Familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française

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Les familles subsistantes d'ancienne bourgeoisie française sont des familles françaises qui dans la société d'Ancien Régime pendant plusieurs générations étaient déjà bourgeoises et notables d'une ville, qui sont devenues après la Révolution française une composante de ce qu'on désigne au XIXe siècle comme la Bourgeoisie et qui sont toujours représentées de nos jours par des personnalités notables.

Ces familles se livraient à des activités marchandes dans les villes ou manufacturières en dehors. Beaucoup avaient au XVIIIe siècle des emplois dans la magistrature, l'administration et les finances[1], quelques unes possédaient des maisons de commerce international ou des plantations avec des esclaves dans les Îles françaises d'Amérique ou d'Océanie.

Dans la société d'Ancien Régime "les bourgeois faisaient partie du Tiers état des villes par opposition aux gentilshommes et aux ecclésiastiques"[2]. Les plus fortunés pouvaient accéder à la noblesse en acquérant des charges anoblissantes, c'est l'origine de la noblesse de robe. Après la Révolution française, certaines sont encore parvenues à se faire anoblir, d'autres à obtenir des titres de noblesse étrangers ou pontificaux.

Afin de ne pas surcharger cette liste d'un millier des noms de familles bourgeoises anoblies qui se trouvent déjà dans la liste des familles subsistantes de la noblesse française, il est retenu comme parti éditorial de ne pas les faire figurer, sauf exceptions qui seront mentionnées avec des motifs sourcés.

Définitions[modifier | modifier le code]

Dans un Recueil généalogique de la bourgeoisie ancienne[3] publié en 1954, André Delavenne a constitué une liste des familles de la bonne bourgeoisie de son époque dont il a établi qu'elles étaient déjà bourgeoises avec des positions notables dans leurs villes d'origine sous l'Ancien Régime, critère qui lui sert à définir ce qu'il appelle la " bourgeoisie ancienne".

Dans La bourgeoisie selon le dictionnaire généalogique d'André Delavenne, Jacques Houdailles a remarqué que ces familles occupaient avant la Révolution des professions et des positions similaires[4]: «À la période ancienne, les maires et échevins sont nombreux ainsi que les officiers du roi. Les gens de loi (avocats, juges, huissier) maintiennent leur importance au cour des deux siècles et plus. Les industriels apparaissent au début du XIXe siècle et prennent de l'importance dans la seconde moitié.»

Ces familles, appelées au cours du XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe siècle les familles notables ou de notables, ont fait l'objet par Xavier de Montclos d'un essai publié en 2013 sous le titre de l'Ancienne bourgeoisie en France: Emergence et permanence d'un groupe social du XVIe siècle au XXe siècle, avec une préface de l'historien René Rémond qui définit cette ancienne bourgeoisie comme étant:

« Un groupe intermédiaire entre la noblesse d'origine et ce qu'on appellerait les classes moyennes, qui est constitué au XVe siècle ou au XVIe siècle. (...) Ces familles sont presque toutes des dynasties provinciales dont l'ascension s'est tout entière accomplie dans leur région d'origine à laquelle elles sont généralement restées fidèles: aujourd'hui encore leurs descendants y sont présent. (...) Ces familles plongent leurs racines dans l'Ancien Régime. (...) Elles ont su assurer sur quatre ou cinq cents ans la transmission de leur héritage matériel comme de leur patrimoine de conviction et de valeur.(...) Ces familles sont toujours restées fidèles à la religion et se sont adaptée à la modernisation sans renier leurs valeurs. »

Pour Albert Babeau, dans La Fortune des bourgeois d'autrefois, publié en 1886, l'ancienne bourgeoisie se définit également par un critère moral et religieux. Il explique que « si la bourgeoisie a grandi pendant les deux derniers siècles, ce n'est pas seulement à l'influence de plus en plus grande de l'argent qu'elle l'a dû, elle l'a dû aussi à son travail, à son instruction, à sa moralité, aux dignités qu'elle a obtenues, ainsi qu'à l'autorité morale qu'elle a exercée »[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Plusieurs ouvrages de monographie familiale ont été publiés au milieu du XXe siècle, notamment le Dictionnaire des dynasties bourgeoises et du monde des affaires en 1975 par Henri Coston, certains sont monumentaux comme Les Responsabilités des dynasties bourgeoises (dans l'histoire récente) publié de 1943 à 1973 par Emmanuel Beau de Loménie, où l'on retrouve un nombre important de familles bourgeoises qui participaient déjà à la vie économique avant la Révolution française.

Pour Xavier de Montclos, ces familles bourgeoises sous l'Ancien Régime, appartenaient à la notabilité des villes et des bourgs[6]. Elles acquièrent à partir du XVIIe siècle des offices et des charges de judicature ou de finances, puis des seigneuries, certaines parviennent à se faire anoblir, soit avant, soit après la Révolution dans laquelle elles jouent un rôle prépondérant.

Certaines se sont distinguées par une réussite toute particulière dans l'industrie et les affaires. Ce groupe social se caractérise également par le maintien de positions sociales élevées jusqu'au XXIe siècle[réf. nécessaire].

Les familles de la Bourgeoisie actuelle peuvent se retrouver dans des cercles à vocation élitiste[7] et dans le Bottin mondain.

