Palais Grassi

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Palais Grassi
Palais Grassi.jpg
Présentation
Type
Musée, City ​​palace (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Style
Architecte
Construction
Surface
5 000 m²
Propriétaire
François Pinault (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata
Site web
Localisation
Pays
Région
Commune
Adresse
Baigné par
Coordonnées

Le palais Grassi est un des plus importants et derniers palais construits à Venise au XVIIIe siècle au cœur de la ville, au bord du Grand Canal. Il est la propriété du milliardaire français François Pinault depuis 2005 qui l'a transformé en musée, contenant sa « Collection François Pinault » d'art moderne et d'art contemporain, et en siège de sa fondation.

Histoire[modifier | modifier le code]

Famille Grassi[modifier | modifier le code]

Le palais Grassi est un des fleurons du patrimoine de la cité des Doges et un des plus importants et derniers palais construits entre 1748 et 1772 à Venise par l'architecte italien Giorgio Massari pour la riche famille bolonaise des Grassi avant l'abolition de la République de Venise par le général Napoléon Bonaparte en 1797.

Après la ruine de la famille Grassi, il est racheté par divers propriétaires et abrite un « musée des arts du costume » et de nombreuses expositions artistiques.

Gianni Agnelli[modifier | modifier le code]

En 1983, le palais est acheté par Giovanni Agnelli (1921-2003) (président du Groupe Fiat et petit-fils de Giovanni Agnelli (1866-1945) président fondateur du groupe) qui le fait moderniser et transformer en « Centre d'exposition international » par les architectes Gae Aulenti et Antonio Foscari.

Article détaillé : Giovanni Agnelli (1921-2003).

François Pinault[modifier | modifier le code]

Au début des années 2000, François Pinault désire exposer au public sa collection privée d’œuvres d'art, riche de plus de 2 000 pièces. Il propose d'édifier, sur ses fonds propres, une fondation privée ouverte au public sur l'île Seguin de Boulogne-Billancourt (siège et usines historiques et emblématiques de l'empire Renault) pour y exposer sa collection. Les délais administratifs et tensions politiques locales le font renoncer au projet le [1].

À la suite de ce renoncement, François Pinault acquiert finalement le Palazzo Grassi de Venise pour 29 millions € et crée une société de droit italien, Palazzo Grassi SPA pour gérer l'ensemble[2]. Parallèlement François Pinault fait rénover en seulement cinq mois pour 5 millions € par l'architecte japonais Tadao Andō[réf. nécessaire]. Il confie la mise en lumières du bâtiment au Danois Ólafur Elíasson.

Le palais est aménagé en un musée de 40 salles d'exposition sur 5 000 m2. La direction générale du musée échoit à Jean-Jacques Aillagon (ancien directeur du centre national d'art et de culture Georges-Pompidou et ancien ministre de la Culture français entre 2002 et 2004) et la direction artistique est confiée à la commissaire d'exposition américaine Alison Gingeras (ex-conservateur du Centre Pompidou entre 1999 et 2004).

Le musée est inauguré en avril 2006 avec l'exposition Where Are We Going? (Où allons nous ?) avec de nombreux invités étrangers venant d'horizons variés.

Palazzo Grassi SPA[modifier | modifier le code]

"Very Hungry God" de Suboth Gupta. Palazzo Grassi, Venise mai 2007.

La société Palazzo Grassi SPA gère la collection de François Pinault exposée au Palais Grassi.

La collection est constituée des œuvres des artistes de renom tels que : Mark Rothko, Piero Manzoni, Donald Judd, Pierre Huyghe, Damien Hirst, Maurizio Cattelan, Bernard Frize, Urs Fischer, Rudolf Stingel, Andy Warhol, Carl André, Jeff Koons, Piotr Uklanski, Lucio Fontana, Mario Merz, Bertrand Lavier, Dan Flavin, Cy Twombly, Tetsumi Kudo, Nancy Spero, Tadashi Yamaneko, Charles Ray, Takashi Murakami. Le musée organise également de nombreuses et importantes expositions temporaires (Pablo Picasso, etc.).

En avril 2007, François Pinault annonce sa volonté de poursuivre l'extension du musée et conclut un accord avec la mairie de Venise pour investir et aménager la Douane de mer, coiffant sur le fil un projet concurrent de la fondation Guggenheim pour le même bâtiment[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]