] à sa famille pour les mettre en garde, ignorante du fait que ses parents et trois de ses neveux avaient déjà été tués.

Évasion[modifier | modifier le code]

Durant sa détention, fin 1943, début 1944, elle rencontre un autre prisonnier, Edward Galinski, Edek[Note 5], dont elle s'éprend. Edek, travaillant comme mécanicien et ayant le statut de prisonnier politique est l'un des plus anciens du camp, il est arrivé à Auschwitz avec le convoi du . À cette époque, Auschwitz était un camp pour criminels et pour prisonniers politiques. Son statut, lui aussi particulier, lui permet de circuler dans le camp au gré des travaux qui lui sont confiés. Les deux amoureux, bénéficiant de complicités, parviennent ainsi à se voir. Mala parvint même à lui offrir un cadeau, un portrait d'elle réalisé au crayon par son amie Zofia Stępień[Note 6]. Au printemps 1944, Edek était en train de planifier une évasion d'Auschwitz avec son ami Wieslaw Kielar. Il propose à Mala de se joindre à eux. Wieslaw pense qu'ils n'auraient aucune chance de s'évader à trois et préfère se retirer. Edek parvient à se procurer un uniforme SS et un pistolet tandis que Mala dégote une carte de la Pologne méridionale et des vêtements civils d'homme et une robe qu'elle portera sous ses vêtements d'homme. Ils sortiront du camp, lui en SS et elle en prisonnier. Une fois sortie, elle ôtera ses vêtements masculins et ils se comporteront comme un couple. Le , Mala et Edek parvinrent tous deux à mettre leur plan à exécution et à sortir du camp. Leur évasion ne fut détectée qu'à l'appel du soir. Des télégrammes partirent vers tous les postes de contrôle allemand[Note 7]. Edek et Mala se dirigèrent vers la frontière slovaque mais furent repris, après douze jours de liberté, le à Beskid Zywiecki (en).

Arrestation[modifier | modifier le code]

Auschwitz-Birkenau (Block 11) - Le block de la mort où ils furent détenus

Mala avait d'abord été arrêtée, Edek, quant à lui, avait préféré se livrer plutôt que de l'abandonner en tentant de fuir seul. La police allemande les emmena au poste de Bielsko (aujourd'hui Bielsko-Biała) où ils seront formellement identifiés le lendemain sur base de leur matricule tatoué sur l'avant-bras. Ramenés au camp, ils furent conduits au Block 11, le bloc de la mort. Ils seront longuement interrogés et torturés. Ils ne livrèrent aucun nom et pour ne pas s'impliquer l'un, l'autre, maintinrent la version selon laquelle ils avaient agi séparément. Dans le pavillon, ils maintiennent néanmoins le contact. Edek fredonne la chanson préférée de Mala, il grave sur le mur de sa cellule (no 20) : Edward Galinski, no 531, Mally Zimetbaum, no 19880, 6 VII 1944. Mala fait passer un message à son amie Giza Weisblum qui témoignera par la suite : "Je sais ce qui m'attend. Je suis préparée au pire. Sois courageuse et souviens-toi de tout"[10]. Après plusieurs semaines de détention au bloc 11, ils sont condamnés à mort par pendaison, la sentence est approuvée par le RSHA[11]. Les sentences seront appliquées simultanément et elles seront publiques pour marquer les esprits et terroriser les autres détenus. Mala sera exécutée au camp pour femmes B-Ia et Edek au camp pour hommes B-Id[12],[13], le [Note 8].