Liste alphabétique des familles subsistantes[modifier | modifier le code]

Cette liste ne comprend ni les familles qui n'ont pas au moins un membre ayant une page sur wikipedia, ni celles qui ont été anoblies avant ou après la Révolution.

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A[modifier | modifier le code]

B[modifier | modifier le code]

C[modifier | modifier le code]

D[modifier | modifier le code]

E[modifier | modifier le code]

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I[modifier | modifier le code]

J[modifier | modifier le code]

K[modifier | modifier le code]

L[modifier | modifier le code]

M[modifier | modifier le code]

N[modifier | modifier le code]

  • Niel, Comminges, Toulouse, Paris (une branche noblesse pontificale depuis 1877)

O[modifier | modifier le code]

P[modifier | modifier le code]

Q[modifier | modifier le code]

R[modifier | modifier le code]

S[modifier | modifier le code]

T[modifier | modifier le code]

U[modifier | modifier le code]

V[modifier | modifier le code]

W[modifier | modifier le code]

  • de Wendel, Lorraine (anobli en 1727 par lettre patente du duc de Lorraine)

X[modifier | modifier le code]

Y[modifier | modifier le code]

Z[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Réforme Sociale, Les classes sociales sous l'Ancien Régime, René de France, Page 447
  2. Roland Mousnier, Les institutions de la France sous la monarchie absolue, PUF, 1985, page 188.
  3. Recueil Généalogique de la bourgeoisie ancienne. Préface par le Duc de Brissac.
  4. La Bourgeoisie selon le dictionnaire généalogique d'André Delavenne, Jacques Houdaille, Population, 1988, page 311-329
  5. La Réforme Sociale, juillet 1886, Les fortunes des bourgeois d'autrefois, Albert Babeau, page 341
  6. L'Ancienne bourgeoisie en France: Emergence et permanence d'un groupe social du XVIe siècle au XXe siècle, Xavier de Montclos, 2013
  7. Annuaire des grands cercles et du grand monde.
  8. a, b, c, d et e Charondas, Le cahier noir.
  9. Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 11, pages 128 à 130.
  10. « Portraits et histoire des hommes utiles, bienfaiteurs et bienfaitrices...p79 »
  11. Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, tome 17, pages 46 à 47, Faget de Casteljau (de)
  12. André Delavenne, Recueil généalogique de la bourgeoisie ancienne, II
  13. Pierre Ozanam (1615-1679), fils de laboureur, devient receveur des terres de la seigneurie de Bouligneux.
  14. Gontran du Mas des Bourboux, L'ancienne noblesse du Périgord subsistant en Dordogne, page 16, éditions Pilote, 2001.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Recueils de généalogies[modifier | modifier le code]

Recueils nationaux[modifier | modifier le code]

  • Gustave Chaix d'Est-Ange, Dictionnaire des familles françaises anciennes ou notables à la fin du XIXe siècle, lettres A à Gau, Evreux, 1903-1929
  • André Delavenne, Recueil généalogique de la bourgeoisie ancienne, Paris, 1954
  • Charondas, Le cahier noir

Recueils régionaux[modifier | modifier le code]

  • Henri Frotier de La Messelière, Filiations bretonnes, 6 tomes, St-Brieuc, 1912-1925
  • Hubert de Vergnette de Lamotte, Filiations languedociennes, 3 volumes, Mémodoc, Versailles, 2006
  • Jean-Louis Ruchaud (dir.), Généalogies limousines et marchoises, 20 volumes, Editions Régionales de l'Ouest, 1982-2016
  • Gilles Le Barbier de Blignières (dir.), Généalogies périgourdines, 2 volumes, Patrice du Puy éditeur, Paris, 2014-2017
  • Aymar d'Arlot de Saint-Saud, Généalogies périgourdines, 4 volumes, Bergerac, 1898-1942
  • Bernard Mayaud, Dictionnaire des familles de l'Anjou, 16 volumes, Angers, 1996
  • Henri Beauchet-Filleau et Charles de Chergé, Dictionnaire historique et généalogique des familles du Poitou (de A à L), Poitiers, 1909
  • Maurice Albert Léo d’Armagnac del Cer de Puymège, éd. À la vieille France
    • Les vieux noms de la France de l’Ouest (...) et d'outremer (1954)
    • Les vieux noms de la France Méridionale et Centrale (1939)

Monographies, essais[modifier | modifier le code]

  • André Guirard, Les Anciennes Familles de France, 1930.
  • Augustin Hamon, Les maîtres de la France, 1938.
  • Xavier de Montclos, L'ancienne bourgeoisie en France, éditions A&J Picard, 2013.
  • Mathieu Marraud, De la Ville à l'État. La bourgeoisie parisienne XVIIe-XVIIIe siècle, Paris : Albin Michel, 2009.
  • Jean Duma (dir.), Histoires de nobles et de bourgeois. Individus, groupes, réseaux en France, XVIe-XVIIIe siècles, Paris : Presses Universitaires de Paris Ouest, 2011.
  • Nicole Brondel, « L’Almanach royal, national, impérial : quelle vérité, quelle transparence ? (1699-1840) », dans Bibliothèque de l'École des chartes, 166/1, 2008.
  • Yves Durand, Les fermiers généraux au 18e siècle, 1971

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]