Basilique Santa Maria della Salute de Venise

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Basilique Santa Maria della Salute de Venise
Wenecja Santa Maria della Salute.JPG
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La Basilique Santa Maria della Salute est une église de Venise située à l'extrémité sud du Grand Canal.

La sacristie renferme de nombreux tableaux, dont les célèbres « Noces de Cana » du Tintoret.

Histoire[modifier | modifier le code]

Sa construction fut décidée par le Sénat de Venise en 1630, alors qu'une épidémie de peste commencée dans l'été 1630 décimait près d'un tiers de la population en deux ans. La construction commença en 1631 et le monument fut inauguré en 1681. Cependant, la construction ne s'acheva qu'en 1687, 5 ans après la mort de l'architecte, Baldassare Longhena. Il y aura consacré 50 années de sa vie. Il s'agit en effet de la construction de Venise reposant sur le plus de pilotis avec 1 156 627[1]. Sa construction aura coûté quatre cent mille ducats or. Elle fut consacrée le 9 novembre 1687 par le patriarche Alvise Sagredo. La gestion de l'église fut accordée par décret du Sénat du 29 décembre 1656 aux pères somasques, tenant collège à la Trinità. En 1670, ils obtinrent l'autorisation du Sénat pour construire un nouveau Collège à côté de la Salute. La construction, confiée à Baldassare Longhena se termina en 1692. Elle fut en grande partie l'œuvre de Gian Girolamo Zanchi, supérieur provincial et général de l'Ordre.

La communauté a échappé à la première suppression napoléonienne, mais fut ensuite supprimée à la suite du décret Royal du 25 avril 1810. En 1817, l'ancien Collège a été utilisé comme séminaire patriarcal, sis auparavant à Saint-Cyprien de Murano.

Bien que cette basilique n'ait pas d'importance culturelle particulière, elle est célèbre, et souvent représentée sur les peintures et photographies de Venise en raison de son emplacement et de son apparence distinctive.

Architecture[modifier | modifier le code]

L'extérieur[modifier | modifier le code]

L'architecte Longhena a conçu la basilique de forme octogonale pour évoquer une couronne dédiée à la Vierge. L'originalité de son architecture, réside dans les orecchioni (« grandes oreilles » en italien), volutes en spirale coiffées de statues qui assurent la transition entre le dôme et les façades.

Sous la basilique se trouveraient près d'un million de pieux en bois pour soutenir sa structure colossale.


L'intérieur[modifier | modifier le code]

L'intérieur est organisé en rotonde,il est largement éclairé par des fenêtres thermales. De part et d'autre du chœurs deux série des trois chapelles latérales.

Le maître autel
Le maître autel conçu par Baldassare Longhena domine tout. Le groupe sculptural sur l'autel représente une Viergeà l'Enfant, pour représenter le Salut qui défend Venise de la peste. C'est le travail d'un sculpteur flamand très actif à Venise, Josse le Court né à Ypres en 1627 et est mort à Venise en 1679. Derrière lui le chœur des frères avec l'orgue de Francesco Antonio Dacci (1782-83) modifié par Giacomo Bazzani en 1819, 1825 et 1845.
La chapelle de la Descente du saint esprit
Sur l'autel le reliquaire de san Crescenzio, les sculptures d'angelots sont de Michele Fabris appelé le hongrois. Le retable montre une toile du Titien la descente du saint Esprit peinte en 1555.
La chapelle de saint Antoine de Padoue
Le tableau du retable montre un allégorie de la ville de Venise au Pieds d'Antoine de Padoue par Pietro Liberi.
Les trois chapelles de gauche
Elles sont dédiées à la vie de la Vierge. Chaque retable reçoit une oeuvre de Luca Giordano : La naissance de la Vierge, La présentation de la Vierge au temple et l'Assomption.


Quelques œuvres d'art situées dans la basilique[modifier | modifier le code]

  • Tintoret (Les Noces de Cana dans la sacristie)
  • Titien (Cain et Abel, Le sacrifice d'Abraham, David et Goliath au plafond de la sacristie; Saint Marc en trône avec SS. Côme, Damien, Sébastien et Roch également dans la sacristie)
  • Madone à l'enfant de l'art byzantin dans le chœur
  • Sassoferrato (Madonne priant)
  • Giuseppe Porta : Saül jette sa lance contre David, anciennes portes de l'orgue de l'église Santo Spirito in Isola[2]


Notes[modifier | modifier le code]

  1. La Venise des Doges, Amable de FOURNOUX
  2. Augusto Gentili, « Le Maniérisme dans la peinture vénitienne », dans Giovanna Nepi Sciré, La Peinture dans les Musées de Venise, Paris, Éditions Place des Victoires, (ISBN 978-2-8099-0019-4), p. 258

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liste des églises de Venise

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