Mâle (Orne)

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Mâle
Vue aérienne du bourg de Mâle.
Vue aérienne du bourg de Mâle.
Blason de Mâle
Blason
Mâle (Orne)
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Mortagne-au-Perche
Canton Ceton
Intercommunalité Val d'Huisne
Maire délégué Martine Georget
Code postal 61260
Code commune 61246
Démographie
Gentilé Mâlois
Population 763 hab. (2013)
Densité 35 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 16″ nord, 0° 44′ 20″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 206 m
Superficie 21,90 km2
Historique
Commune(s) d’intégration Val-au-Perche
Localisation

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Mâle est une ancienne commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, devenue le une commune déléguée au sein de la commune nouvelle de Val-au-Perche[1].

Elle est peuplée de 763 habitants[Note 1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est au sud-est du département de l'Orne, au sud du Perche ornais. Son bourg est à 9,5 km au sud-ouest de Nogent-le-Rotrou, à 12 km au nord-est de La Ferté-Bernard et à 22 km au sud-est de Bellême[2].

Mâle fait partie des dix communes qui composent le canton du Theil. Elle dépend de l'arrondissement de Mortagne-au-Perche.

La commune s'étend sur 2 190 ha et est traversée par l'Huisne qui prend sa source à La Perrière, à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest, et se jette dans la Sarthe au Mans.

Communes limitrophes de Mâle[3]
La Rouge Saint-Hilaire-sur-Erre, Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir) Nogent-le-Rotrou (Eure-et-Loir)
Le Theil Mâle[3] Souancé-au-Perche (Eure-et-Loir)
Ceton Ceton Les Étilleux (Eure-et-Loir)

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme serait issu du latin margila par le normand mâle (ancien français marle), « marne », qui décrirait la terre du lieu[4].

Le gentilé est Mâlois.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Anciennement Masle, au Moyen Âge, la ville abrita Notre-Dame des Clairets[5], abbaye de Cisterciennes (moniales) de Savigny.

L'abbaye fut fondée en juillet 1204 par Mathilde de Saxe, comtesse du Perche et fille d'Henri XII de Bavière qui respectait ainsi la volonté de son époux, Geoffroy III du Perche mort quant à lui en 1202 juste avant de partir en croisade[6]. Elle reçut des nonnes jusqu'à la Révolution.

En 1692, l'abbé de Rancé lui donna des règlements analogues à ceux de la Trappe, en faisant la première abbaye de Cisterciennes à adopter la réforme de la Stricte Observance.

La mère supérieure de l'abbaye avait le droit de haute et de basse justice. Elle faisait exécuter ses sentences au lieu-dit le Gibet pour les animaux, actuellement situé sur la RN 23. Les fourches patibulaires pour les humains étaient dressées au lieu-dit la Potence, sur les anciennes terres de l'abbaye.

En 1790, l'abbaye vendue aux enchères comme bien national à un marchand de pierres, est méthodiquement détruite. Le site devient un énorme dépôt de matériaux. Les quelques vestiges de l'abbaye qui étaient encore debout furent transformés, d'une part en "château" entre 1830 et 1868, l'ancien pigeonnier en habitation en 1928, l'orangerie de l'abbesse en grange et les autres bâtiments en divers remises et ferme. Une partie de l'ancienne grange aux dîmes devint une chapelle en 1927, selon le souhait du propriétaire de conserver la mémoire de cet ancien lieu monastique.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Male Blason Écartelé: au 1er de sinople à la chouette d'or, au 2e d'argent à la roue de moulin de sable soutenue une jumelle ondée d'azur, au 3e d'argent à cinq billettes de sable posées 2 et 3, au 4e de sinople à la crosse d'argent en barre brochant sur une épée versée du même en bande; sur le tout en abîme, au contre cœur de cheminée [taque] de gueules.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
1876 François de Saint Pol    
1882 Isidore Poussin    
1884 Emile Chouanard    
1888 François Bajon    
1900 Auguste Hunault    
1904 Emile Chouanard    
1908 Eugène Choplin    
1928 Edmond Perriot    
1929 Jules Fortin    
1944 Gustave Hunault    
1946 Emile Guée    
1947 Charles Chouanard    
1947 1965 Jean Aveline    
1965 1971 Louis Perriot    
1977 1989 André Leprince SE Agriculteur
mars 1989 mars 2001 Gérard Pissot SE Agriculteur
mars 2001 mars 2008 Jean-Pierre Étournay SE Tailleur de pierre
mars 2008[7] en cours Martine Georget[8] SE Infirmière libérale
Les données manquantes sont à compléter.

Le conseil municipal est composé de quinze membres dont le maire et quatre adjoints[9].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 763 habitants. Depuis 2004, les enquêtes de recensement dans les communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (en 2004, 2009, 2014, etc. pour Mâle[10]) et les chiffres de population municipale légale des autres années sont des estimations[Note 2]. Mâle a compté jusqu'à 1 423 habitants en 1806.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 227 1 077 1 423 1 260 1 272 1 281 1 273 1 285 1 279
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 256 1 188 1 159 1 107 1 041 1 048 1 056 979 920
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
886 823 700 713 740 676 625 657 553
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2013 -
484 458 611 643 661 755 768 763 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
  • L'église Saint-Martin, des XIIe, XVe et XVIIIe siècles, inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 17 juin 1991[13]. Elle abrite quelques œuvres classées à titre d'objets[14].
  • L'abbaye royale Notre-Dame des Claîrets.
  • Le château de Launay, des XVIe, XVIIIe et XIXe siècles, inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 10 novembre 2004[15]. Il abrite un tableau et un reliquaire classés à titre d'objets[14].
  • La fonderie Renaudin.
  • Le moulin à papier de Mâle, de la fin du XIXe siècles, inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 9 juin 1995[16].

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Régis des Plas (1898-1945), militaire et résistant, a résidé à Mâle.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2013.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs du 2 octobre 2015 » (consulté le 22 octobre 2015)
  2. Distances routières les plus courtes selon Viamichelin.fr
  3. « Géoportail (IGN), couche « Limites administratives » activée »
  4. René Lepelley, Noms de lieux de Normandie et des îles Anglo-Normandes, Paris, Bonneton, (ISBN 2-86253-247-9), p. 165
  5. « Abbaye Notre-Dame des Clairets. Mâle, Orne », sur www.data.bnf.fr
  6. Victor de Souancé (vicomte), Abbaye royale de Notre-Dame des Clairets: Histoire et cartulaire, 1202-1790, Nogent-le-Retrou, Hamard, (lire en ligne), p. 1-2, 23
    La charte de fondation émane de Mathilde, comtesse du Perche (de Souancé (vicomte) 1894, p. 70-74 (doc. IV)). Le pape Innocent III ayant confirmé l'année précédente l'autorisation de fonder cette abbaye (de Souancé (vicomte) 1894, p. 70-74 (doc. III)).
  7. « Martine Georget élue nouveau maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 janvier 2015)
  8. Réélection 2014 : « Mâle (61260) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 15 juin 2014)
  9. « Mâle (61260) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 19 janvier 2015)
  10. Date du prochain recensement à Mâle, sur le-recensement-et-moi.fr, site spécifique de l'Insee.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 201120122013 .
  13. « Église Saint-Martin », notice no PA0011099, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  14. a et b « Œuvres mobilières à Mâle », base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. « Château de Launay », notice no PA61000034, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  16. « Moulin à papier », notice no PA00135523, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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