Jules Richard (industriel)

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Jules Richard
Stéréoscope « Vérascope Richard », avec une plaque stéréoscopique 45 x 107 mm (début XXe siècle)
Action de la SA des Ets. Jules Richard en date du 30 juin 1928

Jules Richard (19 décembre 1848 - 18 juin 1930) est un industriel français, constructeur d'appareils photographiques stéréoscopiques et d'instruments scientifiques.

Biographie[modifier | modifier le code]

En 1866, après trois ans d'apprentissage chez l'horloger monsieur Collin, Jules Richard entre dans l'administration des télégraphes en tant que technicien. Succédant à son père en 1871, il devient industriel, spécialisé dans la construction d'appareils photographiques et d'instruments scientifiques de précision. Pendant un demi-siècle, il sera considéré comme l'un des grands spécialistes français de la photographie en relief.

Il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise.

Appareils[modifier | modifier le code]

Le Vérascope Richard[modifier | modifier le code]

Appareil stéréoscopique "Vérascope 40", produit par les Ets Jules Richard de 1939 à 1967

Jules Richard s'est particulièrement illustré dans la construction d'appareils stéréoscopiques à plaques, à pellicules et même à films, et des stéréoscopes correspondants.

En 1893, il fait breveter son « Vérascope », appareil entièrement métallique, dans les formats 6 × 13 cm et 45 × 107 mm. En 1913, il mit en fabrication l'« Homéos », premier appareil stéréoscopique à film 35 mm, en format 24 × 18 mm.

Excellent photographe, il a édité en très grand nombre des plaques stéréoscopiques prises sur les champs de batailles et dans les tranchées de la Première Guerre mondiale. Il a également réalisé et vendu de nombreuses photos de nus[1].

Le Taxiphote[modifier | modifier le code]

Le Taxiphote est une visionneuse stéréoscopique pour vues en verre 45x107 mm. Le Taxiphote possède un système à panier interchangeable, et dispose d'un réglage de mise au point. Fabriqué vers 1920.

Le Glyphoscope[modifier | modifier le code]

Un glyphoscope est un appareil photographique stéréoscopique. Il utilise des plaques en verre. Il a été commercialisé de 1904 jusqu'à la fin des années 30 sans que sa facture n'évolue sensiblement

Instruments de météorologie[modifier | modifier le code]

Jules Richard fait faire à la science météorologique de grands progrès en mettant au point de nombreux instruments de météorologie portatifs, simples, peu coûteux, fiables, et munis d'un système d'enregistrement[2]:

  • Un hygromètre enregistreur à cheveu, qui utilise la propriété du cheveu à se déformer sous l'influence de l'humidité.
  • Un thermographe, ou thermomètre enregistreur.
  • Un barographe, ou baromètre enregistreur.
  • Un thermo-baromètre enregistreur, qui réunit un barographe et un thermographe dans un même instrument.
  • Un pluviomètre enregistreur à bascule: chaque fois que l'un des augets est rempli, il fait basculer le levier et ce mouvement s'inscrit sur le cylindre.
  • Un anémographe enregistrant la vitesse et les quatre directions principales du vent.

Fondation et école Jules Richard[modifier | modifier le code]

Jules Richard a créé en 1923, par contrat avec la ville de Paris, une fondation et une école portant son nom, aujourd’hui Lycée technologique privé Jules Richard, établissement privé, polyvalent et gratuit, avec un enseignement spécialisé dans les microtechniques. Aujourd'hui l'établissement possède deux filières :

- Une filière pro en micromécaniques (BAC qui permet d'accéder au BTS CIM (conception industrialisation mécanique puis à la licence pro en Métrologie, les meilleurs poursuivent encore leurs étude en qualité d'élèves ingénieurs au CNAM)

- Une filière technologique en STI2D (Sciences et techniques industrielles développement Durable) qui oriente les élèves, après une seconde générale et technologique, vers une première STI2D, puis une terminale ou ils choisiront leur voie soit ITEC (innovation technologique eco conception), soit SIN (système d'information numérique).

Entreprise Jules Richard[modifier | modifier le code]

En 1871 Jules Richard succède à son père à la tête de la société Richard Frères qui devient ensuite la société Jules Richard. En 1999 Jules Richard Instruments (JRI) rachète la société Maxant Industries. En 2007 Jules Richard Instruments devient JRI. En 2008 Les deux sociétés JRI et Maxant Berruet fusionnent pour devenir JRI.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jules Richard », sur fr.wikibooks.org
  2. Albert Viger, L'atmosphère, Paris, Hachette, coll. « La Bibliothèque des merveilles », , 192 p., p. 20 à 45

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]