Louis Boizot

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Louis Boizot
Naissance
Décès
(à 65 ans)
Paris
Nom de naissance
Louis-Simon Boizot
Nationalité
Activité
Maître
Mouvement
Distinctions
prix de Rome en sculpture de 1762
Méléagre (1778), marbre, Paris, musée du Louvre.

Louis-Simon Boizot dit Louis Boizot, né à Paris le 9 octobre 1743, mort dans cette ville le 10 mars 1809, est un sculpteur français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils du peintre Antoine Boizot, il est l'élève du sculpteur Michel-Ange Slodtz lorsqu'il remporte, en 1762, le premier prix de Rome de sculpture sur le thème de La Mort de Germanicus. Il intègre alors l'École royale des élèves protégés. Ce succès lui permettra également de partir pour Rome en 1765 où il séjournera pendant cinq ans à l'Académie de France. Agréé par l'Académie dès son retour en France, il ne devient toutefois académicien qu'en 1778 avec une statue de Méléagre. Dès 1773, il exposa au Salon.

Il fut nommé professeur à l'École des beaux-arts le 21 décembre 1805, et sera remplacé par Philippe-Laurent Roland, en 1809[1] et membre de l'Institut.

Hormis des commandes impériales de Catherine II de Russie alors qu'il se trouvait à Rome, Boizot travailla majoritairement pour la capitale française en créant principalement des décors sculptés pour des bâtiments publics tels que le Palais Bourbon (1772), l'église Sainte-Geneviève (1776-1777) ou l'église Saint-Sulpice (1777-1787).

En 1783, le comte d'Angiviller lui demanda, dans le cadre de la série de portraits des « Grands Hommes », une statue de Racine. La reine Marie-Antoinette lui commanda entre autres deux bustes : l'un de Louis XVI, l'autre de son frère l'empereur d'Autriche Joseph II.

Boizot acquit toutefois une notoriété certaine lorsqu'il succéda, en 1774, en remplacement du sculpteur Falconet à la tête des ateliers de sculptures de la Manufacture de Sèvres. Jusqu'en 1785, il créa de petits modèles allégoriques selon les nouveaux canons néo-classiques qui tranchaient avec la tradition élégante et gracieuse qui prévalait jusqu'alors.

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

  • Ajaccio, musée de la Maison Bonaparte : d'après Louis Boizot, Portrait de Bonaparte premier consul, buste en bronze ;
  • Auch, musée des Jacobins : Portrait de Louis XVI, buste en marbre ;
  • Brest : Louis XV, statue en pied ;
  • Fontainebleau, château : d'après Louis Boizot, par Josse-François-Joseph Leriche, La Nourrice, La Toilette, Le Déjeuner, trois éléments d'un surtout de table, biscuits de porcelaine dure ;
  • Limoges, musée Adrien-Dubouché :
    • D'après Louis Boizot, L'Amour discret, biscuit ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de Bonaparte premier consul, buste, biscuit ;
  • Paris
  • Rueil-Malmaison, châteaux de Malmaison et Bois-Préau :
    • D'après Louis Boizot, par François Rémond, Le Philosophe et L'Étude, feu, bronze ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de Bonaparte premier consul, buste en bronze sur socle de marbre jaune ;
    • D'après Louis Boizot, Tête d'étude d'un grand homme, estampe ;
  • Sèvres, musée national de Céramique :
    • L'Offrande à l'Amour (1776), groupe, terre cuite ;
    • L'Offrande à l'Hymen, groupe, terre cuite ;
    • La Beauté couronnée par les Grâces (1775), groupe, terre cuite ;
    • La Beauté couronnée par les Grâces (1775), groupe, biscuit de porcelaine dure ;
    • La Fête des Bonnes Gens, groupe, terre cuite ;
    • Prométhée, biscuit de porcelaine dure ;
    • Cérès d'après l'antique (1808), statuette, plâtre, archives de la manufacture de Sèvres ;
    • D'après Louis Boizot, L'Amitié désignant l'emplacement de son cœur (1781), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, La Méditation (1775), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de La Tour d'Auvergne, buste, biscuit ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait du général Kléber, buste, biscuit ;
    • D'après Louis Boizot, Jean-Nicolas-Alexandre Brachard, La Femme au bain ou La Baigneuse (1813), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, La Baigneuse à l'éponge, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Les Oies du frère Philippe (1789), biscuit de porcelaine dure : d'après le conte de La Fontaine ;
    • D'après Louis Boizot, L'Insomnie ou La Chercheuse de puces (1809), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, La Nourrice (1774), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, L'Amour sans quartier (1780), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, L'Innocence, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Josse-François-Joseph Leriche, La Rosière de Salency (1776), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, L'Amérique, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, La Mélancolie (vers 1780), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, La Justice et La Prudence (1795), statuettes, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, L'Apothéose de Catherine II (1779), dite aussi Le Groupe du Parnasse, surtout du service de Catherine II de Russie, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, L'Autel Royal (1775), biscuit de porcelaine dure ;
  • Versailles, musée national des châteaux de Versailles et de Trianon :
    • Portrait de Louis XVI (1777), buste en marbre ;
    • Portrait de Joseph II (1741-1790) (1777), buste en marbre ;
    • Attaque des lignes de Wissembourg par le général Hoche le 28 décembre 1793 (1800), relief en marbre ;
    • Bataille de Neuwied remportée par le général Hoche le 18 avril 1797 (1800), relief en marbre ;
    • Pacification de la Vendée par le général Hoche en 1796 (1800), relief en marbre ;
    • Prise du fort Penthièvre à Quiberon par le général Hoche le 21 juillet 1795 (1800), relief en marbre ;
    • Portrait de Barthélemy Catherine Joubert, général en chef (1769-1799) (vers 1801), buste en marbre ;
    • Portrait de Thomas Prosper Jullien (ou Julien), aide de camp du général Bonaparte, capitaine (1773-1798) (vers 1803), buste en marbre ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de Louis Jean-Marie Daubenton (1835), buste en plâtre ;
    • D'après Louis Boizot, par Josse-François-Joseph Leriche, L'Offrande à l'Hymen (vers 1780), groupe, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, par Josse-François-Joseph Leriche, L'Offrande à l'Amour (vers 1780), groupe, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Feux aux lions, bronze ciselé doré ;
    • D'après Louis Boizot, La Toilette de Vénus (1780), biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de Louis XVI, buste, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Portrait de Marie-Antoinette, reine de France (1774), buste, biscuit de porcelaine dure ;
    • D'après Louis Boizot, Josse-François-Joseph Leriche, Vestale (vers 1788), biscuit de porcelaine dure.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Louis Boizot » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)
  • Catalogue d'exposition, Skulptur aus dem Louvre. Sculptures françaises néo-classiques. 1760 - 1830, Paris, musée du Louvre, 23 mai - 3 septembre 1990, p. 312-313.
  • Collectif, La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts, Paris, Éditions H. Lamirault, 1885-1902, p. 183[1].

Liens externes[modifier | modifier le code]

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