Exécution[modifier | modifier le code]

Potence mobile telle qu'utilisée dans les Blocks à Auschwitz

L'exécution se déroula après l'appel du soir. Les détenues — des milliers — furent priées de se rassembler près du Block 4. Maria Mandel, Margot Dreschel et plusieurs gardes SS étaient également présents lorsque le SS Unterscharführer Ruiters amena la prisonnière. Mala, tandis que la sentence était en train d'être prononcée, parvint à se sectionner les veines du poignet au moyen d'une lame dissimulée dans sa chevelure. Ruiters tenta de l'en empêcher et la violenta[Note 9], elle le gifla au visage de sa main ensanglantée. Conduite à l'infirmerie pour stopper l'hémorragie, elle est placée ensuite sur un brancard et meurt sur le chemin du crématoire ou selon d'autres témoins, est abattue à l'entrée de celui-ci. Edward Galinski quant à lui, et tandis que l'officier lit la sentence, choisit de se donner la mort lui-même en plongeant la tête dans le nœud coulant et en donnant un coup de pied dans la chaise qui le maintenait. Violemment poussé en arrière, le nœud est déserré et la lecture du verdict se poursuit. En signe de respect, les détenus ôtent leurs couvre-chefs. Les dernières paroles d'Edek furent : « Vive la Pologne! »[9],[11].

Martin Gilbert, dans son livre The Holocaust, the Jewish tragedy apporte des informations complémentaires à propos de l'évasion et de ses suites. Mala Zimetbaum et Edward Galinski, appelé Edek, parvinrent à quitter le camp en portant des uniformes de la SS. Peut-être emmenaient-ils avec eux des documents relatifs aux agissements des Nazis à Auschwitz. Arrêtés, ils furent torturés et pendus publiquement. Avant d'arriver à la potence, Mala Zimetbaum se trancha les veines devant des centaines de femmes tenues d'assister à l'application de la sentence par pendaison. Mala Zimetbaum frappe au visage un officier SS. Elle lance alors ses derniers mots: « Je sais que je vais mourir, mais cela importe peu. Ce qui importe, c'est que vous mourrez aussi, vous et votre Reich criminel. Vos heures sont comptées et, bientôt, vous payerez pour vos crimes ». Elle est abattue mais toujours en vie lorsqu'on l'amène au crématoire pour y être brûlée vive[3],[14].

En 1961, lors de la session 70 du procès d'Eichmann, le témoin Raya Kagan y est interrogé sur le sort réservé à Mala Zimetbaum. En préambule, elle explique que de nombreuses légendes circulent à son propos, comme celle relative aux documents qu'elle aurait emmenés avec elle lors de son évasion. "Bien qu'elle en aurait eu le courage et l'opportunité", précise-t-elle. Selon Kagan, elle aurait été arrêtée par des douaniers. Son compagnon polonais fut pendu. Elle se trancha les veines et fut violentée par un membre de la SS qu'elle frappa au visage avant de prononcer ses dernières paroles qui, dit-elle sont peut-être déformées par la légende: « Je vais mourir en héroïne, vous mourrez comme un chien ». Elle fut alors emmenée à l'infirmerie et ensuite au crématoire.

Sa famille[modifier | modifier le code]

Les parents de Mala sont arrêtés le et déportés par le convoi n° 18 du sous les matricules XVIII-635 (Pinkhas) et XVIII-636 (Chaïa). Ils sont tués dès leur arrivée à Auschwitz, le [6].

Famille de Mala Zimetbaum[6]
Famille Parenté Date de naissance Devenir
Pinkhas Zimetbaum-Hartman Papa à Brzesko, le 16 juin 1881 Auschwitz, le
Chaïa Schmelzer Maman à Brzesko, le 10 mars 1881 Auschwitz, le
Gitla, Gusta Sœur
Salomon Rubin, Salo Frère
Marjem Jachwet, Jochka Sœur
Jehuda Etusch, Jidel Frère
Malka Zimetbaum à Brzesko, le 26 janvier 1918 Exécutée à Auschwitz, le 15 septembre 1944

Ses derniers actes et ses dernières paroles[modifier | modifier le code]

Il existe de nombreuses variations sur ce que furent les derniers instants de la vie de Mala Zimetbaum[3]. Margaret Anne Hutton mentionne Louise Alcan qui cite: « Assassins, vous aurez à payer bientôt, n'ayez pas peur, l'issue est proche ; je sais que j'ai été libre, ne renoncez pas, n'oubliez jamais »[15]. Pour Nathan Birnbaum, elle frappe le Führer du travail au visage[16]. Pour Fania Fénelon, elle s'écrie « Debout! Debout! Vous êtes des centaines, attaquez-les! »[17].

