Marie-Louise-Adélaïde Boizot

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Marie-Louise-Adélaïde Boizot
Naissance
Décès
1800
Paris
Nationalité
Activité
Maître
Antoine Boizot, Jean-Jacques Flipart
Père
Mère
Jeanne Flottes
Fratrie

Marie-Louise-Adélaïde Boizot est une graveuse d'interprétation au burin française, née le à Paris où elle est morte en 1800.

Biographie[modifier | modifier le code]

Marie-Louise-Adélaïde Boizot est, après son frère aîné le dessinateur et sculpteur Louis-Simon Boizot (1743-1809) dont elle sera l'interprétatrice, la deuxième des sept enfants nés de l'union, vers 1742, du peintre Antoine Boizot (1702-1782)[1], alors veuf de Marie Oudry (fille du peintre Jean-Baptiste Oudry), et de Jeanne Flottes (1715-1762). Elle apprend le dessin sous la direction de son père avant d'être en gravure l'élève de Jean-Jacques Flipart[2].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Gravure d'après elle-même[modifier | modifier le code]

Gravure d'interprétation[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Les talents des deux artistes [Louis-Simon et Marie-Louise-Adélaïde Boizot] auxquels on doit le portrait du Roi et de la Reine sont assez avantageusement connus pour qu'on soit dispensé de faire l'éloge de leur travail. Nous observerons que le portrait de la Reine est le plus ressemblant des deux et qu'il y a des détails vraiment estimables dans celui du Roi. » - Journal de la littérature, de la science et des arts, Imprimerie de Knapen, Paris, 1782.
  • « Elle nous a laissé une série de portraits des membres de la famille royale de France, médaillons ronds dans des encadrements carrés ornés de guirlandes et de nœuds de rubans, qui accusent une main assez inexpérimentée. Les figures manquent de modelé, les vêtements pourraient être rendus avec plus de soin, et cependant on ne peut méconnaître que ces profils ne sont pas sans charme. Marie-Antoinette, jeune, la tête tournée à droite et coiffée d'une aigrette, est même une merveille de grâce et de douceur. » - Roger Portalis et Henri Béraldi[2]
  • « La Reine, continuant à s'intéresser à Boizot, ne voulut point d'autre sculpteur que lui lorsqu'il fut question de faire d'elle un buste officiel pour le département des affaires étrangères. Légèrement tourné à droite, le visage s'encadre des boucles de la chevelure que surmonte un édifice compliqué formé d'un diadème, où s'incrustent des perles et une fleur de lys, d'une rose avec son feuillage et d'un large nœud qui retombe fort bas en arrière. Le manteau d'hermine fleurdelysé est relevé à l'épaule droite par une cordelière et achève de donner à cette image son caractère officiel. Ce caractère est moins apparent dans la gravure qu'en a faite sa sœur Marie-Louise-Adélaïde Boizot, buriniste, en 1781 et qui représente cette fois le profil de la Reine regardant à gauche. Le manteau d'hermine a disparu, n'étant pris qu'à la hauteur des épaules, mais tous les autres détails, moins la rose, sont exactement gardés. La coiffure est la même, le ruban se noue et descend de la même façon, et le diadème si caractéristique est identique dans le buste et dans la gravure. » - Pierre de Nolhac[9]

Collections publiques[modifier | modifier le code]

États-Unis[modifier | modifier le code]

France[modifier | modifier le code]

Pays-Bas[modifier | modifier le code]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Suède[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Basan, Dictionnaire des graveurs anciens et modernes depuis l'origine de la gravure, avec une notice des principales estampes qu'ils ont gravés, chez De Lormel, Saillant, Veuve Durand, Durand et Dessaint, Paris 1767.
  • Dictionnaire des artistes dont nous avons des estampes, avec une notice détaillée de leurs ouvrages gravés, tome troisième, chez Jean Gottlob Immanuel Breitkopff, 1789.
  • Michael Huber et Carl Christian Heinrich Rost, Manuel des curieux et des amateurs de l'art, contenant une notice abrégée des principaux graveurs et un catalogue raisonné de leurs meilleurs ouvrages, depuis le commencement de la gravure jusqu'à nos jours, chez Orell, Fussli et Compagnie, 1804.
  • Roger Portalis et Henri Béraldi, Les graveurs du XVIIIe siècle, Damascène Morgand et Charles Fatout, 1881.
  • Émile Bellier de La Chavignerie et Louis Auvray, Dictionnaire général des artistes de l'école française depuis l'origine des arts du dessin jusqu'à nos jours, Librairie Renouard, Paris, 1882.
  • Pierre de Nolhac, La Reine Marie-Antoinette, Boussot, Valadon et Compagnie, Paris, 1890.
  • Ulrich Thieme et Felix Becker, Allgemeines Lexikon der Bildenden Künstler von der Antike bis zur Gegenwart, E.A. Seemann, 1950.
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]