Illusions perdues (film, 2021)

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Illusions perdues
Réalisation Xavier Giannoli
Scénario Jacques Fieschi
Xavier Giannoli
Acteurs principaux
Sociétés de production Curiosa Films
Gaumont
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Drame
Durée 149 minutes
Sortie 2021


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Illusions perdues est un film dramatique français co-écrit et réalisé par Xavier Giannoli, sorti en 2021.

Il s'agit de l'adaptation du roman Illusions perdues d'Honoré de Balzac, un des romans-clés de La Comédie humaine.

Le film est présenté en compétition officielle à la Mostra de Venise 2021.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Lucien de Rubempré est un jeune poète idéaliste né sans fortune à Angoulème du début du XIXe siècle. Sa relation avec une femme mariée de la petite noblesse locale est l'occasion de monter à Paris pour y satisfaire ses ambitions. Bientôt livré à lui-même dans cette ville trépidante et cruelle, il va découvrir que la vie littéraire, intellectuelle et artistique parisienne n'est que la façade d'un vaste système économique cynique, où « tout s’achète et se vend, la littérature comme la presse, la politique comme les sentiments, les réputations comme les âmes »[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb. Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données d'Unifrance.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a lieu de mi-juillet à fin [3] en région parisienne[4] et dans le sud de l'Oise, dont le palais de Compiègne[5].

Parmi les lieux de tournage à Paris figurent l’Opéra-Comique, le Palais-Royal, le théâtre du Palais-Royal, Le Grand Véfour, les grands boulevards et le jardin du Luxembourg.

Accueil[modifier | modifier le code]

Critiques[modifier | modifier le code]

Info Simple.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données Allociné. En France, le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4/5[1], Les Inrocks étant le seul titre de presse de l'échantillon à fournir une critique négative.

Pour Positif, « par sa vitalité et sa puissance romanesque, ce film est à ce jour le meilleur de son auteur, lequel s’est toujours interrogé sur les impasses et les paradoxes de la société du spectacle ».

Dans Le Figaro, Éric Neuhoff vante « un film qui honore l’écrivain en le modernisant ».

Pour Le Monde, « les acteurs se livrent à de prodigieuses joutes verbales, dans un plaisir de jeu communicatif ».

Pour Le Point, « les répliques cinglantes fusent comme des balles, l’appétit de chair, de conquête, de possession trouve de quoi se satisfaire dans une mise en scène flamboyante. Pour un peu, on entend dans les coulisses le grand éclat de rire d’ogre de Balzac. Un pur régal ! ».

Les Cahiers du Cinéma tempèrent cependant : « Ce film participe à un dénigrement très actuel et général de l’information et de la critique, et il s’en dégage un petit parfum d’autant plus nauséeux que quasiment tout ce que le roman de Balzac contient de sentimentalement vibrant, trouble, déchirant, est évacué au profit de constantes torsions sur le présent », rejoints par Libération pour qui « le réalisateur adapte le classique de l’écrivain avec faste et un excellent casting, mais se perd en y injectant une critique rageuse de notre époque ».

Tous les critiques du Masque et la Plume sur France Inter font l'éloge du film, à l'exception de Jean-Marc Lalanne (des Inrockuptibles)[6].

Publics[modifier | modifier le code]

L'accueil public est très positif, avec une note moyenne des spectateurs de 4,3/5 selon Allociné[1] et de 7,5/10 par les utilisateurs de SensCritique.

Le film a entraîné un fort engouement pour le livre, dont les ventes ont été multipliées par 25[7].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film est un succès à sa sortie, réalisant 441 695 entrées en deux semaines[8], 750 000 en un mois[1], et avec des prévisions totales au-delà du million[8].

Distinction[modifier | modifier le code]

Sélection[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Anachronismes[modifier | modifier le code]

Dans le film (mais pas dans le roman), on évoque le théâtre Dejazet, or celui-ci n'a été inauguré que le . De même, les « grands boulevards » et le boulevard du crime ne sont devenus populaire que sous le Second Empire, et non sous la Restauration.

Exposition[modifier | modifier le code]

Entre septembre et octobre 2021, la Maison de Balzac à Paris organise une exposition sur le film, présentant notamment des accessoires et des costumes utilisés dans le long-métrage[9],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d « Illusions perdues », sur Allociné (consulté le ).
  2. Marc-Aurèle Garreau, « Illusions perdues : grand jeu et grand feu pour Xavier Giannoli », Cine Series,‎ (lire en ligne).
  3. Fabien Lemercier, « La Comédie Humaine de Xavier Giannoli pour Gaumont », Cineuropa, (consulté le ).
  4. « Gérard Depardieu, Vincent Lacoste, Xavier Dolan... dans la Comédie humaine de Giannoli », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  5. Cindy Belhomme, « L’Oise, incontournable terre de tournages », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  6. « "Illusions perdues" ou Balzac au cinéma : le pari réussi de Xavier Giannoli selon "Le Masque" », sur France Inter, .
  7. Alice Develey, « Grâce au film de Xavier Giannoli, Illusions perdues de Balzac s’arrache en librairie », sur Le Figaro, .
  8. a et b Paul Courbin, « Box-office France : “Mourir peut attendre” détrône “Dune” et “Les Éternels” démarre haut », sur lesinrocks.com, .
  9. « La parole à... Yves Gagneux, conservateur de la Maison de Balzac », Paris 16 Le Mag, magazine d'information de la mairie du 16e arrondissement, n° 8, septembre 2021, p. 25.
  10. « Un film, un roman », maisondebalzac.paris.fr, consulté le 28 novembre 2021.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]