Quoiqu'il en fut,

« J’espère qu’un jour, quelqu’un dira tout ce que Mala a fait à Birkenau. Sa vie au camp, comme sa mort doivent être un exemple. Elle a fait autant de bien qu’elle a pu, elle a risqué le tout pour le tout et elle est morte en insultant ses assassins. Nous ne l’oublierons jamais. Louise Alcan[18]. »

Reconnaissances[modifier | modifier le code]

  • Une plaque commémorative est apposée sur la façade de la maison Zimetbaum Marinastraat, 7 à Borgerhout.
  • Le chanteur grec Nikos Karvelas (en) lui consacre une chanson intitulée Mala en 2002. Elle est interprétée par Ánna Víssi[19].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Gérard Huber, Mala: une femme juive héroïque dans le camp d'Auschwitz-Birkenau, Rocher, 2006, 307 p.
  • (de) Lorenz Sichelschmidt, Mala: ein Leben und eine Liebe in Auschwitz, Donat, 1995, 165 p.
  • (fr) Anne Grynberg, Mala Zimetbaum, un être lumineux à Auschwitz, Les Cahiers du judaïsme 12 (2002), 115-28. 25. première publication par Random House, New York, 1983.
  • (en) Margaret Anne Hutton, Testimony from the Nazi Camps: French Women's Voices, Routledge, 2004, 272p.

Documentaire[modifier | modifier le code]

  • (de) Blawut, J. & Zarnecki, M. (1989). Tšdliche Romanze. Eine Liebe im KZ (Romance mortelle. Une histoire d'amour dans un camp de concentration). Documentaire TV, 45 min., Varsovie, Michal Zarnecki Productions, (diffusé pour la première fois en Allemagne sur ARD-HR, le ).

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La famille est inscrite à la commune d'Anvers, le
  2. Le Convoi n° 10 du 15 septembre 1942 comportait 1048 déportés en route pour Auschwitz. À leur arrivée, 331 d'entre eux sont déclarés aptes au travail, les 771 autres sont immédiatement gazés. Mala fit partie des 101 femmes transférées au camp pour femmes de Birkenau (Auschwitz II).
  3. Selon le témoignage d'un rescapé, les coursières devaient se tenir près d'un baraquement, ce qui était très pénible en hiver et lorsque la Lagerführerin Maria Mandel ou la surveillante en chef Margot Dreschel hurlait Läuferin, elles devaient se précipiter pour accomplir leur mission (Anna Palarczyk, 1985, communication personnelle recueillie par Lorenz Sichelschmidt citée in Mala - A Fragment of a Life)
  4. Le , elle écrivit une carte postale à sa sœur aînée, Gitla. C'était une pratique initiée par les allemands pour couper court aux rumeurs en Europe sur l'extermination des Juifs. Ces courriers étaient donc soumis à une sévère censure. Elle lui écrit : "Ne t'inquiète pas, je suis en bonne santé, je travaille comme interprète, tous les autres sont avec Etusch". En fait, Etusch était la belle sœur, décédée avant-guerre, de Mala. Les cartes postales de Mala sont conservées par le Yad Vashem Holocaust Memorial and Research Center, Jerusalem - in Lorenz Sichelschmidt, Mala - A Fragment of a Life
  5. né le à Wieckowice et mort par pendaison à Auschwitz, le
  6. Le dessin de Zofia Stępień-Bator a été conservé et est aujourd'hui au Musée d'Auschwitz-Birkenau
  7. re:Malka Zimetbaum, Juive en détention préventive, née le 16/1/1928 in Brzesko, écrouée par le RSHA le 17/9/1942. - Particularités : 1.65m, cheveux chatains, parle français, flamand, anglais, allemand et polonais, yeux gris, signes particuliers : N° 19880 tatoué sur l'avant-bras gauche. - le 24/6/1944 Zimetbaum s'est évadée du ConCamp Auschwitz. Il fut suivi d'un second, le lendemain, 26 juin 1944 : re: Galinski Edward, Polonais en détention préventive, né le 5/10/23 à Wieckowice; Zimetbaum Malka, Juive en détention préventive, née le 26/1/18 in Brzesko - ref: télégramme du 25/6/44 - en accord avec le télégramme du 7/7/44 du poste de police de Bielitz, les susmentionnés seront recapturés et retournés dans ce camp. - in Lorenz Sichelschmidt Mala - A Fragment of a Life
  8. Cette date varie largement selon les témoignages qui fluctuent de mi-juillet au 22 septembre. Celles les plus plausibles sont le 22 août ou le 15 septembre. Edek fut pendu à cette dernière date or plusieurs témoins reportent que les exécutions ont eu lieu le même jour - in Lorenz Sichelschmidt Mala - A Fragment of a Life
  9. Certains témoignages rapportent qu'il lui brisa le bras

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Institut Yad Vashem, The Central Database of Shoah Victims' Names consultée le 14 juillet 2014
  2. She was an ordinary person. Her way of life, her way through life, and ultimately her death, correspond to that of millions of European Jews during the Holocaust. Additionally she was an extraordinary individual. Her courage, dignity, and pride, her unique way of preserving human qualities in the face of terror within the barbed-wire fences of Auschwitz distinguish her from millions of her contemporaries. Lorenz Sichelschmidt, Mala - A Fragment of a Life
  3. a, b et c Margaret Anne Hutton, Testimony from the Nazi Camps: French Women's Voices, Routledge, 2004, 272p. p. 33 et sq.
  4. Christian Laporte, Mala Zimetbaum et Edek Galinski ont sauvé des dizaines de détenus au camp de la mort - Hommage à deux résistants du camp..., Le Soir, samedi 17 septembre 1994, p. 31
  5. a et b Mala Zimetbaum, Find a grave
  6. a, b, c et d Gérard Huber, Conférence Mala Zimetbaum, Quand commence la résistance ? Quand commence la déshumanisation ? Lille,
  7. Lorenz Sichelschmidt, Mala: ein Leben und eine Liebe in Auschwitz, Donat, 1995, 165 p.
  8. Mecheln-Auschwitz, 1942-1944, Liste des juifs déporté depuis la Belgique, Musée juif de la Déportation et de la Résistance
  9. a et b Zimetbaum Mala, Yad Vashem, Shoah Ressource Center consulté le 14 juillet 2014
  10. a et b Lorenz Sichelschmidt, Mala - A Fragment of a Life
  11. a et b Alicja Białecka, European Pack for Visiting Auschwitz-Birkenau Memorial and Museum: Guidelines for Teachers and Educators, Council of Europe, 2010, 281 p.
  12. Tomasz Sobański, Fluchtwege aus Auschwitz, Verlag Sport i Turystyka, 1980, 218 pages
  13. Wieslaw Kielar, Anus Mundi: Five Years in Auschwitz, Penguin Books, Limited, 1982, 312 p.
  14. Martin Gilbert, The Holocaust: the Jewish tragedy, Collins, 1986, 959 p.
  15. Louise Alcan, Le Temps écartelé: récit, Impr. Truchet, 1980, 87 p.
  16. Nathan Birnbaum, Confession, Spero Foundation, 1946, 63 p.
  17. Fania Fénelon, Sursis pour l'orchestre, Stock, 1976, 396 p.
  18. Louise Alcan, Sans armes et sans bagages, Limoges, Les Imprimés d’art, 1947, p. 54
  19. Anna Vissi interprète Mala

Liens externes[modifier | modifier le code]